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CULTURE
Octobre 1999

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Le père du Grand Magic Circus dirigera l’Opéra Comique de Paris

PARIS, 29 oct (UPF) - L’acteur et homme de théâtre Jérôme Savary prendra la direction de l’Opéra Comique l’an prochain à Paris. L’historique Salle Favart sur les Grands Boulevards a été confiée au directeur du Théâtre national de Chaillot à partir du mois d’octobre 2000. Jérome Savary avait annoncé depuis longtemps son départ du Théâtre du Trocadéro promis à des transformations qui l’éloigneront, selon lui, de la vocation des lieux et du souvenir du Théâtre national populaire de Jean Vilar qui l’a longtemps habité. Le père argentin du soixante-huitard " Grand Magic Circus et ses animaux tristes " veut rendre à l’Opéra Comique, par un programme et des genres variés, la vocation de théâtre musical qui avait fait de la Salle Favart, jusqu’au début du 20ème siècle, le rendez-vous des boulevardiers de la Belle Epoque.

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La romancière belge Amélie Nothomb Grand prix de l’Académie française

PARIS, 29 oct (UPF) - Le Grand prix du Roman de l’Académie française a été attribué le 28 octobre à deux œuvres Stupeur et tremblements de la romancière Amélie Nothomb et Anielka de l’écrivain François Taillandier.

Amélie Nothomb, 32 ans, fille d’un diplomate belge, est née au Japon et a longtemps vécu en Asie (Bengladesh, Birmanie, Laos, Chine) avant de s’installer à Bruxelles. L’œuvre de cette agrégée de philologie remarquée en 1992 pour son roman Hygiène pour l’assassin, suivi par Le sabotage amoureux, Péplum, Attentat, Mercure, est déjà traduite en 14 langues. Amélie Nothomb participait avec dix autres femmes écrivains aux rencontres scéniques " Francophonie au féminin " avec la lecture de sa pièce Les combustibles les 15 et 16 octobre à Paris.

L’écrivain français François Taillandier, 45 ans, est un auteur confirmé à l’œuvre variée où s’exprime un goût fort pour la peinture des âmes et la critique des caractères. Son roman Les Nuits Racine lui a valu précédemment le Prix Roger-Nimier.

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La première " secrétaire perpétuel " de l’Académie française

PARIS, 25 oct (UPF) - L’historienne Hélène Carrère d’Encausse, membre de l’Académie française depuis 1990, a été élue secrétaire perpétuel de l’Académie française le 21 octobre pour succéder à Maurice Druon le 1er janvier 2000. Mme Carrère d’Encausse, née à Paris en 1929, d’origine géorgienne par son père et russe par sa mère, est une spécialiste de la Russie. Première femme portée à la tête de l’Académie par 26 voix sur 31, elle est aussi la troisième élue sous la Coupole, après la romancière Marguerite Yourcenar en 1981 et l’helléniste Jacqueline de Romilly en 1988.

Le secrétaire perpétuel sortant, M. Maurice Druon, né à Paris en 1918, avait démissionné au début du mois faisant valoir son âge et son désir de se libérer de la fonction qu’il exerçait depuis 1986 pour se consacrer à son œuvre littéraire. L’auteur des Rois maudits, ancien ministre des Affaires culturelles du président Georges Pompidou (1973-1974), membre de l’Académie française depuis 1966, a récemment publié le recueil de ses chroniques sur la langue française parues dans Le Figaro Magazine.

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Grand prix de la Francophonie à Gunnar von Proschwitz
PARIS, 21 oct (AFP) - L'Académie française a décerné jeudi le Grand prix de la Francophonie, doté de 300.000 francs, à Gunnar von Proschwitz, professeur de langue et de littérature françaises à l'Université d'Uppsala (Suède), écrivain et critique, indique-t-elle dans un communiqué.
L'Académie a également décerné une grande médaille de la Francophonie à Mme Assia Djebar, professeur d'université et écrivain algérien.
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L'Alliance française de Nairobi fête son cinquantenaire....en anglais
NAIROBI, 21 oct (AFP) - L'Alliance francaise de Nairobi a fêté jeudi soir son cinquantième anniversaire avec des discours.... en anglais pour recevoir un hôte d'honneur, le vice-président kenyan George Saitoti. M. Saitoti a souligné l'intérêt du Kenya pour le Français, langue de communication indispensable en Afrique. "Dans mon bureau je n'ai pas pu trouver un seul collaborateur parlant français", a-t-il fait remarquer avant de confier à l'AFP qu'il avait l'intention de prendre des cours prochainement. L'Alliance française de Nairobi, créée en 1949, compte aujourd'hui dans un pays anglophone 4.200 étudiants, selon son directeur Nicolas Blasquez. Elle est l'une des dix premières dans le monde. Le Français est la deuxième langue étrangère enseignée au Kenya. Mardi, Charles Josselin, le ministre français délégué à la coopération et à la francophonie, avait effectué une visite au Kenya, la première d'un ministre français depuis huit ans.
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2001 " année européenne des langues "

PARIS, 21 oct (UPF) - Mme Viviane Reding, commissaire européenne chargée de la communication et de la culture, souhaite que les Européens parlent au moins trois langues. Première incitation de la Commission de Bruxelles : 2001 a été déclarée " année européenne des langues " pour éveiller toutes les initiatives locales visant à encourager chaque citoyen de l’Union européenne à connaître deux langues en plus de sa langue maternelle. Le Conseil de l’Europe aussi se manifeste pour la promotion des langues. Ces actions de sensibilisation rejoignent les positions de M. Boutros Boutros-Ghali, directeur général de l’Organisation internationale de la Francophonie en faveur du plurilinguisme

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Wendo Kolosoy, Anne-Marie Nzié: le père de la rumba et la mère du bikusti à Paris
PARIS, 20 oct (AFP) - Le Congolais Wendo Kolosoy, père-fondateur de la rumba kinoise, 75 ans, et la Camerounaise Anne Marie N'Zié, la mère du bikutsi, 68 ans, sont de retour: Wendo est en concert à Paris (Centre Wallonie-Bruxelles), les 22, 23 et 24 octobre, avec Anne-Marie Nzié en première partie les 23 et 24. Wendo Kolosoy ou "Mwana Léo", "l'enfant de Léopolville", fut le premier à mélanger les rythmes traditionnels (zebola), latin (rumba cubaine) et antillais (matiniqué), pour donner ce que l'on appelle rumba zaïroise. Il vient de publier un album, "Marie Louise" (Indigo). Entouré de jeunes musiciens -dont le guitariste Vula Missy-, et d'un autre ancien, Albert Emina, Wendo Kolosoy roucoule comme aux plus beaux jours. La voix, un peu voilée, est toujours pleine de majesté portée par les guitares, les choeurs et les percussions. Avant la rumba de Léo, Anne-Marie Nzié, chantera le bikutsi, qui est populaire au Cameroun. Celle que l'on surnomme "Maman" au pays, a publié l'an dernier un album, "Béza Ba Dzo" (Indigo), son premier en 40 ans de carrière! Cette chanteuse a débuté dans les années 50. Elle s'est essayée à différents styles (bikutsi, biguine, rumba, assiko) avant de sombrer dans l'oubli et possède toujours une voix étonnamment jeune, souple et vigoureuse.
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Les Français remplissent à Nantes un " Grenier du siècle "

PARIS, 20 oct (UPF) - Les anciennes biscuiteries de Nantes (Loire-Atlantique) vont abriter pendant cent ans le " Grenier du siècle ". Depuis le 1er octobre, chacun est appelé à y apporter un objet de son choix qui sera mis en boîte, scellé et entreposé jusqu’au 1er janvier 2100. Sur le terrain libéré des usines de la grande firme alimentaire LU (Lefèvre-Utile) rebaptisé " Lieu Unique ", un bâtiment spécial de 100 m de long sur 18 m de haut a été construit et équipé de rayonnages pour accueillir jusqu’à 16 000 objets, sauf des denrées périssables, au format de 50 cm maximum dans chaque dimension. Le plasticien français Patrick Reynaud a conçu le conditionnement en boîtes en fer blanc et l’empilage des objets.

Le " Grenier du siècle " sera refermé le 31 décembre 1999 à l’occasion d’un grand " Festival fin de siècle " mis en scène et en musique par l’artiste argentin Jorge Ortega. M. Jean Blaise, directeur du Centre de recherche pour le développement culturel (CRDC), discret fondateur du Centre d’action culturelle de la Guadeloupe en 1980 et audacieux initiateur du Festival des " Allumés " à Nantes en 1990, est à l’origine des manifestations nantaises du passage à l’an 2000 et de ce projet de traversée du XXIème siècle par des objets témoins choisis par les gens du XXème siècle.

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Le sociologue Pierre Bourdieu affirme le rôle mondial de Paris pour la culture
PARIS, 15 oct (UPF) - Devant les membres du conseil international du Musée de la télévision et de la radio (MTR) réunis à Paris le 11 octobre, Pierre Bourdieu, professeur au Collège de France, a insisté sur la rôle historique joué par Paris dans tous les secteurs de la culture mondiale. " Joyce, Faulkner, Kafka, Beckett ou Gombrowicz, produits purs de l’Irlande, des Etats-Unis, de la Tchécoslovaquie ou de la Pologne, ont été faits à Paris, de même nombre de cinéastes contemporains ( …) n’existeraient pas comme ils existent sans cette internationale littéraire, artistique, cinématographique dont le siège social est situé à Paris " a affirmé le sociologue en rapprochant l’exemple de la création littéraire d’hier des menaces que font peser le libéralisme des échanges que voudrait étendre l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à toutes les créations culturelles d’aujourd’hui.
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Fermeture de la plus ancienne école française en Afrique de l’Est

PARIS, 15 oct. (UPF) - Le Collège franco-éthiopien de l'Alliance française de Diré Dawa en Ethiopie a fermé ses portes en septembre. Cette école assurait l’enseignement du français à quelques 800 élèves répartis en 19 classes du jardin d’enfants à la 5ème. C’était le plus ancien cours de français dans la Corne de l’Afrique. Il avait été créé en 1908 pour les besoins des familles des ouvriers, des cadres et des fonctionnaires français attachés à la construction du chemin de fer franco-éthiopien, En déplorant la nouvelle de cette fermeture, le journal de Djibouti La Nation (lundi 4 octobre) rappelle que le président de la République de Djibouti, M. Ismail Omar Guelleh, avait effectué sa scolarité jusqu’à la 6ème dans cette école

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L'Algérienne Assia Djebar élue à l'Académie belge de littérature française
BRUXELLES, 13 oct (AFP) - La romancière et cinéaste algérienne Assia Djebar a été élue à l'Académie royale de langue et de littérature française de Belgique au siège de Julien Green, décédé, a annoncé mercredi dans un communiqué l'Académie belge. Mme Djebar enseigne actuellement la littérature française à l'Université de Bâton-Rouge (Louisiane, Etats-Unis) après avoir été professeur dans les universités de Rabat et d'Alger. Parmi ses livres récents édités par Actes Sud figurent "Oran, langue morte", "Les nuits de Strasbourg" ou "Les alouettes naïves". Son film "La nouba des femmes du mont Cherowa" a reçu le prix de la critique internationale à la biennale de Venise en 1979. "L'Académie montre ainsi sa fidélité à la vocation de ses débuts: être ouverte à la francophonie universelle. Ses membres étrangers ont les mêmes droits que les Belges", conclut le communiqué.
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Tournée en Europe du Ballet royal du Cambodge qui renaît de ses cendres
PARIS, 12 oct (AFP) - Le Ballet royal du Cambodge qui renaît progressivement de ses cendres depuis 1993, après avoir été physiquement anéanti par les Khmers rouge, effectuera de fin octobre à fin décembre une tournée dans quatre pays d'Europe, en France, Italie, Suisse et Belgique. En France, où la tournée commencera à Mulhouse et Metz les 23 et 24 octobre et s'achèvera les 21 et 22 décembre, une soirée de gala est prévue à l'Opéra royal de Versailles, le 31 octobre, au bénéfice de la reconstruction d'un grand théâtre à Phnom-Penh. Deux représentations auront lieu les 26 et 27 octobre à Brétigny-sur-Orge (Essonne) où vit une communauté cambodgienne. Du 23 au 27 octobre, l'Espace Jules Verne de la ville organise par ailleurs différentes opérations de sensibilisation à la culture Khmer. La princesse Norodom Buppha Devi, qui fut première danseuse de la compagnie et qui en est une des rares survivantes, use de son influence comme actuelle ministre des Beaux-Arts du Cambodge, pour lui redonner son éclat d'antan. Alors qu'en France, le ballet fera halte dans une vingtaine de villes, il s'arrêtera aussi en Italie en novembre, à Lucques le 12, Pistoia le 13 et Florence le 15, en Suisse, à Vevey, le 26 novembre, en Belgique, à Anvers, les 9 et 10 décembre. La tradition de la danse au Cambodge remonte aux alentours du 6ème siècle. Elle s'inspira d'abord de l'Inde, avec une grammaire de gestes qui en faisait un langage corporel, les visages restant figés par un maquillage blanc. Comme l'architecture du temple d'Angkor, la danse a ensuite développé un style khmer, avec des postures moins ésotériques, une expression plus naturelle des sentiments, mais toujours beaucoup de retenue.
wpeE1.jpg (2350 octets) Côte d'Ivoire

Alpha Blondy met son reggae au service de la liberté de presse en Afrique
ABIDJAN, 12 oct (AFP, Fabienne POMPEY) - La star du reggae ivoirien Alpha Blondy s'associe à la lutte pour la liberté de la presse avec "Journalistes en danger", une chanson commercialisée à partir de fin novembre au profit des journalistes africains emprisonnés. Cette chanson, dédiée à Norbert Zongo, journaliste burkinabé assassiné en décembre 1998, a été composée pour l'association "Reporters sans Frontières" (RSF). "Au clair de la lune, mon ami Zongo, refusa de baillonner sa plume au Burkina Faso. Et Zongo est mort brûlé par le feu, que justice soit faite pour l'amour de Dieu". Alpha Blondy adapte la comptine bien connue, avant d'attaquer un reggae à sa manière. "Vous êtes tous en liberté provisoire", lance Alpha Blondy, drapé dans un tissu traditionnel coloré, attablé dans son maquis (bar restaurant) d'Abidjan, la "Cour supraime", où il reçoit l'AFP. "La démocratie du plus fort est toujours la meilleure", regrette-t-il dans le refrain de "Journalistes en danger". "Les plumes se barricadent derrière leurs Unes, la liberté y a laissé des plumes", poursuit la chanson. Alpha Blondy y critique les "chefs d'Etat qui se prennent pour des rois" et ont "la boulimie du pouvoir", "font la pluie et le beau temps" pendant que "le peuple meurtri fait semblant d'être content". Les bénéfices de la vente du titre seront reversés à RSF pour "aider les journalistes africains emprisonnés", a indiqué à l'AFP le secrétaire général de l'organisation de défense de la liberté de la presse, Robert Ménard, en visite à Abidjan."Quand on s'en prend aux journalistes, c'est notre liberté à tous qui est muselée, le moteur de la démocratie, c'est l'information", affirme Alpha Blondy pour expliquer son engagement. La chanson "Journalistes en danger" fera partie du prochain album de la star ivoirienne, qui s'intitule "Démocrature". "Le mélange de démocratie, de dictature et de torture que nous connaissons en Afrique", explique Alpha Blondy. Pour la couverture son nouveau disque, il a d'ailleurs choisi la photo d'un pied attaché par une chaîne à un barreau de lit. Un détail d'un cliché désormais célèbre en Côte d'Ivoire du leader étudiant Charles Blé Goudé, transféré de la prison où il était détenu dans un hôpital pour y recevoir des soins et qui y avait été enchaîné à son lit. Dans son nouvel album, encore à l'état de maquette, Alpha Blondy s'en prend également aux "Voleurs de la République", faisant une allusion directe à un récent scandale en Côte d'Ivoire portant sur un détournement de 18 milliards de francs CFA (180 millions de FF) d'aide de l'Union européenne. Son précédent disque, déjà très engagé, lui avait valu quelques "volées de bois vert" dans la presse locale. Il s'en prenait à l'armée française, qui a toujours une base militaire à Abidjan, dénonçait la "guerre civile" qu'allument les "bombes tribales", fustigeait les "hypocrites" et les imbéciles".
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Le "Temps du Maroc" présente la mode marocaine au Carrousel du Louvre
PARIS, 12 octobre (AFP, Rose-Marie BRUBALLA) - Le Maroc a apporté dimanche à Paris, où sont présentées au Carrousel du Louvre les collections du prêt-à-porter féminin printemps-été 2000, la contribution somptueuse et dépaysante de six de ses créateurs de mode. La princesse Lala Hasna, soeur du souverain chérifien, a présidé cette manifestation de prestige organisée sous le patronage du roi du Maroc, Mohamed VI et du président de la République française Jacques Chirac. Au bout d'un long podium que limitait symboliquement un moucharabieh d'ombres et de lumières sont tout d'abord apparus les caftans de Tami Taxi. Lente procession, au son d'un chant de femmes, interprétations en soie, velours et satin, toujours richement rebrodés, du plus traditionnel des vêtements. Le nom de Zineb Joundy fut accueilli par une ovation de ses fans et Jean-Paul Gaultier, venu en voisin a chaleureusement applaudi les tenues de princesses du désert, de la plus sobre - burnous de velours pain brûlé sur robe de soie sable - à la plus spectaculaire une cape de lourd velours bleu nuit s'ouvrant sur des mousselines exubérantes, fleuries et rebrodées. Zineb Joundy est une militante de l'Afrique sahélienne. En 1998 elle a représenté son pays au 1er festival international de la mode africaine (FIMA) organisé par le styliste nigérian Alphadi à Tiguidit, dans le désert du Ténéré, et a plusieurs fois présenté ses modèles au profit d'une organisation charitable éthiopienne, l'Ethiopian Children's Fund. Karim Tassi, qui proclame que "l'art doit naître du brassage des cultures" a apporté un vrai dépaysement dans le défilé des belles Orientales. Un presque choc culturel mené à longues enjambées par des corsaires acidulés habillés de blousons en toile à voile, des shorts très courts aux couleurs claquantes que font semblant de voiler, infime concession, les longs pans de turbans aux teintes sourdes. Karim Tassi, qui a lancé sa griffe il y a tout juste un an, est résolument moderne. Ses rares djellabas à capuche sont en nylon laqué et tous les vêtements se transforment : manches amovibles et poches détachables. Au sons des fifres, Fanou a ramené une salle conquise, à travers le temps et l'espace, au pays des mille et une nuits. Fille inspirée de Schéhérazade, parrainée par Balmain et qui fut collaboratrice d'Emmanuel Ungaro, Fanou sème des poussières d'étoiles sur des corolles de velours fluide et enlace de lourdes ceintures d'or et d'argent des superpositions de mousselines qui donnent la nostalgie des harems. Amina Benzekri Benrahal, mêlant tradition et modernité, a présenté au Carrousel du Louvre des princesses en caftans de velours noir, de satin vert toujours enrichis de chebka, les exubérantes broderies d'argent. Elle masque ses mannequins de voiles arachnéens et de résilles éloquentes qui soulignent plus encore le regard. Au Maroc, sa terre d'élection, Yves Saint-Laurent a trouvé le plus coloré de son inspiration. Ses modèles qui ont clos en point d'orgue la manifestation empruntaient aux zouaves des sarouals taillés dans des mousselines à grosses fleurs et des chéchias de grosses tresses blanches. Puis ultime hommage au désert, alors que s'accélérait le battement des derboukas, deux princesses berbères au front souligné de perles et de sequins, glissant silencieusement sur leurs babouches ont refermé la grille du moucharabieh.
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Exposition "Maroc, mémoire de la Terre" au Muséum national d'histoire naturelle
PARIS, 12 oct (AFP) - Une exposition consacrée à un aspect méconnu du Maroc, qui est un véritable paradis pour les géologues et les paléontologues, intitulée "Maroc, mémoire de la Terre", aura lieu du 13 octobre 1999 au 5 janvier 2000 à la Galerie de géologie et de minéralogie du Muséum national d'histoire naturelle, à Paris. En effet, de la côte atlantique jusqu'aux montagnes de l'Atlas, depuis les escarpements du Rif jusqu'aux hammadas du sud, les couches géologiques de ce pays du Maghreb ont enregistré les événements de trois milliards d'années d'histoire de la planète. Le Maroc occupe une position privilégiée puisqu'il forme la "corne" nord-ouest du continent africain. Sa façade est baignée par l'Atlantique, dont l'ouverture le sépare de plus en plus du continent nord-américain, avec lequel il était en contact, au niveau des Etats-Unis et du Canada actuels, jusqu'à il y a 180 millions d'années environ. Ses terres ont été plusieurs fois envahies par les mers, puis dominées par des montagnes élevées. Les grands mouvements de la terre s'y sont arrêtées il y a 500.000 ans environ, hier à l'échelle géologique, et, depuis, le Maroc est tel qu'il est aujourd'hui. L'exposition réalisée par le Muséum et la Direction de la géologie du ministère de l'Energie et des mines de Rabat, dans le cadre de la manifestation "Le temps du Maroc", présente minéraux, roches et fossiles les plus représentatifs. Parmi eux, un moulage de l'atlasaure, ancêtre des plus grands dinosaures, qui vécut dans le Haut-Atlas central voici 165 millions d'années, des restes de poissons et de reptiles aquatiques, les fossiles des premiers oiseaux marins d'Afrique, un ancêtre très lointain des mastodontes et des éléphants, le "Phosphaterium", ainsi que des ossements d'hommes préhistoriques.
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Au FIMA de Paris, Alphadi lance une supplique pour l'Afrique
PARIS, 11 oct (AFP, Rose-Marie BRUBALLA) - Emergeant d'une corolle de mannequins portant les spectaculaires modèles de sa collection, Alphadi, le styliste prodige de la mode africaine, a lancé dimanche soir au Festival international de la mode africaine (FIMA) à Paris une supplique pour le continent noir. "Il ne suffit pas de donner de l'argent. Donnez-nous plutôt la chance de créer des emplois. Partout la mode et son industrie créent des richesses et rapportent des millions de dollars, de francs et de yens... Pourquoi pas en Afrique ?" Un an après la première édition du FIMA, organisé en novembre 98 à Tiguidit (Niger), Alphadi, qui recherche inlassablement des fonds pour installer des puits dans le désert du Ténéré, avait rassemblé au Carrousel du Louvre le meilleur de la mode et de la musique africaine, sous le patronnage de Didier Grumbach, président de la Fédération française de la couture et du prêt-à-porter. Cafetan bleu et argent, Amina la marocaine a ouvert la manifestation, par une longue mélopée adressée aux personnalités, au nombre desquelles figurait le secrétaire général de la Francophonie Boutros Boutros-Ghali. Se sont alors succédés les voiles du désert : impalpables, aux tons d'agrumes, drapés par Alphadi sur de très jeunes mannequins, puis mousselines chocolat, écrins des bijoux exhubérants de Mickael Kra - argile et pâtes de verre - sur des princesses aux pieds nus, dont les peaux sombres s'éclairaient de peintures rituelles à la poudre d'or. Collé Sow Ardo (Sénégal), virtuose du tissage, coupe des tuniques à la ligne sobre et des boubous dépouillés dont les tissus savants sont le seul ornement. Xuly Bët, Claire Kane et Olga O. proposent des vêtements transfuges entre Afrique et Occident dont l'identité africaine doit tout à la couleur. Electrique pour Olga la Camerounaise, batik réchauffé de pulls mohairs chez la sénégalo-malienne. Quant à Claire Kane, elle traite les vert, jaune, rouge de son coup de coeur "Bob Marley" en tonalités sourdes. Pepita D. la Béninoise revêt à peine ses mannequins de longues tuniques fluides, sarraux dont une découpe révèle la hanche et capes de voile noir qui s'ouvrent sur des petits hauts de perles multicolores. Elève de l'institut français de la mode, Eric Raisina (Madagascar) utilise la fibre de sisal pour des bustiers qui agrémentent sa collection aux couleurs de fruits tropicaux. Alphadi, pour qui le FIMA doit être le riche témoignage de la création en Afrique, avait ponctué le défilé parisien d'intermède musicaux. Bondissante, pieds nus, Chantal Ayissi, la chanteuse camerounaise, a fait grimper la température ambiante et surchauffé la salle avant une démonstration magistrale de Ndonbolo par Extra Musica. Les quatre Congolais ont soulevé l'enthousiasme du public et celui des rédactrices de mode, visiblement déstablisées par les rotations de hanches hautement suggestives des garçons qui avaient tombé la veste, puis la chemise. Vint Oumou Sy. La Sénégalaise est une styliste-griot dont chaque vêtement raconte une histoire. Robes de reine à col de paon, crées à la mémoire d'un ami fier dont c'était le surnom. Costumes sublimés des petits métiers de la rue - marchandes de calebasses et de balais -, pour la mémoire collective. Alphadi, qui a conclu le FIMA parisien, décline une Afrique rituelle, adaptée au présent et qui mêle les couleurs du désert de Mano Dayak le Touaregue à celles des animaux de la savane. Il emprunte leurs imprimés à la panthère, à l'ocelot et à des felins mutants aux pelages croisés de guépard et de girafe. Mais c'est en rouge hibiscus qu'il a fait défiler l'écrivaine Calixthe Beyala. Pour les puits qu'il veut installer "vite" dans le Ténéré, pour promouvoir la mode et l'artisanat africain, Alphadi sera à New-York le 26 octobre l'un des créateurs attendus de l'évènement "Fashion OUtreach".
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Nouvel appel à la résistance culturelle à l’OMC

PARIS, 11 oct (UPF) - Sous le titre " L’exception culturelle n’est pas négociable ", Mme Catherine Trautmann, ministre française de la Culture et de la communication, a réaffirmé par un article dans le quotidien " Le Monde " (9 et 10 octobre), son refus de soumettre les biens culturels à la discipline de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). A l’approche de nouvelles négociations de l’OMC, Mme Trautmann veut mobiliser aussi les créateurs pour " empêcher la culture unique " qui découlerait d’une extension des règles de l’OMC aux échanges culturels. En effet, "… la logique du libre-échange impliquerait que la France et l’Europe renoncent à soutenir leurs industries culturelles et audiovisuelles dès lors que les " produits " étrangers peuvent être importés à un moindre coût ". Appliquée au cinéma, cette règle imposerait la seule production américaine en condamnant la création culturelle et audiovisuelle des petits pays. Actuellement seulement 3 % de films européens arrivent sur le marché américain quand 60 % des productions vues en Europe viennent des Etats-Unis où elles ont déjà été amorties sur leur immense marché intérieur. Seule un rééquilibrage par des aides publiques permet à la plupart des créations européennes de voir le jour.

A l’issue des précédentes négociations de l’OMC en 1993, l’Union européenne avait obtenu d’exclure les activités culturelles et audiovisuelles de la liste des secteurs libéralisés. C’est justement cette reconnaissance que les biens culturels ne sont pas des marchandises comme les autres qui sera à nouveau menacée par les nouvelles discussions de l’OMC.

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" Apprendre la langue " avant de " prendre la parole "

PARIS, 11 oct (UPF) - " Au lieu de donner la langue, on a donné la parole " se plaint le philosophe Alain Finkielkraut. Ce professeur à l’Ecole polytechnique, s’est insurgé contre le sort de l’enseignement du français en France, à l’occasion des " Entretiens sur l’Education " colloque organisé à Bordeaux le 9 octobre par " France-Moderne " une association présidée par le maire de la ville, l’ancien Premier ministre Alain Juppé. M. Finkielkraut demande d’urgence un ressaisissement des méthodes d’enseignement de la langue et de la littérature françaises en réaction au développement des moyens de communication et à la nouvelle liberté des enfants, responsables, selon lui, de la mauvaise maîtrise constatée aujourd’hui de la langue française.

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Une candidate pour le rectorat de l’Agence universitaire de la Francophonie

Paris 11 oct (UPF) - Mme Michèle Gendreau-Massaloux, conseillère d’état et ancien recteur de l’Académie de Paris, s’est portée candidate à l’élection du 30 octobre prochain pour la succession de Michel Guillou, directeur général sortant de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUG).

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La France veut lancer une chaîne de télévision dans le Pacifique sud
SUVA, 9 oct (AFP) - L'organisme public français RFO (Réseau France Outremer) veut lancer un service de télévision par satellite multinational et plurilingue dans le Pacifique sud, a annoncé samedi à Suva, capitale des îles Fidji, son directeur des relations internationales Walles Kotra. "Nous voulons atteindre cet objectif aussi rapidement que possible", a déclaré M. Kotra au cours d'une conférence sur l'information dans les îles du Pacifique. RFO, qui assure la diffusion de programmes de télévision dans les départements et territoires français d'outre mer, doit lancer en décembre un service dans l'Océan Indien grâce à un satellite qui sera utilisé également par des pays de la région. M. Kotra a souligné que RFO envisage de lancer une opération identique dans le Pacifique sud au cours de l'an prochain. "Le canal satellitaire sera opérationnel le mois prochain et nous devons faire avancer ce projet", a-t-il ajouté. Des pays non francophones devraient prendre part à ce programme mais il faudra auparavant surmonter quelques questions délicates touchant à l'équilibre linguistique et aux droits de retransmission. Les partenaires de RFO devront s'engager financièrement dans ce projet, a-t-il ajouté.
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Le cinéma français progresse à l’exportation

PARIS, 08 oct (UPF) - La commercialisation de films français à l’étranger a rapporté 1,4 milliards FF en 1998, soit une hausse de 4 % sur l’année précédente. Selon la société Unifrance responsable de la promotion du cinéma français à l’extérieur, ce chiffre prend en compte les revenus des co-productions avec l’étranger, la vente des droits d’exploitation des nouveaux films et celle des droits de vidéo et de télévision des anciennes productions françaises.

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Chanson francophone : le dictionnaire du siècle

PARIS, 8 oct (UPF) - Un " Guide de la chanson française et francophone " par Pierre Sanka et Yann Plougastel retrace sous forme encyclopédique et à la fois anecdotique un siècle de création musicale francophone. Edité chez Larousse, le livre recense 650 artistes, dresse un palmarès et survole aussi bien la grande histoire que les petites aventures des chansons de 1900 à1999

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Comment vivre ensemble après une guerre ?

PARIS, 8 oct (UPF) - " Vie commune, mémoire partagée " est le titre d’une étude en profondeur poursuivie au Liban par les chercheurs français et libanais du Centre de Recherche sur le Moyen-Orient Contemporain (CERMOC). L’équipe interdisciplinaire formée à Beyrouth après la fin de la guerre civile observe et analyse les effets dans la ville de 15 ans de guerre civile et la façon dont se recréent les liens sociaux dans les quartiers. Depuis le mois d’avril 1999, le CERMOC s’est engagé sur une nouvelle piste de réflexion en étudiant les pouvoirs locaux après les élections municipales de 1998, les premières organisées depuis 35 ans,

Le " Journal du CNRS ", revue mensuelle du Centre national de la recherche scientifique, a fait part dans son édition de septembre des activités du CERMOC. L’observation des relations sociales au lendemain du conflit qui a déchiré les communautés du Liban de 1975 à 1990, peut aujourd’hui s’appuyer aussi sur les indicateurs fournis par l’Observatoire de recherche sur Beyrouth et sur la reconstruction (ORBR), créé en relation avec le CERMOC pour le suivi des données statistiques jusque-là inexistantes, notamment immobilières. L’étude bénéficie également d’une démarche interdisciplinaire réunissant des chercheurs de compétences diverses (urbanisme, géographie, histoire, politique, économie, anthropologie, sociologie). La coordination des disciplines est aujourd’hui la méthode encouragée parmi les chercheurs.

Le CERMOC fondé en 1977 par le ministère des Affaires étrangères français s’intéresse aussi à d’autres pays de la région : Irak, Jordanie, Palestine, Syrie et a installé en 1988 un observatoire à Amman. Mme Elisabeth Picard, directrice du CERMOC depuis 1997 est aussi à la tête de l’Institut de Recherche et d’Etude sur le Monde Arabe (IREMAM), unité de recherche CNRS/Université d’Aix Marseille.

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Première réédition du Salon du Livre d’Alger
PARIS, 07 oct (UPF) - Le Salon international du Livre d’Alger, SILA 99, s’est tenu du 23 au 30 septembre au Palais de la Culture. Officiellement inauguré par le Premier ministre M. Smail Hamdani, la manifestation organisée par la société Point Com sous l’égide du Ministère de la Culture algérien, renoue avec l’ancienne exposition des professionnels de l’édition qui ne s’était plus tenue depuis 1987.

Parmi une cinquantaine d’exposants, 20 maisons françaises d’édition et la représentation de nombreuses autres s’étaient jointes à 18 éditeurs algériens. Des thèmes comme " La chaîne économique du livre ", " La presse d’expression française " et la question de la francophonie étaient au programme d’animation du salon qui accueillait également écrivains arabes et français et " Les Journées arabes sur la littérature et la poésie ".

Le Salon a montré une forte participation de l’édition francophone par la présence de l’édition belge et les représentants des associations des éditeurs suisses et québecois aux côté des professionnels d’Egypte, du Koweit et surtout de Tunisie.

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"Mobutu Roi du Zaïre": "Papa Mobutu éternel"
PARIS, 06 oct (AFP) - Auteur de longs métrages de fiction et de documentaires primés dans le monde entier, le cinéaste belge Thierry Michel retrace dans "Mobutu Roi du Zaïre" le destin exceptionnel du président qui, en trente ans de dictature, ruina le Congo-Zaïre et son peuple. Au-delà de la personnalité de "Papa Mobutu" à qui des foules en liesse criaient "sois éternel" avant de déchanter en manifestant (69-71), Thierry Michel dénoue les fils du système mobutiste. En attendant le "Lumumba, retour au Congo" que termine le cinéaste haïtien Raoul Peck, le réalisateur belge signe un "Mobutu Roi du Zaïre", d'une durée de 135mn, construit comme un thriller. Résultat de deux ans de recherches, ce documentaire foisonne de rushes, de films découverts dans les archives d'Afrique, d'Europe et des Etats-Unis. En 1965, la Belgique, ancienne puissance coloniale, installe Mobutu au pouvoir. En 1997, malade il se réfugie au Maroc tandis que Kabila s'auto-proclame chef de la nouvelle République Démocratique du Congo. Décédé à l'âge de 66 ans et enterré dans la plus stricte intimité au cimetière chrétien de Rabat, Mobutu n'était pas immortel. Venu en Belgique en 1960 négocier "la libération de son pays", le colonel Mobutu, ex-journaliste, est alors "le leader politique dont le nom revient le plus souvent dans les discussions", selon Larry Devlin, chef de la CIA-Congo. Le 30 juin, l'indépendance est proclamée. Kasa Vubu est président. Patrice Lumumba est Premier ministre et Mobutu, son "homme de confiance" fait partie du gouvernement. Début 61, à la suite du premier coup d'état de Mobutu, Kasa Vubu est destitué. Lumumba meurt assassiné dans la province du Katanga où Mobutu l'a exilé pour "manque de discipline". En 1965, aidé par la Belgique et la CIA, Mobutu prend le pouvoir "pour cinq ans". Il casse le Mouvement Populaire de la Révolution (MPR) créé en 1967. "Mouvement des Pourris de la République", il ne saurait exister, selon Mobutu, puisqu'"il n'y a pas d'opposition". Les étudiants contestataires sont incorporés dans l'armée. En 71, une violente crise entre l'Eglise et l'Etat provoque l'abolition des noms chrétiens et le Zaïre remplace le Congo. Félin, manipulateur, Mobutu ruse pour garder le pouvoir en dépit des manifestations, des émeutes, des pillages, des massacres d'étudiants, des disparitions, de la famine et du chaos. Intelligent, l'homme à la toque "léopard" fait l'acteur au côté du roi Baudoin dont il copie les moindres gestes. Le président Nixon, la reine d'Angleterre, Indira Gandhi, Mao, Valéry Giscard d'Estaing, Raymond Barre et Jacques Chirac le reçoivent.
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"Imparage", le ballet national du Rwanda les 9 et 10 octobre à Paris
PARIS, 06 oct (AFP) - Le ballet national du Rwanda, "Imparage", achève une tournée européenne à Paris où il fera deux représentations, les 9 et 10 octobre. Ces spectacles, produits par l'association "communauté rwandaise de France" avec la coopération de l'Ambassade du Rwanda à Paris, sont destinés, selon leurs organisateurs, à "revaloriser le patrimoine artistique et culturel du Rwanda". "Imparage" rassemble des artistes du Rwanda, dont certains sont revenus de plus de trente ans d'exil, alors que d'autres sont des rescapés du génocide de 1994 et ont connu depuis la vie de réfugiés. Le ballet se veut l'expression de la diversité des danses et des chants du Rwanda avec Sentore, grand maître de la danse "Intore", également grand maître de la cithare. Le spectacle, riche en tambours et chants polyphoniques, présente le son unique des "amakondera" (trompes) avec le grand maître Bwanakweli, âgé de 80 ans. Le ballet rwandais, qui a reçu le 1er trophée du festival mondial de Majorque en 1995, s'est déjà produit en Afrique du sud, en Israël, à Brazzaville (Congo), en Italie, en Belgique et aux Pays-Bas.
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"Kolonel Bunker" : vie et mort du père de la "bunkerisation" albanaise
PARIS, 06 oct (AFP) - Film du réalisateur albanais Kujtim Casku, "Kolonel Bunker" (sortie mercredi) conte la vie et la mort du père de la "bunkerisation totale" visant à repousser hors d'Albanie "l'ennemi" invisible. Touché par cette dramatique "histoire vraie", Kutjim Casku a écrit le scénario-fiction de "Kolonel Bunker" après avoir constaté, dit-il, que le totalitarisme subi par l'Albanie n'avait pas été évoqué au cinéma. A travers le portrait d'un "homme bunkerisé", le cinéaste montre "la paranoïa collective" créée de toutes pièces par le régime d'Enver Hodja contre l'ennemi imaginaire. En 1974, dans l'Albanie isolée du reste du monde, le colonel Muro Neto (Agim Qirjaqi), grisé par la mission "historique" que lui a confié sa hiérarchie, entreprend sur la côte Adriatique vierge convoitée par des ennemis supposés, la construction de 800.000 bunkers. Dans la boue des terres dynamitées pour cause de travaux, Neto assiste sans mot dire aux exécutions sommaires des "traîtres" qui clament leur mépris du communisme. Il est le témoin muet de la capture des prêtres, des bombardements d'églises et de l'érection de bunkers sur les tombes des défunts. Les pleurs d'Ana, sa délicate épouse pianiste polonaise (Anna Nehrebecka), dont il est pourtant très épris n'y font rien. Tandis que l'horrible ballet se poursuit au son des ordres aboyés et des bruits de moteurs d'avions, Ana, animée par un sombre pressentiment et effrayée par l'absurdité de cette mission, se réfugie dans la musique. Un soir, pour fêter la réussite du premier tir d'essai sur un bunker, Neto emmène sa femme au cabaret et se proclame "général" en public. 9e long métrage de Kujtim Cashku, "Kolonel Bunker" est le premier film réalisé en coproduction (France-Pologne) en Albanie. C'est aussi une page d'histoire écrite "pour montrer les traces qu'une époque a laissées sur ceux qui l'ont vécue".
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Le prix Houphouet-Boigny pour la paix
PARIS, 04 oct (UPF) - Le 10ème prix Félix-Houphouet-Boigny pour la paix a été remis le 24 septembre à Paris par le directeur général de l'UNESCO, M. Federico Mayor aux deux lauréats de 1998. Mme Sheick Masina, Premier ministre du Bengladesh qui a mis un terme à vingt-cinq ans de guerre civile en signant le 2 décembre 1997 un traité avec les groupes rebelles et le sénateur américain  George J. Mitchell, conseiller du président Clinton pour les affaires d'Irlande, l'un des artisans de "l'Accord du Vendredi Saint" entre les communautés antagonistes de ce pays. Le prix est décerné chaque année depuis 1989 par un jury international présidé par l'ancien secrétaire d'Etat américain Henry Kissinger.
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Défense et promotion de l'exception culturelle

PARIS, 02 oct (UPF) - Dix-sept ministres de la culture ou leurs représentants, réunis pour la deuxîème rencontre informelle du Réseau international sur les politiques culturelles, les 20 et 21 septembre 1999, à Oaxaca, au Mexique, à l'invitation de M. Rafaet Tovar, Président du Conseil national pour la Culture et les Arts du Mexique (CONACULTA), ont tenu à rappeler que " les biens et services culturels, y compris les médias audiovisuels, méritent un traitement spécial, car ils sont le reflet des identités culturelles nationales et régionales ". Ils ont réaffirmé la reconnaissance du " droit des Etats et des gouvernements d'établir librement leurs politiques culturelles, ainsi que d'adopter les moyens et instruments nécessaires à leur mise en œuvre ".

Ce Réseau qui fournit un espace pour l'échange d'idées et d'expériences au plan international, réunissait les responsables gouvernementaux de la Culture de plusieurs membres de l'Organisation internationale de la Francophonie, Canada, Côte d'Ivoire, France, Sénégal et Suisse, ainsi que l'Afrique du Sud, Barbade, Brésil, Colombie, Espagne, Grèce, Hongrie, Mexique, Norvège, Royaume-Uni, Russie, et Suède.

Tous ont souligné " dans le contexte de la société de l'information, la nécessité de préserver et de favoriser la pluralité des cultures et des langues en raison de la richesse qu'elles représentent " et souhaité que la protection et la promotion du patrimoine matériel et immatériel soit au coeur de politiques culturelles de long terme. Selon eux, l'évolution du concept de patrimoine impose " une vision prospective, faisant place à la création culturelle contemporaine, avec la participation active d'autres acteurs de la société civile " et ont soulginé, notamment en direction des pays en voie de développement, " la valeur indéniable du patrimoine dans la conduite des politiques sociales, économiques et de développement durable ". A cet effet, ils ont convenu de renforcer les liens avec la Banque Mondiale, la Banque Interaméricaine de Développement et l'Union Européenne et souhaitent que l'UNESCO continue à jouer un rôle déterminant pour la préservation et la promotion de la diversité culturelle.

A partir des thèmes traités à Oaxaca, le Canada mettra en place un bureau de liaison qui appuiera le suivi et les travaux du réseau dont les prochaines réunions auront lieu en Grèce en 2000, en Suisse en 2001 et en Afrique du Sud en 2002. Le rapport de la réunion d'Oaxaca sera présenté par le Mexique, en tant que président de cette réunion, à la Table Ronde ministérielle de l'UNESCO, co-présidée par la France et le Canada, qui se tiendra le 2 novembre.

Archives Septembre 1999