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ECONOMIE
Octobre 1999

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"Surprise et injustice" à Yaoundé après le rapport de Transparence Internationale
YAOUNDE, 27 oct (AFP) - Le Premier ministre camerounais a fait part mercredi soir de ses "sentiments de surprise, d'étonnement et d'injustice" après le classement pour la seconde année consécutive de son pays au premier rang des nations les plus corrompues du monde par Transparency International (TI). "Je suis surpris parce que le gouvernement camerounais est l'un des rares pays en Afrique à avoir lancé une campagne officielle contre la corruption", a indiqué Peter Mafany Musonge, lors d'un point de presse à la Primature. "Il est un peu étonnant que ce soit en pleine mise en oeuvre du plan anti-corruption qu'une telle nouvelle nous arrive", a-t-il poursuivi en soulignant "les mesures fortes prises au Cameroun depuis un certain temps qui s'inscrivent en droite ligne des principes de rigueur et de moralisation prônés par le chef de l'Etat, Paul Biya". "J'éprouve un sentiment d'injustice comme si les efforts du Cameroun n'étaient pas pris en compte" et que "la volonté de transparence du gouvernement est mal comprise", a-t-il ajouté. "Le gouvernement reste cependant serein et va poursuivre son action d'assainissement de la société camerounaise", a assuré M. Musonge.
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Transparence-International publie ses indices de la corruption mondiale

PARIS, 27 oct (UPF) - L’organisation non gouvernementale Transparency International (TI) a présenté le 26 octobre à Paris et à Berlin son rapport annuel comportant la liste de 99 pays notés et classés selon un " indice de perception de la corruption " (IPC). Cette estimation est complétée pour la première fois cette année par un nouvel " indice de la corruption des pays exportateurs " (ICPE) appliqué à 19 pays riches.

Confirmant le classement de 1998, les pays nordiques sont considérés comme les états les moins corrompus avec la Nouvelle-Zélande, le Canada, Singapour, les Pays Bas et la Suisse. A l’opposée, le Cameroun, le Nigeria, l’Indonésie, l’Azerbaïdjan sont les plus mal classés. Parmi les pays exportateurs, la Suède, l’Australie, le Canada, l’Autriche et la Suisse sont les moins corrupteurs. La France, 22ème " corrompu " et 13ème " corrupteur " ne devance que l’Italie parmi les pays européens observés.

Par " corruption ", TI entend la stricte définition de " l’abus d'un pouvoir public à des fins particulières ", soit le fait pour une entreprise d’avoir à payer des pots-de-vin pour obtenir des marchés publics. Mais l’activité des mafias, les paradis fiscaux, le blanchiment d’argent, le marché des armes et les usages entre sociétés privées, toutes pratiques encore plus difficiles à apprécier, n’entrent pas en compte dans son étude.

Publié depuis 1995, l’indice de Transparency International est fondé sur les observations de témoins ou acteurs privilégiés du passage des marchés internationaux (banquiers, avocats, hommes d’affaires) interrogés par une dizaine de cabinets d’études, dont Gallup International chargé aussi cette année de l’ICPE.

La publication des indices de corruption " ne devrait en aucun cas pénaliser les pays les plus démunis en détournant d’eux l’aide dont ils ont justement le plus besoin, mais encourager les autorités à prendre des mesures de correction de ces pratiques " insiste M. Daniel Dommel, président de la section Transparence-International France, qui se félicite de l’amorce de réactions positives dans certains états. Parmi les 48 pays en développement avec lesquels la Banque mondiale travaille " à leur demande " pour éradiquer chez eux la corruption, figurent le Cameroun, le Nigeria et l'Indonésie, pays les plus mal placés au classement de TI.

Par ses classements annuels de la corruption passive et désormais aussi de la corruption active, Transparency International participe à un mouvement plus vaste de lutte contre le fléau économique et social que représente la corruption. La notion d’ " économiquement correct " prend une place de plus en plus importante pour les états et les entreprises qui veillent de plus en plus à leur image internationale. Un espoir de moralisation de l’économie s’exprime aux Etats-Unis par les " placements éthiques ", nouveau scrupule manifesté par les épargnants, mais aussi au plan international avec le lancement par l’ONU d’un Programme global contre la corruption et par la Convention anti-corruption de l’OCDE entrée en vigueur depuis le 15 février 1999, mais que la France n’a pas encore signée.

Le président de Transparence-International France a diffusé les " Engagements de Durban " pris à l’issue de la 9ème Conférence internationale contre la corruption (IACC) tenue en Afrique du Sud du 10 au 15 octobre dernier. Le prochain congrès se tiendra à Prague en 2001 et l’IACC a enregistré la candidature de Séoul pour 2003.

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Accords franco-chinois dans les technologies de l’information

PARIS, 26 oct (UPF) - A la veille de la visite en France les 24 et 25 octobre du président chinois, M. Jiang Zemin, les relations d’affaires des entreprises françaises en Chine avaient progressé dans les technologies de l’information et les téléphones, secteurs en pleine expansion. L’accord franco-chinois Poste-Télécommunications de 1994 a été reconduit le 20 octobre et les discussions se poursuivent sur l’agrément d’installation d’une deuxième usine de Thomson Multimédia pour la fabrication d’écrans de téléviseurs et sur la révision des contrats du deuxième opérateur chinois China Unicom intéressant la société française Alcatel. La Chine pourrait autoriser les investissements étrangers actuellement interdits dans les services de télécommunications après son admission attendue à l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

A l’issue de sa visite en France marquée par les fastes du protocole réservé au président chinois, M. Jiang Zemin a quitté Paris sur des promesses engageantes : la commande pour 15 milliards F de 28 avions Airbus, le principe de la ratification du traité d’interdiction des essais nucléaires (CTBT) et l’espoir du marché de 75 milliards F de la liaison Pékin-Shanghai par train TGV pour lequel la société française Alsthom est en concurrence avec la firme allemande Siemens.

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Les " bonus parallèles " du pétrolier Elf en Afrique

PARIS, 25 oct (UPF) - Le groupe pétrolier Elf aurait versé plus de 600 millions F de " bonus parallèles " à certains présidents africains pour faciliter ses implantations sur le continent entre 1990 et 1997. L’enquête menée à Genève par le juge d’instruction suisse Paul Perraudin avait mis en lumière d’importants mouvements de fonds sur le compte de M. André Tarallo, ancien dirigeant des filiales gabonaises et congolaises d’Elf. Interrogé par Le Monde (23 et 24 octobre), M. Tarallo n’a pas caché l’usage de rémunérations occultes de certains dirigeants au titre de " contrats de souveraineté " pour obtenir les permis nécessaires. Les activités de ce " Monsieur Afrique " de la firme pétrolière s’étendaient largement à la côte ouest-africaine. M. Tarallo a expliqué ainsi ses attributions : " j’ai eu à gérer dans mon travail au service du groupe Elf l’ " indivision africaine ", tant ce qui se passait pour le groupe dans l’un des pays - Nigeria, Cameroun, Gabon, Congo ou Angola - avait des répercussions dans les autres ".

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AFD : 666,78 millions de F en faveur de 11 pays en octobre 99
PARIS, 22 Oct (AFP) - L'Agence française de développement (AFD) a indiqué avoir accordé, au mois d'octobre 1999, 666,78 millions de francs (101,65 millions d'euros) pour des projets dans 11 pays en développement.
L'AFD, qui relève du dispositif français d'Aide Publique au Développement (APD), contribue par ses concours financiers à la réalisation de projets productifs publics et privés et assure la mise en oeuvre et la gestion des concours d'ajustement structurel décidés par le gouvernement français.
La répartition est la suivante :
- AFRIQUE :
ALGERIE : 98,39 MF (15 millions d'euros) pour le refinancement des PME/PMI du secteur privé.
COTE D'IVOIRE : 61,99 MF (9,45 millions d'euros) destinés à la deuxième phase du programme de réhabilitation de la centrale hydroélectrique de Buyo.
GHANA : 72,16 MF (11 millions d'euros) qui serviront à financer les infrastructures d'assainissement pluvial à Accra.
KENYA : 98,39 MF (15 millions d'euros) pour les réparations d'urgence consécutives aux destructions d'infrastructures causées par El Nino.
MADAGASCAR : 50,51 MF (7,70 millions d'euros) consacrés à la réhabilitation des réseaux d'eau et d'électricité d'Antananarivo.
MAROC : 131,19 MF (20 millions d'euros) en faveur du Fonds d'équipement communal.
MOZAMBIQUE : 32,14 MF (4,9 millions d'euros) pour la relance de la production d'anacarde.

- AMERIQUE CENTRALE :
REPUBLIQUE DOMINICAINE : 20,33 MF (3,10 millions d'euros) destinés notamment à la lutte contre la déforestation, au développement de la culture du café et à la rationalisation des activités de l'élevage.

- ASIE :
LAOS : 13,12 MF (2 millions d'euros) qui financeront un projet de renforcement du Centre de formation d'électricité du Laos.

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L’aide française au développement est en baisse

PARIS, 21 oct (UPF) - Les 34 milliards F d’aide bilatérale française au développement pour 1998 représentent une diminution de 8 % par rapport à l’année précédente. La publication des chiffres du Trésor dans le mensuel français L’Expansion montrent que l’Afrique sud-saharienne reste le partenaire prépondérant de l’aide bilatérale tout en faisant les frais de la rigueur française. Alors qu’elle absorbait 45 % de l’Aide publique au développement (APD) en 1997, elle a reçu 9,4 milliards F en 1998, soit moins du tiers.

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Baisse de l'aide française au développement, selon le mensuel L'Expansion
PARIS, 20 oct (AFP) - L'aide publique française au développement (APD) s'est élevée en 1998 à 33,8 milliards de francs (5,15 milliards d'euros), en baisse de 3 milliards de francs par rapport à l'année précédente, selon le bimensuel français L'Expansion, dans son édition du 21 octobre. Ces chiffres sont confirmés de sources diplomatiques françaises à Paris.
Citant les chiffres du Trésor, le journal précise que cette nouvelle baisse "ne fait qu'accentuer le déclin régulier de l'aide française dont le volume atteignait 47 milliards en 1994". Ces chiffres montrent que ce sont les anciennes colonies françaises d'Afrique qui supportent l'essentiel des restrictions budgétaires françaises. En effet, l'aide française au sud du Sahara a baissé de 3,2 milliards de francs alors que dans les autres régions du monde, l'effort financier français reste stable ou affiche même une légère augmentation comme par exemple en Afrique du Nord (+13%, soit 4,2 milliards). L'Expansion remarque que de 1995 à 1997, en cumul, c'est l'Egypte qui a reçu l'aide la plus importante en valeur absolue (5,44 milliards de francs) et, en aide par habitant, le Congo (2,93 milliards de francs, soit 349 francs par habitant), suivi de Djibouti (343 francs par habitant) et du Gabon (328 francs par habitant). En revanche, le Burkina Faso a reçu 40 francs par habitant et le Mali 34 francs. La France demeure cependant le troisième contributeur mondial d'aide publique au développement, derrière le Japon et les Etats-Unis, selon L'Expansion.
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Le réseau français UGC contrôle 700 cinémas en Europe

PARIS, 20 oct (UPF) - UGC devient le 3ème circuit de cinéma en Europe après les américains Paramount Universal et Warner. En reprenant via sa filiale UGC-Ciné Cité les 300 salles anglaises et irlandaises du groupe Virgin (15 % du marché britannique), UGC contrôle désormais 700 salles en Europe et passe en tête des grands circuits français de distribution cinématographique devant Gaumont et Pathé.

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Augmentation de la production de nickel en Nouvelle-Calédonie

PARIS, 19 oct (UPF) - Pour répondre à une demande mondiale en hausse, la production de nickel français augmentera en l’an 2000. Le groupe Eramet vise l’extraction annuelle de 5 000 tonnes par la société Le Nickel, sa filiale de Nouvelle Calédonie.

wpeE1.jpg (2350 octets) Côte-d’Ivoire

Aide de l'Etat à la campagne cacao 1999-2000

PARIS, 19 oct (UPF) - Pour limiter les effets de la chute des cours du cacao, le gouvernement de la Côte d’Ivoire a ramené le droit unique de sortie sur le cacao (DUS) de 150 à 125 F CFA par kilo a indiqué le quotidien d’Abidjan Fraternité-Matin (16 octobre). Cette mesure prise par décret présidentiel du 14 octobre représenterait une perte de 25 milliards F CFA pour l’état, mais devrait permettre aux exportateurs de maintenir le niveau des prix à la production.

Le ministre de l’agriculture et des ressources animales, M. Lambert Kouassi Konan en présentant le 15 octobre la campagne cacao 1999-2000, la première dans le contexte nouveau de la filière libéralisée depuis le 12 août dernier, a indiqué que 41 sociétés ont reçu l’agrément cette année pour l’exportation du cacao et du café.

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Les entreprises françaises de retour en force à la foire d'Alger
ALGER, 18 oct (AFP, Marc PONDAVEN) - Les entreprises françaises ont fait une retour en force à la Foire Internationale d'Alger (FIA) qui s'est ouverte le 12 octobre et apparaissent satisfaites des premiers contacts établis. Plus d'une centaine d'entre elles sont représentées à cette foire, carrefour du commerce international alors que l'an dernier elles étaient à peine une douzaine. La France est le pays le mieux représenté des 24 pays exposant à cette foire qui doit fermer ses portes le 23 octobre. Derrière la France, arrive la Tunisie avec 71 entreprises et l'Italie avec 44. La diminution des attaques des groupes islamistes armés et l'espoir d'un retour à la paix avec la politique de réconciliation nationale menée par le président Abdelaziz Bouteflika sont pour beaucoup dans ce retour remarqué, même si depuis août près de 350 personnes ont été tuées dans des attentats. Pour le moment, aucun contrat "fabuleux" n'a été signé mais les participants se montrent satisfaits de cette reprise de contacts même si les liens ont été maintenus pendant les années noires du terrorisme entre 1994 et 1997 quand la foire avait été annulée. Les exportations françaises vers l'Algérie se sont élevées en 1998 à 15,7 milliards de francs en hausse de 17,2% par rapport à 1997. Pour le premier semestre 1999 la progresion est de 6,6% par rapport à la même période de 1998, selon des statistiques françaises. La plupart des exposants, en majorité des PME, notent toutefois une forte demande dans tous les secteurs et une volonté des Algériens de travailler en partenariat avec des entreprises françaises. Cette formule semble avoir les faveurs des industriels français qui ne souhaitent pas vouloir implanter, pour le moment, trop de personnels français, notamment à l'intérieur du pays, en raison de la situation sécuritaire. "Je fais quasiment tout mon chiffre d'affaires annuel, soit 140 millions de francs, avec l'Algérie. Si je ne viens pas, je vais être doublé par ceux qui donnent dans la contrefaçon en provenance d'Asie du sud-est et maintenant de Turquie", assure un exportateur de pièces détachées automobiles.
wpeE1.jpg (2350 octets) Burundi

Le Burundi souffre toujours d'un embargo de fait
BUJUMBURA, 16 oct (AFP, Emmanuel GIROUD) - Plus de 30.000 Burundais qui soufffrent de malnutrition sont pris en charge chaque mois par les organisations humanitaires, selon l'ONU, dans un pays verdoyant et largement excédentaire en produits alimentaires avant le début de la guerre civile en 1993. Depuis la levée, en janvier dernier, de l'embargo économique et financier imposé depuis 1996 par ses grands voisins africains, la situation de la population burundaise, loin de s'arranger, n'a cessé d'empirer. La principale raison est la pénurie de devises car presque aucun pays n'a daigné reprendre l'aide financière ou même la coopération bilatérale, explique l'économiste Prime Nyamoya, professeur à l'université de Bujumbura. Le pouvoir d'achat des Burundais avait déjà dramatiquement chuté passant de l'indice 111,7 en 1993 à 285,3 en 1998, selon la banque centrale. Mais pour 1999, le ministère de la Planification anticipe une inflation de 26,5%. "Le secteur informel explose, avec des gens qui spéculent sur des produits qui sont toujours rationnés", estime un diplomate de haut rang, ajoutant: "On fait des coups, sur l'essence, le ciment, le sucre, l'huile", au détriment de la population. "Les Rwandais, les Ougandais et les rebelles congolais qui contrôlent l'est de la République démocratique du Congo (RDC) arrivent avec leurs dollars, pillent le marché burundais, et l'on retrouve les produits agricoles burundais vendus trois fois plus cher au Congo ou au Rwanda", explique-t-il. Résultat: il y a régulièrement des pénuries de sucre, d'huile et d'autres produits pour lesquels le pays est excédentaire. La contrepartie de ce marché parallèle, c'est le marché noir des devises, où le dollar est évidemment roi, qui est toléré par le pouvoir. On échange dans la rue sans être inquiété, dit Prime Nyamoya. Le billet vert atteint aujourd'hui au marché noir près de 1.300 francs burundais alors qu'il n'est même pas à 600 au taux officiel. Le secteur industriel, déjà peu développé avant 1993, ne peut plus compter sur les matières premières, rationnées à l'importation, pour produire, selon M. Nyamoya. "Les quelques grandes entreprises du pays ferment peu à peu leurs portes", explique le diplomate déjà cité. Selon la banque centrale, les principales productions du pays ont chuté, entre le 1er semestre 1998 et le 1er semestre 1999, de 100% pour le sucre, de 58% pour l'huile, 33% pour le savon, 38% pour les produits pharmaceutiques et plus de 90% pour les tubes d'acier. "La monnaie va forcément continuer de se déprécier sans appui des bailleurs de fonds internationaux", avertit M. Nyamoya, venant aggraver encore la situation des Burundais en renchérissant le coût des produits essentiels importés. "La situation économique est très mauvaise", reconnait l'ambassadeur de France, Jean-Pierre Lajaunie. Depuis la levée de l'embargo, la communauté internationale, principalement sous l'égide de pays voisins comme la Tanzanie, des Etats-Unis et de l'Union européenne, a décidé de ne pas reprendre sa coopération et son aide sans accord de paix entre le pouvoir dominé par les tutsis et la rébellion hutue, selon des sources concordantes. "Presque tous les pays ont réduit à zéro ou presque leur aide", déplore M. Lajaunie, ajoutant: "Si nous attendons un accord de paix, les pauvres gens vont encore plus désespérer". "La France n'a jamais accepté le diktat de la communauté internationale. On gère notre propre coopération", ajoute l'ambassadeur qui assure que son pays maintient une aide de 20 millions de francs par an en moyenne, soit bien peu, confesse-t-il, au regard des 200 millions entre 1990 et 1993.
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Fusion Dasa/Aérospatiale-Matra : la presse allemande salue une "percée"
BERLIN, 15 oct (AFP) - La presse allemande a salué vendredi une "percée" au lendemain de l'annonce surprise de la fusion de l'Allemand Dasa et du Français Aérospatiale-Matra qui a donné naissance au troisième groupe aéronautique et spatial mondial. On "a cru longtemps que le grand élan pour une consolidation de l'industrie aéronautique et spatiale européenne n'aurait plus lieu", relève le quotidien économique Handelsblatt. Pour le journal, ce sont "les Français qui ont dû faire le grand pas dans la mesure où ils ont réduit la part publique dans la nouvelle entreprise". "C'est presque une ironie de l'Histoire que le (Premier ministre français) socialiste Jospin ait réussi là ou son prédécesseur conservateur avait échoué", relève le Handelsblatt.  Evoquant le rôle joué par le président de DaimlerChrysler, Juergen Schrempp", le journal ajoute : "Il ne s'est pas laissé impressionner par la résistance politique massive venue de France et a fait progresser la fusion de toutes ses forces et avec le soutien du chancelier Gerhard Schroeder".
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Pierre Bourdieu justifie la résistance culturelle à la mondialisation
PARIS, 15 oct (UPF) - " Les lois du commerce sont incompatibles avec la création culturelle " a affirmé Pierre Bourdieu, professeur au Collège de France, dans " Questions aux vrais maîtres du monde ", un texte lu le 11 octobre devant les membres du conseil international du Musée de la télévision et de la radio (MTR) réunis à Paris,

L’intervention du sociologue apporte un soutien intellectuel fort à la résistance politique déjà exprimée par le président de la République Jacques Chirac devant les mêmes personnalités le 11 octobre et par le Premier ministre Lionel Jospin devant l’Assemblée nationale le 12 octobre. La France oppose en effet un refus énergique à l’application des règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à la production culturelle, particulièrement aux créations audiovisuelles.

L’analyse de Pierre Bourdieu veut démontrer que le débat entre " mondialisation " et " nationalisme " est un faux débat qui masque une vraie lutte entre " une puissance commerciale visant à étendre à l’univers les intérêts particuliers du commerce et de ceux qui le dominent et une résistance culturelle, fondée sur la défense des œuvres universelles produites par l’internationale dénationalisée des créateurs ".

Pour Pierre Bourdieu " le profit maximum à court terme imposé à l’ensemble des productions culturelles " est " incompatible avec l’idée de culture ". alors que depuis toujours " les œuvres se construisent en s’affranchissant de la loi du profit ".

Evoquant Platon, Michel-Ange et Beethoven, le sociologue apporte le soutien de la philosophie et des arts à la défense de " l’exception culturelle " et au refus de soumettre les produits de la culture au libéralisme économique qui les condamne en les privant des subventions publiques et des limitations réglementaires telles que le prix unique du livre ou les quotas de diffusion.

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Le marché aux Puces de Paris, plus grand catalogue du patrimoine mondial

PARIS, 14 oct (UPF) - Le marché aux Puces de Paris est le plus grand centre commercial de France. Le festival organisé début octobre par les marchands d’antiquités a donné la mesure économique du plus grand musée et marché du monde. Entre les Portes de Saint-Ouen et de Clignancourt, plus de 3 000 marchands, antiquaires et brocanteurs tirent un chiffre d’affaires officiel de 4 milliards FF par an, d’une marchandise dont 80% part à l’étranger. Avec 11 millions de visiteurs annuels, les 12 marchés toutes spécialités qui occupent les 7 hectares des Puces sont devenus l’un des sites les plus attractifs de France. Apparu il y a 150 ans sur ce qui n’était qu’un rendez-vous de " chiffonniers ", le commerce de la " brocante " s’est organisé dans les années 1920 avec l’apparition le long de la rue des Rosiers des premiers marchés Vernaison, Malik et Biron. Site précurseur de la redécouverte du patrimoine, le marché aux Puces est fréquenté par les curieux de partout, Vedettes internationales ou gens du quartier, tous sacrifient à leur amour du passé ou de l’insolite chaque fin de semaine aux Puces de Paris..

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Le secrétaire d'Etat français au Commerce extérieur à Alger ce week-end

PARIS, 14 oct (AFP) - Le secrétaire d'Etat français au commerce extérieur François Huwart se rendra en Algérie les 16 et 17 octobre prochains pour participer à la journée française de la 32ème Foire internationale d'Alger, a annoncé jeudi le Quai d'Orsay. Le responsable français doit notamment s'entretenir à Alger avec les ministres du Commerce, de l'Industrie et avec les responsables d'entreprises françaises installées en Algérie. Il devrait également signer "la nouvelle convention fiscale bilatérale" avec le ministre algérien des Finances, a ajouté le ministère français des Affaires étrangères. "Avec plus d'une centaine d'entreprises inscrites, la France sera de loin, le pays le mieux représenté à la Foire internationale d'Alger", a souligné le Quai d'Orsay précisant qu'"outre la Chambre de commerce et d'industrie de Paris (CCIP) et la Chambre française de commerce et d'industrie en Algérie, co-organisatrices du pavillon français, plusieurs chambres de commerce et d'industrie régionales et locales participeront à cette manifestation". Selon le Quai d'Orsay, "la présence de nombreuses entreprises françaises à la foire témoigne de leur disponibilité à travailler et à investir en Algérie". "Depuis le début de l'année, on observe une forte augmentation des contrats entre partenaires français et algériens", ajoute le ministère sans autre précision.
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La 9ème Conférence internationale contre la corruption se tient en Afrique

PARIS, 11 oct (UPF) - La 9ème Conférence internationale contre la corruption (IACC) a été officiellement ouverte le 10 octobre à Durban (Afrique du Sud) par le Président Thalo Mbeki. Créée en 1983, l’IACC traduit la volonté grandissante des états de traiter ouvertement cette question pour tenter de libérer l’économie des effets néfastes de la corruption, notamment dans les pays où l’efficacité des projets de développement est trop souvent annulée par des circuits financiers douteux. L’OCDE et la Banque mondiale ont appelé au cours de cette année à une meilleure transparence des relations d’affaires internationales..

Depuis 1993, " Transparency International " (TI), organisation non-gouvernementale enquête sur la corruption mondiale et publie un classement annuel des états les plus corrompus et celui des moins corrompus. Le rapport TI 1998 se référant à 85 pays, place le Cameroun en tête des pays les plus corrompus, dans un classement où domine l’Amérique du Sud (Paraguay, Honduras, Tanzanie et Nigeria, Indonésie, Colombie, Venezuela, Equateur, Russie). Les dix pays les moins corrompus sont dans l’ordre : Danemark, Suède, Finlande, Nouvelle-Zélande, Islande, Canada, Singapour, Pays-Bas et Norvège, Suisse. L’Allemagne arrive 15ème, les Etats-Unis 17ème , la France 19ème et l’Italie 21ème.

wpeDE.jpg (2878 octets) Haïti

Publication d’une carte d’Haïti par l’IGN

PARIS, 07 oct (UPF) - La première édition d’une nouvelle carte d’Haïti au 300 000ème a été mise en circulation en septembre. Elle a été réalisée par l’Institut Géographique national français (IGN) pour le compte du Service de Géodésie et de Cartographie de la République d’Haïti avec un financement du Service français de coopération et d’action culturelle en Haïti.

Cette carte publiée dans la série touristique de l’IGN " Pays et villes du monde " à partir de 16 scènes transmises en 1990 par le satellite français SPOT, donne des informations sur le relief, l’urbanisation et le réseau routier du pays, montre les sites originaux économiques et culturels, les lieux d’activités, de loisirs et de cultes (chrétiens et vaudou). La carte désigne également les zones intérieures ou côtières où vivent des espèces animales protégées : tortues, caïmans, oiseaux, flamands roses et lamantins.

L’IGN a par ailleurs annoncé la publication dans sa série " Continents ", d’une carte " Afrique politique ", au 1,12 millionième, réplique d’une affiche déjà existant.

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Altadis, numéro 1 mondial du cigare nait de la fusion des tabacs français et espagnols

PARIS, 07 oct. (UPF) - Les deux entreprises européennes de tabac, la SEITA française et l'espagnole Tabacalera qui étaient déjà associées au sein du GIE européen Global Tobacco, ont annoncé leur fusion par offre publique d'échanges (OPE) sous le nom de Altadis. L'accord sera soumis à l'approbation de l'assemblée générale des actionnaires de chaque société les 9 et 13 novembre prochains. La commission de surveillance boursière (COB) a déclenché une enquête sur les mouvements inhabituels qui ont animé les échanges le 1er octobre, avant l'annonce officielle de la fusion prochaine SEITA-Tabacalera.

Face aux récentes concentrations mondiales aux Etats-Unis et au Japon, la nouvelle société franco-espagnole garantira la suprématie européenne sur le cigare et le tabac brun. Elle se place au 4ème rang en chiffre d'affaires de l'industrie du tabac et devient le 6ème  producteur mondial de cigarettes, après  les géants chinois et anglo-saxons.

A partir d'un chiffre d'affaires de 10 milliards d'euros,  la nouvelle société vise une croissance de 5% en 2003. Elle possède 26 usines dont 14 en Espagne, 7 en France et 2 aux Etats-Unis et emploit 22 000 salariés. Avant la fusion, SEITA et Tabacalera avaient engagé des plans de restructuration avec fermetures d'usines et licenciements dans les deux pays.

Malgré les campagnes soutenues et l'apparition des procès anti-tabac, l'Europe représente toujours un marché de fumeurs important. La restructuration vise aussi la conquête des pays à fort potentiel de croissance (40 % de la valeur du marché mondial) non encore touchés par une politique de santé rigoureuse contre les méfaits du tabac.

La SEITA (Service d'exploitation industrielle des tabacs et allumettes), établissement public en charge de l'exploitation du monopole fiscal sur ces produits, privatisée en 1995, représente près de 3,5 % des recettes fiscales directes de l'Etat et 5.000 emplois dans diverses régions françaises.

wpeF2.jpg (10186 octets) Monde

Un "code mondial d'éthique du tourisme" face à l'explosion planétaire du voyage

SANTIAGO, 1er oct (AFP, Catherine MARCIANO) - Un "code mondial d'éthique du tourisme", élaboré par les 138 pays et territoires membres de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT), ambitionne de jouer un rôle de garde-fou accompagnant le triplement des flux internationaux de voyageurs prévu d'ici 2020. Le code, qui prône les idéaux d'un tourisme respectueux des hommes, des cultures locales et de l'environnement, a été formellement adopté vendredi au dernier jour de l'assemblée générale de l'OMT, réunie tous les deux ans pour voter ses grands chantiers. "La pression du tourisme sur la société va s'accentuer de manière considérable dans les prochaines années", prévient Francesco Frangialli, président de l'organisation intergouvernementale (chargée par les Nations Unies de promouvoir et développer l'activité). L'OMT prévoit en effet 1,602 milliard d'arrivées internationales de touristes à travers le monde en 2020, contre 625 millions en 1998. Depuis 1990, ces flux de voyageurs ont fait un bond de 36%, accompagnés de recettes touristiques accrues de 65%. "Le tourisme peut entraîner le meilleur et le pire à la fois", résume le responsable de l'OMT. D'un côté, l'activité est créatrice d'emplois et de nouveaux débouchés pour des produits artisanaux. De l'autre, elle peut contribuer à la destruction des communautés d'accueil et à la standardisation de leur culture, regrette M. Frangialli. Un premier code éthique avait été rédigé par l'OMT il y a quinze ans, sans grand impact sur la branche. A l'époque, "la prostitution des enfants n'était pas aussi présente et les problèmes environnementaux étaient moindres", souligne M. Frangialli. Le nouveau document de recommandations éthiques prend une dimension relativement ambitieuse, car il est assorti d'un protocole d'application créant d'ici deux ans un "Comité mondial d'éthique du tourisme". Les membres de ce comité pourront à l'avenir être saisis d'une demande de règlement d'un litige d'ordre éthique, par un Etat, un organisme, ou une entreprise, et ils émettront un avis.  L'initiative repose toutefois sur "un mécanisme de conciliation volontaire", n'imposant pas aux Etats souverains de tenir compte de cet avis. Après avoir sondé ses membres, l'organisation a en effet renoncé à imposer une instance "d'arbitrage" dont les décisions auraient eu un caractère plus coercitif. "L'OMT n'est pas un parlement mondial en matière de tourisme, le code n'a pas de caractère obligatoire pour les Etats", a dû marteler Alain Pellet, le conseiller juridique de l'OMT, face à quelques délégations comme l'Inde, l'Allemagne, le Japon ou l'Algérie, opposées à l'adoption d'un protocole d'application. Le code d'éthique lui-même, dont les principes généreux restent assez éloignées des pratiques en vigueur dans certains pays membres de l'OMT, n'a pas suscité un débat de fonds dans les travées plutôt clairsemées des congressistes. L'Uruguay ou l'Argentine se sont toutefois inquiétés d'un paragraphe stipulant que les Etats ont la responsabilité de la sécurité des touristes. Cuba a salué la condamnation de l'exploitation sexuelle, tout en souhaitant y ajouter une phrase critiquant "la diffamation" à l'encontre d'un pays. La Colombie a également mis en exergue les responsabilités des médias, susceptibles d'être de "grands ennemis du tourisme". Les règles de bonne conduite adoptées à Santiago doivent être largement diffusées dans les prochains mois auprès des acteurs publics et privés du tourisme, ainsi que du grand public via internet.
wpeE3.jpg (2916 octets) France

Le Salon français du chocolat s'exporte à New York et à Tokyo
PARIS, 01 oct. (UPF) - Le 5ème Salon du chocolat qui se tiendra du 30 octobre au 3 novembre 1999 à l'Espace Eiffel Branly à Paris sera consacré à l'Europe. Rappelant les traditions chocolatières de Belgique, de France et de Suisse il accordera une place de choix à l'histoire mondiale du chocolat, produit alimentaire hérité des Amérindiens.

Le succès des précédentes éditions du salon créé par la Chambre syndicale nationale des chocolatiers de France (CSNC) a encouragé les commissaires généraux de l'exposition parisienne, Sylvie Douce et François Jeantet, à organiser deux "Chocolate Show", d'abord à New York du 26 au 29 novembre prochain, puis, pour la première fois à Tokyo du 11 au 13 février 2000.

Archives Septembre 1999