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MEDIA |
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Togo Un journaliste condamné à la prison ferme |
| PARIS, 29 mai (UPF) - Hippolyte Agboh, directeur de publication de l'hebdomadaire togolais L'Exilé, a été condamné le 15 mai dernier à trois mois d'emprisonnement ferme et à une amende de 1 million de francs CFA par la Deuxième chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Lomé qui a également suspendu la publication de l'Exilé pour une durée de six mois. Le journaliste avait été arrêté après l'annonce par erreur du décès de l'une des filles du président Eyadema dans un accident de la circulation. M. Agboh a fait appel. L'Union internationale des journalistes et de la presse de langue française (UIJPLF) déplore par la voix de sa délégation à la Presse d'Afrique, cette condamnation et la fermeture du journal. L'UIJPLF s'était déclarée "indignée" de l'arrestation de Hippolyte Agboh dans une lettre adressée le 19 avril au ministre togolais de la justice, M. Seyi Méméne, par le délégué Afrique de l'organisation internationale des journalistes francophones. |
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Sierra Leone Deux journalistes tués dans une embuscade |
| PARIS, 26 mai (AFP) - Deux journalistes Kurt Schork de l'agence Reuters et Miguel Gil Moreno de Mora, cameraman de AP-Television, ont été tués mercredi 24 mai au nord-est de Freetown dans une embuscade attribuée aux rebelles du Front Révolutionnaire Uni (RUF). Deux de leurs collègues ont été blessés dans la même embuscade, qui a aussi coûté la vie à quatre soldats loyalistes. Les correspondants de guerre et les troupes sierra-léonaises circulaient à bord de deux camions militaires qui ont été pris pour cible par les assaillants. Le drame s'est produit à quelques kilomètres du carrefour de Rogberi (80 km, nord-est de Freetown) où avaient été découverts le 22 mai six cadavres, supposés être ceux de soldats des Nations unies. Le président des Etats Unis Bill Clinton s'est déclaré très "attristé", d'autant qu'il connaissait personnellement l'Américain Kurt Schork comme étudiant à l'université d'Oxford. M. Clinton a dénoncé le RUF notant que les journalistes étaient les derniers d'une longue liste de victimes sur laquelle figure de nombreux enfants "dont les membres ont été coupés". La presse albanaise du Kosovo a également rendu aujourd'hui hommage aux deux journalistes, rappelant leur combat pour la "vérité" sur la cause kosovare. Kurt Schork avait couvert le conflit entre les forces de Belgrade et l'UCK en 1999. Miguel Gil Moreno de Mora était l'un des rares journalistes à ne pas avoir quitté la province bombardée par l'OTAN. Une minute de silence est prévue lors du point de presse régulier de la force de paix (KFOR) et de la Mission des Nations Unies (MINUK), en souvenir des deux journalistes. |
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Tunisie Un journaliste tunisien blessé par balles |
| PARIS, 26 mai (AFP) - Le journaliste tunisien Riadh Ben Fadhel, ancien
rédacteur en chef de l'édition en arabe du mensuel Le Monde diplomatique, a été
blessé par balles, mardi 23 mai, près de son domicile, dans la banlieue de Tunis. Le
journaliste a déclaré que les coups de feu avaient été tirés d'un véhicule, mais la
police met en doute cette version. L'enquête préliminaire n'exclue pas que le tir puisse
provenir "de l'intéressé lui-même", ou "lors d'une altercation avec une
tierce personne l'accompagnant". La France a souhaité jeudi qu'une enquête permette
de "déterminer toutes les responsabilités" sur l'agression. Economiste de formation, M. Ben Fadhel est le fils de l'ancien ministre et chef de cabinet de l'ex-président Habib Bourguiba, Mohammed Ben Fadhel. Il est devenu directeur de l'Agence de Publicité "Impact Média", l'une des plus importantes de Tunisie, depuis près de deux ans, après l'arrêt de la publication du Monde Diplomatique à Tunis, le siège du mensuel ayant été transféré à Beyrouth. M. Ben Fadhel avait publié dans le quotidien français le Monde un article intitulé "En finir avec le syndrome de Carthage", dans lequel il critiquait la manière avec laquelle l'affaire du journaliste tunisien Taoufik Ben Brick avait été gérée par l'administration tunisienne. |
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Côte d'Ivoire Le général Gueï interdit les bastonnades de journalistes |
| ABIDJAN, 24 mai (AFP) - Le général Robert Gueï a interdit les descentes des militaires dans les rédactions et les bastonnades de journalistes, a déclaré son conseiller en communication Issa Sangaré Yéresso, aux responsables de la presse ivoirienne, aujourd'hui à Abidjan. A plusieurs reprises, des militaires étaient intervenus dans les locaux de journaux, se livrant à des violences sur des journalistes dont les écrits leur avaient déplus. L'Observatoire pour la liberté de la presse, de l'éthique et de la déontologie (OLPED), avait condamné ces intimidations la semaine dernière. |
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Zimbabwe La Cour suprême rejette les accusations contre deux journalistes |
| HARARE, 22 mai (AFP) - La Cour suprême a annoncé aujourd'hui lors d'une audience publique que l'action judiciaire engagée par l'Etat contre le rédacteur-en-chef du Standard, Mark Chavunduka, et le reporter Ray Choto, accusés d'avoir publié de fausses informations, n'était pas justifiée. La Cour suprême a décidé qu'aucune charge n'était donc à retenir contre les journalistes poursuivis pour avoir publié en janvier 1999 un article affirmant que 23 officiers de l'armée, mécontents de l'intervention militaire zimbabwéenne en RDCongo, avaient été arrêtés pour avoir préparé un coup d'Etat. Les journalistes, qui disent avoir été torturés pendant leur détention, encouraient une peine de sept ans de prison s'ils avaient été reconnus coupables. |
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France Michel Bassi patron de la communication de la Mairie de Paris |
| PARIS, 19 mai (AFP) - Le journaliste Michel Bassi a été nommé délégué général du maire de Paris, chargé de la direction de l'information et de la communication de la Ville de Paris, en remplacement de Jérôme Peyrat devenu directeur de la communication du RPR. L'Hôtel de ville annonce en outre la nomination de deux déléguées adjointes, Laurence Bensimon et Sylvie Depondt. Né le 9 juillet 1935, diplômé de l'Ecole supérieure de journalisme de Lille, Michel Bassi a commencé sa carrière au Figaro. Ancien collaborateur de Valéry Giscard d'Estaing à l'Elysée (1976-77), où il était chargé de la communication aux côtés de Jean-Philippe Lecat, Michel Bassi a notamment dirigé RMC, Le Méridional et France Soir Magazine. Il fut aussi PDG de la Société française de production (SFP) de 1993 à 1996. |
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Congo Recomposition du bureau de la section UIJPLF de Brazzaville |
| PARIS, 18 mai (UPF) - Les journalistes de la section Congo Brazzaville de
l'Union internationale des journalistes et de la presse de langue française (UIJPLF) ont
renouvelé le bureau de l'association lors de l'assemblée générale du 13 mai 2000. Composition du nouveau bureau : Président : Ekiaye-Ackoly Wamene, directeur général de la Télévision nationale congolaise. Premier vice-président : Fylla de Saint-Eudes (presse écrite). Deuxième vice-président : Asie Dominique de Marseilles, directeur de l'hebdomadaire Le Choc. Troisième vice-président : Gaston Elby Inkari, journaliste à Radio Congo. Secrétaire général : Théodore Kiamossi, directeur général de l'Agence congolaise de l'information. Trésorier général : Joachim M'Bandza, directeur de l'hebdomadaire La Semaine africaine. Contrôle des comptes : Blanche Moka (audiovisuel). |
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Roumanie Andreï Babitski reçoit le prix de journalisme de l'OSCE |
| BUCAREST, 17 mai (AFP) - Le "prix pour le journalisme et la démocratie" de l'OSCE sera accordé à Andreï Babitski, journaliste de Radio Svoboda, l'antenne russe de Radio Free Europe, a indiqué à Bucarest (Roumanie) un porte-parole de l'Assemblée parlementaire de l'OSCE (Organisation pour la Coopération et la Sécurité en Europe). Radio Svoboda, récemment dénoncée par le ministère russe de l'Information pour "une position hostile à la Russie dans la couverture de la guerre en Tchétchénie", est l'un des organes de presse qui ont inspiré au gouvernement russe le désir d'un projet de loi permettant la suspension des médias pour "abus de la liberté de parole". Le prix de l'OSCE devrait être remis à M. Babitski à Bucarest en juillet. M. Babitski, très critique vis-à-vis de l'opération russe en Tchétchénie, a été arrêté le 16 janvier près de Grozny puis échangé par les Russes en février contre des soldats prisonniers des Tchétchènes, avant d'être à nouveau arrêté le 25 février. Il est depuis assigné à résidence à Moscou sous l'inculpation de participation à bande armée et d'utilisation de faux passeport. Le prix d'une valeur de 20.000 dollars, a été institué en 1996 afin de promouvoir les principes de la liberté et de la démocratie dans les médias. La Roumanie, membre de la troïka de l'OSCE avec l'Autriche et la Norvège, assumera la présidence tournante de cette organisation en janvier 2001. |
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Yougoslavie Le gouvernement place sous contrôle une télévision de l'opposition |
| SARAJEVO, 17 mai (AFP) - Le gouvernement serbe a annoncé aujourd'hui la prise de contrôle de Studio B, la chaîne de télévision de la municipalité de Belgrade dirigée par l'opposition, sous l'accusation qu'elle appelait à "renverser le pouvoir" de M. Milosevic. L'Association des journalistes bosniaques demande aux organisations internationales d'engager "une action urgente" pour protèger à la fois la démocratie et les médias indépendants en Serbie. Pour les journalistes, l'affaire de Studio B montre que le gouvernement du président yougoslave Slobodan Milosevic achève d'étendre son contrôle sur les médias serbes. |
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Russie Manifestation à Moscou pour la liberté de la presse |
| MOSCOU, 17 mai (AFP) - Plus d'un millier de personnes, dont de nombreux
journalistes, ont manifesté aujourd'hui place Pouchkine à Moscou pour défendre la
liberté de la presse, à l'appel de l'Union des journalistes de Russie. La manifestation
était organisée "en faveur de la liberté des médias et du groupe
Media-Most", qui a fait l'objet jeudi 11 mai d'une perquisition musclée, effectuée
par des policiers armés et cagoulés. "Tous les journalistes doivent s'unir car leur profession est risquée, tout comme celle des soldats en Tchétchénie", a déclaré l'ancien vice-Premier ministre, le libéral Boris Netmsov aux manifestants. Le député Grigori Iavlinski (Iabloko, réformateur d'opposition) a souligné de son côté: "Nous sommes ici pour montrer notre soutien, notre solidarité avec NTV, Novaïa Gazeta, Moskovskï Komsomolets". Cette manifestation, le jour où la candidature du Premier ministre Mikhaïl Kassianov a été entérinée par les députés, s'est accompagnée de la publication d'un numéro spécial du journal Obchtchaïa Gazeta sur le sujet. "Dans cette édition spéciale nous défendons non seulement nos confrères de Media-Most mais également la loi et notre droit à accomplir notre devoir professionnel, le droit de rendre compte avec objectivité de ce qui se passe dans notre pays", souligne notamment cette publication. |
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Iran Nouvelles suspensions et poursuites contre des journaux |
| TEHERAN, 16 mai (AFP) - La suspension du quotidien Ham-Mihan, journal
modéré dirigé par l'ancien maire de Téhéran Gholamhossein Karbastchi, porte à 18 le
nombre de titres suspendus depuis avril, dont 13 quotidiens, pour la plupart proches des
réformateurs. La justice iranienne a également convoqué ce matin le directeur du
journal réformateur Bahar (printemps) qui aurait publié "des mensonges et proféré
des insultes", selon la télévision nationale. Ham-Mihan fait l'objet de 17 plaintes, selon la Justice, dont celles d'avoir "répandu de fausses informations sur les gardiens de la Révolution, les Bassidjis (miliciens islamistes), les forces de l'ordre, la Justice et le ministère des Renseignements". La direction du quotidien affirme qu'aucune de ces plaintes n'avait été communiquée. Le directeur du journal Bahar qui publiait ce matin la nouvelle que l'élection des trois derniers candidats à Téhéran au scrutin législatif pourrait être annulée, était appelé à comparaître -normalement d'ici trois jours- devant le Tribunal de la presse. Le directeur de ce quotidien, Saïd Pour-Azizi, est aussi le directeur du bureau de presse du président Khatami, |
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Russie Moscou voudrait suspendre les médias étrangers "hostiles" |
| MOSCOU, 16 mai (AFP) - Le ministère russe de l'Information voudrait
pouvoir suspendre les médias ruses et étrangers "hostiles aux intérêts
russes" et définir dans un nouveau projet de loi une notion d'"abus de la
liberté de parole", a indiqué aujourd'hui à l'AFP le porte-parole du ministère,
Iouri Akinchine. "Nous ne disposons pas actuellement de moyens d'influence sur les
médias qui agissent contre l'intérêt de la Russie", s'est plaint M. Akinchine. Il
a cité l'exemple de Radio Svoboda, l'antenne russe de Radio Free Europe, qui a eu selon
lui à une époque, "une position hostile à la Russie dans la couverture de la
guerre en Tchétchénie". "J'espère qu'il s'agit seulement de commentaires et
pas d'un appel à l'action qui conduirait à la monopolisation de l'information par le
pouvoir comme à l'époque soviétique", a réagi le directeur de l'antenne moscovite
de Svoboda Savik Shuster. Le correspondant de Svoboda Andreï Babitski connu par ces reportages très critiques en Tchétchénie a été arrêté le 16 janvier près de Grozny puis échangé par les Russes en février contre des soldats prisonniers des Tchétchènes avant d'être à nouveau arrêté le 25 février. Il est depuis assigné à résidence à Moscou sous l'inculpation de participation à bande armée et d'utilisation de faux passeport. Les déclarations du ministère sont intervenues alors que le plus important groupe médiatique russe privé, Media-Most, a fait l'objet le 11 mai de perquisitions qui ont été dénoncées comme une atteinte à la liberté de la presse par le principal syndicat de journalistes et une partie de la classe politique. |
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France Promotions de journalistes dans l'Ordre du Mérite |
| PARIS, 16 mai (UPF) - Jean-Charles Bourdier, président de la section
française de l'Union internationale des journalistes et de la presse de langue française
(UIJPLF) a été nommé chevalier de l'Ordre national du Mérite. M. Bourdier, directeur
du développement et des projets du quotidien "Le Républicain Lorrain",
vice-président du groupement des rédacteurs en chef de la presse quotidienne de
province, est chargé de mission sur le développement des réseaux à haut débit et
leurs usages par le secrétaire d'Etat à l'Industrie Christian Pierret. Plusieurs personnalités du monde de la presse et de l'audiovisuel ont été promues ou nommées dans l'Ordre national du Merite, sur la liste parue au Journal Officiel du 16 mai. Jean Maheu, ancien PDG de Radio France est élevé à la dignité de grand officier. Au titre du ministère de la Culture, Maurice Denuzière, écrivain et ancien journaliste du Monde, Michèle Cotta, directrice générale de France2 et Jean-Claude Dassier directeur général de LCI sont promus officiers. Georges Pernoud, rédacteur en chef du magazine de télévision "Thalassa" et Philippe Thébault, journaliste de l'AFP sont nommés chevaliers. |
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Philippines Paris et Berlin demandent à la presse de se montrer "responsable" à Jolo |
| PARIS, 15 mai (AFP) - Le ministère français des Affaires étrangères a publié lundi matin un communiqué dans lequel il se dit préoccupé "par la multiplication des reportages aux Philippines" et souhaite leur arrêt. Les autorités françaises et allemandes invitent la presse à se montrer "responsable" et "réfléchie" dans les reportages réalisés sur les otages des Philippines. Vingt et une personnes originaires de sept pays --trois Allemands, deux Français, deux Finlandais, deux Sud-Africains, deux Philippins, neuf malaisiens et une Libanaise-- enlevés en Malaisie le 23 avril sont retenus dans l'île de Jolo, au sud des Philippines, par les extrémistes musulmans du groupe Abu Sayyaf. Plusieurs journalistes français ont réussi à rencontrer les otages, mais leurs reportages et la "disparition" pendant deux jours de neuf d'entre eux, bloqués par un groupe de rebelles dissidents, ont inquiété les autorités françaises. "Le souci de l'information est compréhensible, mais offrir une tribune aux ravisseurs et donner de l'écho à leurs thèses risque d'avoir des conséquences négatives en valorisant la détention des otages et en compliquant la tâche de ceux qui s'efforcent d'obtenir leur libération", a expliqué le Quai d'Orsay. Le ministère a rappelé que "la région, et en particulier l'île de Jolo, est dangereuse et a invité tous les voyageurs, y compris les journalistes, à s'abstenir de s'y rendre". Les autorités françaises et allemandes redoutent avant tout la capture de journalistes tentant de se rendre dans le lieu où sont détenus les étrangers. Mais le risque d'un "accident" est également pris en compte. L'armée philippine est en effet présente en force à Jolo et les pressions sont nombreuses pour éviter que les autorités philippines n'ordonnent un assaut contre les ravisseurs. |
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Tunisie Taoufik Ben Brick a cessé sa grève de la faim |
| PARIS, 15 mai (AFP) - Le journaliste tunisien Taoufik Ben Brick a cessé aujourd'hui à Paris une grève de la faim de 42 jours qui lui a permis de mettre au devant de l'actualité la question des droits de l'Homme dans son pays, alors que son frère Jelal était remis en liberté à Tunis dans l'attente du verdict de son procès en appel remis au 18 mai. "J'arrête ma grève de la faim, car même mes supporters commencent à se lasser, et j'ai perdu 28 kg", a déclaré Taoufik Ben Brick à l'AFP. Il était arrivé à Paris le 4 mai, après avoir obtenu satisfaction sur la plupart de ses revendications, notamment l'abandon des poursuites judiciaires à son encontre et la restitution de son passeport. Malgré les interventions politiques de Paris en sa faveur, Taoufik Ben Brick, n'a pas obtenu de rencontrer, comme il le souhaitait, le président Jacques Chirac. Il n'a pas non plus pu faire le voyage à Alger, où il souhaitait mettre fin à son jeûne en "terre arabe", les autorités algériennes ayant refusé de l'accueillir, malgré l'élan de solidarité des journalistes algériens. Taoufik Ben Brick compte regagner son pays avant le 28 mai "pour couvrir les élections municipales". |
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Liban M. Hoss réclame des mesures contre la télévision de M. Hariri |
| BEYROUTH, 15 mai (AFP) - Le chef du gouvernement libanais, Salim Hoss, a demandé au ministre de l'Information, Anouar al-Khalil, de prendre des mesures contre la télévision satellitaire de son prédécesseur, Rafic Hariri, qu'il accuse de "nuire à l'intérêt national". Dans la lettre publiée aujourd'hui, M. Hoss lui demande de "prendre, en consultation avec le Conseil National de l'audiovisuel (CNA) et du syndicat de la Presse, les mesures adéquates pour obliger la Future TV à exercer une auto-censure, car ce média transmet à l'étranger une image défigurée du Liban qui nuit à l'intérêt national". M. Hoss précise qu'il a reçu "ces derniers jours un flot d'appels téléphoniques d'Arabie saoudite et d'autres pays arabes du Golfe qui protestent contre les campagnes de dénigrement menées par la Future TV et qui présente une image sombre et repoussante du Liban pour servir des intérêts politiques étroits". De nombreuses personnes qui comptaient se rendre au Liban ont renoncé en raison de l'image exagérément négative transmise par cette télévision", a-t-il ajouté. Le Liban compte sur les rentrées en devise de la saison estivale apportées par de nombreux riches ressortissants du Golfe, pour relancer l'économie libanaise en stagnation. |
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France Création d'un office central de lutte contre la cybercriminalité |
| PARIS, 15 mai (AFP/Charles SICURANI) - Un office central va être chargé de lutter contre la cybercriminalité, a annoncé le ministre français de l'Intérieur, Jean-Pierre Chevènement, en ouvrant aujourd'hui à Paris la conférence du G8 sur la cybercriminalité. Cet "office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTI), placé au sein de la direction centrale de la police judiciaire, va désormais constituer notre instrument pour (le) travail opérationnel d'enquête judiciaire, organe interministériel", a précisé M. Chevènement. Cet office central sera, "en même temps, le correspondant international naturel des services équivalents à l'étranger", a ajouté le ministre de l'Intérieur, en notant toutefois que cette création "devra s'accompagner d'un effort de recrutement et de formation de spécialistes". Le décret portant création de l'OCLCTI paraîtra au Journal Officiel de mardi 16 mai. La décision de créer un tel office avait été annoncée le 26 août 1999 par le Premier ministre Lionel Jospin pour "préserver" la liberté qu'offre le développement des réseaux. |
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Yougoslavie Libération d'un journaliste serbe, correspondant de l'AFP |
| NIS (Yougoslavie), 12 mai (AFP) - Le journaliste serbe Miroslav Filipovic a été libéré aujourd'hui de la prison militaire de Nis, dans le sud de la Serbie, quatre jours après avoir été interpellé pour "espionnage" et "diffusion d'informations mensongères". Miroslav Filipovic réside à Kraljevo, ville du centre de la Serbie où il est le correspondant du quotidien indépendant de Belgrade "Danas", et également celui de l'Agence France-Presse. Il collabore aussi avec l'Institute for War and Peace Reporting (IWPR) de Londres, et avec le Comité Helsinki pour la défense des droits de l'homme. A sa sortie de la prison militaire, Miroslav Filipovic a déclaré que le juge avait annulé la détention préventive de 30 jours ordonnée contre lui mais qu'il gardait la possibilité d'ouvrir une instruction ultérieurement. "Je rejette toute possibilité que je me sois rendu coupable d'espionnage. Si quelqu'un s'occupe d'espionnage, il ne publie pas des données avec son nom et son prénom", a-t-il déclaré. "Tout ce que j'ai écrit, je l'ai écrit avec la certitude que c'est vrai". |
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Espagne L'Espagne choquée par l'assassinat d'un journaliste d'El Mundo |
| MADRID, 8 mai (AFP) - L'assassinat dimanche 7 mai au Pays basque du journaliste du quotidien madrilène El Mundo, José Luis Lopez de Lacalle, attribué par la police à l'organisation armée ETA, a provoqué de dures réactions non seulement contre les Basques nationalistes radicaux mais aussi contre les modérés. Des manifestations séparées dimanche soir dans les grandes villes du Pays basque ont protesté contre la mort de cet intellectuel de gauche qui avait passé cinq ans dans les prisons franquistes. Les représentants du gouvernement régional et du Parti nationaliste basque (PNV, modéré) ont participé seuls à des rassemblements tandis que ceux des grands partis espagnols se sont joints à des manifestations à l'appel du Forum d'Ermua, association de personnalités en faveur de la paix en Euskadi dont la victime était un membre fondateur. Profondément choquée par cet assassinat, la société espagnole a manifesté lundi soir dans onze grandes villes, au moment où le journaliste était enterré à Ondoain, localité basque où il résidait. Cinq minutes de silence ont été observées en milieu de journée dans les mairies du pays ainsi que par des milliers de journalistes dans les rédactions espagnoles à Madrid, en Catalogne et en Andalousie. En visite officielle à Jerez de la Frontera (sud), le roi Juan Carlos et la reine Sofia sont restés plusieurs minutes en silence en signe de rejet de l'attentat contre Lopez de Lacalle. A Rabat (Maroc), où il est en voyage officiel, le chef du gouvernement José Maria Aznar a réclamé une nouvelle fois lundi des élections anticipées au Pays basque espagnol, en estimant que les dirigeants basques devaient "choisir entre la démocratie et le nationalisme". Le PNV, qui gouverne au Pays basque, "constitue un obstacle pour la paix et la liberté", a affirmé pour sa part le ministre de l'Intérieur, Jaime Oreja, dans des déclarations à la radio nationale espagnole. |
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Tunisie Ben Brick va arrêter sa grève de la faim jeudi à Alger |
| PARIS, 9 mai (AFP) - Le journaliste tunisien Taoufik Ben Brick a annoncé
aujourd'hui à l'AFP qu'il quittera jeudi Paris pour Alger, où il cessera sa grève de la
faim commencée le 3 avril. M. Ben Brick donnera mercredi 10 mai une conférence de presse
à l'Assemblée nationale avec notamment Omar Belhouchet, le directeur du journal
algérien El Watan, et le député vert Noël Mamère. PARIS, 7 mai (AFP) - Jelal Zoghlami, frère de Taoufik Ben Brick, a entamé depuis hier une "grève de la faim sauvage", sans boire, pour obtenir sa libération de prison, a indiqué aujourd'hui le journaliste tunisien hospitalisé à Paris. M. Ben Brick, qui poursuit à Paris sa grève de la faim entamée le 3 avril à Tunis, a déclaré qu'il envisageait lui aussi de cesser de boire et de prendre du sucre et que, dans ce cas, il quitterait l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, où il a été admis le 4 mai. Jelal Ben Brick "regrettait" le départ de son frère en France, selon une déclaration de son épouse Ahlem Belhaj, le 5 mai. "Mon mari aurait préféré que son frère ne quitte pas la Tunisie, sinon qu'il aille se reposer ou se faire soigner en Algérie plutôt qu'en France, où son combat risque de lui échapper", a affirmé le dr. Ahlem Belhaj, médecin membre du comité médical. Un comité tunisien de soutien à Jalel Zoghalami a été constitué et ses membres ont porté des signes ostentatoires pour réclamer sa libération lors d'un rassemblement d'associations organisé vendredi à Tunis à l'occasion de la journée de la liberté de la presse, célébrée le 3 mai dans le monde. Jelal Zoghlami observe une grève de la faim "illimitée" depuis le 1er mai pour demander sa libération. Il a été condamné mercredi 3 mai à trois mois de prison pour "violences contre des agents de l'ordre" et "outrages aux bonnes moeurs" lors d'échauffourées devant le domicile de son frère, la semaine dernière. Son avocat a interjeté appel de ce jugement. PARIS, 6 mai (AFP) - L'hebdomadaire Courrier International a publié un virulent pamphlet de Taoufik Ben Brick contre le président français Jacques Chirac, qu'il accuse d'avoir été "si longtemps le plus fidèle soutien" du régime du président tunisien Zine El Abidine Ben Ali. "Le silence de Jacques Chirac sur la nature de ce dictateur de seconde division qu'est Ben Ali en a fait le collaborateur du régime tunisien", ajoute-t-il, demandant au président français "qu'il s'engage dans un combat qui incarne les valeurs même de la France républicaine, chère à mon coeur". A son arrivée à Paris, le journaliste avait demandé à être reçu par M. Chirac. L'Elysée, dont un conseiller avait reçu quelques jours plus tôt la soeur du journaliste, Najet Zoghlami, a rejeté implicitement cette demande vendredi 5 mai. Selon le porte-parole de l'Elysée "M. Ben Brick souhaitait venir en France. Il est en France, dans les conditions qui ont été rappelées hier par le ministre des Affaires étrangères". M.Hubert Védrine avait déclaré la veille que la décision d'accueillir en France Taoufik Ben Brick, prise "pour des raisons humanitaires", visait à "apaiser les choses" et ne devait pas servir à ce que le journaliste tunisien "puisse continuer sa lutte en France". |
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Algérie Un monument à Alger pour les 100 journalistes algériens assassinés |
| PARIS, 5 mai (UPF) - Un monument aux journalistes assassinés a été officiellement inauguré à Alger, le 3 mai 2000, sur une place baptisée "Place de la liberté de la presse", à l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse. 100 journalistes et professionnels de l'information, cibles privilégiées du terrorisme, ont été assassinés en Algérie depuis le 26 mai 1993, selon la liste dressée avec l'Association nationale des familles de journalistes assassinés par le terrorisme (AN-FAJAT) et publiée dans le rapport 1999 de la Fédératrion internationale des journalistes (FIJ) du centre d'Alger. Selon le même rapport, deux journalistes professionnels sont toujours portés disparus : Djamel-Eddine Fahassi de la Chaîne de la radio nationale, disparu depuis le 8 mars 1995, et Aziz Bouabdallah du journal arabophone El Alem Essiyassi (Le Monde politique), enlevé à son domicile à Chevalley (Hauts d'Alger) le 12 avril 1997. |
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Monde Les 50 journalistes honorés par l'IPI |
| BOSTON (Etats-Unis), 3 mai (AFP) - Voici la liste des 50 journalistes
internationaux honorés à Boston, mercredi 3 mai, journée mondiale de liberté de la
presse, par l'institut international de la presse, pour leur combat en faveur de la
liberté de la presse. - Afrique: Omar Belhouchet (Algérie). Pius Njawe (Cameroun, directeur du "Messager"). Freedom Neruda (Côte d'Ivoire, directeur-adjoint du journal Notre Voie). Kenneth Best (Libéria, ancien directeur du Daily Observer). Gwen Lister (Namibie, fondateur du quotidien The Namibian). Grémah Boucar (Niger, directeur de Radio Anfani). André Sibomana (Rwanda, ancien rédacteur en chef du journal Kinyamateka). Percy Qoboza (Afrique du Sud, ancien directeur du journal The World). Fred M'Menbe (Zambie, fondateur du journal The Post). - Amériques: - Europe: |
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Tunisie Taoufik Ben Brick a reçu un nouveau passeport |
| TUNIS, 1er mai (AFP) - Le journaliste tunisien Taoufik Ben Brick a reçu des autorités de son pays un nouveau passeport, valable jusqu'en 2005, a annoncé aujourd'hui à l'AFP son avocat, Me Chawki Tebib. La restitution de ce titre de voyage, qui lui avait été confisqué, représentait une des revendications pour lesquelles Taoufik Ben Brick s'est mis en grève de la faim le 3 avril dernier. Le journaliste, qui est toujours sous le coup d'une interdiction de voyager, a déclaré qu'il continuait sa grève de la faim, car "ce document ne sert à rien et n'est que de la pacotille". Les six médecins soignant à Tunis le journaliste ont demandé aujourd'hui son hospitalisation d'urgence en raison d'"une rapide aggravation de son état de santé". Lors de son entretien téléphonique avec l'AFP, le journaliste a de nouveau exigé la libération de son frère Jelal Zoghlami, emprisonné à Tunis avant d'arrêter son action. Jugé samedi 29 avril, Jelal a été maintenu en détention et son verdict repoussé au 3 mai. |
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Tunisie Sept membres de la famille de Ben Brick en grève de la faim |
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TUNIS, 1er mai (AFP) - Sept frères et soeurs du journaliste Taoufik Ben Brick Zoghlami (Ben Brick étant son nom de plume) sont désormais en grève de la faim. Seuls la mère et le frère aîné de la famille Zoghlami, qui continuera à travailler pour soutenir matériellement ses frères et soeurs, ne participent pas à cette grève. L'une des soeurs du journaliste Najet Zoghlami a annoncé dimanche à Paris qu'elle même, ainsi que Nejib, Saida, Jamel et Fathi Zoghlami, observeraient un jeûne "illimité" à partir de lundi par solidarité avec Taoufik et leur autre frère Jelal, ce dernier ayant cessé de s'alimenter dès dimanche dans sa prison à Tunis. Taoufik Ben Brick a fait savoir qu'il n'arrêterait pas son action entamée le 3 avril tant que son frère Jelal ne serait pas libéré. Jugé samedi, Jelal a finalement été maintenu en prison et son verdict reporté au 3 mai alors que ses avocats s'attendaient à une relaxe. |