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Egypte

Libération de deux journalistes islamistes

PARIS, 29 déc (UPF) - Deux journalistes du bi-hebdomadaire islamiste Al-Chaab qui avaient été condamnés l'an dernier à deux ans de prison ont été libérés hier à la suite d'une grâce présidentielle, rapporte l'AFP. Magdi Hussein, rédacteur en chef du journal et son confrère Salah Bedawi avaient été condamnés en août 1999 pour diffamation envers le ministre égyptien de l'agriculture. Le caricaturiste du journal Essam Hanafi, condamné dans la même affaire, avait été libéré plus tôt cette année après avoir purgé la totalité de sa peine. La grâce présidentielle décretée le 26 décembre, un jour avant la fin du Ramadan, s'applique aux coupables de délits mineurs et ayant déjà effectué la moitié de leur peine, ont précisé des sources officielles. Le journal Al-Chaab, organe de l'unique formation islamiste légale, le Parti du Travail,  s'en était pris au ministre de l'agriculture Youssef Wali, l'accusant d'abus de pouvoir et d'intelligence avec Israël. Le journal a été suspendu en mai dernier par les autorités qui reprochent Parti du Travail ses liens avec les Frères musulmans, mouvement islamiste interdit.

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Maroc

Les journaux interdits regrettent la tenue du congrès de la FIDH

PARIS, 29 déc (UPF) - Les sociétés "Média Trust" et "Média One" éditrices des trois hebdomadaires marocains interdits ont regretté la décision de la Fédération internationale des Ligues des Droits de l'Homme (FIDH) de "maintenir coûte que coûte la tenue" de son 34-ème congrès à Casablanca du 10 au 14 janvier, rapporte l'AFP. Le Journal, Assahifa et Demain avaient été interdits le 2 décembre par le gouvernement pour "avoir porté atteinte à la stabilité de l'Etat". Leurs éditeurs ont estimé que la décision de la FIDH est "d'autant plus regrettable que cette organisation est parfaitement informée du durcissement du pouvoir envers les libertés fondamentales". Les trois hebdomadaires avaient été interdits après avoir publié notamment une lettre de l'ancien opposant Mohamed Basri mêlant la gauche marocaine à une tentative de coup d'Etat contre le roi Hassan II en 1972.

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République Tchèque

Mouvements des chaînes publiques pour le départ du directeur

PARIS, 29 déc (UPF) - Les deux chaînes de télévision publique tchèque CT1 et CT2 ont cessé d'émettre le 27 décembre, suite à un conflit ouvert entre le nouveau directeur général, Jiri Hodac, et les journalistes qui refusent son élection. Les émissions de la première chaîne CT1, puis celles de la CT2 ont été successivement interrompues et remplacées à l'antenne par un communiqué de M. Hodac faisant état de la présence de "personnes non autorisées" et de "perturbations du fonctionnement interne" de la télévision. Selon la radio publique CRo, quelque 5.000 personnes manifestaient devant le siège de la CT à Kavci Hory, dans le 4e arrondissement de Prague, pour réclamer la démission de M. Hodac. La direction du Parti social-démocrate (CSSD) du Premier ministre Milos Zeman a jugé "nécessaire" le départ de M. Hodac afin de "débloquer" la situation à la télévision, a confirmé à la radio une députée sociale-démocrate, Jitka Kupcova.

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Chine

Le Parlement adopte un contrôle sur les contenus de l'Internet

PARIS, 29 déc (UPF) - Le parlement chinois a adopté hier une réglementation contre la dissidence politique sur l'internet qui obligera les fournisseurs de contenu à expurger eux-mêmes leurs sites de tout élément "subversif", a rapporté l'AFP citant le Quotidien du Peuple. Le comité permanent de l'Assemblée Nationale Populaire (ANP) a établi une liste d'activités "criminelles", telles que l'infiltration de sites relevant des affaires de l'Etat, de la défense ou des technologies de pointe, ou encore la diffusion de virus informatiques. Les députés ont classé les "informations nuisibles" qui inciteraient "au renversement du pouvoir d'Etat ou du système socialiste ou à la division du pays" au nombre des "crimes contre la sécurité de l'Etat et la stabilité sociale. La réglementation s'en prend aussi à l'utilisation de l'internet à des fins de promotion ou d'organisation "de sectes religieuses", une allusion directe contre la secte interdite Falungong qui défie le régime depuis près de deux ans. Le nombre d'internautes chinois a doublé au cours des huit premiers mois de l'année, passant à 16,9 millions, selon des chiffres officiels.

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Etats-Unis

Les licenciements dans l'Internet s'accélèrent

PARIS, 27 déc (UPF) - Les licenciements se multiplient dans l'internet, où 36.000 emplois ont été supprimés entre juillet et décembre, contre 5.000 au premier semestre, essentiellement dans les services (conseil, finances, information) et le e-commerce, selon le cabinet de recrutement Challenger, Gray and Christmas, cité par l'AFP. En décembre, les compagnies internet ("pointcom") ont supprimé 10.459 emplois, soit une hausse de 19% par rapport à novembre (8.789 emplois). "Les deux moitiés de 2000 ont été le jour et la nuit. Pendant les six premiers mois, on n'a parlé que de salons d'embauche, méga-fêtes de recrutement et soirées cocktail où des entrepreneurs en herbe espéraient rencontrer des investisseurs", a commenté le pdg du cabinet de recrutement, John Challenger. "Maintenant, les employés fraîchement licenciés par les pointcom se retrouvent dans des fêtes pour se témoigner de la commisération, échanger des CV et parler du bon vieux temps", a-t-il ajouté. En décembre, les suppressions d'emplois ont augmenté pour le septième mois consécutif.

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RD Congo

L'UIJPLF dénonce la traduction de civils devant une cour militaire

PARIS, 26 déc (UPF) - La section congolaise de l'Union internationale des journalistes et de la presse de langue française (UIJPLF) a demandé aux autorités de la République démocratique du Congo (RDC), Etat membre des Sommets de la Francophonie, d'appliquer "la promesse du chef de l'Etat de ne plus voir les civils comparaître devant la Cour d'ordre militaire (COM)".. L'UIJPLF-RD Congo "invite" les autorités d'un Etat "signataire de plusieurs textes internationaux garantissant la liberté d'opinion et d'information" à laisser la presse "jouer pleinement et en toute liberté, le rôle qui lui est dévolu dans toute société démocratique", conclue le communiqué de l'UIJPLF.

Depuis septembre, l'UIJPLF-RD Congo a noté une recrudescence d'actes "allant de l'intimidation simple aux poursuites devant la COM, "une juridiction d'exception dont les décisions sont sans appel", souligne le communiqué signé par son vice-président Juakali Kambale. Des "tracasseries et brimades", les "menaces" et les poursuites "de la part des détenteurs de mandats publics" ont visé cinq journalistes responsables de publications ou d'organisations professionnelles de défense de la liberté de la presse, selon l'UIJPLF-RD Congo. Il s'agit du président de Journaliste en danger (JED), Donat Mbaya Tshimanga, du président de Médias Libres-Médias pour tous, Polydor Mbuboyay Mubanga, du président de la section congolaise de l'UIJPLF et directeur de La Semaine du Reporter, Amishi Kiloso, du directeur du Forum des As, Roger Luissamaki Okita et d'un journaliste du quotidien Le Potentiel, Faustin Mbusa Nyamuisi Kahundira.

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France

La Cour de cassation valide une perquisition dans une agence de presse

PARIS, 26 déc (UPF) - La Cour de cassation a jugé qu'une perquisition dans les locaux d'une agence de presse, destinée à connaître l'auteur de photos, n'était pas illégale ni contraire à la Convention européenne des droits de l'Homme (CEDH), a rapporté l'AFP. Dans un arrêt du 5 décembre, la chambre criminelle de la Cour de cassation explique qu'une telle perquisition n'est pas contraire à la loi qui prévoit pour les journalistes la protection de leurs sources. La Cour de cassation avait été saisie à la suite des perquisitions opérées à Paris, à la demande d'un juge d'instruction, dans les locaux de Prisma Presse, société éditrice de l'hebdomadaire Voici, pour connaître l'origine de photos publiées dans ce magazine, puis à l'agence Angeli pour connaître les noms des photographes.

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Francophonie

Entrée d'un site "gastronomique" francophone

PARIS, 20 déc (UPF) - Les gastronomes disposent désormais d'un site consacré à l'art culinaire et à l'actualité gourmande, en partenariat notamment avec l'Agence France-Presse. Ce nouveau site (http://www.gastronomie.com) s'intègre au réseau Virtual Network SA, une société suisse, visité chaque mois par 500.000 internautes. Ce site se veut un journal permanent sur tout ce qui touche à l'art de la table, à la cuisine, à ses produits et à l'actualité culinaire en général.

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Burkina Faso

RFO au Salon international de l'artisanat de Ouagadougou

PARIS, 20 déc (UPF) - Réseau France outre-mer (RFO) a filmé la 7ème édition du Salon international de l'artisanat de Ouagadougou (SIAO) organisé du 27 octobre au 5 novembre dernier dans la capitale du Burkina Faso. Ce reportage de 52 minutes, "Ouagadougou : la ruée vers l'art", réalisé par Rémy Lorut, sera diffusé le 14 janvier sur RFO-Sat. Ce documentaire veut donner une vision réaliste de l'artisanat africain à travers quelques figures de participants à une manifestation économique et artistique importante en Afrique de l'Ouest. Les autorités du Burkina Faso organisent depuis 1988 l'exposition biennale du SIAO pour faire de leur pays la vitrine internationale des artisans africains. Réseau France Outre-mer (RFO) construit par cette  co-production son image souhaitée de "radio-télévision du Sud" en dépassant sa vocation d'origine de service de radio-télévision des départements et territoires français d'outre-mer.

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Monde

La FIJ publie une liste de 62 journalistes assassinés en 2000

PARIS, 19 déc (UPF) - La Fédération internationale des journalistes (FIJ) a publié aujourd'hui une liste de 62 reporters assassinés dans le monde en 2000 pour avoir dévoilé des cas de corruption ou exprimé leurs opinions politiques, rapporte l'AFP. Parmi eux, 37 journalistes et cinq employés de rédaction ont été assassinés dans le cadre de leur travail et des enquêtes sont en cours pour 20 autres cas. En Colombie, en Espagne, au Pakistan, au Mozambique, en Russie, des journalistes d'investigation ont été abattus depuis le début de l'année. "Des journalistes risquent leur vie chaque jour en exprimant des opinions indépendantes et en dévoilant des malversations", a dénoncé le secrétaire général de la FIJ Aïdan White dans un communiqué. Dans les zones en conflit, des journalistes sont morts sur le terrain, notamment au Sierra Leone et au Moyen-orient où un Palestinien a été tué et 30 autres blessés.

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Haïti

Un journaliste sportif abattu à Port-au-Prince

PARIS, 19 déc (UPF) - Un journaliste haïtien a été tué le 15 décembre dans la banlieue sud-ouest de Port-au-Prince par deux inconnus armés qui ont pris la fuite, a rapporté l'AFP. Chroniqueur sportif de la station privée Radio Plus, Gérard Dénause descendait d'un transport en commun pour rentrer chez lui quand il a été abattu à coups de revolver par des hommes montés à bord du même véhicule. On ignore les motifs de cet assassinat.

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Ukraine

Des politiques manifestent pour un journaliste disparu

PARIS, 19 déc (UPF) -- Plusieurs milliers de manifestants de tous bords ont demandé aujourd'hui à Kiev la démission du président Léonid Koutchma impliqué, selon eux, dans la disparition du journaliste d'opposition Gueorgui Gongadze qui n'a donné aucun signe de vie depuis le 16 septembre. La manifestation a rassemblé devant le parlement des représentants, des partis de gauche (socialiste, communiste) mais aussi de droite et d'extrême droite (Roukh, UNA-UNSO) dans ce qui semble être une "union sacrée" contre le président (centre droit), a constaté l'AFP. Dans le même temps, plusieurs centaines de manifestants pro-Koutchma manifestaient devant le parlement à l'appel du parti Social démocratique uni (centre droit). Les révélations fin novembre d'un officier des services de sécurité (SBU, ex-KGB), accusant M. Koutchma d'avoir organisé la disparition du journaliste, ont soulevé une véritable tempête politique dans le pays.

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Maroc

Journaux interdits pour s'en être pris "à la monarchie et à l'armée"

PARIS, 19 déc (UPF) - Le Premier ministre Abderrahmane Youssoufi a justifié l'interdiction le 2 décembre des hebdomadaires Le Journal, Demain et Assahifa, dans un entretien publié aujourd'hui par le quotidien espagnol El Pais, rapporte l'AFP. "La raison de ma décision est l'action concertée menée depuis des mois par ces trois publications qui en sont venu à s'en prendre à la monarchie et à l'armée", a expliqué M. Youssoufi. "J'ai été obligé de le faire", a poursuivi M. Youssoufi car "nous ne pouvions pas accepter de très fortes attaques chaque semaine. En prenant cette décision, j'ai surtout pris en compte l'intérêt de mon pays". "Nous Marocains, nous avons opté presque unanimement pour une transition douce et une réconciliation générale. Nous ne voulons pas de règlement de comptes", a souligné M. Youssoufi en affirmant: "nous ne pouvons pas nous permettre qu'un groupuscule de journalistes immatures mettent en danger la transition".

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France

Décès de Jacques Goddet, "le père" de l'Equipe

PARIS, 15 déc (UPF) - Le Français Jacques Goddet, ancien patron du quotidien sportif l'Equipe et organisateur du Tour de France cycliste, est décédé, aujourd'hui, à l'âge de 95 ans, rapporte l'AFP. Jacques Goddet a été à la fois acteur et témoin, organisateur et journaliste, de plusieurs des grands évènements sportifs du siècle. Cinquante-quatre tours de France, douze jeux Olympiques d'été et presqu'autant de Coupes du monde de football sont inscrits au palmarès de cet homme de presse qui était né le 21 juin 1905 à Paris.

C'est en 1928 que Jacques Goddet avait fait sa première apparition sur le Tour de France, épreuve organisée par le journal L'Auto que son père Victor avait fondé en 1900. En 1936, il devenait directeur par intérim du Tour, dont il prenait les rênes en 1946 alors qu'il venait de créer le journal L'Equipe, héritier de L'Auto. Afin d'animer son journal, Jacques Goddet était amené à intervenir également dans les organisations. En 1959, il vendait le Vélodrome d'hiver à un groupe immobilier. Plus tard, c'est son journal qu'il cèdera. L'Equipe passera dans le groupe Amaury qui lui en confiera la direction jusqu'en 1984, puis la présidence jusqu'en 1985. Il cumulait alors ces fonctions avec celles de président du Palais Omnisports de Paris-Bercy, du Palais des Sports de Paris et de cogérant de la Société du Tour de France.
En 1990, il s'était décidé à prendre ses distances avec le Tour qu'il avait encore suivi les deux années précédentes, l'esprit dégagé de toute responsabilité. Casque colonial et tenue kaki, il avait symbolisé pendant longtemps la plus grande épreuve cycliste du monde. "Le principal évènement de ma vie, ce n'est pas le Tour mais le journal", avait pourtant confié à plusieurs reprises ce véritable sportsman, tourné vers l'avenir et qui aimait avant tout dans le sport "l'inattendu et la beauté" (AFP).

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RD Congo

Le gouvernement fait le ménage dans la presse écrite

PARIS, 15 déc (UPF) - Cent-treize titres de la presse de Kinshasa ont été interdits de publication hier pour non-respect de la législation sur la presse, selon un arrêté du ministère de la Communication, rapporte l'AFP. Ces titres, souvent épisodiques, n'ont jamais fourni de "déclaration de publication", ni déposé de dossier administratif auprès du ministère de la Communication, ni acquitté la caution exigée des publications de presse, selon l'arrêté. Reste 51 publications, dont les principaux quotidiens de Kinshasa, déclarés "en ordre" sont autorisés à paraître normalement.

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Etats-Unis

Rachat de Time Warner par AOL autorisé

PARIS, 14 déc (UPF) - La Commission fédérale du commerce (FTC), autorité de la concurrence aux Etats-Unis, a autorisé aujourd'hui à l'unanimité de ses 5 membres le rachat de Time Warner par le service en ligne America OnLine (AOL), permettant la naissance d'un géant mondial des médias et de l'internet. AOL avait annoncé le rachat du groupe de communication Time Warner (dont CNN), le 10 janvier. Lannonce a entrainé une hausse des actions d'AOL à la bourse de 4,83% à 50,79 dollars et de Time Warner de 4,71% à 76,02 dollars. Les deux groupes ont du faire des concessions pour obtenir le feu vert de la FTC et s'engager par écrit à ouvrir le réseau câblé aux autres fournisseurs d'accès à l'internet. Time Warner, le deuxième câblo-opérateur américain derrière le groupe de télécommunications AT and T, avait passé un accord fin novembre avec arthLink, deuxième fournisseur d'accès à l'internet aux Etats-Unis derrière AOL. Les autorités européennes de la concurrence avaient donné leur accord au rachat de Time Warner par America OnLine le 11 octobre.

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Ukraine

La disparition d'un journaliste agite le parlement

PARIS, 14 déc (UPF) - Les députés ukrainiens réclament le limogeage des chefs des services de sécurité (SBU, ex-KGB) et des douanes, impliqués selon eux dans la disparition d'un journaliste d'opposition, rapporte l'AFP. Des députés d'opposition ont aussi exigé la démission du ministre de l'Intérieur M. Kravtchenko en scandant "assassin!", selon l'agence Ria-Novosti. Les parlementaires reprochent aux douanes d'avoir tenté de confisquer une cassette vidéo contenant le témoignage d'un officier des services de sécurité qui accuse le président ukrainien Léonid Koutchma d'avoir commandité l'enlèvement de Gueorgui Gongadze, directeur d'Ukraïnska Pravda, un journal diffusé sur l'internet. Le journaliste n'a donné aucun signe de vie depuis le 16 septembre. La police a retrouvé en novembre, dans la région de Kiev, un corps décapité qui pourrait être le sien. Les chefs du SBU Léonid Derkatch et des douanes Iouri Solovkov ont nié toute implication dans cette affaire qui secoue la classe politique ukrainienne. Le président Koutchma a qualifié hier les accusations de "provocation à grande échelle".

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Burkina Faso

La police disperse une manifestation en souvenir de Zongo

PARIS, 13 déc (UPF) - Les forces de l'ordre ont dispersé aujourd'hui à coups de grenades lacrymogènes des militants du collectif "contre l'impunité" qui voulaient commémorer le deuxième anniversaire de l'assassinat du journaliste Norbert Zongo, rapporte l'AFP. Les manifestants qui convergeaient vers le cimetière où repose le journaliste à Ouagadougou se sont heurtés aux forces de l'ordre et à une centaine de jeunes gens, armés de gourdins, considérés comme la milice privée du maire de la ville Simon Compaoré. Les manifestants ont lancé des pierres et ont érigé des barricades. Un décret présidentiel du 6 décembre a interdit toute manifestation après la mort d'un garçon de 12 ans tué par balle lors d'une manifestation de collégiens et de lycéens violemment réprimée par la gendarmerie. Norbert Zongo, directeur de l'hebdomadaire "L'indépendant", a été assassiné le 13 décembre 1998, alors qu'il enquêtait sur la mort de David Ouédraogo, chauffeur du frère cadet du président Blaise Compaoré. Des membres de la garde présidentielle ont été condamnés pour ce crime mais l'enquête sur l'assasinat de Zongo n'a toujours débouché sur aucun procès.

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Iran

Procès d'un éditorialiste réformateur renommé

PARIS, 13 déc (UPF) - Un journaliste éditorialiste de plusieurs journaux réformateurs suspendus comparait aujourd'hui devant le Tribunal de la presse de Téhéran pour "outrage à la pudeur", "consommation de drogue", et "action contre la sécurité de l'Etat", rapporte l'AFP. Massoud Behnoud, 52 ans, détenu depuis août dernier, doit être jugé à huis clos pour les questions de "morale" et de droit commun, puis en public, pour des accusations de caractère politique. Le journaliste est accusé notamment de "coopération continue avec la BBC" et de propagation de mensonges en vue de troubler l'opinion publique". Massoud Behnoud, écrivain renommé et vedette des medias iraniens avant la révolution, avait été critiqué pour sa couverture des Accords de Camp David de 1978, entre l'Egypte et Israël. Il a repris ses activités, après de longues années de silence, surtout après l'élection du président Mohammad Khatami en 1997.

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Algérie

L'UIJPLF dénonce une tentative d'assassinat d(un journaliste

PARIS, 11 déc (UPF) - Le journaliste Abdelbaki Djahali, chef du bureau du quotidien El Watan à Annaba, a échappé à une tentative d'assassinat le 7 décembre dernier, a dénoncé la section algérienne de l'Union internationale des journalistes et de la presse de langue française (UIJPLF) dans un communiqué diffusé aujourd'hui. L'UIJPLF "s'insurge" contre toutes les atteintes à la liberté de la presse "au moment où l'Algérie s'engage dans le concert des nations modernes, tolérantes, ouvertes sur la culture universelle et soucieuse de la défense des droits humains et des personnes", souligne le président de l'UIJPLF Algérie, Amer Oumalou. Dans ce communiqué, le journaliste rappelle la condamnation à deux mois de prison ferme de Mansour Si-Mohamed, chef de bureau de la Nouvelle République à Mascara et révèle les menaces qui pèsent sur Chareddine Beriah, le chef de bureau d'El Watan à Tlemcen..

Récits du quotidien El Watan :

"Jeudi 7 décembre à 13 h, sur la route Annaba - El Hadjar, à hauteur de l’échangeur menant à Sidi Amar, A. Djabali, journaliste d’El Watan, chef du bureau régional de Annaba, a été victime d’une tentative d’assassinat. Accompagné d’un confrère, ce journaliste devait se rendre, dans le cadre de sa mission à l’hôtel El Moungas où l’équipe nationale s’était installée. A quelques centaines de mètres de l’échangeur, un choc à l’arrière du véhicule qu’il conduisait l’a contraint à sortir brutalement de la route. Grâce à ses réflexes, il réussit à maîtriser sa conduite et éviter un accident mortel en se renversant dans le vide. Le choc avait été provoqué par un poids lourd type K. 120 de couleur crème dans lequel se trouvaient deux personnes" (R. R. A., 8 déc)..

"Jeudi 7 décembre, le chef de bureau d’El Watan à Annaba, Abdelbaki Djabali, a échappé de justesse à une tentative d’assassinat. Quelques jours auparavant, il avait subi une agression à l’arme blanche accompagnée d’un cambriolage de son appartement et de menaces par téléphone à son domicile et à son bureau. El Watan a immédiatement réagi en déposant plainte contre X et en saisissant les autorités de Annaba sur cette succession de graves atteintes à l’intégrité physique et morale de Abdelbaki Djabali. Le journal condamne avec force ces pratiques mafieuses qui ne peuvent qu’être liées au travail d’investigation mené par le journaliste depuis plusieurs années sur la corruption, les malversations, la mauvaise gestion des deniers publics, les transactions illégales et opaques dans le domaine du foncier et du commerce extérieur, etc." (10 déc.).

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Iran

"Hamchari", le quotidien de Téhéran interdit en province

PARIS, 11 déc (UPF) - La justice iranienne a interdit aujourd'hui la diffusion en province du principal quotidien iranien, Hamchahri, journal modéré publié à 460.000 exemplaires par la municipalité de Téhéran, rapporte l'AFP. Hamchahri, fondé en 1992 par l'ancien maire Gholamhossein Karbastchi, ouvre régulièrement ses colonnes à des proches du président réformateur Mohammad Khatami, à la suite de la suspension depuis avril par la justice, aux mains des conservateurs, de nombreuses publications, en grande majorité réformatrices. La décision de limiter la diffusion de Hamchahri, prise par la section 1410 du Tribunal de Téhéran, en charge des affaires de presse, repose sur l'article 9 de la loi de la presse, qui dispose qu'un journal émanant d'une institution locale ne peut être distribué hors du territoire de cette institution.

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France

Naissance de Vivendi Universal

PARIS, 11 déc (UPF) - Les actionnaires du groupe Canal+, réunis en assemblée générale extraordinaire vendredi 8 décembre, ont approuvé à 98,64% la fusion avec Vivendi (Cegetel, SFR, Havas...) et le canadien Seagram (disques et films Universal, chaînes de câblo-distribution...), a annoncé l'AFP. Leur approbation était l'ultime condition à la naissance de Vivendi Universal, numéro deux mondial de la communication derrière AOL/Time Warner et à l'admission de ses titres à la Bourse de Paris, qui impliquait le retrait de Canal+ du CAC 40 où la société audiovisuelle, l'une des premières françaises à se lancer dans l'aventure boursière, introduite le 26 novembre 1987 sur le Second marché, avait rejoint les valeurs vedettes le 2 mai 1990.

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France

Français et Canadiens créent le n° 2 mondial de la communication

PARIS, 8 déc (UPF) - Les actionnaires de Canal+ devraient parachever aujourd'hui la construction de Vivendi Universal, numéro deux mondial de la communication derrière AOL/Time Warner, en avalisant la fusion de leur groupe avec Vivendi (Cegetel, SFR, Havas...) et Seagram (disques et films Universal, chaînes de câblo-distribution...), dont les actionnaires respectifs ont déjà scellé l'union, a annoncé l'AFP. Mardi 5 décembre, 90,4% des actionnaires de Seagram ont dit "oui" au projet de mariage à trois. Quelques heures plus tard, réunis au Musée du Louvre, ceux de Vivendi plébiscitaient devant Jean-Marie Messier, futur pdg de Vivendi Universal, la naissance du géant de la communication à 96,6%. Une fois approuvé le rapprochement par les actionnaires de Canal+, les actions de Vivendi Universal feront leur entrée le 11 décembre sur les bourses de Paris et New York, plus de cinq mois après l'annonce de la fusion.

Pierre Lescure, pdg de Canal+ devra rassurer les actionnaires individuels, qui voient, dans la fusion avec Seagram et Vivendi, le démembrement de Canal+. Le groupe actuel, construit autour de la chaîne cryptée, va devenir le pôle image de Vivendi Universal et récupérer à ce titre les studios Universal. Mais cette nouvelle organisation va se faire au prix d'une partition nette entre la chaîne cryptée et les autres activités du groupe (télévisions à péage européennes, bouquets satellites, activités dans le cinéma et l'internet). Les professionnels du cinéma français, redoutant que Canal+ ne remplisse plus ses obligations envers le septième art, ont saisi le Conseil d'Etat pour l'annulation du feu vert du CSA.

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Maroc

Les journalistes manifestent à Rabat

PARIS, 6 déc (UPF) - Quelque 150 journalistes affiliés au Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) ont manifesté aujourd'hui devant le ministère de la Communication pour réclamer la levée de l'interdiction de trois hebdomadaires suspendus le 2 décembre, a rapporté l'AFP. Les journalistes qui se disent "menacés" ont réclamé l'abrogation de l'article 77 du Code de la presse qui a permis au gouvernement d'interdire Le Journal, Assahifa et Demain pour "atteinte aux fondements de l'ordre public et religieux du royaume". Ces trois hebdomadaires ont été suspendus après avoir publié ou commenté un document des années 70 impliquant la gauche dans une tentative de coup d'état contre le roi Hassan II en 1972. Un député socialiste, Ahmed Zaïdi, également président du Club de la presse, a dénoncé l'interdiction des trois hebdomadaires et l'expulsion, le 5 novembre, du directeur de l'AFP au Maroc, Claude Juvénal. Deux associations marocaines des droits de l'homme ont par ailleurs réclamé l'annulation de la mesure d'interdiction des trois journaux. a

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France

La diffamation sur Internet est "imprescriptible"

PARIS, 6 déc (UPF) - La justice française a estimé aujourd'hui que les diffamations commises sur Internet ne pouvaient obéir à la règle de la prescription de trois mois, contrairement aux articles de journaux ou aux livres, car il s'agit d'une "publication ininterrompue" et donc d'une "infraction continue", rapporte l'AFP. Le jugement rendu par la 17ème chambre du Tribunal correctionnel de Paris, dans une affaire de diffamation politique, explique que "le point de départ de la prescription se situe au jour où l'activité délictueuse a cessé". Les magistrats ont considéré que l'archivage sur Internet "s'accompagne naturellement d'une permanence des infractions (...) et des dommages que celles-ci occasionnent aux victimes". Cette permanence entraîne la possibilité de poursuivre l'infraction "à chaque instant de sa nouvelle existence", ajoute le jugement. Le Tribunal observe qu'en matière de presse ou d'édition la diffamation est réputée commise le jour de la publication, car elle ne poursuit ses effets que "par la seule force des choses" comme le maintien en librairie ou dans un kiosque, mais ne résulte pas, contrairement à une publication sur un site Internet, d'une volonté renouvelée de son auteur.

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Maroc

Trois hebdomadaires interdits vont saisir la Cour suprême

PARIS, 4 déc (UPF) - Les directeurs de trois hebdomadaires indépendants interdits samedi 2 décembre, ont décidé d'attaquer cette décision d'interdiction devant la Cour suprême, indique l'AFP. Les hebdomadaires Le Journal, Assahifa et Demain, avaient été interdits à la suite de la publication d'une lettre attribuée à l'ancien opposant Mohamed Basri, impliquant la gauche à une tentative de coup d'Etat contre le roi Hassan II en 1972. Nour Eddine Miftah, rédacteur en chef d'Assahifa, a déclaré que "seule la presse partisane a le droit d'exister au Maroc". Aboubakr Jamaï, directeur du Journal et D'Assahifa, déplore de son côté la mise au chômage des 76 personnes employées par les journaux interdits.

Archives Novembre 2000