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Burkina Faso
Mobilisation du Collectif Zongo le 13 décembre
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PARIS, 30 nov (UPF) - Pour marquer le huitième
anniversaire de l'assassinat du directeur de l'hebdomadaire
"L'Indépendant", le 13 décembre
1998, un Collectif a appelé à manifester mercredi
13 décembre pour "le rejet du non-lieu
et la réouverture du dossier Norbert Zongo",
dans un communiqué cité par l'AFP. Les participants
au mouvement de protestation sont invités à
arborer ce jour-là "un brassard, un foulard
ou tout autre fanion noir en signe de deuil", indique
le communiqué.
Cette mobilisation vise également à "imposer"
la journée du 13 décembre "comme étant
celle de la lutte contre l'impunité et pour la justice"
au Burkina Faso.
A la suite de l'assassinat du journaliste, six "suspects
sérieux", tous membres de la sécurité
présidentielle, avaient été identifiés
par une Commission d'enquête indépendante (CEI)
mise en place par le pouvoir. Un sous-officier, seul inculpé
retenu, a finalement bénéficié, le
16 août, d'un non-lieu immédiatement dénoncé
par de nombreux mouvements pour la défense des droits
de l'Homme, partis d'opposition et associations professionnelles
au Burkina Faso et à l'extérieur.
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Côte d'Ivoire
Des fidèles de Gbagbo à la tête
des grands médias
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PARIS, 29 nov (UPF) - Le nouveau directeur
général de la Radio télévision
ivoirienne (RTI), Pierre Brou Amessan, nommé le 27
novembre, a pris ses fonctions hier, après la révocation
de son prédécesseur Yacouba Kébé,
révoqué pour "faute grave". Le Président
Gbagbo a également dissout le conseil d'administration
de la RTI après la diffusion la veille d'un communiqué
jugé "séditieux" du Premier ministre,
Charles Konan Banny. Ancien présentateur du journal
de 20h, le nouveau directeur de la RTI est célèbre
pour "ses formules patriotiques enflammées"
favorables au chef d'Etat a observé l'AFP.
Hier également, à la suite de la dissolution
du conseil d'administration du quotidien "Fraternité
Matin", Jean-Baptiste Kouakou a pris ses fonctions
de directeur général en remplacement de Francis
Léon Lébry, jadis nommé par M. Banny.
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Burundi
Trois journalistes de radios privées emprisonnés
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PARIS, 29 nov (UPF) - Deux journalistes d'une
station privée, la Radio publique africaine (RPA),
Serge Nibizi, rédacteur en chef, et Domitile Kiramvu,
ainsi que le directeur de Radio Isanganiro, Matthias Manirakiza,
ont été arrêtés aujourd'hui à
Bujumbura en relation avec la diffusion d'informations relatives
à une présumée tentative de coup d'Etat
en août dernier.
Matthias Manirakiza a été emmené
à la prison centrale de Mpimba, alors qu'une cinquantaine
de policiers avaient empêché l'accès
au palais de justice à la dizaine de journalistes
venus soutenir leurs confrères.
En outre, Christelle Ruvari et de Bob Rugurika, deux journalistes
de RPA, ont égalememnt été entendus
hier par des magistrats du parquet de Bujumbura, puis relâchés.
"Nous appelons la communauté internationale
à faire pression sur le gouvernement pour que justice
soit rendue", a déclaré à l'AFP
le président de l'Association burundaise des journalistes,
Frank Kaze, qui dénonce "les nombreux abus"
commis par le pouvoir.
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Rwanda
Protestation de RFI contre sa fermeture à
Kigali
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PARIS, 28 nov (UPF) - La Présidence
de Radio France Internationale (RFI) a protesté contre
la fermeture de son émetteur en modulation de fréquence
à Kigali, a indiqué hier un communiqué
de la radio française.
"Cette décision des autorités rwandaises
apparaît comme la conséquence de la rupture
des relations diplomatiques entre le Rwanda et la France.
"Il convient de souligner que RFI, par son statut,
bénéficie dune totale indépendance
éditoriale.
"RFI saisit cette occasion pour rappeler quelle
sest attachée à respecter scrupuleusement
lhonnêteté et léquilibre
dans le traitement de linformation consacrée
au Rwanda au cours de la période récente comme
lors des événements des années 90"
indique en substance le communiqué.
Trois stations internationales continuent d'émettre
en FM au Rwanda: la British Broadcasting Corporation (BBC),
la Voix de l'Amérique (VOA) et la Deutsche Welle
(Allemagne).
Le gouvernement rwandais a en effet ordonné hier
l'arrêt de la diffusion de RFI sur la bande FM, à
la suite de la rupture des relations diplomatiques de Kigali
avec Paris, après que le juge français Jean-Louis
Bruguière ait réclamé des poursuites
contre le président Paul Kagame et émis des
mandats d'arrêt contre neuf de ses proches.
Le Rwanda a rompu le 24 novembre ses relations diplomatiques
avec la France. Toutes les institutions françaises
- y compris l'Ecole internationale française Saint-Exupéry
et le centre culturel français - ont reçu
l'ordre de fermer leurs portes et tous leurs personnels
français devaient quitter le pays dans les 72 heures.
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Madagascar
La presse privée installe une "cellule
de crise"
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PARIS, 20 nov (UPF) - Des journalistes de
la presse privée ont créé aujourd'hui
une "cellule de crise pour la défense de la
presse à Madagascar", en réponse, selon
eux, aux "tentatives de muselage" par le pouvoir,
a expliqué Rolly Mercia, rédacteur en chef
de la Gazette de la Grande Ile.
La semaine dernière à Antananarivo,
le général Randrianafidisoa, alias "général
Fidy", avait appelé "tous les militaires"
de l'armée malgache à le rejoindre pour pousser
à la démission le président Ravalomanana,
candidat à sa réélection à la
présidentielle du 3 décembre.
Les rédacteurs en chef de télévisions
et radios qui ont diffusé le 18 novembre des interviews
de ce général, ont fait état de pressions
et menaces de fermeture de leurs stations s'ils donnaient
à nouveau la parole au général Fidy.
Selon eux, le président Marc Ravalomanana, candidat
à sa succession, a également menacé
de sanctions la presse malgache et internationale, hier
lors d'une réunion électorale.
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France
"La Tribune", nouvelle formule papier
et internet
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PARIS, 16 nov (UPF) - Le "média
des affaires", le quotidien économique "La
Tribune" (D.I group) a présenté ce matin,
à Paris devant la presse, sa nouvelle formule imprimée
et en ligne (latribune.fr) disponible pour les lecteurs
lundi 20 novembre.
La transformation du journal, fruit de deux
années de travail, se veut radicale mais ne bénéficiera
d'aucun renforcement humain de la rédaction. Au contraire,
il n'y a plus deux rédactions pour le journal imprimé
et l'information en ligne, mais une seule qui sera opérationnelle
sur les deux médias, a expliqué François-Xavier
Pietri, directeur de la rédaction.
L'implantation du quotidien papier est renversée,
allant du particulier au général. Le journal
imprimé s'ouvrira désormais sur une rubrique
"360°", abordant l'actualité par la
proximité et les préoccupations immédiates
de ses lecteurs, pour se terminer par les enquêtes,
les analyses, entretiens de fond et forum de lecteurs rejetés
en fin d'édition.
Le lien s'établit ainsi avec le journal
en ligne (payant) qui assurera le flot d'informations continues
de 7h 30 à 22 h, dimanche compris. Révolution
sur le site : une édition pdf des dernières
nouvelles pourra être imprimée à la
demande, ainsi qu'une information personnalisée sous
le titre "Ma page".
La promotion de la nouvelle formule a été
confiée à Publicis Conseil. Le coût
de la relance du quotidien économique s'établit
autour de 5 millions d'euros pour 2006-2007.
Face à la "déferlante technologique"
-règne du numérique, de la mobilité
et de l'interactivité-, La Tribune s'est "remise
en cause", a décidé de suivre les exigences
de ses lecteurs, cadres d'entreprise "consommateurs
d'information", a choisi d'être "opportuniste"
dans l'utilisation des nouveaux moyens et de "ne pas
refuser l'obstacle", avait affirmé en ouverture
Alain Metternich, président de D.I group, le pôle
média de l'industrie de luxe LVMH, regroupant notamment,
outre La Tribune, Connaissance des Arts, Investir, Salon
des entrepreneurs, Radio classique.
Les changements de formule dans la presse répondent
généralement à une désaffection
des lecteurs et visent la satisfaction des annonceurs afin
qu'un regain de recettes publicitaires freine les déficits
essuyés par les publications en crise dans la révolution
technologique. La réaction consiste à appliquer
une stratégie de marque séduisant annonceurs
et lecteurs.
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Maroc
"Le Matin" lance sa nouvelle formule
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PARIS, 16 nov (UPF) - Le quotidien Le
Matin (Groupe Maroc Soir), le premier et le plus ancien
des journaux francophones marocains, a fêté
son 35e anniversaire en adoptant une nouvelle formule dans
sa livraison du lundi 13 novembre. La nouvelle maquette
du "Matin du Sahara et du Maghreb" a été
réalisée en collaboration avec lagence
parisienne "Solutions Presse", créée
en 2000.
Six suppléments hebdomadaires seront
désormais présentés avec le quotidien
: Emploi (lundi), Sports (mardi), Tendances (mercredi),
Économie (jeudi), Immobilier (vendredi), ainsi qu'un
Magazine week-end (samedi). Parallèlement, le site
du journal "lematin.ma" a été reformulé.
Le Groupe Maroc Soir, dirigé par Mohammed Jouahri,
est le premier groupe de presse du Royaume.
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France
Mort de Bertrand Poirot-Delpech
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PARIS, 15 nov (UPF) - Le journaliste et homme
de lettres Bertrand Poirot-Delpech, membre de l'Académie
française, est mort hier à son domicile à
Paris, à l'âge de 77 ans. Poirot-Delpech, inlassable
défenseur de la langue française, a passé
plus d'un demi-siècle à la rédaction
du quotidien Le Monde où il a signé successivement,
depuis 1951, des chroniques judiciaire, théâtrale
puis littéraire.
Il est l'auteur d'une vingtaine de livres, surtout des
romans, comme "Le Grand Dadais" (prix Interallié
58), "La Folle de Lituanie" (Grand prix du roman
de l'Académie française 70), "L'été
36", "La légende du siècle",
"Bonjour Sagan", "Monsieur Barbie n'a rien
à dire" 1987, "Papon, un crime de bureau"
1998, "Traversées" ou "J'écris
Paludes". Il avait également coécrit
en 2002 le livre d'Ida Grinspan "J'ai pas pleuré",
récit d'une jeune juive déportée à
Auschwitz.
Bertrand Poirot-Delpech, né en février 1929
à Paris dans une famille de médecins et d'universitaires,
a été le benjamin de l'Académie française
lors de son élection en 1986, au fauteuil de Jacques
de Lacretelle.
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Inde
Disparition du directeur du "Trait-d'Union"
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PARIS, 8 nov (UPF) - Amalor Arago, directeur
du mensuel "Le Trait-d'Union" est décédé
le 19 octobre 2006, annonce le bulletin francophone de Pondichéry
daté de novembre et reçu ce jour à
la pressothèque de l'UPF.
Amalor Arago, né en 1926, a dirigé
pendant 12 ans "l'organe de l'amitié franco-indienne"
créé en 1945 par son frère, Abel Clovis,
avant d'en devenir directeur honoraire. Enseignant et journaliste,
ancien président de l'association "Les amis
de la langue et de la Culture françaises, Amalor
Arago était commandeur dans l'ordre des Palmes académiques.
Parlant d'Arago, l'éditorial du Trait-d'Union rappelle
: "il était la Mémoire de Pondichéry
: il connaissait presque tous les Pondichériens de
souche et toute la petite et grande histoire de Pondichéry.
C'était un régal de l'écouter quand
il évoquait ses souvenirs".
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France
Décès de J.J.S.S. le fondateur de "L'Express"
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PARIS, 7 nov (UPF) - Le patron de presse et
ancien ministre Jean-Jacques Servan-Schreiber est mort ce
matin à Fécamp (Seine-Maritime) à l'âge
de 82 ans. J.J.S.S. atteint d'une bronchite, avait été
admis dimanche 5 novembre à l'hôpital de Fécamp,
a précisé l'AFP. Le fondateur de l'Express,
né le 13 février 1924 à Paris. était
atteint d'une forme de dégénérescence
de la mémoire, qui n'affectait pas son état
de conscience, et il a lu "jusqu'au bout" le magazine
qu'il avait créé, a indiqué son fils
Franklin.
JJSS avait en effet fondé en 1953,
et dirigé jusqu'en 1969, l'hebdomadaire L'Express,
avec François Giroud, également journaliste
et femme politique. Devenu président du Groupe Express,
il a vendu le journal au milliardaire britannique Jimmy
Goldsmith en 1977. L'auteur du "Défi américain"
(1967), ancien élève de l'école Polytechnique,
a fini sa carrière en 1995 comme enseignant à
l'Université Carnegie Mellon de Pittsburgh (Pennsylvanie)
aux Etats-Unis.
Il avait débuté au quotidien le Monde en
1948. Militant de la décolonisation, il soutint Pierre
Mendès-France et s'opposa au retour au pouvoir du
général de Gaulle en 1958. Le journaliste
a publié en 1967 "Le Défi américain",
où il analysait les risques d'un retard européen
face au développement technologique des Etats-Unis,
puis "Le Défi mondial" dans lequel il évoquait
le redémarage économique du Japon. Il s'engagea
en politique à la tête du vieux parti radical
dont il fut élu député de Nancy en
1970.
Considéré en France comme le dirigeant de
la modernité dans les années 60, il était
l'héritier d'une famille influente, petit-fils d'un
secrétaire du chancelier allemand Bismarck, fils
d'Emile Servan-Schreiber, directeur des Echos. JJSS avait
4 frères et soeurs dont Brigitte Gros, sénateur
des Yvelines, l'écrivain Christiane Collange épouse
du journaliste Jean Ferniot et le patron de presse Jean-Louis
Servan-Schreiber (Groupe Expansion). La romancière
Madeleine Chapsal, sa première épouse, avait
consacré à JJSS en 2004 un livre "L'homme
de ma vie".
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Syrie
Naissance d'un quotidien politique privé
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PARIS, 7 nov (UPF) - "Al-Wattan"
(la patrie), un journal qui se présente comme "le
premier quotidien politique privé en Syrie depuis
42 ans", a été mis en vente dimanche
5 novembre. Le rédacteur en chef, Waddah Abed Rabbo,
également propriétaire de "Al-Iqtissadiya",
un journal économique créé en 2001,
affirme dans son éditorial que la nouvelle publication
n'est "pas un journal de l'opposition, ni un quotidien
étatique", n'adhère à aucun mouvement
et n'est pas la voix d'un parti. Dans ce numéro,
une caricature montre le Premier ministre du Liban assis
sur les genoux du président George W. Bush, demandant
"à la Syrie et à l'Iran de cesser d'intervenir
dans les affaires libanaises".
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Francophonie
Trois pays francophones "ennemis d'Interrnet"
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PARIS, 7 nov (UPF) - L'Egypte, la Tunisie
et le Vietnam, pays membres de l'Organisation internationale
de la Francophonie (OIF) figurent parmi les 13 "ennemis
d'internet", répertoriés par Reporters
sans frontières (RSF) dans le cadre de la "cybermanifestation"
internationale décidée aujourd'hui par l'organisation
de défense de la liberté de la presse (www.rsf.org).
En Egypte, pays jusque là absent de la liste, trois
"blogueurs" ont été arrêtés
cette année et emprisonnés "pour s'être
exprimés en faveur de réformes démocratiques
dans le pays", explique RSF.
Neuf pays dénoncés par RSF sont des Etats
asiatiques (outre le Vietnam : Arabie Saoudite, Birmanie,
Chine, Corée du Nord, Iran, Ouzbékistan, Syrie
et Turkménistan). En Europe, le Bélarus et
en Amérique, Cuba sont recensés sur la liste
des Etats liberticides. Outre les atteintes à la
libre communication sur la Toile, RSF dénonce aussi
aujourd'hui des "dérives éthiques des
géants d'internet".
Archives Octobre
2006
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L'AFFAIRE MEZUI
Gabon, 11 octobre-7 novembre 2006
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Gabon
Le journaliste Norbert Mezui remis en liberté
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PARIS, 7 nov (UPF) - Le vice-président
de la section de l'Union internationale de la presse francophone
(UPF), Norbert Ngoua Mezui, a été remis en
liberté provisoire deux jours avant le terme de sa
peine, a annoncé hier sur son site Internet l'organisation
Reporters sans frontières (RSF).
M. Mezui, directeur du journal privé
Nkuu Le Messager, "a été placé
en liberté provisoire, alors quil purgeait
lavant-dernier jour de la peine de 21 jours demprisonnement
à laquelle il avait été condamné
en 2003. Laudience en appel sur le fond du dossier
a été renvoyée au 11 décembre
2006" a précisé RSF.
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Gabon
L'UPF demande la libération de N. Ngoua Mezui
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PARIS, 24 oct (UPF) - L'Union internationale
de la presse francophone a demandé la libération
du journaliste Norbert Ngoua Mezui, vice-président
de la section gabonaise de l'UPF, dans une lettre
adressée au président de la République
du Gabon, M. Omar Bongo Ondimba, par le secrétaire
général international de cette organisation,
Georges Gros. M. Mezui (Nku'u Le Messager) est emprisonné
depuis le 17 octobre à Libreville pour une affaire
de diffamation remontant à l'année 2003.
Dans cette lettre, l'UPF rappelle au président
gabonais les engagements de faire abolir les peines de prison
en matière de délits de presse qu'il avait
pris devant les journalistes francophones, réunis
du 4 au 8 novembre 2003 à Libreville pour leurs 35e
assises internationales. Le président Bongo Ondimba
s'était ensuite fait le porteur devant le Xe Sommet
des chefs d'Etat et de gouvernement de la Francophonie,
les 26-27 novembre suivant, d'une demande de placer le respect
de la liberté d'information dans les Etats francophones
comme l'une des résolutions de ce sommet.
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Gabon
"Avertissements" et "mise en demeure"
du CNC
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PARIS, 23 oct (UPF) - L'organe gabonais de
régulation de la communication, le Conseil national
de la communication (CNC), a fait connaître jeudi
19 octobre, les sanctions retenues contre trois publications
indépendantes, considérées comme les
acteurs médiatiques
de l'affaire de l'Ile Mbanié.
Le Crocodile a reçu une "mise
en demeure" et deux hebdomadaires, Nku'u Le Messager
et A Z, un "avertissement solennel", selon le
communiqué du CNC, lu en direct sur le plateau de
la deuxième chaîne de télévision
gabonaise (RTG 2).
Le fondateur du journal Nku'u le Messager,
Norbert Ngoua Mezui, également président de
l'Association des professionnels de la presse écrite
libre (Appel), a appris la nouvelle en prison, ayant été
arrêté le 17 octobre pour une affaire de diffamation
datant de 2003. Son avocat a dénoncé cette
peine de prison de 21 jours comme prescrite, alors que les
observateurs considèrent que la peine infligée
à M. Mezui est en rapport direct avec l'affaire Mbanié
en cours.
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Gabon
L'AMJ proteste contre l'arrestation de Mezui
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PARIS, 20 oct (UPF) - L¹Association Mondiale
des Journaux et le "World Editors Forum" ont appelé
"à la libération immédiate"
de Norbert Ngoua Mezui et "à l¹abolition
de la loi sur la diffamation criminelle au Gabon" dans
une lettre adressée au président Omar Bongo
Ondimba, indique ce soir un communiqué de cette organisation.
"Nous vous invitons à prendre les mesures
nécessaires pour dépénaliser au plus
tôt la diffamation dans votre pays et pour que le
Gabon respecte les principes internationaux de la liberté
d¹expression", insiste l'AMJ dans sa lettre au
président du Gabon.
M. Mezui, "a été arrêté
et incarcéré le 17 octobre alors qu¹il
attendait d¹être jugé en appel pour une
affaire de diffamation datant de 2003", s'indigne l'AMJ
dans sa lettre. "Jusqu'à son arrestation cette
semaine, M. Mezui était libre en attente d¹appel.
L'application de la sentence n¹aurait dû avoir
lieu qu'à l'issue des
résultats du procès en appel", s'étonne
encore l'AMJ.
M. Mezui, fondateur et rédacteur en
chef du journal "Nku'u Le Messager" est également
membre du Conseil d¹administration de l¹AMJ, ainsi
que président de l'Association des professionnels
de la presse écrite libre (Appel), vice-président
de la section gabonaise de l'Union internationale de la
presse francophone (UPF) et secrétaire général
de l'Observatoire gabonais des médias (OGAM).
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Gabon
Une arrestation "règlement de comptes"
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PARIS, 20 oct (UPF) - L'appel à l'opération
"presse morte" lancée hier vise à
protester contre l'emprisonnement de Norbert Ngoua Mezui,
président de l'Association des professionnels de
la presse écrite libre (Appel), vice-président
de la section gabonaise de l'Union internationale de la
presse francophone (UPF) et secrétaire général
de l'Observatoire gabonais des médias (OGAM), écroué
à Libreville le 18 octobre pour une affaire de diffamation
remontant à 2003. La suspension des journaux est
prévue pendant 21 jours, le temps de la détention
du journaliste.
L'arrestation de Norbert Ngoua Mezui, fondateur
du journal Nku'u le Messager "est un règlement
de comptes" lié à l'affaire Mbanié
qui agite le monde politico-médiatique gabonais depuis
plus d'un mois, a estimé le secrétaire général
de l'APPEL, Jean-Yves Ntoutoume, cité par l'AFP.
La quasi-totalité des principaux journaux privés
du Gabon sont membres d'Appel, dont Nku'u, Le Nganga, Le
Scribouillard et Le Temps. D'autres journaux, L'Union et
Le Crocodile, très engagés dans l'affaire
Mbanié, ne sont pas membres d'Appel.
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Gabon
Les journaux indépendants suspendent leur parution
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PARIS, 19 oct (UPF) - Des responsables de
plus d'une vingtaine de journaux, membres de l'Association
des professionnels de la presse libre (APPEL), ont décidé
aujourd'hui de suspendre leur parution "pendant toute
la durée de la détention" de leur président
Norbert Ngoua Mezui (Nku'u Le Messager), également
vice-président de l'UPF Gabon, a annoncé le
vice-président de l'APPEL, Loïc Bitéghé
( Le Nganga).
Une conférence de presse co-animée par la
section gabonaise de l'Union internationale de la presse
francophone (UPF) et le bureau de l'APPEL en présence
de nombreux parents du journaliste incarcéré.
On rappelle que Norbert Ngoua Mezui arrêté
le 17 au matin par la Direction générale des
recherches (DGR) pour une affaire datant de 2003 a été
écroué hier matin à la prison centrale
de Libreville. Il doit y purger une peine de 21 jours pour
une condamnation pour diffamation le 11 juin 2003 pour laquelle
il a fait appel le 17 juin suivant. La cour d'appel n'a
jamais examiné cet appel. Selon l'avocat du journaliste,
Me Francis Nkéa, cette peine, vieille de plus de
3 ans est prescrite et la détention de M. Ngoua Mezui
est donc arbitraire.
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Gabon
Le vice-président de l'UPF emprisonné
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PARIS, 18 oct (UPF) - Norbert Ngoua Mezui,
fondateur de lhebdomadaire privé Nkuu
Le Messager, et vice-président de la section gabonaise
de l'Union internationale de la presse francophone (UPF),
a été emprisonné aujourd'hui à
Libreville suite à une affaire
de diffamation jugée en 2003.
Les poursuites judicaires contre le directeur
de lhebdomadaire Nkuu Le Messager auraient dû
être abandonnées car laction publique
est légalement définitivement éteinte,
selon l'avocat de M. Ngoua Mezui, Me Francis Nkea.
L'organisation Reporters sans frontières (RSF) s'est
dit "scandalisée par linstrumentalisation
de la police et de la justice à des fins politiques"
et a réclamé impérativement la remise
en liberté immédiate du journaliste.
"Comparaissant le 18 octobre 2006 devant le procureur
de la République après avoir passé
la nuit dans une cellule de la Direction générale
de la recherche de la gendarmerie nationale, Norbert Ngoua
Mezui a été conduit directement en prison,
afin de purger une peine de 21 jours demprisonnement",
a précisé ce soir RSF.
Exposé
de l'affaire
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Gabon
Le président de l'APPEL placé en garde
à vue
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PARIS, 17 oct (UPF) - Le directeur fondateur
du journal Nkuu Le Messager, Norbert Ngoua Mezui, a été
placé hier en garde à vue et devait être
déféré aujourd'hui devant le tribunal
de Libreville, dans le cadre d'une condamnation pour diffamation
pour un article publié dans le journal Misamu suspendu
en 2003. Le procès en appel de cette affaire n'ayant
jamais eu lieu, l'affaire est "définitivement
éteinte" selon son avocat, Me Francis Nkea.
Norbert Ngoua Mezui, qui est également
président de l'Association des professionnel de la
presse écrite libre (APPEL) et vice-président
de la section gabonaise de l'UPF, est l'une des personnalités
de la presse engagée dans l'affaire de l'Ile Mbanié.
Avec 17 autre responsables de la presse privée, M.
Ngoua Mezui a apporté son soutien
actif au directeur du journal Echos du Nord en grève
de la faim du 3 au 15 octobre après la suspension
de son journal. Le directeur de Nkuu Le Messager avait été
convoqué hier par le Conseil national de la communication
(CNC), avec ses confrères du Crocodile et de AZ.
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Gabon
Désiré Ename a suspendu sa grève
de la faim
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PARIS, 16 oct (UPF) - Le directeur de publication
d'Echos du Nord, Désiré Ename, a déclaré
à l'AFP avoir "suspendu" sa grève
de la faim entamée le 3 octobre à la suite
de l'interdiction faite par le Conseil national de la communication
(CNC) à son journal de paraître pendant trois
mois. Cette décision est intervenue après
l'annonce par le CNC, le 13 octobre, de réduire la
suspension de l'hebdomadaire de 3 mois à un mois,
après une requête de l'avocat de la publication,
Me Francis Nkea Nzigué. Le CNC a également
annoncé pour aujourd'hui la convocation des responsables
de trois autres journaux indépendants - Le Crocodile,
Nku'u Le Messager et AZ - concernés par l'affaire
qui avait entraîné la suspension du seul "Echos
du Nord". Ces décisions de l'autorité
de régulation prises dans une volonté "d'apaisement"
souhaitée par l'ensemble de la classe politique a
été saluée comme une "avancée"
par le directeur Désiré Ename.
Le CNC avait suspendu la parution d'Echos
du Nord à la suite d'un article paru le 25 septembre
qui dénonçait "la légèreté"
et les "négligences" de Libreville dans
le différend territorial entre le Gabon et la Guinée
équatoriale à propos de l'îlot de Mbanié.
Alors que plusieurs journaux accusaient depuis la mi-septembre
des ministres d'avoir voulu vendre l'île aux Equato-Guinéens,
Echos du Nord, avait été le seul média
sanctionné alors que le journal n'était aucunement
à l'origine de ces révélations. Le
pouvoir a invité le CNC à "jouer pleinement
et en toute impartialité son rôle de régulation"
des médias.
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Gabon
Le pouvoir réagit aux "dérives"
de la presse
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PARIS, 13 oct (UPF) - Le gouvernement a appelé
au respect des lois encadrant la liberté de la presse
en dénonçant des "dérives"
dans une affaire qui oppose le Gabon à la Guinée
équatoriale à propos de l'Ile Mbanié.
Des articles accusant des ministres, dont celui de l'Intérieur,
d'avoir voulu vendre cet îlot aux Equato-guinéens,
ont été publiés depuis le mois dernier
par le quotidien gouvernemental "L'Union" et le
journal privé "Le Crocodile", mais seul
le journal "Echos du Nord" a été
suspendu par décision du Conseil national de la communication
(CNC). Le directeur de publication, Désiré
Emane, dénonçant l'injustice de la mesure
qui frappe un seul journal, poursuit depuis le 3 octobre
une grève de la faim avec le soutien
de plusieurs organisations professionnelles très
inquiètes sur son été de santé
(UPF 11.10).
Le conseil des ministres a pris hier une décision
au détriment de la presse indépendante en
demandant aux ministres de l'Intérieur et de la Communication
de "prendre toutes les dispositions nécessaires"
pour que, conformément à la loi, "des
membres du gouvernement et d'autres hautes institutions
de la République ne soient plus, à compter
d'aujourd'hui, propriétaires ou sponsors de journaux".
La plupart des journaux "privés" du pays,
possédés ou financés par des ministres,
élus ou responsables proches du pouvoir, sont souvent
l'instrument de règlements de comptes entre les personnalités
du régime, a observé l'AFP.
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Guinée équatoriale
Le président s'en prend aux médias étrangers
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PARIS, 12 oct (UPF) - Le président
Teodoro Obiang Nguema a dénoncé aujourd'hui
les médias qui "disent du mal" de la Guinée
équatoriale et critiquent "les pays qui peinent
encore à se développer", dans un discours
diffusé à la radio nationale lors des célébrations
du 38e anniversaire de l'indépendance du pays.
Le président a fustigé les organisations
et les Etats qui "relayés par la presse internationale
(...) ne cessent de dire du mal de la Guinée équatoriale
(affirmant) que c'est un pays pauvre dont les ressources
provenant du pétrole ne sont pas bien distribuées",
a encore déploré le chef de l'Etat. M. Obiang
Nguema a assuré qu'en Guinée équatoriale,
aujourd'hui troisième producteur de pétrole
d'Afrique subsaharienne, on pouvait voir "des gens
bien vêtus, gros et avec de beaux visages".
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Gabon
Inquiétude pour le directeur de L'Echo du
Nord
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PARIS, 11 oct (UPF) - La section gabonaise
de l'Union
internationale de la presse francophone et l'Association
des professionnels de la presse écrite libre (APPEL)
ont organisé une conférence
de presse aujourd'hui à Libreville, au siège
du journal Le Temps, pour faire le point sur la situation
du directeur de l'Echo du Nord, Désiré Ename
en grève de la faim depuis le 3 octobre, a indiqué
l'agence en ligne Gabonews. Le journaliste, hospitalisé
d'urgence le 7 octobre, asthmatique et gravement affaibli,
a du mal à s'exprimer.
Désiré Ename, directeur de publication de
l'hebdomadaire Echo du Nord a entamé une grève
de la faim devant le
siège du Conseil national de la communication (CNC)
à la suite de l'interdiction de paraître pendant
3 mois infligée à son journal par le CNC le
29 septembre. Le CNC reproche au journal du 25 septembre
des "propos qui ne sont que pures insinuations malveillantes"
et "des faits non vérifiés" dans
l'affaire de l'ile Mbanié disputée entre le
Gabon et la Guinée équatoriale. Un communiqué
signé de 18 directeurs de publication diffusé
le 5 octobre a apporté son soutien au directeur de
l'Echo du nord.
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2006
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