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Francophonie
M. Bourges a remis son rapport Cambodge-Soir
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PARIS, 23 août (UPF) - Le président du comité
international de l'Union de la presse francophone (UPF),
Hervé Bourges, a remis, hier matin à l'Organisation
internationale de la Francophonie (OIF), un rapport de médiation
dans la crise du journal Cambodge
Soir. M. Bourges avait été dépêché
à Phnom Penh du 16 au 19 août par M. Abdou
Diouf, le secrétaire général de l'OIF,
organisation qui appui l'édition du seul journal
indépendant en français en Asie du Sud-est.
Cambodge Soir est confronté depuis le 11 juin à
une crise ouverte, une grève puis la démission
de la rédaction, à la suite du licenciement
d'un journaliste. La direction avait annoncé le 14
juin "la fermeture imminente" du journal selon
elle "en faillite". La société Les
Nouvelles Editions du Mékong, qui a remplacé
l'ancienne société éditrice, étudie
la relance du titre Cambodge Soir.
La mission de M. Bourges, qui a rencontré à
Phnom Penh les différents acteurs de la crise, devait
permettre d'apprécier les pistes permettant, avec
l'appui de l'OIF, le sauvetage de la publication et le maintien
de son indépendance. Le renforcement du site internet,
le passage à la périodicité hebdomadaire
de l'édition papier, la réintégration
de journalistes de l'ancienne rédaction, des aides
à la formation et des liens avec RFI, participent
au projet de relance de Cambodge Soir.
Un règlement intérieur d'entreprise de presse,
en cours de rédaction, vise à assurer la continuité
du journal tout en garantissant à la fois l'autorité
et les intérêts des administrateurs, la responsabilité
de la rédaction en chef et l'indépendance
de la rédaction.
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Niger
RFI de retour sur la FM après un mois de silence
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PARIS, 23 août (UPF) - Radio France internationale
(RFI) a repris ses émissions en FM, après
avoir été bayonnée pendant un mois
par les autorités, à la suite de la couverture
radio de la rébellion touareg dans le Nord. A Agadez,
théâtre des hostilités, RFI dispose
désormais de son propre émetteur en FM.
Le Conseil supérieur de la communication (CSC) avait
ordonné le 19 juillet la suspension des émissions
de RFI en FM pour "diffusion d'informations mensongères
et occultant la réalité" sur les évènements
liés aux activités de la rébellion
touareg du Mouvement des Nigériens pour la justice
(MNJ).
Très écoutée au Niger, RFI émet
des informations en français et en haoussa, la langue
la plus parlée dans le pays. RFI est reçue
en FM dans les grandes villes, à Niamey, la capitale,
à Agadez, à Zinder, Maradi et Tahoua.
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Guinée Bissau
Reporters sur les sujets drogue menacés de mort
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PARIS, 21 août (UPF) - La Fédération
internationale des journalistes (FIJ) a déploré
les "menaces et intimidations des journalistes"
enquêtant sur le trafic de drogue et a réclamé
au gouvernement "des actes concrets et efficaces"
pour mettre fin à ces pressions. La FIJ a lancé
cet appel "après les menaces qui ont poussé
un reporter à la clandestinité et un autre
harcelé par la justice", explique l'organisation
internationale.
Le correspondant de l'AFP et de RFI, Allen Yero Embalo,
a quitté le pays après avoir vu, le 24 juin,
sa résidence forcée, du matériel et
de l'argent volés et reçu deux jours plus
tard des menaces de mort. Un autre correspondant de Reuters
et collaborateur de la radio privée Bombolo FM, Alberto
Dabo, est "harcelé par la justice" et reçoit
des menaces de mort depuis deux mois. Tous deux enquêtent
sur le trafic de drogue.
L'Afrique de l'Ouest, notamment la Guinée-Bissau,
est devenue une plaque tournante du narco-trafic entre Amérique
du Sud et marchés européens, selon les observateurs,
a rappelé l'AFP.
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Guinée
Deux journalistes condamnés avec sursis
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PARIS, 17 août (UPF) - Deux directeurs d'hebdomadaires
ont été condamnés à six mois
de prison avec sursis pour diffamations et injures le 13
août par un tribunal de Conakry. Abdoul Aziz Camara,
directeur de publication de Libération et Thirnodjo
Diallo, directeur de publication de La Vérité
ont été en outre condamnés à
verser une amende de 50 millions de francs guinéens
au titre des dommages et intérêts à
l'ancien ministre des travaux publics Bana Sidibé.
Les deux journalistes étaient poursuivis pour la
publication d'informations jugées diffamatoires concernant
un détournement de fonds publics et l'appropriation
de véhicules appartenant à l'Etat. Les deux
journalistes ont fait appel.
Cette condamnation "est un coup dur porté à
la liberté de la presse en Guinée" a
dénoncé le président de la section
guinéenne de l'Union internationale de la presse
francophone (UPF) Naman Camara. Le représentant de
l'UPF s'est dit "très déçu que
le procureur et le juge aient refusé que les hauts
cadres du ministère cités au cours du procès
viennent témoigner". Naman Camara a qualifié
le procès de "parodie de justice". "Au
moment ou l'UPF et l'Organisation internationale de la francophonie
se battent pour la dépennalisation des délits
de presse, la Guinée vient de reculer d'un grand
pas en arrière" a déclaré Naman
Camara interrogé sur les antennes de la Voix de l'Amérique
et de Radio Nostalgie.
Rappelons que Naman Camara avait présidé
le 9 juillet à Conakry l'assemblée constitutive
de la "Convention des Éditeurs de la Presse
Libre de Guinée" (CEPRELGUI).
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Francophonie
Le président de l'UPF médiateur à
Cambodge-Soir
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PARIS, 16 août (UPF) - Le président de l'Union
internationale de la presse francophone (UPF) Hervé
Bourges, est parti aujourd'hui pour Phnom Penh (Cambodge),
chargé d'une mission de médiation dans le
conflit
de Cambodge-Soir par le secrétaire général
de la Francophonie Abdou Diouf.
"En concertation avec lensemble des parties
intéressées, Hervé Bourges qui se rend
au Cambodge du 16 au 19 août, a pour mission de rencontrer
les acteurs sur le terrain, de les interroger sur leurs
objectifs et dévaluer avec elles les différentes
solutions envisageables", explique un communiqué
de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF)
diffusé cet après-midi à Paris..
"Abdou Diouf réaffirme ainsi limportance
que la Francophonie attache à la survie de cette
publication qui a cessé de paraître depuis
le 11 juin, à la suite dun conflit intervenu
entre la rédaction et la direction", insiste
le communiqué. L'OIF apporte depuis 1997 son soutien
à Cambodge-Soir "un journal de qualité
qui participe activement au rayonnement de la langue française
en Asie" rappelle le communiqué. En 2007, le
montant de sa subvention pour ce journal sélève
à 68 980 euros.
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Maroc
Consternation et inquiétude des journalistes
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PARIS, 16 août (UPF) - La condamnation d'un journaliste
à huit mois de prison ferme, hier à Casablanca,
a soulevé la consternation des professionnels et
inquiète les médias sur la démocratisation
de la vie politique marocaine.
Le dirigeant du Syndicat des journalistes a qualifié
le verdict "d'inacceptable", selon l'AFP "C'es
une menace pour tous les journalistes dont le métier
est de publier des informations, des documents (...)",
a déclaré Younes Moujahid, secrétaire
général du Syndicat national de la presse
marocaine (SNPM). De son côté le président
de la Fédération des éditeurs, Abdelmounaïm
Dilami, également président de la section
marocaine de l'Union internationale de la presse francophone
(UPF), a rappelé en outre l'hostilité de principe
de la profession "à toute peine de privation
de liberté à l'encontre de journalistes dans
l'exercice de leur métier".
Le 24 août doit commencer le procès d'Ahmed
Benchemsi, directeur des deux magazines TelQuel et Nichane
pour "manquement au respect dû à la personne
du roi". En outre, le directeur de publication de Al
Ousboue, Mustapha Alaoui, attend le verdict du tribunal
le 23 août après la publication, le 6 juillet,
de critiques sur les membres de la délégation
marocaine aux négociations sur le Sahara occidental.
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Maroc
Huit mois de prison ferme pour M. Hurmatallah
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PARIS, 16 août (UPF) - Le tribunal de première
instance de Casablanca a condamné hier le journaliste
Mostapha Hurmatallah, d'Al Watan Al An (La Nation maintenant),
incarcéré depuis le 17 juillet, à huit
mois de prison ferme. Le directeur de lhebdomadaire
arabophone, Abderrahim Ariri, a été condamné
à six mois de prison avec sursis. Les deux journalistes,
poursuivis pour recel de documents obtenus à
laide dun crime, ont également
écopé d'une amende de 1000 dirams (environ
100 euros).
A l'ouverture du procès des deux journalistes, le
26 juillet, le directeur du journal, Abderrahim Ariri, avait
été remis en liberté. L'organisation
Reporters sans frontières (RSF) s'est dit "à
la fois révoltée et consternée"
par la première condamnation d'un journaliste à
la prison ferme depuis octobre 2004. RSF déplore
que le fossé ne cesse de se creuser entre les engagements
des autorités marocaines en faveur dune démocratisation
du royaume et la pratique de ces mêmes autorités".
Lemprisonnement de Mostapha Hurmatallah ne
peut se justifier en aucune manière" estime
RSF. "Il ne peut être reproché à
un journaliste dagir conformément à
sa mission dinformation et de ne pas se soumettre
aux obligations nincombant quaux agents de lEtat,
a rappelé lorganisation de défense de
la liberté de la presse.
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Maroc
Inculpation du directeur de Nichane et de TelQuel
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PARIS, 7 août (UPF) - Le directeur des magazines
"TelQuel" et "Nichane", Ahmed Benchemsi,
a été inculpé hier soir de "manquement
au respect dû à la personne du roi" et
comparaîtra en liberté à son procès
à partir du 24 août. Ahmed Benchemsi avait
reproché aux autorités d'avoir lancé
"une offensive généralisée"
contre la presse.
"C'est vraiment le retour aux années 70 où
toutes les publications marocaines devaient être soumises
à la censure préalable", a observé
le directeur du "Journal Hebdomadaire", Ali Ammar,
après le retard apporté à l'impression
du dernier numéro de la publication.
Plusieurs procès de presse se déroulent actuellement
au Maroc. Outre celui des journalistes de "Al Watan
Al An", Mustapha Hurmatallah et Abderrahim Ariri, a
lieu également leprocès du directeur de l'hebdomadaire
"Al-Ousbou", Mustapha Alaoui, poursuivi pour "diffusion,
de mauvaise foi, de fausses nouvelles", sur la couveture
de la situation sensible du Sahara occidental.
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Maroc
Saisie des hebdomadaires Nichane et TelQuel
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PARIS, 6 août (UPF) - Deux hebdomadaires, Nichane
et TelQuel, ont été saisis samedi 4 août,
pour manquement au respect dû au roi et, pour le premier,
également pour "des expressions contraires à
la morale". Le directeur des deux hebdomadaires, Ahmed
Benchemsi, a été entendu par la police judiciaire
de Casablanca. Dans son numéro 113-114, Nichane avait
critiqué des propos du roi Mohammed VI tenus lors
du discours du trône, le 30 juillet dernier. Nichane
avait également publié un dossier intitulé
"Le sexe dans la culture islamique", a indiqué
l'organisation Reporters sans frontières.
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Maroc
Le syndicat de la presse appelle à un arrêt
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PARIS, 6 août (UPF) - Le Syndicat national de la
presse marocaine (SNPM) a appelé les journalistes
à un arrêt de travail demain en solidarité
avec le directeur d'Al Watan Al An, Abderrahim Ariri et
le rédacteur Mustapha Hurmat Allah maintenu en prison
depuis leur interpellation le 17 juillet. Le procès
des deux journalistes, poursuivis pour "publication
de documents confidentiels" sur la lutte antiterroriste,
ouvert le 2 août, reprendra ce même jour à
Casablanca.
L'appel à l'arrêt de travail est prévu
pour une demi-heure et accompagné du port de brassards,
a précisé le SNPM dans un communiqué
diffusé hier. Le directeur de publication, relâché
depuis le 24 juillet comparaîtra libre devant le tribunal.
En revanche, le journaliste Mustapha Hurmat est entré
dans son 22ème jour de détention malgré
plusieurs requêtes présentées par la
défense pour obtenir sa libération.
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France
Les priorités de M. Sarkozy pour l'information
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PARIS, 3 août (UPF) - Le président Nicolas
Sarkozy a fait connaître ses priorités pour
la culture et l'information, accompagnées d'un voeu
de résultats rapides, dans une lettre de mission
adressée le 1er août à la ministre de
la Culture et de la Communication, Christine Albanel. L'audiovisuel
public et la presse écrite relèvent selon
le chef de l'Etat de ces priorités.
Le président de la République souhaite voir
s'affirmer l'identité de chaque chaîne du groupe
France Télévisions en marquant "une plus
grande différence avec les chaînes privées",
mais aussi "des programmes populaires de qualité
aux heures de grande écoute".
Dans le cas de l'audiovisuel extérieur, considérant
que les chaînes de télévision France
24, chaîne française d'information continue
voulue par son prédécesseur, et TV5Monde,
l'un des quatre opérateurs de la Francophonie, se
doublonnent, le président Sarkozy chercherait un
rapprochement entre ces deux sociétés, l'une
nationale et l'autre internationale.
Parmi ses priorités, M. Sarkozy a également
demandé à la ministre des mesures de survie
pour la presse quotidienne. "Par ailleurs, vous prendrez
les dispositions nécessaires pour permettre à
la presse quotidienne de sortir de la crise qu'elle traverse
depuis des années, en particulier en ce qui concerne
le régime de sa distribution et son adaptation à
l'univers numérique", dicte le président
à la ministre.
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Maroc
Le procès d'Al Watan Al An reporté au
7 août
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PARIS, 3 août (UPF) - Le procès de deux journalistes
de l'hebdomadaire Al
Watan Al An, ouvert mercredi 1er août à
Casablanca, a été reporté hier d'une
semaine. Le rédacteur, Mustapha Hurmat Allah, a néanmoins
été maintenu en prison. Le directeur de publication,
Abderrahim Ariri avait bénéficié d'une
remise en liberté provisoire le 24 juillet. Les avocats
des journalistes interpellés le 17 juillet, avaient
jugé "illégale" la procédure
de garde à vue prolongée de 48 heures à
96 heures.
Les deux journalistes sont poursuivis pour "recel
de documents obtenus à l'aide d'une infraction"
après publication le 14 juillet d'un dossier intitulé
"les rapports secrets derrière l'état
d'alerte au Maroc".
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Gabon
Six mois de prison pour le directeur de l'Espoir
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PARIS, 2 août (UPF) - Le directeur de publication
du journal LEspoir,
Guy Christian Mavioga, a été condamné
hier par le Tribunal de Libreville à 6 mois de prison
dont 5 avec sursis et à une amende de 250.000 FCFA
au Trésor public, pour "outrage au chef de lEtat"
et "appel tendant à troubler la paix publique".
M. Mavioga devrait être libéré dimanche
prochain 5 août. Le journal est suspendu par le Conseil
national de la communication (CNC, organe de régulation)
depuis le 5 juillet.
Le journaliste, incarcéré depuis le 28 juin,
se trouve depuis le 30 juillet au Centre hospitalier de
Libreville pour des problèmes respiratoires. M. Mavioga,
également dirigeant d'un parti de la majorité
préisdentielle, le Bloc démocratique chrétien
(BDC), se trouve écarté des élections
municipales de décembre par cette condamantion.
Le président Omar Bongo Ondimba recevra un franc
symbolique en guise de dommages et intérêts.
Le doyen des chefs d'Etat d'Afrique avait été
accusé dans L'Espoir (14 mai) de dilapider les biens
publics et de n'agir que dans ses intérêts.
Archives Juillet
2007
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