Union de la Presse Francophone
 
La francophonie
Menu principal
Menu des dépèches
Menu pricipal
La francophonie
U.P.F.
La gazette
Pressothèque
Agence d'info - U.P.F.
Langue Française

Francophonie

Abdou Diouf "Grand Témoin" quai Branly

PARIS, 29 juin (UPF) - Le secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) Abdou Diouf, a accepté d'être l'un des "Grands Témoins" intervenant dans le programme d'enseignement de l'Université populaire du nouveau Musée du Quai Branly, a indiqué Mme Catherine Clément, responsable de la programmation. Dans le cadre du nouveau musée dit "des arts premiers", le Grand Témoin est une personne qui accepte de témoigner d'une expérience profonde et originale du "dialogue des cultures", allant au-delà de ses fonctions, de son oeuvre ou de son histoire publique. Ainsi, M. Diouf, élève de la dernière promotion de l'Ecole nationale de la France d'outre-mer (ENFOM) en 1960, a été Premier ministre puis président du Sénégal indépendant après une formation de fonctionnaire colonial français. Autre facteur de dialogue, plus intime, M. Diouf musulman est l'époux d'une chrétienne.

D'autres Grands Témoins sont inscrits au programme des conférences 2006-2007 de l'Université populaire du Quai Branly, notamment : l''ancien président du Portugal Mario Soares, l'académicien français Erik Orsenna, l'historienne Adame Ba Konaré, également épouse de l'ancien président du Mali, l'artiste sénégalais Ousmane Sow ou l'ambassadeur de France Stéphane Hessel.

L'Université populaire du Quai Branly présentera également dans l'auditorium Théâtre Claude Lévy-Strauss, plusieurs cycles de conférences. Elles commenceront en septembre prochain par l'ouverture des longues sessions d'une "Histoire mondiale de la colonisation" et d'une "Grande controverse sur l'Universalité" d'abord consacrée à la Déclaration universelle des droits de l'homme des Nations unies de 1948. A partir de janvier 2007, elle accueillera des artistes à propos de l'exposition du musée intitulée "Qu'est-ce qu'un corps?"

Louisiane

Jazz Nouvelle Orléans à Vienne (Isère)

PARIS, 29 juin (UPF) - Le 26e Festival Jazz à Vienne (Isère) reçoit du 29 juin au 13 juillet en invité d'honneur la Nouvelle-Orléans, berceau du jazz, avec des artistes comme la famille Neville (trois générations de musiques), le dandy Willy Deville, accompagné du contrebassiste David Keyes et du pianiste Seth Farber, Dr John et Eddie Bo, Wynton Marsalis et son Lincoln Center Orchestra.

Ces musiciens retrouveront sur place des "géants" comme le saxophoniste Sonny Rollins, Gilberto Gil, George Benson et Bettye Lavette et pourront par ailleurs découvrir dans sa version concert "La Tectonique des Nuages", un opéra-jazz tiré de la pièce de l'Américain José Rivera, musique de Laurent Cugny (ex-ONJ), avec Davis Linx et Laïka Fatien.

France

Les langues de France en chanson sur l'Internet

PARIS, 29 juin (UPF) - Le ministère de la Culture et de la communication et le Hall de la chanson (Centre national du patrimoine de la chanson) ont lancé, le site internet www.languesdefranceenchansons.com, qui se propose à partir d'aujourd'hui de faire découvrir les 75 langues régionales ou minoritaires de France par la chanson.

L'expression "langues de France" désigne les idiomes régionaux de métropole (basque, breton, occitan...), de l'outre-mer, minoritaires (issus de l'immigration) ainsi que la langue des signes française. Le site recense une trentaine de ces langues et propose pour chacune d'elle une documentation et des extraits de chansons d'artistes représentatifs de ces identités.

Madagascar

Rencontres musicales professionnelles

PARIS, 27 juin (UPF) - Les Premières Rencontres professionnelles internationales des créateurs musicaux de l'Océan Indien se tiendront du 21 au 24 septembre 2006 à Tananarive (Madagascar) à l'initiative de Musiques France Plus et de la Société des auteurs et compositeurs de musique (SACEM), a annoncé le président délégué de cette organisation, Jacques Blache. Elles seront suivies des Premières Rencontres professionnelles des créateurs musicaux de la France d'outre-mer à La Réunion du 26 au 28 septembre 2006.

Ces deux manifestations d'initiative francophone seront placées sous le parrainage d'artistes français comme Charles Aznavour et Enrico Macias, président de Musiques France Plus. Elles font appel à la participation des grands pays de l'océan Indien comme Inde, Indonésie, Afrique du Sud, Bangladesh, Mozambique, Maurice ainsi qu'aux départements et territoires français d'outre-mer dans la région.

Vanuatu

Création d'un festival francophone dans le Pacifique

PARIS, 22 juin (UPF) - Le premier Festival francophone dans le Pacifique sera organisé au Vanuatu, du 9 au 15 septembre 2006, à l'initiative de l'Institut pour la francophonie dans le Pacifique, une organisation non gouvernementale créée à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) en décembre 2004 pour aider à la promotion de la francophonie dans le Pacifique. Le programme du festival prévoit course-croisière Nouméa-Luganville, salon du livre, théâtre, concerts, séminaires sur l'enseignement francophone et sur les échanges économiques ainsi qu'un hommage particulier aux combattants de Vanuatu des deux guerres mondiales.

Le festival de l'Institut pour la francophonie dans le Pacifique, prévu tous les deux ans, se présente avant tout comme "une manifestation d'amitié et de solidarité entre les francophones", selon Jean-Claude Briault, président de l'Institut, par ailleurs membre du gouvernement du territoire chargé des finances et du budget. "La menace est réelle sur la francophonie dans le Pacifique", appuie Wallès Kotra, président délégué de l'Institut en métropole, également directeur de France Ô (RFO) et fondateur du Festival international du film documentaire océanien (FIFO). "Les moyens apportés par le gouvernement dans le réseau diplomatique sont très modestes et il y a un phénomène de repli sur eux-mêmes des territoires où se pratiquent en même temps et sans difficultés les très nombreuses langues régionales, ainsi qu'anglais et français, mais au détriment du français", explique-t-il.

Le budget de Vanuatu Francophonie 2006, financé principalement par des sociétés privées, n'est pas élevé (50 000 euros) reconnaît Jean-Claude Briault qui se refuse "à courir la subvention". "Nous verrons après. Nous préférons prendre en charge nous-mêmes les premières éditions et montrer ce que nous pouvons faire" ajoute-t-il. En 2007, l'Institut pense à une manifestation en Australie, à Gold Coast (Etat du Queensland), ville jumelée avec Nouméa. En 2009, les francophones pourraient se retrouver dans la ville de Taupo en Nouvelle-Zélande.

La francophonie dans le Pacifique qui regroupe un million de personnes est bien réelle mais très dispersée et éloignée de la masse francophone d'Europe et d'Afrique. Les francophones vivent sur les territoires français (Nouvelle-Calédonie, Polynésie, Wallis-et-Futuna) et 450 000 en Australie. Le Vanuatu (220 000 habitants) est le seul Etat membre de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) en Océanie.

L'Institut pour la francophonie dans le Pacifique, fondé par sept Calédoniens, s'est donné trois objectifs : faire de la Calédonie une base de la francophonie; constituer une banque de données francophones sur la région; mettre sur pied chaque année une manifestation de la francophonie dans le Pacifique. Parmi ses projets immédiats, l'Institut voudrait pouvoir aider des parents des îles isolées du Vanuatu à payer la scolarité de leurs enfants en français.

France

Assia Djebar reçue à l'Académie française

PARIS, 21 juin (UPF) - L'Algérienne Assia Djebar, élue le 16 juin 2005 à l'Académie française, sera officiellement reçue demain sous la Coupole. Personnalité emblématique de l'émancipation des femmes en Algérie, elle figure parmi les classiques de la littérature maghrébine d'expression française. Depuis 1997, elle enseigne la littérature française aux Etats-Unis, d'abord à Bâton-Rouge (Louisiane), puis à New-York. En 1999, elle a été élue à l'Académie royale de langue et de littérature française de Belgique.

De son vrai nom Fatima Zohra Imalayen, Assia Djebar est née à Cherchell le 4 août 1936 d'un père instituteur. Remarquée dès son premier roman "La soif" en 1956, elle a publié ensuite "Les impatients" (1958), "Les enfants du nouveau monde" (1962), "L'amour, la fantasia" (1985), "Ombre sultane" (1987), "Loin de Médine" (1991), "Le Blanc de l'Algérie" (1996), "Oran, langue morte" (1997). Assia Djebar a également travaillé pour le théâtre et le cinéma. Son film "La nouba des femmes du Mont Chenoua" a reçu le prix de la Critique internationale en 1979 au festival de Venise. De 1983 à 1989, elle a siégé au Fonds d'action sociale (FAS), comme représentante de l'immigration algérienne.

Francophonie

Inauguration du Musée parisien du Quai Branly

PARIS, 20 juin (UPF) - Le secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), M. Abdou Diouf, était présent ce matin à l'inauguration par le Président de la République Jacques Chirac du nouveau Musée du quai Branly présentant au public des pièces venant pour la plupart des collections du Musée de l'Homme du Trocadéro et de l'ancien Musée des arts africains et océaniens de la porte Dorée.

Ce nouveau musée parisien situé quai Branly en bord de Seine, près de la Tour Eiffel, est consacré aux cultures non occidentales. Le bâtiment, conçu par l'architecte Jean Nouvel, qui expose à l'ouverture 3 500 pièces de la collection permanente, organisera également des expositions temporaires et des spectacles.

Son inauguration a été l'occasion pour le président de la République, initiateur du projet, d'un discours humaniste. "Cette nouvelle institution dédiée aux cultures autres sera, pour ceux qui la visiteront, une incomparable expérience esthétique en même temps qu'une leçon d'humanité indispensable à notre temps", a déclaré M. Chirac. "Il n'existe pas plus de hiérarchie entre les arts qu'il n'existe de hiérarchie entre les peuples. C'est d'abord cette conviction, celle de l'égale dignité des cultures du monde, qui fonde le Musée du quai Branly", a ajouté le président français.

France

Francophilie américaine à l'Alliance française

PARIS, 19 juin (UPF) - 100 000 Américains vivent en France et 2,5 millions d'autres ont visité Paris pas plus tard que l'an dernier. Cette attirance est une réalité qui fait mentir l'idée reçue de l'incompréhension mutuelle et forcenée entre citoyens de l'Ancien Monde et du Nouveau. Les 22 000 étudiants américains inscrits dans les 132 Alliances françaises d'outre-atlantique témoignent au contraire de ce lien profond qui unit l'aigle et le coq par-delà toutes les divergences "culturelles" affichées.

« De la francophilie en Amérique » est le sujet du livre-enquête (Editions Actes Sud) de Geneviève et Philippe Joutard qui débattront demain soir à l'Alliance française de Paris, avec le correspondant d'Associated Press Jamey Keaten et le spécialiste des relations culturelles internationales, François Roche, professeur à l'Université Paris 8. Les deux historiens ont rencontré des centaines d'Américains de tous âges, de toutes régions, de tous milieux ... qui ont été, envers et contre tout, séduits par la France sa littérature, son histoire ou ses artistes et qui n'ont pas peur de le dire.

France

Mort de l'écrivain martiniquais Joseph Zobel

PARIS, 19 juin (UPF) - L'écrivain Joseph Zobel, auteur du roman "La Rue cases-nègres", est mort le 17 juin à l'âge de 91 ans à l'hôpital d'Alès (Gard). Après une reconnaissance littéraire à Fort-de-France et à Paris, puis des responsabilités culturelles à la radio sénégalaise appelé par Léopold Senghor, il avait pris sa retraite en 1974 dans le midi de la France, près du village d'Anduze, où il se consacrait à l'art floral, à la poésie et à la poterie.

Né à Rivière-Salée, dans le Sud de la Martinique, le 26 avril 1915, Joseph Zobel, issu d'une famille très modeste, s'était fait remarquer par un premier roman, "Diab'-là" qui ne sera publié qu'en 1947. "La Rue cases-nègres", publié en 1950, connut un grand succès renouvelé avec le film d'Euzhan Palcy, Lion d'Argent à la Mostra de Venise en 1983.

France

Mort de l'humoriste Raymond Devos

PARIS, 16 juin (UPF) - Raymond Devos est mort hier à son domicile de Saint-Rémy-les-Chevreuse (Yvelines), à l'âge de 83 ans, des suites d'une attaque cérébrale survenue au mois de février.

Né à Mouscron (Belgique) le 9 novembre 1922, d'un père d'origine flamande et d'une mère Bretonne, il avait découvert à 9 ans la région parisienne où ses parents étaient venus s'installer. Il exerce divers métiers avant guerre, puis part en Allemagne pour le Service du travail obligatoire (STO) pendant l'occupation. De retour, il s'inscrit au cours de Tania Balachova et d'Henri Rollan, au Théâtre du Vieux-Colombier et débute dans les cabarets. Auteur de ses textes, il joue admirablement de la langue française et intelligemment de jeux de mots qui lui apportent dès les années 1950 succès populaire et estime des intellectuels. Il sut dès lors affirmer son talent tout en gardant ses distances avec les modes et les facilités de la société du spectacle.

Un prix Raymond-Devos, créé en 2003 par le ministère français de la Culture, distingue chaque année un auteur, un poète, un écrivain ou un chansonnier pour sa virtuosité dans l'usage et l'esprit de la langue française.

Pologne

Lecteurs et livres en liberté à Varsovie

PARIS, 15 juin (UPF) - Pour promouvoir la lecture, le parc du palais de Wilanow, la résidence d'été du roi Jan Sobiesk à Varsovie, propose aux visiteurs de trouver sur place des livres à lire gratuitement à "condition, qu'il ne pleuve pas". Les lecteurs pourront à leur tour enrichir le fond de la "parcothèque de Wilanow" par des livres qu'ils laisseront pour les autres et qui seront transmis à l'automne à la bibliothèque municipale de Varsovie.

Le responsable du projet Maciej Steppa a rappelé que ce type de libre lecture était pratiqué en URSS, notamment dans les gares des grandes villes, dans les années 60 et 70. A cette différence près que l'on trouve dans le parc un choix varié de littérature moderne de Pologne et d'Europe centrale, des romans policiers, des livres pour enfants ou des oeuvres de la dissidente croate Dubravka Ugresic, de l'Ukrainien Serhij Zadan ou de la Hongroise Terezia Mora.

France

Prix de la francophonie de l'Académie française

PARIS, 12 juin (UPF) - L'Académie française a a attribué son Grand prix de la francophonie à l'écrivain Roland Mortier, membre de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique. Ce prix doté de 22.500 euros est l'une des distinctions annuelles décernée par l'Académie.

Né à Gand le 21 décembre 1920, Roland Mortier, universitaire, auteur de nombreux ouvrages et biographies, a obtenu le Prix Montaigne en 1983 et a été élu à l'Institut de France en 1993, comme membre étranger associé à l'Académie des sciences morales et politiques.

Oeuvres de Roland Mortier

France

Lancement du Musée des "arts premiers"

PARIS, 8 juin (UPF) - Les chaînes de télévision Arte, France ô (RFO) et TV5Monde, entre autres, ainsi que Radio France internationale (RFI), vont accompagner d'une semaine d'intense promotion, du 17 au 25 juin, l'inauguration le 23 juin du Musée des cultures et des civilisations du monde voulu par le Président de la République. Ce "Musée Chirac" ou "Musée des arts premiers", quai Branly à Paris, est l'aboutissement d'un vaste projet de dispersion et de redéploiement des établissements de conservation, de recherche et d'exposition des collections ethnographiques françaises, notamment celles du Musée de l'Homme et du Musée des arts et traditions populaires.

Arte et RFI proposent par ailleurs une visite virtuelle du musée sur leur site internet respectif (www.rfi.fr et www.arte-tv.com).

 

wpeE8.jpg (3356 octets)

France

Présentation d'un plan de diffusion culturelle

PARIS, 15 mai (UPF) - Le ministre français des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy a présenté aujourd'hui à Paris un plan de relance de son action culturelle internationale, comprenant des partenariats des secteurs public et privé, la construction de lycées français à l'étranger et la promotion des études supérieures en France.

Les partenariats public-privé doivent permettre le développement du réseau extérieur des lycées français. Le ministre a énoncé la construction dans ce cadre d'établissements à Munich, Londres, Tokyo et au Caire, ainsi que des projets à Abou Dhabi, Amman ou Brasilia.

Le ministre a également souhaité une meilleure "visibilité" culturelle française qui manque, selon lui, de "label", de "signature", de "marque de fabrique". Le plan gouvernemental a prévu pour cela de "fédérer les moyens du ministère des Affaires étrangères et de celui de la Culture" sous le nom unique de "CulturesFrance", une agence dotée d'un budget consolidé de 30 millions d'euros. Le ministre attend "un souffle nouveau" de l'organisme unique qui remplace sous ce nouvel intitulé, les deux organismes d'hier, l'Association française d'action artistique (AFAA) créée en 1922, et l'Association pour la diffusion de la pensée française (ADPF) née en 1946, désormais fusionnés.

Pour résister à la forte attirance des universités américaines, le nouveau nom de "Campus France" coiffera désormais en un "guicher unique" la promotion des études supérieures en France auprès des étudiants étrangers. Un "plan de relance du français" doté de 50 millions d'euros en 2006-2007 sera affecté, entre autres, à la formation de 20.000 enseignants de français à l'étranger dont la moitié dans les pays du Maghreb.

Dans le cadre du développement de partenariats Etat-secteur privé, une convention entre le ministère des Affaires étrangères et le groupe industriel Thalès a été signée pour des bourses d'étudiants étrangers en partenariat avec les grandes écoles françaises de commerce, HEC et Essec, et le groupement des écoles d'ingénieurs de Paris.

Une "Alliance pour le développement" associera le ministère des Affaires étrangères et l'Agence française de développement (AFD) aux groupes Sanofi Aventis (pharmacie) et Véolia environnement (eau, assainissement) pour mener des actions de solidarité à l'étranger.

wpeE8.jpg (3356 octets)

Francophonie

Senghor donne son nom à un pont de Paris

PARIS, 5 mai (UPF) - La passerelle Solférino, sur la Seine à Paris, s'appellera "passerelle Léopold-Sédar-Senghor" en hommage au poète et chef d'Etat sénégalais, académicien français, a décidé le conseil de Paris dans une séance du 5 avril dernier.

La passerelle piétonnière, qui relie par-dessus la Seine le jardin des Tuileries, rive droite, au musée d'Orsay, rive gauche est l'héritière du pont de Solférino construit sur trois arches en 1859. Ouvert à la circulation en 1861, ce pont a été démoli en 1960. Une passerelle provisoire l'a alors remplacé jusqu'en 1992, pour permettre aux piétons de la rive droite de gagner, rive gauche, la gare d'Orléans, puis gare d'Orsay, jusqu'à sa désaffection et sa transformation en musée d'Orsay, ouvert le 1er décembre 1986. La nouvelle passerelle, qui vient de recevoir le nom de Senghor est l'oeuvre de l'architecte Marc Mimram. Elle est ouverte au public depuis le 12 novembre 2000.

Léopold Sédar Senghor (1906-2001), parlementaire français, puis Président du Sénégal indépendant de 1960 à 1980, est en littérature l'un des "pères de la négritude" avec le Martiniquais Aimé Césaire et le Guyanais Léon Gontran Damas et en politique l'un des "pères de la Francophonie" avec le Tunisien Habib Bourguiba et le Nigérien "Hamani Diori".

wpeE8.jpg (3356 octets)

Francophonie

Senghor donne son nom à une place de Montréal

PARIS, 25 avr (UPF) - Une place portant le nom de Léopold Sédar Senghor, l'écrivain et homme d'Etat sénégalais décédé en 2001, sera inaugurée demain à Montréal. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, président de l'Association internationale des maires francophones (AIMF), a prononcé hier dans cette ville, un vibrant hommage à l'écrivain noir, père de la Francophonie, en marge du 10e colloque des maires francophones réuni les 25-26 avril sur le thème "Villes, savoirs et développement local".

Par ailleurs, le conseil de la Ville de Paris a décidé que la passerelle Solférino qui enjambe la Seine entre le jardin des Tuileries et le musée d'Orsay, s'appellerait désormais "passerelle Léopold Sédar Senghor".

wpeE8.jpg (3356 octets)

France

Les Français ne sont pas assez "francophones"

PARIS, 25 avr (UPF) - Tout en rappelant que "La France est le plus gros bailleurs de fonds de la francophonie", le secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) Abdou Diouf déplore le manque d'intérêt des Français pour la défense de leur langue et pour l'action politique et culturelle de la Francophonie. Dans un entretien publié dans "Le Journal du dimanche" (23.04) à l'approche du colloque "La mondialisation, une chance pour la francophonie" organisé les 27-28 avril au Sénat à Paris, M. Diouf affirme : "c'est au niveau du peuple français que le problème se pose. Je ne dis pas qu'il n'est pas francophone, mais il n'est pas assez militant de la francophonie. Les Français ne prennent pas notre combat comme une cause sacrée parce que la France ne se sent pas menacée, comme le Québec par exemple, qui, noyé dans un océan anglophone, se bat pour préserver son identité".

wpeE8.jpg (3356 octets)

Egypte

Chirac à l'Université française de Chourouk

PARIS, 20 avr (UPF) - Le président français Jacques Chirac a officiellement inauguré ce matin à Chourouk, avec le président Hosni Moubarak, l'Université française d'Egypte, ouverte en 2002. Cette université composée de trois facultés - langues appliquées, gestion et système d'information, ingénierie -, dispense ses enseignements à 327 étudiants, dans le cadre de partenariats académiques avec des établissements français. L'Université est soutenue par des entreprises françaises comme Alcatel, EDF, Vinci, Total, Schneider.

M. Chirac a repris le thème de circonstance du "dialogue des cultures" pour l'opposer à la mondialisation et aux menaces terroristes et nier "le prétendu choc des civilisations" entre l'Occident et le monde musulman. Selon lui, le terrorisme "doit être combattu par tous les moyens, et notamment par la croissance économique et le dialogue des cultures". L'université française doit rester dans ce contexte une force contre l'enfermement et l'obscurantisme à la source des violences modernes.

En Egypte, pays membre de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), plus de 40 000 enfants suivent un enseignement primaire ou secondaire en langue française. Par ailleurs, l'Université Senghor à Alexandrie, inaugurée le 4 novembre 1990 suite à une décision du Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de Dakar, en mai 1989, est ouverte à tous les francophones de niveau 3e cycle, intéressés par les problèmes de développement. Elle a enregistré pour la rentrée de septembre 2006, des candidatures émanant de 35 pays.

wpeE8.jpg (3356 octets)

Maroc

Abdellatif Laabi lauréat du prix Alain-Bosquet

PARIS, 19 avr (UPF) - Le prix de poésie Alain Bosquet 2006 a été décerné à l'écrivain Abdellatif Laabi pour l'ensemble de son oeuvre qui compte aussi des romans, des pièces de théâtre, des ouvrages pour la jeunesse et de nombreuses traductions en français de poètes arabes contemporains.

Né en 1942 à Fès, Abdellatif Laabi a été élu en 1998 membre de l'Académie Mallarmé et en 2002 membre du conseil d'administration de la Maison des Ecrivains à Paris.

Présidé par Antoine Gallimard, le jury du Prix Alain Bosquet -du nom du poète et romancier mort en 1998- est composé d'Isabelle Gallimard, Claudine Helft, Vénus Khoury-Ghata, Yves Mabin Chennevière, Jean Orizet, Robert Sabatier, Lionel Ray et Liliane Wouters.

wpeE8.jpg (3356 octets)

Côte d'Ivoire

Mort du cinéaste populaire Henri Duparc

PARIS, 19 avr (UPF) - Le cinéaste ivoirien d'adoption Henri Duparc, auteur de "Rue Princesse" (1993) et d'"Une couleur café" (1997), est mort hier à Paris à l'âge de 64 ans. De 1967 à 1982, le cinéaste avait travaillé en qualité de réalisateur pour la Société ivoirienne de cinéma.

Henri Duparc, né le 23 décembre 1941 à Forécariah (Guinée) a été formé à l'Institut de la Cinématographie de Belgrade en 1962-1963 avant de poursuivre ses études à l'Institut des Hautes études cinématographiques de Paris (IDHEC) en 1964-1966. En 1972, il réalise "Abusuan", long-métrage qui récolte deux distinctions au Fespaco (Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou). En 1973, il tourne un court métrage "Les racines de la vie", un document à partir du poème "femme nue, femme noire" de Léopold Sédar Senghor. En 1978, "L'herbe sauvage" obtient un prix au Festival de Carthage. Puis, "Bal poussière" décroche le prix de la meilleure réalisation au Festival du film francophone de Fort-de-France (Martinique) en 1988, et le grand prix et le prix de la critique au Festival du Film d'humour de Chamrousse en 1989. En 1993, Henri Duparc avait réalisé "Rue Princesse" dont le succès populaire a conduit à donner son nom à la rue la plus chaude d'Abidjan.

wpeE8.jpg (3356 octets)

Pologne

Jérôme Bosch censuré pour pornographie

PARIS, 27 mars (UPF) - Des inspecteurs de l'éducation de plusieurs régions ont interdit la diffusion dans les lycées d'un disque prévu pour récompenser les meilleurs bacheliers et illustré par une reproduction de "L'Enfer" du peintre Jérôme Bosch (XVe siècle), au prétexte qu'elle était pornographique, a rapporté le magazine francophone Les Echos de Pologne

Le ministère de l'éducation avait prévu de distribuer ce disque du groupe de rock 'Normalsi'. Mais l'Enfer de Bosch montre des personnages nus torturés par des instruments de musique...

wpeE8.jpg (3356 octets)

Québec

Poètes et comédiens célèbrent "Montréal"

PARIS, 27 mars (UPF) - Un disque et un recueil "Montréal vu par ses poètes" sera présenté à Montréal jeudi 30 mars en présence de Chloé Sainte-Marie, ambassadrice de Montréal capitale mondiale du livre, a annoncé la Société Paroles dans un communiqué.

Le recueil, édité par "Mémoire d'encrier", réunit une cinquantaine de poètes chantant Montréal, dont José Acquelin, Leonard Cohen, Isabelle Courteau, Livia Nemtianu, Marie-Célie Agnant, Claude Beausoleil, César Castillo, Gaston Miron, Jon Paul Fiorentino, Elettra Bedon, Jean-Paul Daoust, Emilio Francescucci, Jean-Guy Pilon, Lidia Scalcos, Naïm Kattan, Mona Latif-Ghattas, Claude Hamelin, Gary Klang, Nadine Ltaif, Valérie Thibault et Hector Torres.

des textes seront lus par des comédiens dont Marie-Pyer Poirier, Gabriel Gascon, Danielle Allie, Sadia, Yanick Dutelly, Fayolle Jean et Marie-Michèle Amédée Volcy.

wpeE8.jpg (3356 octets)

Afrique

Biennale africaine de l'éducation à Libreville

PARIS, 27 mars (UPF) - Seulement 60% des enfants africains entrés à l’école achèvent un cycle d'étude primaire. La Biennale 2006 de l'éducation, organisée à Libreville (Gabon) par l'Association pour le développement de l’éducation en Afrique (AEDA), passerelle entre les ministères et les bailleurs de fonds, se propose d'étudier les moyens de remédier à cette situation.

La Biennale 2006, qui s'est ouverte aujourd'hui sous la présidence de l'ancien président malien Alpha Oumar Konaré, président de la Commission de l’Union africaine (UA), se penchera sur le coefficient d’efficacité des systèmes éducatifs en Afrique,

La réunion de plus de 400 participants (ministres, enseignants et personels éducatifs, agences de coopération, partenaires du développement, ONG et société civile) était précédée par le Forum des ministres de l’Education d’Afrique subsaharienne, pour discuter des activités de la Décennie de l’éducation de l’UA (2006-2015).

wpeE8.jpg (3356 octets)

Roumanie

Université francophone et agrandissement du lycée

PARIS, 24 mars (UPF) - Le président Traian Basescu a proposé la création à Bucarest d'une université francophone et européenne destinée à "diffuser cette culture dans les Balkans et la région de la mer Noire" lors du concert d'ouverture des "Etats Généraux de la Francophonie" qui se sont tenus du 20 au 23 mars à l'occasion des 20 ans de sommets de la Francophonie.

Par ailleurs, le XIe sommet qui se tiendra fin septembre à Bucarest, devrait être précédé d'une "pré-inauguration" du nouveau lycée français Anna de Noailles, nom de la femme de lettres française d'origine roumaine. Le Premier ministre Calin Tariceanu et la ministre française chargée de la Francophonie, Brigitte Girardin ont officiellement lancé les travaux de cet établissement destiné à accueillir 900 élèves et qui remplacera l'actuel lycée devenu trop petit. Les travaux du nouveau lycée destiné à 40% d'élèves français, 40% de Roumains et 20% d'une vingtaine d'autres nationalités, sont financéà 25% par l'Etat français et à 75% par l'association des parents d'élèves.

wpeE8.jpg (3356 octets)

Francophonie

Projet de bibliothèque numérique francophone

PARIS, 23 mars (UPF) - Les bibliothèques nationales de Belgique, du Canada, de France, du Luxembourg, du Québec et de Suisse ont adopté cinq principes en vue de constituer une "bibliothèque numérique francophone", a annoncé aujourd'hui un comuniqué de la Bibliothèque nationale de France (BNF). Ce projet apporte un complément à celui de Bibliothèque Numérique Européenne, a précisé la BNF.

Cinq principes ont été adoptés:
1 - Absence d'exclusivité à un moteur de recherche dans les modes d'accès aux collections numériques.
2 - Garantie d'accès libre au public pour les documents libres de droit.
3 - Maintien dans le domaine public des fichiers numériques et garantie de leur conservation à long terme..
4 - Accès multilingue aux collections.
5- Certification par les bibliothèques nationales de l'intégralité et de l'authenticité des documents mis en ligne.

Les bibliothèques ont décidé de constituer un "Réseau Francophone des Bibliothèques Nationales Numériques" qui se réunira deux fois par an.

wpeE8.jpg (3356 octets)

Francophonie

Abdou Diouf docteur honoris causa à Lyon

PARIS, 7 mars (UPF) - Le secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Abdou Diouf, a été fait aujourd'hui docteur honoris causa en sciences politiques de l'Université de Lyon III. L'université a voulu honorer à la fois l'ancien président de la République du Sénégal et le secrétaire général de la Francophonie, selon le Pr Michel Guillou, directeur de l'Institut pour l'étude de la francophonie à Lyon. "Il est urgent d'arrêter la dégradation du français, langue d'enseignement dans une vingtaine de pays, car elle entraîne celle des systèmes d'éducation", a déclaré M. Diouf .

wpeE8.jpg (3356 octets)

Mali

Mort du musicien Ali Farka Touré

PARIS, 7 mars (UPF) - Le musicien malien Ali Farka Touré, considéré comme le "père" de la musique contemporaine malienne, est mort d'un cancer, ce matin à Bamako, à son domicile, à l'âge de 67 ans. Ali Farka Touré sera inhumé demain dans le village de Niafunké dont il était maire, dans la région de Tombouctou.

Une fondation au nom de Ali Farka Touré est destinée à "sauvegarder et préserver le patrimoine artistique et culturel de la musique malienne". Plusieurs titres, en anglais, du musicien, "Talkin Timbuctu" ou "In the Heart of the Moon" ont obtenu des distinctions prestigieuses aux Etats-Unis depuis 1995.

Archives Février 2006