Nouvelle page 1

wpe10B.jpg (1395 octets) wpe107.jpg (4973 octets)
ARCHIVES

MEDIA
Avril 2000

wpeE1.jpg (2350 octets) Tunisie

Ben Brick distingué par le plus important quotidien d'Algérie

ALGER, 29 avr (AFP) - Le Prix international du quotidien El Khabar, le plus important tirage de la presse algérienne, a été attribué pour l'année 2000 au journaliste tunisien Taoufik Ben Brick en grève de la faim depuis le 3 avril. Ce Prix, qui porte le nom d'Omar Ourtilane, un journaliste d'El Khabar assassiné en octobre 1995, a été institué en 1998 pour "récompenser les hommes de la profession qui contribuent par leurs écrits et leurs positions à promouvoir la liberté d'expression et l'enracinement des valeurs de la démocratie". Le correspondant à Tunis du journal français "La Croix" et des agences de presse européennes Syfia et Infosud, a été choisi "pour ses valeurs professionnelles et humaines."
wpeE1.jpg (2350 octets) Algérie

Réunion de l'UIJPLF pour la Journée mondiale de la liberté de la presse

PARIS, 29 avr (UPF) - L'Union internationale des journalistes et de la presse de langue française (UIJPLF) ouvrira ses 4èmes Journées de la presse arabe francophone à Alger, mercredi 3 mai, date choisie par l'Unesco comme journée mondiale de la liberté de la presse. La manifestation des journalistes francophones, à l'initiative de sa section algérienne, réunira des professionnels du monde entier en Algérie où 101 journalistes et gens de presse ont été assassinés depuis 1993, selon l'UIJPLF. Des conférences et des ateliers sur le thème "Liberté de la presse et responsabilité des journalistes" se tiendront jusqu'au 5 mai. Après l'Egypte, le Liban et le Maroc, les 4èmes journées arabes de l'UIJPLF s'inscrivent à la fois comme la première réunion internationale de professionnels de la presse écrite et audiovisuelle en Algérie et la première manifestation d'un organisme francophone dans ce pays, qui ne fait pas partie des 55 états et gouvernements membres de l'Organisation internationale de la Francophonie.
wpeE1.jpg (2350 octets) Zimbabwe

Un photographe sud-africain arrêté après l'attentat du 22 avril

HARARE, 27 avr (AFP) - Un photographe sud-africain travaillant pour l'agence américaine Associated Press, M. Obed Zilwa, a été interpellé à l'aéroport, alors qu'il était sur le point de quitter le pays le 26 avril, dans le cadre de l'enquête sur l'attentat du samedi 22 avril à Harare. Son avocat, Me Jonathan Samkange n'a pas précisé le motif de l'inculpation. L'attentat, qui n'a pas fait de victime, avait détruit une galerie d'art contigue aux locaux du journal indépendant Daily News. Le rédacteur en chef du journal avait recu quelques jours auparavant une lettre de menaces fondée sur son attitude critique à propos de l'occupation des fermes et vis-à-vis du président Robert Mugabe. Dès le lendemain de l'attentat, le ministre de l'Information Chen Chimutengwende avait nié toute implication du gouvernement et mis en cause la presse étrangère, étayant ses sous-entendus sur la rapidité des journalistes à venir sur les lieux après l'explosion.
wpeE1.jpg (2350 octets) Maroc

Deux journalistes condamnés à la prison et à la suspension pour diffamation

TANGER, 27 avr (AFP) - Deux journalistes, Khalid Mechbal et Mustapha Alaoui, ont été condamnés à des peines d'emprisonnement et d'interdiction d'exercer le journalisme ainsi qu'au versement d'importants dommages et intérêts et amendes, pour diffamation à l'encontre du ministre des affaires étrangères Mohammed Benaïssa. Tous deux ont indiqué à l'AFP leur intention de faire appel.

Les deux journalistes avaient publié dans leurs hebdomadaires respectifs un article dénonçant la procédure d'achat par M. Benaïssa, en 1996, d'une résidence à Washington pour le compte de l'ambassade du Maroc alors qu'il était ambassadeur aux Etats-Unis. Mustapha Alaoui, le directeur de publication de l'hebdomadaire en langue arabe Al Ousboue, a été condamné hier par un tribunal de Casablanca à trois mois de prison ferme, trois ans d'interdiction de journalisme, un million de dirhams (600.000 FF) de dommages et intérêts et 20.000 dirhams (12.000 FF) d'amende. Khalid Mechbal, directeur de publication de l'hebdomadaire tangérois en langue arabe Le Nord 2000 et ancien directeur de la radio locale Radio-Tanger, a été condamné aujourd'hui par un tribunal de Tanger à six mois de prison avec sursis, un an d'interdiction de journalisme et 100.000 dirhams (60.000 FF) de dommages et intérêts.

wpeF2.jpg (2919 octets) France

La "culture" principal sujet de la presse hebdomadaire

PARIS, 26 avr (AFP) - La culture, délaissée par l'information audiovisuelle, règne dans les hebdomadaires d'actualité en France, contrairement à ses voisins européens, selon une étude réalisée par L'Express sur 11 titres de presse : L'Express, Le Nouvel Observateur, Le Point, Marianne, L'Evénement, Courrier international, Valeurs actuelles, Le Figaro Magazine, Paris Match, VSD et Télérama. Films, expositions, littérature, mode, théâtre... les médias rapides, comme la télévision, la radio et les quotidiens, s'intéressent peu à la culture et la presse hebdomadaire s'est emparée du sujet, donnant une large place aux guides culturels. En 1999, les hebdomadaires d'actualité ont consacré 27% de leur contenu rédactionnel à la culture, contre 17% à l'actualité mondiale, 15% à la société, 11% à l'économie et 10% à la politique. La primauté de la culture dans la presse hebdomadaire reste "une exception française". Si les sujets culturels dominent les pages intérieures des magazines, ils laissent la "Une" aux sujets de sociétés (25% des couvertures en 1999) et à l'actualité internationale (23%) et aux sujets "services" qui réalisent les meilleures ventes.
wpeE8.jpg (2670 octets) Iran

Le Tribunal de la presse met en garde le frère du président Khatami

TEHERAN, 26 avr (AFP) - Le Tribunal de la presse de Téhéran a adressé aujourd'hui une mise en garde à M. Mohammad-Reza Khatami, frère du président de la République, en tant que directeur du quotidien Mocharekat, un des rares "rescapés" de la suppression massive de journaux réformateurs. "Dans ses éditions de lundi et de mardi, Mocharekat avait changé de façon très substantielle la mise en page, le contenu et les titres", indique le juge du Tribunal, Saïd Mortazavi   "En cas de manquement à cette mise en garde du tribunal, des décisions appropriées seront prises au sujet des prochains numéros", ajoute le juge.

Dirigé par le frère du président, Mocharekat, qui diffuse à environ 150.000 exemplaires, est l'organe du parti Mocharekat (Front de la Participation, gauche réformatrice), qui est le grand vainqueur des élections du 18 février 2000. M. Mohammad-Reza Khatami a lui-même obtenu 62% de voix à Téhéran, où il est le candidat le mieux élu, selon des résultats non officiels annoncés par le ministère de l'Intérieur. Mais le scrutin dans la capitale n'est toujours pas officiellement proclamé. Le président Mohammad Khatami a lancé un appel au calme à l'adresse des étudiants spontanément mobilisés pour défendre la liberté d'expression.

wpeE1.jpg (2350 octets) Tunisie

Taoufik Ben Brick poursuit sa grève de la faim à son domicile

PARIS, 26 avr (AFP) - Le journaliste tunisien Taoufik Ben Brick a été ramené dans la nuit de mardi à mercredi de la clinique Saint-Augustin à son domicile à bord d'une ambulance et a déclaré vouloir y poursuivre sa grève de la faim commencée le 3 avril. Le journaliste avait été admis lundi 24 avril à l'hôpital public de Mongi Slim à la Soukra (15 km au nord de Tunis), puis transporté à la clinique privée Saint-Augustin, mardi après-midi, à sa demande, en raison, selon lui, du "harcèlement policier incessant" à l'hôpital. Des échauffourées ont opposé mardi soir des policiers qui interdisaient l'entrée du bâtiment de la clinique privée et des membres de la Ligue des droits de l'homme tunisienne, du Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT, non reconnu) et des avocats. Le journaliste avait déclaré à l'AFP qu'il craignait d'être emmené par la police vers une destination inconnue.

"La France a entrepris depuis plusieurs semaines de dire à (ses) amis tunisiens la mauvaise image que ces questions donnent d'une Tunisie qui par ailleurs a des succès économiques tout à fait considérables", a déclaré le ministre français de la coopération Charles Josselin le 25 avril sur Radio France Internationale. La France a proposé depuis vendredi 21 avril d'accueillir Taoufik Ben Brick si les autorités tunisiennes l'autorisent à quitter son pays. "Nous espérons que ces messages que nous faisons passer à nos amis tunisiens puissent être entendus afin que, au delà de ce cas d'espèce, ce soit d'une manière plus générale la relation de la Tunisie avec les organes d'information qui s'en trouve améliorée", a ajouté M. Josselin.

wpeE8.jpg (2670 octets) Indonésie

Un ancien ministre accusé du meurtre de journalistes au Timor en 1975

SYDNEY (Australie), 26 avr (AFP) - La veuve d'un journaliste australien, tué il y a 25 ans au Timor oriental avec quatre autres confrères, a demandé aujourd'hui que des poursuites pour meurtre soient engagées contre un ancien ministre indonésien, officier de l'armée à l'époque des faits. Shirley Shakleton, dont l'époux, Greg, un reporter de télévision, a été tué en 1975 à la frontière est-timoraise, a indiqué que de nouvelles preuves montraient que l'ancien ministre de la Communication, Yunus Yosfiah, alors  commandant de l'unité impliquée dans cette fusillade, avait ouvert le feu sur les journalistes. Dans un documentaire diffusé par la chaîne de télévision SBS, un témoin occulaire de la mort des journalistes, Thomas Goncalves, un ancien activiste pro-indonésien qui a changé de bord l'an dernier, déclare que c'est Yunus Yosfiah qui a tiré les coups mortels. Interrogé sur les raisons de ces meurtres alors que les cinq hommes semblaient vouloir se rendre, Thomas Goncalves a indiqué que Yosfiah devait tirer "pour que les journalistes ne fassent pas savoir au monde ce qu'ils avaient vu".
wpeE1.jpg (2350 octets) Tunisie

Intervention de l'ambassadeur de France sur "le cas" de Ben Brick

PARIS, 25 avr (AFP) - L'ambassadeur de France à Tunis, Daniel Contenay, a rencontré le secrétaire d'Etat tunisien aux Affaires étrangères pour souligner la préoccupation de la France à propos de la situation du journaliste Taoufik Ben Brick, a indiqué aujourd'hui à Paris le ministère français des Affaires étrangères. Le porte-parole du ministère a également indiqué qu'un diplomate de l'ambassade de France s'est "rendu auprès de M. Ben Brick et a pu s'entretenir avec lui". Depuis le déclenchement de cette grève de la faim, "la France suit cette affaire avec la plus grande attention et la plus grande vigilance. Nous avons exprimé notre préoccupation et notre attachement à la liberté de la presse, dès le 11 avril", a-t-il souligné. Le journaliste tunisien a entamé ce matin son vingt-troisième jour de grève de la faim dans une chambre du service de réanimation de l'hôpital Mongi Slim à la Soukra dans la banlieue nord de Tunis, à une quinzaine de kilomètres du centre-ville. Jusqu'à lundi, il observait son jeûne dans les locaux du Centre National pour les Libertés en Tunisie (CNLT, non reconnu).
wpeE8.jpg (2670 octets) Iran

Mobilisation étrudiante et reparution d'un journal suspendu

TEHERAN, 25 avr (AFP) - Les étudiants iraniens, qui avaient déstabilisé le pouvoir en 1999 en protestant alors contre la fermeture d'un seul quotidien, Salam, ont organisé mardi les premiers rassemblements pour "la liberté d'expression", après la suspension de neuf quotidiens et quatre périodiques. Ce mouvement, jusqu'ici totalement pacifique, est le premier depuis les manifestations de juillet 1999. Trois journalistes ont été emprisonnés et treize publications ont été suspendues au total en deux jours pour avoir attenté "aux valeurs de la République islamique". Un millier de journalistes et de professionnels de la presse se sont ainsi trouvés au chômage du jour au lendemain. Plusieurs pays occidentaux, dont les Etats-unis et la France, ont dénoncé les suspensions des journaux. Toutefois, le principal quotidien réformateur, Sobh-é-emrouz a pu paraître normalement, la suspension annoncée lundi soir ayant été levée ce matin, quelques heures avant que ne s'ouvre le procès des auteurs de l'attentat par balle contre son directeur, M. Saïd Hajarian. Le tireur présumé, Saïd Asghar, 20 ans, a avoué.

Les réactions contre les suspensions sont apparues à la cité Universitaire où avaient commencé les troubles l'an dernier. Mille étudiants de l'université de Khajeh Nassir Toussi dans le nord de Téhéran ont suspendu leurs cours, pour protester contre ce qu'ils qualifient de "préparation de coup d'Etat contre la presse réformatrice". Ils ont également critiqué la télévision d'Etat, pour avoir diffusé des extraits d'une conférence politique à Berlin en partie à l'origine de la fronde anti-réformateurs et des poursuites contre la presse réformatrice. Une réunion publique s'est tenue à la Faculté de Droit et des Sciences politiques de Téhéran, où plusieurs journalistes ont déploré que "trois ans après" l'élection de M. Khatami, de telles mesures soient possibles. Le bras de fer entre réformateurs proches du président Mohammad Khatami et conservateurs, qui ne reconnaissent que l'autorité de l'ayatollah Ali Khamenei, se multiplient. Le Tribunal religieux spécial (TRS), instance judiciaire d'exception chargée de juger des membres du clergé, a délivré ce matin un mandat d'arrêt contre l'hodjatoleslam Hassan Youssefi Echkevari, participant à la conférence de Berlin et actuellement en visite privée à Paris.

wpeE1.jpg (2350 octets) Zimbabwe

Le pouvoir met en cause des journalistes

HARARE, 24 Avr (AFP) - Le gouvernement zimbabwéen - soumis à la pression internationale depuis l'occupation des terres des fermiers blancs par les anciens combattants partisans du président Robert Mugabe et du ZANU-PF, le parti au pouvoir - a mis en cause la presse, notamment étrangère, la soupçonnant même d'être mêlée à un attentat commis samedi 22 avril dans le centre d'Harare. Pour le ministre de l'information, M. Chen Chimutengwende, l'arrivée rapide des journalistes après l'explosion d'une bombe près des locaux du seul quotidien indépendant du pays, est suspecte. M. Chimutengwende estime qu'il y a moins d'insécurité à Harare qu'à Londres ou New-York mais que certains ont intérêt à faire croire le contraire. "Nous ne sommes pas surpris par le comportement de la presse étrangère", a ajouté M. Chimutengwende pour qui "cette campagne est un effort coordonné pour nous isoler". Plusieurs journalistes, notamment d'image, ont déjà été pris en otages et d'autres ont été battus. Des voitures de presse ont été lapidées. Les fermiers blancs hésitent à parler à la presse, se disant menacés en cas d'échange avec des journalistes. Le chef des vétérans, M. Chenjerai Hitler Hunzvi, très affable avec la presse contrairement à ses hommes, a mis en garde les journalistes contre les risques de violence voire de mort. "Faites très attention, soyez prudents" dit-il à chaque occasion tout en refusant de garantir la sécurité des médias ou de leur fournir une escorte.
wpeE8.jpg (2670 octets) Iran

Des étudiants manifestent contre la suspension de journaux

TEHERAN, 25 avr (AFP) - Les étudiants de l'université de Khajeh Nassir Toussi dans le nord de Téhéran ont suspendu aujourd'hui les cours pour protester contre les récentes suspensions massives de journaux. Treize publications proches du président Mohammad Khatami, dont neuf quotidiens, ont été suspendues depuis dimanche, ce qui représente la mesure collective la plus importante à l'encontre de la presse depuis 1979. Un millier d'étudiants rassemblés spontanément et sans incident dans la nuit de lundi 24 à mardi 25 avril dans l'enceinte de la Cité universitaire de Téhéran pour défendre la "liberté d'expression" sont sortis des locaux universitaires en scandant dans la rue des slogans hostiles aux conservateurs et en faveur des réformateurs. Sur un tract distribué devant l'université, les étudiants affirment suspendre les cours pour "protester contre la préparation de coup d'Etat contre la presse réformatrice". Les manifestants ont accroché à l'entrée de l'université, située dans le nord résidentiel de Téhéran, des exemplaires des journaux interdits.

wpe105.jpg (2304 octets) Australie

La journaliste Nancy Wake veut revenir mourir en France

SYDNEY, 25 avr (AFP) - L'héroïne de la Deuxième Guerre mondiale la plus décorée d'Australie, Nancy Wake, 87 ans, a indiqué qu'elle voulait faire de l'Auvergne, dans le centre de la France, sa dernière demeure. Nancy Wake, que la Gestapo ne connaissait que sous le nom de "la souris blanche" avait quitté l'Australie au milieu des années 30 pour travailler comme journaliste en France. Son mari, un Marseillais fortuné, Henri Augusta, a été arrêté et exécuté par les occupants en 1943. Entraînée à Londres, elle fut parachutée en France en 1943 avec le grade de capitaine pour aider la Résistance française. "Je veux que mes cendres soient dispersées sur le Mont Mouchet où se trouvait notre quartier général et d'où nous avons combattu les Allemands", a-t-elle indiqué de sa maison de Port Macquarie, au nord de Sydney. "Je me sens assez seule ici" a-t-elle expliqué à l'AFP. Nancy Wake voudrait vivre ses dernières années auprès de ses anciens amis. Elle a reçu neuf décorations différentes pour ses exploits. Elle porte notamment la rosette d'officier de la Légion d'honneur, la Croix de guerre, la Médaille de la résistance et la Médaille de la liberté américaine. "J'économise, mais je ne suis pas sûre de pouvoir mettre assez d'argent de côté pour réaliser ce projet" a aussi indiqué l'ancienne journaliste et résistante australienne.

wpeE1.jpg (2350 octets) Tunisie

M. Ben Brick poursuit sa grève de la faim à l'hôpital

TUNIS, 24 avr (AFP) - Le journaliste Taoufik Ben Brick, en grève de la faim depuis vingt et un jours, a réaffirmé qu'il voulait poursuivre son jeûne à l'hôpital où a été transporté en fin de matinée en raison d'une dégradation de son état de santé, a-t-on indiqué au siège du Conseil National pour les Libertés en Tunisie (CNLT, non reconnu) où le journaliste observait son jeûne. "J'ai accepté de rentrer à l'hôpital pour rassurer ma mère, mes amis et tous ceux qui m'accompagnent dans ce combat", avait déclaré dimanche 23 avril le journaliste à l'AFP. Un bilan, signé par les cinq médecins qui le suivent, avait fait état de "lésions viscérales pouvant mettre sa vie sérieusement en danger" et ordonné une hospitalisation "non négociable". Selon ce bilan, M. Ben Brick a perdu 18 kg, ce qui se traduit par une "dénutrition sévère et menaçante" et "une forte asthénie, et des troubles de la concentration et du sommeil". Aujourd'hui, le journaliste a précisé qu'il avait accepté la décision des médecins pour qu'ils puissent le surveiller et éventuellement lui administer des médicaments, mais refuse toute transfusion de sérum physiologique ou alimentation par intraveineuse.

"Je ne cesserai que lorsque les autorités me permetteront de me poser sur une autre terre, que je sente que l'affront qu'on m'a fait en terrorisant mes enfants aura été réparé", a déclaré M. Ben Brick. "Pour cela j'irai jusqu'au bout de mes forces". Le correspondant de La Croix et de deux agences de presse européennes est sous le coup d'une interdiction de quitter le territoire tunisien notifiée le 10 avril par le juge qui l'interrogeait sur deux de ses articles sur l'état des libertés en Tunisie, parus à l'étranger. Il est passible de six ans de prison pour double inculpation de "diffusion de fausse nouvelles de nature à troubler l'ordre public" et de "diffamation de corps constitué". Un responsable du Rassemblement Constitutionnel Démocratique de Tunisie (RCD au pouvoir) a indiqué que le journaliste "est impliqué dans une affaire portée devant les tribunaux et qu'il fait l'objet de poursuites judiciaires tout en jouissant de sa pleine liberté".

wpeE1.jpg (2350 octets) Tunisie

M. Ben Brick veut se rendre en France

PARIS, 20 avr (AFP) - Le journaliste tunisien Taoufik Ben Brick, en grève de la faim à Tunis depuis le 3 avril, a déclaré qu'il comptait poursuivre sa grève de la faim en dépit de l'appel qui lui a été lancé par la direction du journal La Croix, dont il est le correspondant en Tunisie. Interrogé au téléphone depuis Paris, il a ajouté : "Je n'arrêterai cette grève qu'à l'aéroport Charles-de-Gaulle à Paris" et "Je veux boire mon café au Café de la paix" désignant le célèbre établissement de la place de l'Opéra à Paris. M. Ben Brick, est en grève de la faim pour obtenir la restitution de son passeport. Il a entamé sa grève le 3 avril après avoir été interrogé pour la deuxième fois par un juge d'instruction sur deux de ses articles évoquant l'état des libertés en Tunisie, parus dans la presse étrangère. Il est passible, selon le code pénal tunisien, de six ans de prison. Une grève de la faim tournante a été déclenchée à Tunis dans les locaux du Comité national pour les libertés en Tunisie (CNLT, non reconnu) pour soutenir le journaliste.

wpeE1.jpg (2350 octets) Togo

L'UIJPLF "indignée" par l'arrestation de journalistes

PARIS, 20 avr (UPF) - L'Union internationale des journalistes et de la presse de langue française (UIJPLF) "s'est indignée" de l'arrestation du directeur d'une publication togolaise, dans une lettre adressée au ministre de la justice, M. Seyi Méméne, mardi 19 avril, par le délégué à la Presse d'Afrique de l'organisation internationale des journalistes francophones. Selon une dépêche de l'AFP du 17 avril, le directeur de l'hebdomadaire "L'Exilé", Hippolyte Agbo a été arrêté après la publication d'un article annonçant l'information aussitôt démentie de la mort d'une fille du président Eyadema dans un accident de la circulation. Par ailleurs, le directeur d'un autre hebdomadaire, "Le Combat du peuple", joint mardi 18 avril par l'UIJPLF, a déclaré être obligé de se cacher pour échapper à une arrestation. Dans un message adressé à l'UIJPLF, le journaliste, M. Messan, explique que le ministre togolais de la communication et de la formation civique, Koffi Panou, aurait engagé des poursuites contre le journal et contre lui, après la dénonciation dans son édition du 3 avril d'un gaspillage d'argent public mettant en cause ce ministre et un correspondant de presse à Lomé. Les avocats du "Combat du peuple" ont entrepris une démarche  pour que le directeur du journal puisse comparaître libre devant le juge conformément à la loi en vigueur au Togo, a déclaré M. Messan à l'UIJPLF.

wpeE1.jpg (2350 octets) Algérie

Rédaction de la Charte des journalistes algériens

PARIS, 20 avr (UPF) - Des journalistes algériens ont publié jeudi 13 avril à Alger un document présentant une "Charte d'éthique et de déontologie", contenant une déclaration des devoirs et des droits des journalistes professionnels, énoncés respectivement en deux listes de 18 et 8 articles. Les journalistes algériens se préparent à donner une dimension particulière à la célébration le 3 mai de la Journée mondiale de la liberté de la presse. La section algérienne de l'Union internationale des journalistes et de la presse de langue française (UIJPLF) acueillera à cette occasion à Alger, du 3 au 5 mai, les professionnels francophones dans le cadre des 4èmes Journées de la presse arabe francophone sur le thème 'Liberté de la presse, responsabilité du journaliste".

wpeF2.jpg (2919 octets) France

Décès du journaliste français Philippe Bernier

PARIS, 19 avr (AFP) - Le journaliste Philippe Bernier qui fut aussi un des fondateurs de l'association "Médecins sans Frontières" et a été incarcéré, puis blanchi, lors de l'affaire Ben Barka, est décédé lundi 17 avril à Toulouse. Né en 1930 à Bois-Colombes, Philippe Bernier a également couvert pour la Radio Télévision Française (RTF) les événements du 13 mai 1958 en Algérie avant d'être limogé en 1960 sur décision du gouvernement de l'époque. Lié à une grande partie de la classe politique marocaine et algérienne, Philippe Bernier avait rendez-vous dans une brasserie de St-Germain-des-Prés avec Mehdi Ben Barka, le 29 octobre 1965, jour de l'enlèvement de l'opposant marocain. Le journaliste sera longtemps soupçonné de complicité dans cette affaire et restera emprisonné près d'un an à la prison de la Santé avant d'être blanchi. Philippe Bernier avait été l'un des créateurs en 1971 et le secrétaire général pendant 5 ans de l'association "Médecins sans Frontières" qui a reçu le Prix Nobel de la paix en 1999.

wpeE8.jpg (2670 octets) Iran

La presse accusée d'être devenue "une base de l'ennemi"

TEHERAN, 20 avr (AFP) - Le Guide de la République islamique d'Iran, l'ayatollah Ali Khamenei, a dénoncé aujourd'hui à Téhéran les Etats-Unis qui "essaient avec leurs médias de dominer l'Iran" et certains journaux nationaux, devenus selon lui "des bases de l'ennemi à l'intérieur du pays". Dans un discours prononcé devant des dizaines de milliers de jeunes, M. Khamenei a accusé "les pouvoirs oppressifs du monde, avec à leur tête les Etats-Unis, qui essaient de dominer le pays, comme ils l'ont fait pour l'Europe orientale". "Ils ont voulu faire le même complot en Iran, avec leurs radios, mais ils n'ont pas réussi", a-t-il déclaré, ajoutant de vives critiques des journaux réformateurs, proches du président Mohammad Khatami. "Certains journaux sont devenus des bases de l'ennemi, ils font le même travail que ses radios", a-t-il accusé réclamant des autorités qu'elles "mettent un terme" à cette "avance ennemie". Le Parlement sortant, dominé par les conservateurs, a définitivement adopté le 18 avril une proposition de loi controversée renforçant les sanctions pour délits de presse, au moment où les pressions se multiplient sur la presse écrite, avec la convocation par la justice de nombreux directeurs de journaux réformateurs.

wpeE1.jpg (2350 octets) Maroc

La presse marocaine s'interroge sur l'avenir de sa liberté

RABAT, 19 avr (AFP) - La presse marocaine s'interroge aujourd'hui sur l'avenir de sa liberté et certains journaux craignent ouvertement "un retour en arrière" après la récente interdiction de deux hebdomadaires et le limogeage brutal des dirigeants de la chaîne de télévision publique 2M. Al Ittihad Al Ichtiraki, le journal de l'Union Socialiste des Forces Populaires (USFP), le parti du Premier ministre Abderrahmane Youssoufi, rappelle ainsi que "l'islam, la monarchie et l'intégrité territoriale" sont "des lignes rouges qu'on ne peut transgresser". Sur le fond, cependant, de nombreux journaux estiment que ces interdictions et ces limogeages sont des mesures qui devaient finir par arriver, compte tenu des "dérives" des deux hebdomadaires et de la deuxième chaîne publique, qui "n'était plus dirigée, ni encadrée, que dans l'improvisation et le bricolage", selon Libération, organe francophone de l'UFSP. "Le gouvernement est clair : c'est un coup de semonce pour tout le monde", affirme le rédacteur en chef de La Gazette du Maroc qui estime cependant que "les démocrates doivent être vigilants" car "les tentations sécuritaires de certains milieux les porteront à utiliser le coup de semonce pour rétrécir l'espace des libertés".

wpeE1.jpg (2350 octets) Algérie

La section Algérie de l'UIJPLF solidaire du journaliste tunisien Ben Brick

ALGER, 19 avr (AFP) - La section Algérie de l'Union internationale des journalistes et de la presse de langue française (UIJPLF) "soutient le combat" du journaliste tunisien Taoufik Ben Brick en grève de la faim depuis le 3 avril, déclare un communiqué de son président, Amer Oumalou, diffusé le 18 avril. L'UIJPLF Algérie "s'indigne du traitement infligé" au journaliste qui proteste "contre le harcèlement de sa famille, l'interdiction d'écrire sur la Tunisie et celle de circuler et de communiquer". "C'est la liberté de la presse et les principes élémentaires des droits de l'homme qui se trouvent ainsi bafoués" dénonce le communiqué. Les journalistes francophones algériens "s'insurgent" contre ces pratiques et expriment leur "totale solidarité" au correspondant en Tunisie du quotidien parisien La Croix et de deux agences de presse européennes Info Sud et Syfia.

wpeF2.jpg (2919 octets) Roumanie

MCM lance une chaîne musicale en Roumanie et en Moldavie

PARIS, 18 avr (AFP) - La chaîne musicale française MCM a annoncé le lancement d'une chaîne de télévision musicale roumaine, MCM Romania, en association avec le groupe roumain Transglobal Media. Cette nouvelle chaîne, qui remplacera à partir du 21 avril à 19H00 les programmes diffusés actuellement par MCM International, sera diffusée sur le câble auprès de 1,3 millions d'abonnés. L'association avec le groupe de distribution roumain (vidéo et musique) se fera d'abord "par accord de licence", puis sous forme d'une "join-venture". Transglobal Média est distributeur d'artistes internationaux (il représente EMI et Virgin) et producteur d'artistes roumains. Destinée aux 15-40 ans et diffusée en Roumanie et Moldavie, cette chaîne "faite par des Roumains et entièrement produite sur place" diffusera du pop-rock, du rap, de la techno et du reggae. En Roumanie, le marché de la télévision musicale connaît déjà la concurrence de MTV, de VH1 (qui vise un public plus âgé), d'Atomic TV et de Viva.

wpeF2.jpg (2919 octets) Moldavie

Un journaliste parmi les blessés de la manifestation à Chisinau

CHISINAU, 18 avr (AFP) - Quatre personnes, à savoir un journaliste, deux étudiants et un policier, ont été blessées hier lors d'une manifestation étudiante à Chisinau. Près de 10.000 étudiants manifestaient devant la mairie contre l'obligation de payer les transports en commun jusque-là gratuits pour eux. Le mouvement a dégénéré en affrontements de plusieurs heures avec la police qui avait interpellé 117 personnes à la fin de la journée.

wpeDE.jpg (2878 octets) Haïti

Marche pacifique de journalistes à Port-au-Prince

PORT-AU-PRINCE, 17 avr (AFP) - Plus d'une centaine de journalistes haïtiens ont défilé lundi dans le centre de Port-au-Prince au cours d'une marche pacifique pour protester contre les atteintes à la liberté d'expression dans le pays. Les participants ont réclamé "justice" pour l'assassinat le 3 avril dernier du directeur de Radio Haïti Inter, Jean Dominique, le plus célèbre commentateur politique haïtien, abattu ainsi que le gardien de la station par des inconnus qui ont pris la fuite dans un attentat non revendiqué. Les journalistes ont aussi condamné les menaces et les violences à l'encontre d'une station privée de la capitale, Radio Vision 2000. L'équipe de la rédaction de cette station, notamment son responsable, Daly Valet, avait dû interrompre plusieurs jours ses émissions et se mettre à l'abri à la suite de menaces de mort. Des manifestants avaient également brisé plusieurs fenêtres de cette station à coups de pierres le 8 avril après les funérailles de Jean Dominique. Une radio communautaire de l'est du pays, Radio Unité, a aussi été saccagée le 3 avril par des inconnus peu après une émission relatant l'assassinat de Jean Dominique.

wpeE1.jpg (2350 octets) Maroc

Limogeage de trois dirigeants de la télévision publique

RABAT, 17 avr (AFP) - Le directeur général de la Deuxième chaîne de télévision publique marocaine "2M", Larbi Belarbi, a été limogé en compagnie du directeur des programmes Mustapha Mellouk et du rédacteur en chef Mohammed Mamad, a annoncé aujourd'hui le ministre de la communication Mohamed Larbi Messari sur la première chaine de télévision nationale RTM. Le ministre assure l'interim de la direction générale de la chaîne et un journaliste, Omar Salim, celui de la direction des programmes et de l'information. Selon un communiqué de "2M", ces limogeages sont consécutifs à "une faute professionnelle caractérisée enregistrée le 14 avril 2000 à l'antenne". Cette "faute" aurait été la présentation dans une revue de presse de la "une" sur le Sahara du magazine Le Journal. Les derniers numéros des hebdomadaires Le Journal et Assahifa, appartenant au groupe Media-Trust et imprimés en France, ont été interdits d'entrée au Maroc, le lendemain samedi 15 avril, sur décision du Premier ministre, pour avoir publié un entretien avec le président du Polisario Mohammed Abdelaziz, selon un communiqué du ministère marocain de la Communication.

wpeF2.jpg (2919 octets) France

Internet via ADSL : un quart des Français couverts fin 2000

PARIS, 18 avr (AFP) - France Télécom pourra offrir l'internet rapide à un quart de la population française d'ici à la fin 2000, a déclaré aujourd'hui son directeur des relations extérieures Gérard Moine. France Télécom compte 14.000 clients ADSL à ce jour, et vise plusieurs dizaine de milliers de clients fin 2000, a t-il indiqué. L'ADSL est une technologie qui permet d'accéder jusqu'à 200 fois plus rapidement à l'internet à partir de lignes téléphoniques traditionnelles.

wpeE1.jpg (2350 octets) Algérie

Le SNJ algérien appelle au soutien du journaliste tunisien Ben Brick

ALGER, 17 avr (AFP) - Le Syndicat national des journalistes algériens (SNJ) a appelé aujourd'hui à un rassemblement à Alger mercredi 19 avril pour soutenir le journaliste tunisien Taoufik Ben Brick en grève de la faim depuis le 3 avril. Le SNJ a également appelé, dans un communiqué, à la constitution d'un "comité de soutien à Taoufik Ben Brick". "Le combat pour les libertés en Tunisie nous interpelle au plus haut point. Il interpelle, au-delà des journalistes, tous les défenseurs des libertés et de la démocratie", a estimé le SNJ. Le Conseil national des libertés en Tunisie (CNLT) a indiqué aujourd'hui à Paris que Taoufik Ben Brick, 39 ans, était dans un état de santé "alarmant" mais qu'il avait refusé de rompre son jeûne en dépit des conseils des médecins.

wpeE1.jpg (2350 octets) Cameroun

Les journalistes de La Nouvelle Expression libérés

PARIS, 17 avr (UPF) - Les autorités camerounaises ont libéré vendredi 14 avril les trois journalistes de La Nouvelle Expression. interpellés la veille à la suite de la publication dans leur journal d'un "poisson d'avril" remettant en cause l'organisation de la gendarmerie nationale. A ce jour, seul Michel Pekoua, directeur de publication du journal Echos de l'Ouest, condamné le 5 avril à six mois de prison ferme, reste détenu.

wpeE1.jpg (2350 octets) Cameroun

L'UIJPLF demande la libération des journalistes emprisonnés

PARIS, 14 avr (UPF) - L'Union internationale des journalistes et de la presse de langue française (UIJPLF) demande la libération de tous les journalistes emprisonnés au Cameroun, dans une lettre adressée aujourd'hui au ministre de la justice camerounais Robert Mbella Mbappe. L'UIJPLF "s'inquiète de la dégradation de la liberté de la presse au Cameroun" où quatre journalistes ont été arrêtés depuis le début du mois, précise un communiqué de l'organisation internationale qui regroupe plus de 3.000 journalistes à travers le monde. Ces arrestations concernent le directeur du journal Ouest-Echos, condamné à six mois d'emprisonnement le 5 avril suite à la publication d'un article mettant en cause le directeur général de la Société Nationale des Hydrocarbures et trois journalistes de La Nouvelle Expression mis en garde à vue le 13 avril pour "propagation de fausses nouvelles" après publication par le journal d'un "poisson d'avril".

wpeDE.jpg (2878 octets) Canada

Mort du magazine acadien Ven'd'est

PARIS, 14 avr (UPF) - Le magazine acadien "Ven'd'est", disparaît victime inattendue du "scandale des subventions incontrôlées au ministère du développement et des ressources humaines du gouvernement fédéral" canadien, informe aujourd'hui son ancien directeur Jacques Beaumier. L'administration provinciale du Nouveau-Brunswick, sensibilisée par les "affaires", a en effet brusquement exigé un expertise du journal en réponse à sa demande de subvention. L'existence d'un endettement de 25.000 dollars a entraîné le rejet de l'aide demandée par le Ven'd'est. L'administration fédérale appelée en renfort a déboursé jusqu'à 31.000 dollars pour une étude de viabilité, sans pour autant injecter dans l'entreprise la somme nécessaire à la survie du journal durant les investigations en cours. Le magazine acadien ne pouvait attendre plus longtemps, déplore Jacques Beaumier "le dernier rédacteur-en-chef de Ven'd'est de mars 1998 à avril 2000". La colère froide du journaliste acadien éclate dans son dernier  "commentaire" du 14 avril, non contre la raison des difficultés économiques mais devant la comparaison de l'inégalité linguistique. "Pendant ce temps, le ministère de Sheila Copps (ministre du Patrimoine canadien) dépensera 15,2 millions de dollars, une augmentation de 50 % de ses subventions à la minorité anglophone vivant au Québec pour que, selon Dyane Adam, commissaire aux langues officielles, des citoyens anglophones qui se sentent souvent isolés puissent vivre une vie normale" écrit Jacques Beaumier assistant Ven'd'est jusqu'à son dernier souffle.

wpeF2.jpg (2919 octets) France

Des quotidiens parisiens livrent leurs documents à la justice

PARIS, 14 avr (AFP) - Des documents confirmant l'existence de réseaux pédophiles européens et qui avaient servi à des enquêtes journalistiques publiées dans L'Humanité et Le Figaro ont été remis aujourd'hui à la justice, ont annoncé les deux quotidiens. Parmi ces documents, se trouve un fichier de 470 portraits établi en 1999 par la police hollandaise, un cédérom et des documents personnels dont des carnets d'adresse ayant appartenu à des pédotrafiquants internationaux. Ils avaient été cités dans une enquête de L'Humanité publiée le 24 février. Les mêmes documents avaient également été cités dans une enquête du Figaro parue les 6 et 7 avril. Mercredi 12 avril, la ministre de la justice, Elisabeth Guigou, interrogée sur une chaîne de télévision, avait affirmé que la justice ne disposait pas de ce cédérom. Elle avait alors suggéré aux journalistes qui ont des informations à ce sujet de les communiquer "pour que nous puissions faire ces recoupements", avait-elle dit.

wpeE8.jpg (2670 octets) Vietnam

Une journaliste française interpellée à Saigon

PARIS, 14 avr (UPF) - Une journaliste française de l'hebdomadaire l'Express, Sylvaine Pasquier, qui avait été interpellée hier soir par la police vietnamienne à Ho Chi Minh-Ville (Saigon) après avoir eu des contacts non-autorisés, a quitté vendredi le Vietnam, a indiqué à l'AFP l'ambassade de France à Hanoi. La journaliste, venue au Vietnam avec un visa de tourisme était surveillée par la police après avoir tenté de rencontrer des dissidents vietnamiens, selon des confrères de la journaliste. Son interpellation a eu lieu alors que le Vietnam s'apprête à célébrer le 30 avril le 25e anniversaire de la victoire communiste et de la réunification du pays. En décembre dernier, un journaliste de nationalité française, Pham The Hung, travaillant pour Radio France Internationale (RFI) avait été expulsé du Vietnam pour "avoir exercé des activités dépassant sa profession", selon le ministère vietnamien des Affaires étrangères.

wpeE1.jpg (2350 octets) Cameroun

Trois journalistes gardés à vue pour un "poisson d'avril"

YAOUNDE, 13 avr (AFP) - Trois journalistes de l'hebdomadaire camerounais La Nouvelle Expression sont gardés à vue depuis mercredi 12 avril à Yaoundé pour avoir publié le 31 mars un "poisson d'avril" annonçant l'attaque d'une gendarmerie, a annoncé jeudi ce journal. Le directeur, le rédacteur en chef et l'auteur de l'article risquent des poursuites judiciaires pour "propagation de fausses nouvelles". S'inspirant du climat d'insécurité qui règne au Cameroun, l'hebdomadaire avait relaté l'attaque fictive d'une brigade de gendarmerie de Yaoundé par des malfaiteurs qui auraient libéré deux complices et emporté d'importantes quantités d'armes de guerre et de munitions.

wpeF2.jpg (2919 octets) France

Décès de Richard Breeze, un grand professionnel de l'AFP

PARIS, 13 avr (AFP) - Richard Breeze, l'une des personnalités les plus marquantes de l'AFP et pilier de ses services en langue anglaise pendant plus de trois décennies, est décédé le 11 mars à l'âge de 66 ans, des suites d'une longue maladie. Richard Breeze était entré en 1961 à l'AFP comme rédacteur au service anglais à Paris. Il a travaillé au bureau pour l'Asie-Pacifique à Hong Kong, puis a dirigé la rédaction en langue anglaise de Washington pendant 5 ans, avant de devenir directeur du bureau de Sydney de 1994 à 1998, date de sa retraite prise en France dans le village de Marans (Charente-Maritime). De 1978 à 1983, il avait  été rédacteur-en-chef adjoint à la prestigieuse Far Eastern Economic Review de Hong Kong. De nationalité britannique, Richard Breeze était très soucieux de garder dans la copie AFP en langue anglaise ce qui faisait la coloration, la tonalité, l'originalité de l'agence français mondiale par rapport à la concurrence anglo-saxonne.

wpeF2.jpg (2919 octets) France

Accord musical entre RFO et MCM Africa

PARIS, 12 avr (UPF) - MM. André-Michel Besse, président-directeur général de Réseau France Outre-mer (RFO), et François Thiellet, directeur général de MCM Africa, ont signé au MIP TV une convention pour la diffusion sur canal Tempo de RFO de plus de 5 heures de production musicale de MCM Africa. Tempo qui diffuse les programmes des chaînes publiques françaises ouvre ainsi une "fenêtre internationale" par la musique "lien culturel mondial" et MCM Africa complète sa couverture mondiale en confirmant sa vocation de chaîne musicale ouverte sur le monde.

wpeE1.jpg (2350 octets) Cameroun

L'UIJPLF demande la libération d'un journaliste camerounais

PARIS, 11 avr (UPF) - L'Union internationale des journalistes et de la presse de langue française (UIJPLF) a adressé une lettre au minstre camerounais de la justice Robert Mbella Mbappe demandant la libération du journaliste Michel Pekoua, directeur du journal Ouest-Echos. M. Pekoua a été condamné le 5 avril à six mois de prison ferme à l'issue d'un procès qui l'opposait à la Société nationale des Hydrocarbures (SNH), suite à la publication, en juillet 1999, d'un mémorandum des employés de cette société dénonçant la gestion du directeur général M. Adolphe Moudiki. L'UIJPLF appelle le ministre de la justice au "respect" des chartes internationale et africaine des droits de l'homme garantissant la liberté d'information. L'association de la presse francophone juge en outre l'incarcération d'un journaliste au Cameroun particulièrement mal venue au lendemain de la signature par le gouvernement camerounais, le 3 avril dernier, du décret d'application de la loi de 1990 libéralisant les médias audiovisuels dans ce pays.

wpeE1.jpg (2350 octets) Tunisie

La France "attentive" à la situation de Taoufik Ben Brick en grève de la faim
TUNIS, 11 avr (AFP) - Le journaliste tunisien Taoufik Ben Brick, en grève de la faim depuis le 3 avril, a été de nouveau interrogé aujourd'hui par un juge d'instruction. Il est poursuivi pour deux articles sur l'état des libertés en Tunisie publiés en janvier et février dans les quotidiens suisses La Tribune de Genève et Le Courrier, repris par l'hebdomadaire français Courrier International. Accusé de "diffusion de fausses nouvelles de nature à troubler l'ordre public" et de "diffamation de corps constitué", en l'occurrence la police, le correspondant du quotidien français La Croix et des agences de presse européennes Infosud et Syfia est passible de six ans de prison.

La France suit "avec la plus grande attention" la situation du journaliste tunisien Taoufik Ben Brick et rappelle son attachement à la liberté de la presse, a prévenu aujourd'hui un porte-parole du ministère français des affaires étrangères. Le Quai d'Orsay a rappelé un souhait récent du ministre et des "amis de la Tunisie" de voir "accompagner les bons résultats économiques" de ce pays "par une évolution politique".

Le journaliste, assisté d'une vingtaine d'avocats, a été laissé en liberté mais il reste sous le coup d'une interdiction de quitter le pays depuis sa première comparution le 3 avril. Sans passeport depuis l'an dernier, Taoufic Ben Brick a annoncé son intention de poursuivre la grève de la faim jusqu'à l'obtention d'un document de voyage. Après l'évacuation et la fermeture lundi soir par la police des locaux de la maison Aloès où il obervait son jeûne, Touafic Ben Brick a gagné mardi le siège du Comité national des libertés (CNLT, non reconnu) pour y poursuivre sa grève de la faim.

wpeF2.jpg (2919 octets) France

Décès du général Pierre Rondot, observateur du monde arabe
PARIS, 11 avr (AFP) - Le général de brigade Pierre Rondot, spécialiste du monde arabe et islamique, vient de décéder à l'âge de 95 ans. Proche des milieux du renseignement, Pierre Rondot a longtemps servi en Syrie et au Liban, où il avait dirigé le 2e bureau. Il a occupé de nombreux postes militaires ou administratifs outre-mer (Beyrouth, Saïgon notamment). Né le 2 juin 1904 à Versailles, le général Rondot était également docteur en droit et diplômé de l'Ecole nationale des langues orientales vivantes. Pierre Rondot était l'auteur de plusieurs ouvrages, parmi lesquels "Les Institutions politiques du Liban" (1947), "Les Chrétiens d'Orient" (1955), "L'Islam et les Musulmans d'aujourd'hui" (1958), "Destin du Proche-Orient" (1959). Il collabora également à la revue Etudes et au quotidien la Croix.
wpeE1.jpg (2350 octets)

Cameroun

La libéralisation de l'audiovisuel privé est effective

PARIS (France), 11 avr (UPF) - Le Premier ministre camerounais, M. Peter Mafamy a signé le 3 avril le décret fixant les conditions et les modalités de création et d'exploitation des entreprises privées de communication audiovisuelle. La loi autorisant la création des radios et des télévisions privées votée le 19 décembre 1990 attendait le décret d'application pour être effective. Entretemps plusieurs radios ont vu le jour dont Radio Reine, Radio Bonne Nouvelle, Radio Lumière, ainsi qu'une télévision, TV Max. La radio du journal Le Messager et celle de l'Institut Siantou, école privée de journalisme, ont annoncé leur mise en service.
wpeE8.jpg (2670 octets)

Vietnam - Histoire

Quand un correspondant de guerre reçoit la capitulation d'un président

PARIS (France), 11 avr (UPF) - C'est le colonel Bui Tin, de l'armée de Hanoi qui a recueilli, le 30 avril 1975 à Saigon, la reddition de la République du Sud-Vietnam, mettant le point final à 30 années de guerre. Mais c'est le hasard qui a mis, ce jour-là, à la vedette cet officier, raconte aujourd'hui Charles-Antoine de Nerciat couvrant alors pour l'AFP la victoire communistes à Saigon. "Ca s'est déroulé accidentellement", a précisé Bui Tin, maintenant âgé de 73 ans, qui était alors l'officier du rang le plus élevé à pénétrer vers midi dans le palais présidentiel, même s'il était là, non pas comme chef d'unité mais comme correspondant de guerre du Quan Doi Nhan Dan, le journal de l'armée. Aussi, une fois la brève capitulation accomplie, s'est-il retiré dans un coin pour rédiger son article. Son papier terminé, il s'est enfin laissé aller à la détente. Il était, a-t-il raconté, "dans un état d'exaltation". Mais "la désillusion à l'égard du régime de Hanoi" venue, Bui Tin a pris le chemin de l'exil en 1990 et s'est installé à La Courneuve, près de Paris, en France où vit aussi, toujours en exil à 84 ans, le général Duong Van Minh, dernier président sud-vietnamien, celui-là même qui avait appelé à déposer les armes, avait déclaré Saigon "ville-ouverte" lui épargnant le bombardement final et avait remis sa reddition entre les mains du colonel-correspondanrt de guerre. Le général Minh s'est retiré de l'action politique, mais l'ancien colonel Bui Tin est devenu une des voix les plus écoutées de la dissidence vietnamienne et vient de publier en France "Vietnam, la Face cachée du Régime", mise à jour d'un premier livre publié en anglais en 1992.
wpeE1.jpg (2350 octets)

Egypte

Lancement de la diffusion en Egypte du "Monde" Proche-Orient

LE CAIRE, 10 avr (AFP) - L'édition du Proche-Orient du journal Le Monde, fabriquée depuis octobre à Beyrouth et actuellement diffusée au Liban à 5.500 exemplaires, a été lancée aujourd'hui en Egypte. Cette sélection hebdomadaire d'articles destinée aux francophones de la région est vendue 5 livres égyptiennes (environ 1,5 dollar). Ce journal, de même format et de même graphisme que le célèbre quotidien parisien, comprend un cahier d'actualité et trois suppléments de huit pages en moyenne chacun : le Monde de l'économie, le Monde interactif et le Monde des livres. L'Egypte compte essentiellement deux publications en français, un quotidien, Le Progrès égyptien, et un hebdomadaire, Al-Ahram Hebdo.
wpeE3.jpg (2916 octets)

France

Internet : Chirac veut que l'Europe fasse "jeu égal" avec les Etats-Unis

STOCKHOLM (Suède), 10 avr (AFP) - Le président français Jacques Chirac a affirmé aujourd'hui à l'Université de Stockholm l'ambition de l'Europe de "faire jeu égal avec les Etats-Unis dans le domaine de l'Internet" et salué la "réussite" de la Suède "dans le domaine des nouvelles technologies de l'information". Un peu plus de quinze jours après le Conseil européen extraordinaire de Lisbonne, consacré à la croissance et à l'emploi, le chef d'Etat français a donné en exemple la Suède qui consacre 4% de son produit national brut à la recherche-développement, alors que la moyenne européenne est de 2,5%. "Les choix que vous avez fait, et d'abord celui de la mobilité et de l'ouverture à de nouvelles expériences et à de nouvelles méthodes, les partenariats développés, cette synergie entre la formation, la recherche et l'industrie, tout cela doit devenir la règle, à l'heure où l'Union européenne entre dans la société de l'information", a-t-il dit devant un parterre de chercheurs et d'étudiants.
wpeE8.jpg (2670 octets)

Iran

Trois ans de prison confirmés pour un journaliste accusé d'atteinte à l'Islam

TEHERAN, 10 avr (AFP) - La Cour d'appel iranienne a confirmé une peine de trois ans de prison pour le journaliste réformateur Machallah Chamsolvaézine, condamné en novembre pour "atteinte à l'islam", a-t-on appris aujourd'hui de source judiciaire. M. Chamsolvaézine avait été condamné en première instance à trois ans de prison ferme et à une amende de 12 millions de rials (environ 4.000 dollars). Cette condamnation doit encore être approuvée par la Cour suprême. Actuellement rédacteur en chef du journal modéré Asr-é-Azadéghan, M. Chamsolvaézine a été jugé pour des écrits parus dans le quotidien réformateur interdit Nechat, dont il était le rédacteur en chef. Il est accusé d'avoir "falsifié" des documents et notamment d'avoir publié des articles ou des lettres mettant en cause la peine de mort et la "loi du talion", en vigueur en Iran depuis la révolution islamique de 1979.
wpeE1.jpg (2350 octets)

Tunisie

Le président d'une ONG interpellé par la police

TUNIS, 9 avr (AFP) - Fathi Chamkhi, président du Rassemblement pour une alternative internationale de développement (Raid), filiale d'Attac en Tunisie, a été interpellé samedi 8 avril par la police, a indiqué à l'AFP dimanche le vice-président de la Ligue tunisienne des droits de l'Homme Slah Jourchi. M. Chamkhi, enseignant universitaire, a été appréhendé à Soliman (à 30 km de Tunis), en même temps qu'un autre membre de cette ONG, dont l'indentité n'a pu être précisée. M. Jourchi a ajouté que ces interpellations étaient consécutives à la publication par le Raid d'une déclaration dénonçant "les exactions policières et les poursuites judiciaires" contre trois de ses membres, l'éditrice Sihem Ben Sedrine, le peintre Sadri Khiari et le journaliste Taoufik Ben Brick, correspondant à Tunis de médias européens et du quotidien français La Croix. Taoufic Ben Brick qui poursuivait dimanche une grève de la faim commencée le 3 avril, doit comparaître aujourd'hui devant le juge d'instruction pour répondre de deux de ses articles publiés à l'étranger.
wpeDE.jpg (2878 octets)

Haïti

Plus de 15.000 personnes à l'enterrement de Jean Dominique

PORT-AU-PRINCE, 8 avr (AFP) - Plus de 15.000 personnes ont assisté samedi 8 avril au stade Sylvio-Cator de Port-au-Prince aux funérailles officielles de Jean Dominique, directeur de Radio Haïti Inter et plus célèbre commentateur politique haïtien, abattu le 3 avril devant sa radio ainsi que le gardien de la station par des hommes armés qui ont pris la fuite. "Le plus grand encouragement" serait que l'on identifie les criminels et que les résultats de l'enquête "soient publiés" a déclaré Sony Estéus, journaliste de Radio Haïti Inter, au nom de toute l'équipe de la station. De son côté, le père William Smarth, un compagnon de lutte de Dominique, a jugé qu'il "serait grave que l'Etat haïtien ne puisse mettre la main sur les assassins".

Le président René Préval, le Premier ministre Jacques Edouard-Alexis et l'ancien président Jean Bertrand Aristide, assistaient à la cérémonie. Le président Préval a élevé M. Dominique à titre posthume à la dignité de "Grand Croix plaque or" de l'ordre national Honneur et Mérite, la plus haute distinction haïtienne, pour son "effort inestimable pour la construction et le raffermissement de la démocratie". L'évêque de Jérémie, Mgr Willy Romélus, a souhaité que cet assassinat soit un "cri de ralliement pour que tous les Haïtiens s'unissent pour bâtir leur propre pays (...) sans que l'on vienne nous dicter ce que nous avons à faire pour lui". Quelques dizaines de jeunes scandant "Aristide ou la mort" et lançant des menaces de mort contre un des responsables de l'opposition, Evans Paul (Espace de concertation, socialo-centriste), ont troublé pendant quelques instants la solennité de la cérémonie, avant que le local de l'Espace de concertation, abrité dans le centre de Port-au-Prince, au siège de la Confédération Unité Démocratique (KID), que dirige M. Paul, ne soit incendié. En fin de matinée, des manifestants ont jeté des pierres contre le local de la radio privée Radio Vision 2.000. La police est intervenue pour disperser les manifestants.

wpeE3.jpg (2916 octets)

France

Décès de Raymond Grosset, patron de l'agence photo Rapho

PARIS, 7 avr (AFP) - L'un des pionniers du photojournalisme, Raymond Grosset, directeur de l'agence Rapho de 1946 à 1987 est décédé le 6 avril à Brive (Corrèze) à l'âge de 89 ans. Raymond Grosset avait accueilli à Rapho des photographes comme Willy Ronis, Robert Doisneau ou Jean Dieuzaide et dans les années 70 des "grands voyageurs" comme Roland et Sabrina Michaud, Hans Silvester ou Georg Gerster. Ami du britannique Bill Brandt, il avait contribué à la redécouverte de l'oeuvre de Jacques-Henri Lartigue, en organisant en 1953 un voyage aux Etats-Unis du grand photographe français. En 1979 il avait repris la direction de l'agence Top, photothèque du magazine Réalités où il retrouva Edouard Boubat et Jean-Philippe Charbonnier. Il avait également co-fondé en 1954 l'Association des Gens d'images à l'origine des prix de photographie Niepce et Nadar. L'agence Rapho, fondée en 1936 par un émigré hongrois, Charles Rado, qui s'installa ensuite aux Etats-Unis, est la plus ancienne agence de presse photographique française et a contribué à faire de Paris pendant près d'un siècle la capitale mondiale de la photo et particulièrement du photojournalisme. Plusieurs journaux ont fait état ces dernières semaines de négociations entre l'actuelle direction de Rapho et le groupe Hachette Filipacchi Médias (HFM), qui a pris le contrôle en novembre dernier de l'agence Gamma et ambitionne de constituer une plate-forme photographique européenne face aux géants américains Getty Images et Corbis (propriété personnelle de Bill Gates).
wpeE3.jpg (2916 octets)

France

Manifeste pour une "télévision éducative et culturelle"

PARIS, 7 avr (AFP) - L'Association internationale des Télévisions d'Education et de Découverte (AITED) a présenté aujourd'hui à l'Unesco un "Manifeste pour une télévision éducative et culturelle", déjà signé par de nombreuses personnalités dont le Dalaï Lama et le président français Chirac. "La télévision, le plus puissant vecteur de communication de notre temps, ne saurait se contenter d'être un simple produit soumis à la seule logique du marché", selon la charte de l'Association qui regroupe plus de quarante chaînes des cinq continents. La charte détaille longuement les engagements et les missions de la télévision tels que devraient les décider les responsables, des Etats aux gouvernements en passant par les opérateurs de télévisions ou les institutions. "Ce manifeste représente un effort de définition des objectifs de la télévision éducative et culturelle", a souligné Jérôme Clément, président de l'AITED et PDG de la chaîne éducative française la Cinquième. Trois "rubriques" résument la charte, selon lui : "l'éducation à la citoyenneté, la promotion de la diversité culturelle et la diffusion des connaissances au plus grand nombre".
wpeDE.jpg (2878 octets)

Haïti

D'autres journalistes menacés de mort

PARIS, 6 avr (UPF) - Après l'assassinat de Jean Dominique, directeur de Radio Haïti Inter, le 3 avril, d'autres journalistes haïtiens déclarent être la cible de menaces de mort émanant de correspondants anonymes. C'est le cas des journalistes de la radio Vision 2000, singulièrement de Daly Valet, directeur des nouvelles et présentateur de l'émission d'analyse politique  "Vision 2000 à l'écoute". L'émission a été interrompue, le  journaliste étant obligé de se cacher.
wpeE1.jpg (2350 octets)

Sénégal

Le président Wade contre les "éditoriaux dthyrambiques"

DAKAR, 5 avr (AFP) - Le nouveau président sénégalais, Abdoulaye Wade, a souhaité aujourd'hui à Dakar une totale liberté de la presse au Sénégal et plaidé en faveur d'un soutien accru aux médias, y compris privés. Au cours d'une prise de contact avec son nouveau gouvernement de transition, Me Wade a salué les médias privés sénégalais "pour leur apport déterminant dans la réalisation de l'alternance" et a souhaité que les journalistes puissent exercer leur profession en toute liberté. M. Wade a indiqué que le nouveau pouvoir, issu de l'alternance, ne voulait pas "d'éditoriaux dithyrambiques" faisant l'éloge du régime. Le président a insisté sur la nécessité d'une "pluralité de l'information, dans le respect des droits du citoyen", précisant qu'il n'avait pas besoin d'une presse. Il a souhaité la création de deux nouvelles chaînes de télévision, dont une privée et une réservée à la culture, demandant au ministre de la communication, Mamadou Diop, de faire preuve "d'imagination" pour en trouver les moyens. Le Sénégal, qui compte plusieurs journaux et radios privés, ne dispose actuellement que d'une seule chaîne nationale.  gouvernementale. Il a ainsi indiqué, sans plus de précision, que le plus important quotidien sénégalais, Le Soleil, journal appartenant à l'Etat, allait devenir un "journal de la jeunesse".
wpeDE.jpg (2878 octets)

Haïti

L'UIJPLF "indignée" par l'assassinat de Jean Dominique

PARIS, 5 avr (UPF) - L'Union internationale des journalistes et de la presse de langue française (UIJPLF) "s'indigne" de l'assassinat à Port-au-Prince, le 3 avril, du directeur de Radio Haïti Inter Jean Dominique et d'un gardien de la station, dans une lettre adressée aujourd'hui au président de la République d'Haïti René Préval. Le secrétaire général international de l'UIJPLF, Georges Gros, demande dans cette lettre au président haïtien "de ne ménager aucun effort pour que les auteurs de ces crimes crapuleux et leurs instigateurs soient pûnis conformément aux lois en vigueur dans votre pays".
wpeE1.jpg (2350 octets)

Côte d'Ivoire

L'ancien directeur de "Fraternité Matin" arrêté et relâché

ABIDJAN, 3 avr (AFP) - L'ancien directeur général du journal gouvernemental ivoirien Fraternité Matin, Michel Kouamé, interpellé vendredi 31 mars à son retour en Côte d'Ivoire, a été relâché aujourd'hui après une nuit au camp militaire d'Akouédo à Abidjan. M. Kouamé avait quitté le pays après le coup d'Etat du 24 décembre dernier, accompagnant le président déchu Henri Konan Bédié dans son exil en France. M. Kouamé avait été interpellé vendredi à son arrivée à l'aéroport d'Abidjan en compagnie de l'ancien ministre de la Défense du président Bédié, Bandama N'Gatta. Ce dernier toujours détenu à Akouédo est apparu dimanche à la télévision nationale, la tête rasée, pour annoncer qu'il était en bonne santé et bien traité.
wpeDE.jpg (2878 octets)

Haïti

Le directeur de Radio Haïti Inter et un gardien tués dans un attentat

PORT-AU-PRINCE, 3 avr (AFP) - Jean Dominique, le commentateur politique le plus célèbre d'Haïti et directeur de Radio Haïti Inter, et Jean-Claude Louissaint, gardien de la station, ont été tués par balles aujourd'hui dans un attentat non revendiqué. M. Dominique, 69 ans, venait de garer sa voiture dans la cour de sa radio et s'apprêtait à entrer dans le bâtiment, dans le quartier de Delmas (est de Port-au-Prince), quand M. Louissaint a été tué par une première rafale de coups de feu. Une deuxième rafale a atteint de sept balles au thorax et à la tête le journaliste qui a succombé à ses blessures alors qu'il était transporté à l'hôpital de la communauté haïtienne. Le meurtrier a pu prendre la fuite.

Jean Dominique était le commentateur politique le plus célèbre du pays pour son engagement constant contre la dictature et la démocratie. Il était le frère d'un officier de l'ancienne armée haïtienne, tué lors d'une tentative de renversement de la dictature naissante de François Duvalier (Papa Doc) en 1958. Jean Dominique avait été contraint de fermer sa station et de partir en exil alors que sa femme, la journaliste Michèle Montas, et son équipe de journalistes et d'animateurs avaient été arrêtés puis expulsés par la dictature de Jean-Claude Duvalier en novembre 1980, avec plus d'une vingtaine de membres de la presse indépendante et de l'opposition. Il était revenu à Haïti après la chute de la dictature puis avait dû s'exiler à nouveau lors du coup d'Etat militaire contre le président élu Jean-Bertrand Aristide en 1991 avant de revenir après le retour à l'ordre constitutionnel en 1994.

Archives Mars 2000