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Burkina Faso

Mobilisation du Collectif Zongo le 13 décembre

PARIS, 30 nov (UPF) - Pour marquer le huitième anniversaire de l'assassinat du directeur de l'hebdomadaire "L'Indépendant", le 13 décembre 1998, un Collectif a appelé à manifester mercredi 13 décembre pour "le rejet du non-lieu et la réouverture du dossier Norbert Zongo", dans un communiqué cité par l'AFP. Les participants au mouvement de protestation sont invités à arborer ce jour-là "un brassard, un foulard ou tout autre fanion noir en signe de deuil", indique le communiqué.

Cette mobilisation vise également à "imposer" la journée du 13 décembre "comme étant celle de la lutte contre l'impunité et pour la justice" au Burkina Faso.

A la suite de l'assassinat du journaliste, six "suspects sérieux", tous membres de la sécurité présidentielle, avaient été identifiés par une Commission d'enquête indépendante (CEI) mise en place par le pouvoir. Un sous-officier, seul inculpé retenu, a finalement bénéficié, le 16 août, d'un non-lieu immédiatement dénoncé par de nombreux mouvements pour la défense des droits de l'Homme, partis d'opposition et associations professionnelles au Burkina Faso et à l'extérieur.

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Côte d'Ivoire

Des fidèles de Gbagbo à la tête des grands médias

PARIS, 29 nov (UPF) - Le nouveau directeur général de la Radio télévision ivoirienne (RTI), Pierre Brou Amessan, nommé le 27 novembre, a pris ses fonctions hier, après la révocation de son prédécesseur Yacouba Kébé, révoqué pour "faute grave". Le Président Gbagbo a également dissout le conseil d'administration de la RTI après la diffusion la veille d'un communiqué jugé "séditieux" du Premier ministre, Charles Konan Banny. Ancien présentateur du journal de 20h, le nouveau directeur de la RTI est célèbre pour "ses formules patriotiques enflammées" favorables au chef d'Etat a observé l'AFP.

Hier également, à la suite de la dissolution du conseil d'administration du quotidien "Fraternité Matin", Jean-Baptiste Kouakou a pris ses fonctions de directeur général en remplacement de Francis Léon Lébry, jadis nommé par M. Banny.

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Burundi

Trois journalistes de radios privées emprisonnés

PARIS, 29 nov (UPF) - Deux journalistes d'une station privée, la Radio publique africaine (RPA), Serge Nibizi, rédacteur en chef, et Domitile Kiramvu, ainsi que le directeur de Radio Isanganiro, Matthias Manirakiza, ont été arrêtés aujourd'hui à Bujumbura en relation avec la diffusion d'informations relatives à une présumée tentative de coup d'Etat en août dernier.

Matthias Manirakiza a été emmené à la prison centrale de Mpimba, alors qu'une cinquantaine de policiers avaient empêché l'accès au palais de justice à la dizaine de journalistes venus soutenir leurs confrères.

En outre, Christelle Ruvari et de Bob Rugurika, deux journalistes de RPA, ont égalememnt été entendus hier par des magistrats du parquet de Bujumbura, puis relâchés.

"Nous appelons la communauté internationale à faire pression sur le gouvernement pour que justice soit rendue", a déclaré à l'AFP le président de l'Association burundaise des journalistes, Frank Kaze, qui dénonce "les nombreux abus" commis par le pouvoir.

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Rwanda

Protestation de RFI contre sa fermeture à Kigali

PARIS, 28 nov (UPF) - La Présidence de Radio France Internationale (RFI) a protesté contre la fermeture de son émetteur en modulation de fréquence à Kigali, a indiqué hier un communiqué de la radio française.

"Cette décision des autorités rwandaises apparaît comme la conséquence de la rupture des relations diplomatiques entre le Rwanda et la France.
"Il convient de souligner que RFI, par son statut, bénéficie d’une totale indépendance éditoriale.
"RFI saisit cette occasion pour rappeler qu‘elle s’est attachée à respecter scrupuleusement l’honnêteté et l’équilibre dans le traitement de l’information consacrée au Rwanda au cours de la période récente comme lors des événements des années 90" indique en substance le communiqué.

Trois stations internationales continuent d'émettre en FM au Rwanda: la British Broadcasting Corporation (BBC), la Voix de l'Amérique (VOA) et la Deutsche Welle (Allemagne).

Le gouvernement rwandais a en effet ordonné hier l'arrêt de la diffusion de RFI sur la bande FM, à la suite de la rupture des relations diplomatiques de Kigali avec Paris, après que le juge français Jean-Louis Bruguière ait réclamé des poursuites contre le président Paul Kagame et émis des mandats d'arrêt contre neuf de ses proches.

Le Rwanda a rompu le 24 novembre ses relations diplomatiques avec la France. Toutes les institutions françaises - y compris l'Ecole internationale française Saint-Exupéry et le centre culturel français - ont reçu l'ordre de fermer leurs portes et tous leurs personnels français devaient quitter le pays dans les 72 heures.

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Madagascar

La presse privée installe une "cellule de crise"

PARIS, 20 nov (UPF) - Des journalistes de la presse privée ont créé aujourd'hui une "cellule de crise pour la défense de la presse à Madagascar", en réponse, selon eux, aux "tentatives de muselage" par le pouvoir, a expliqué Rolly Mercia, rédacteur en chef de la Gazette de la Grande Ile.

La semaine dernière à Antananarivo, le général Randrianafidisoa, alias "général Fidy", avait appelé "tous les militaires" de l'armée malgache à le rejoindre pour pousser à la démission le président Ravalomanana, candidat à sa réélection à la présidentielle du 3 décembre.

Les rédacteurs en chef de télévisions et radios qui ont diffusé le 18 novembre des interviews de ce général, ont fait état de pressions et menaces de fermeture de leurs stations s'ils donnaient à nouveau la parole au général Fidy. Selon eux, le président Marc Ravalomanana, candidat à sa succession, a également menacé de sanctions la presse malgache et internationale, hier lors d'une réunion électorale.

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France

"La Tribune", nouvelle formule papier et internet

PARIS, 16 nov (UPF) - Le "média des affaires", le quotidien économique "La Tribune" (D.I group) a présenté ce matin, à Paris devant la presse, sa nouvelle formule imprimée et en ligne (latribune.fr) disponible pour les lecteurs lundi 20 novembre.

La transformation du journal, fruit de deux années de travail, se veut radicale mais ne bénéficiera d'aucun renforcement humain de la rédaction. Au contraire, il n'y a plus deux rédactions pour le journal imprimé et l'information en ligne, mais une seule qui sera opérationnelle sur les deux médias, a expliqué François-Xavier Pietri, directeur de la rédaction.

L'implantation du quotidien papier est renversée, allant du particulier au général. Le journal imprimé s'ouvrira désormais sur une rubrique "360°", abordant l'actualité par la proximité et les préoccupations immédiates de ses lecteurs, pour se terminer par les enquêtes, les analyses, entretiens de fond et forum de lecteurs rejetés en fin d'édition.

Le lien s'établit ainsi avec le journal en ligne (payant) qui assurera le flot d'informations continues de 7h 30 à 22 h, dimanche compris. Révolution sur le site : une édition pdf des dernières nouvelles pourra être imprimée à la demande, ainsi qu'une information personnalisée sous le titre "Ma page".

La promotion de la nouvelle formule a été confiée à Publicis Conseil. Le coût de la relance du quotidien économique s'établit autour de 5 millions d'euros pour 2006-2007.

Face à la "déferlante technologique" -règne du numérique, de la mobilité et de l'interactivité-, La Tribune s'est "remise en cause", a décidé de suivre les exigences de ses lecteurs, cadres d'entreprise "consommateurs d'information", a choisi d'être "opportuniste" dans l'utilisation des nouveaux moyens et de "ne pas refuser l'obstacle", avait affirmé en ouverture Alain Metternich, président de D.I group, le pôle média de l'industrie de luxe LVMH, regroupant notamment, outre La Tribune, Connaissance des Arts, Investir, Salon des entrepreneurs, Radio classique.

Les changements de formule dans la presse répondent généralement à une désaffection des lecteurs et visent la satisfaction des annonceurs afin qu'un regain de recettes publicitaires freine les déficits essuyés par les publications en crise dans la révolution technologique. La réaction consiste à appliquer une stratégie de marque séduisant annonceurs et lecteurs.

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Maroc

"Le Matin" lance sa nouvelle formule

PARIS, 16 nov (UPF) - Le quotidien “Le Matin” (Groupe Maroc Soir), le premier et le plus ancien des journaux francophones marocains, a fêté son 35e anniversaire en adoptant une nouvelle formule dans sa livraison du lundi 13 novembre. La nouvelle maquette du "Matin du Sahara et du Maghreb" a été réalisée en collaboration avec l’agence parisienne "Solutions Presse", créée en 2000.

Six suppléments hebdomadaires seront désormais présentés avec le quotidien : Emploi (lundi), Sports (mardi), Tendances (mercredi), Économie (jeudi), Immobilier (vendredi), ainsi qu'un Magazine week-end (samedi). Parallèlement, le site du journal "lematin.ma" a été reformulé.

Le Groupe Maroc Soir, dirigé par Mohammed Jouahri, est le premier groupe de presse du Royaume.

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France

Mort de Bertrand Poirot-Delpech

PARIS, 15 nov (UPF) - Le journaliste et homme de lettres Bertrand Poirot-Delpech, membre de l'Académie française, est mort hier à son domicile à Paris, à l'âge de 77 ans. Poirot-Delpech, inlassable défenseur de la langue française, a passé plus d'un demi-siècle à la rédaction du quotidien Le Monde où il a signé successivement, depuis 1951, des chroniques judiciaire, théâtrale puis littéraire.

Il est l'auteur d'une vingtaine de livres, surtout des romans, comme "Le Grand Dadais" (prix Interallié 58), "La Folle de Lituanie" (Grand prix du roman de l'Académie française 70), "L'été 36", "La légende du siècle", "Bonjour Sagan", "Monsieur Barbie n'a rien à dire" 1987, "Papon, un crime de bureau" 1998, "Traversées" ou "J'écris Paludes". Il avait également coécrit en 2002 le livre d'Ida Grinspan "J'ai pas pleuré", récit d'une jeune juive déportée à Auschwitz.

Bertrand Poirot-Delpech, né en février 1929 à Paris dans une famille de médecins et d'universitaires, a été le benjamin de l'Académie française lors de son élection en 1986, au fauteuil de Jacques de Lacretelle.

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Inde

Disparition du directeur du "Trait-d'Union"

PARIS, 8 nov (UPF) - Amalor Arago, directeur du mensuel "Le Trait-d'Union" est décédé le 19 octobre 2006, annonce le bulletin francophone de Pondichéry daté de novembre et reçu ce jour à la pressothèque de l'UPF.

Amalor Arago, né en 1926, a dirigé pendant 12 ans "l'organe de l'amitié franco-indienne" créé en 1945 par son frère, Abel Clovis, avant d'en devenir directeur honoraire. Enseignant et journaliste, ancien président de l'association "Les amis de la langue et de la Culture françaises, Amalor Arago était commandeur dans l'ordre des Palmes académiques.

Parlant d'Arago, l'éditorial du Trait-d'Union rappelle : "il était la Mémoire de Pondichéry : il connaissait presque tous les Pondichériens de souche et toute la petite et grande histoire de Pondichéry. C'était un régal de l'écouter quand il évoquait ses souvenirs".

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France

Décès de J.J.S.S. le fondateur de "L'Express"

PARIS, 7 nov (UPF) - Le patron de presse et ancien ministre Jean-Jacques Servan-Schreiber est mort ce matin à Fécamp (Seine-Maritime) à l'âge de 82 ans. J.J.S.S. atteint d'une bronchite, avait été admis dimanche 5 novembre à l'hôpital de Fécamp, a précisé l'AFP. Le fondateur de l'Express, né le 13 février 1924 à Paris. était atteint d'une forme de dégénérescence de la mémoire, qui n'affectait pas son état de conscience, et il a lu "jusqu'au bout" le magazine qu'il avait créé, a indiqué son fils Franklin.

JJSS avait en effet fondé en 1953, et dirigé jusqu'en 1969, l'hebdomadaire L'Express, avec François Giroud, également journaliste et femme politique. Devenu président du Groupe Express, il a vendu le journal au milliardaire britannique Jimmy Goldsmith en 1977. L'auteur du "Défi américain" (1967), ancien élève de l'école Polytechnique, a fini sa carrière en 1995 comme enseignant à l'Université Carnegie Mellon de Pittsburgh (Pennsylvanie) aux Etats-Unis.

Il avait débuté au quotidien le Monde en 1948. Militant de la décolonisation, il soutint Pierre Mendès-France et s'opposa au retour au pouvoir du général de Gaulle en 1958. Le journaliste a publié en 1967 "Le Défi américain", où il analysait les risques d'un retard européen face au développement technologique des Etats-Unis, puis "Le Défi mondial" dans lequel il évoquait le redémarage économique du Japon. Il s'engagea en politique à la tête du vieux parti radical dont il fut élu député de Nancy en 1970.

Considéré en France comme le dirigeant de la modernité dans les années 60, il était l'héritier d'une famille influente, petit-fils d'un secrétaire du chancelier allemand Bismarck, fils d'Emile Servan-Schreiber, directeur des Echos. JJSS avait 4 frères et soeurs dont Brigitte Gros, sénateur des Yvelines, l'écrivain Christiane Collange épouse du journaliste Jean Ferniot et le patron de presse Jean-Louis Servan-Schreiber (Groupe Expansion). La romancière Madeleine Chapsal, sa première épouse, avait consacré à JJSS en 2004 un livre "L'homme de ma vie".

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Syrie

Naissance d'un quotidien politique privé

PARIS, 7 nov (UPF) - "Al-Wattan" (la patrie), un journal qui se présente comme "le premier quotidien politique privé en Syrie depuis 42 ans", a été mis en vente dimanche 5 novembre. Le rédacteur en chef, Waddah Abed Rabbo, également propriétaire de "Al-Iqtissadiya", un journal économique créé en 2001, affirme dans son éditorial que la nouvelle publication n'est "pas un journal de l'opposition, ni un quotidien étatique", n'adhère à aucun mouvement et n'est pas la voix d'un parti. Dans ce numéro, une caricature montre le Premier ministre du Liban assis sur les genoux du président George W. Bush, demandant "à la Syrie et à l'Iran de cesser d'intervenir dans les affaires libanaises".

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Francophonie

Trois pays francophones "ennemis d'Interrnet"

PARIS, 7 nov (UPF) - L'Egypte, la Tunisie et le Vietnam, pays membres de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) figurent parmi les 13 "ennemis d'internet", répertoriés par Reporters sans frontières (RSF) dans le cadre de la "cybermanifestation" internationale décidée aujourd'hui par l'organisation de défense de la liberté de la presse (www.rsf.org). En Egypte, pays jusque là absent de la liste, trois "blogueurs" ont été arrêtés cette année et emprisonnés "pour s'être exprimés en faveur de réformes démocratiques dans le pays", explique RSF.

Neuf pays dénoncés par RSF sont des Etats asiatiques (outre le Vietnam : Arabie Saoudite, Birmanie, Chine, Corée du Nord, Iran, Ouzbékistan, Syrie et Turkménistan). En Europe, le Bélarus et en Amérique, Cuba sont recensés sur la liste des Etats liberticides. Outre les atteintes à la libre communication sur la Toile, RSF dénonce aussi aujourd'hui des "dérives éthiques des géants d'internet".

Archives Octobre 2006

L'AFFAIRE MEZUI

Gabon, 11 octobre-7 novembre 2006

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Gabon

Le journaliste Norbert Mezui remis en liberté

PARIS, 7 nov (UPF) - Le vice-président de la section de l'Union internationale de la presse francophone (UPF), Norbert Ngoua Mezui, a été remis en liberté provisoire deux jours avant le terme de sa peine, a annoncé hier sur son site Internet l'organisation Reporters sans frontières (RSF).

M. Mezui, directeur du journal privé Nku’u Le Messager, "a été placé en liberté provisoire, alors qu”il purgeait l’avant-dernier jour de la peine de 21 jours d’emprisonnement à laquelle il avait été condamné en 2003. L’audience en appel sur le fond du dossier a été renvoyée au 11 décembre 2006" a précisé RSF.

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Gabon

L'UPF demande la libération de N. Ngoua Mezui

PARIS, 24 oct (UPF) - L'Union internationale de la presse francophone a demandé la libération du journaliste Norbert Ngoua Mezui, vice-président de la section gabonaise de l'UPF, dans une lettre adressée au président de la République du Gabon, M. Omar Bongo Ondimba, par le secrétaire général international de cette organisation, Georges Gros. M. Mezui (Nku'u Le Messager) est emprisonné depuis le 17 octobre à Libreville pour une affaire de diffamation remontant à l'année 2003.

Dans cette lettre, l'UPF rappelle au président gabonais les engagements de faire abolir les peines de prison en matière de délits de presse qu'il avait pris devant les journalistes francophones, réunis du 4 au 8 novembre 2003 à Libreville pour leurs 35e assises internationales. Le président Bongo Ondimba s'était ensuite fait le porteur devant le Xe Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de la Francophonie, les 26-27 novembre suivant, d'une demande de placer le respect de la liberté d'information dans les Etats francophones comme l'une des résolutions de ce sommet.

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Gabon

"Avertissements" et "mise en demeure" du CNC

PARIS, 23 oct (UPF) - L'organe gabonais de régulation de la communication, le Conseil national de la communication (CNC), a fait connaître jeudi 19 octobre, les sanctions retenues contre trois publications indépendantes, considérées comme les acteurs médiatiques de l'affaire de l'Ile Mbanié.

Le Crocodile a reçu une "mise en demeure" et deux hebdomadaires, Nku'u Le Messager et A Z, un "avertissement solennel", selon le communiqué du CNC, lu en direct sur le plateau de la deuxième chaîne de télévision gabonaise (RTG 2).

Le fondateur du journal Nku'u le Messager, Norbert Ngoua Mezui, également président de l'Association des professionnels de la presse écrite libre (Appel), a appris la nouvelle en prison, ayant été arrêté le 17 octobre pour une affaire de diffamation datant de 2003. Son avocat a dénoncé cette peine de prison de 21 jours comme prescrite, alors que les observateurs considèrent que la peine infligée à M. Mezui est en rapport direct avec l'affaire Mbanié en cours.

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Gabon

L'AMJ proteste contre l'arrestation de Mezui

PARIS, 20 oct (UPF) - L¹Association Mondiale des Journaux et le "World Editors Forum" ont appelé "à la libération immédiate" de Norbert Ngoua Mezui et "à l¹abolition de la loi sur la diffamation criminelle au Gabon" dans une lettre adressée au président Omar Bongo Ondimba, indique ce soir un communiqué de cette organisation. "Nous vous invitons à prendre les mesures
nécessaires pour dépénaliser au plus tôt la diffamation dans votre pays et pour que le Gabon respecte les principes internationaux de la liberté d¹expression", insiste l'AMJ dans sa lettre au président du Gabon.

M. Mezui, "a été arrêté et incarcéré le 17 octobre alors qu¹il attendait d¹être jugé en appel pour une
affaire de diffamation datant de 2003", s'indigne l'AMJ dans sa lettre. "Jusqu'à son arrestation cette semaine, M. Mezui était libre en attente d¹appel. L'application de la sentence n¹aurait dû avoir lieu qu'à l'issue des
résultats du procès en appel", s'étonne encore l'AMJ.

M. Mezui, fondateur et rédacteur en chef du journal "Nku'u Le Messager" est également membre du Conseil d¹administration de l¹AMJ, ainsi que président de l'Association des professionnels de la presse écrite libre (Appel), vice-président de la section gabonaise de l'Union internationale de la presse francophone (UPF) et secrétaire général de l'Observatoire gabonais des médias (OGAM).

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Gabon

Une arrestation "règlement de comptes"

PARIS, 20 oct (UPF) - L'appel à l'opération "presse morte" lancée hier vise à protester contre l'emprisonnement de Norbert Ngoua Mezui, président de l'Association des professionnels de la presse écrite libre (Appel), vice-président de la section gabonaise de l'Union internationale de la presse francophone (UPF) et secrétaire général de l'Observatoire gabonais des médias (OGAM), écroué à Libreville le 18 octobre pour une affaire de diffamation remontant à 2003. La suspension des journaux est prévue pendant 21 jours, le temps de la détention du journaliste.

L'arrestation de Norbert Ngoua Mezui, fondateur du journal Nku'u le Messager "est un règlement de comptes" lié à l'affaire Mbanié qui agite le monde politico-médiatique gabonais depuis plus d'un mois, a estimé le secrétaire général de l'APPEL, Jean-Yves Ntoutoume, cité par l'AFP.

La quasi-totalité des principaux journaux privés du Gabon sont membres d'Appel, dont Nku'u, Le Nganga, Le Scribouillard et Le Temps. D'autres journaux, L'Union et Le Crocodile, très engagés dans l'affaire Mbanié, ne sont pas membres d'Appel.

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Gabon

Les journaux indépendants suspendent leur parution

PARIS, 19 oct (UPF) - Des responsables de plus d'une vingtaine de journaux, membres de l'Association des professionnels de la presse libre (APPEL), ont décidé aujourd'hui de suspendre leur parution "pendant toute la durée de la détention" de leur président Norbert Ngoua Mezui (Nku'u Le Messager), également vice-président de l'UPF Gabon, a annoncé le vice-président de l'APPEL, Loïc Bitéghé ( Le Nganga).

Une conférence de presse co-animée par la section gabonaise de l'Union internationale de la presse francophone (UPF) et le bureau de l'APPEL en présence de nombreux parents du journaliste incarcéré.

On rappelle que Norbert Ngoua Mezui arrêté le 17 au matin par la Direction générale des recherches (DGR) pour une affaire datant de 2003 a été écroué hier matin à la prison centrale de Libreville. Il doit y purger une peine de 21 jours pour une condamnation pour diffamation le 11 juin 2003 pour laquelle il a fait appel le 17 juin suivant. La cour d'appel n'a jamais examiné cet appel. Selon l'avocat du journaliste, Me Francis Nkéa, cette peine, vieille de plus de 3 ans est prescrite et la détention de M. Ngoua Mezui est donc arbitraire.

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Gabon

Le vice-président de l'UPF emprisonné

PARIS, 18 oct (UPF) - Norbert Ngoua Mezui, fondateur de l’hebdomadaire privé Nku’u Le Messager, et vice-président de la section gabonaise de l'Union internationale de la presse francophone (UPF), a été emprisonné aujourd'hui à Libreville suite à une affaire de diffamation jugée en 2003.

Les poursuites judicaires contre le directeur de l’hebdomadaire Nku’u Le Messager auraient dû être abandonnées car l’action publique est légalement définitivement éteinte, selon l'avocat de M. Ngoua Mezui, Me Francis Nkea.

L'organisation Reporters sans frontières (RSF) s'est dit "scandalisée par l’instrumentalisation de la police et de la justice à des fins politiques" et a réclamé impérativement la remise en liberté immédiate du journaliste.

"Comparaissant le 18 octobre 2006 devant le procureur de la République après avoir passé la nuit dans une cellule de la Direction générale de la recherche de la gendarmerie nationale, Norbert Ngoua Mezui a été conduit directement en prison, afin de purger une peine de 21 jours d’emprisonnement", a précisé ce soir RSF.

Exposé de l'affaire

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Gabon

Le président de l'APPEL placé en garde à vue

PARIS, 17 oct (UPF) - Le directeur fondateur du journal Nkuu Le Messager, Norbert Ngoua Mezui, a été placé hier en garde à vue et devait être déféré aujourd'hui devant le tribunal de Libreville, dans le cadre d'une condamnation pour diffamation pour un article publié dans le journal Misamu suspendu en 2003. Le procès en appel de cette affaire n'ayant jamais eu lieu, l'affaire est "définitivement éteinte" selon son avocat, Me Francis Nkea.

Norbert Ngoua Mezui, qui est également président de l'Association des professionnel de la presse écrite libre (APPEL) et vice-président de la section gabonaise de l'UPF, est l'une des personnalités de la presse engagée dans l'affaire de l'Ile Mbanié. Avec 17 autre responsables de la presse privée, M. Ngoua Mezui a apporté son soutien actif au directeur du journal Echos du Nord en grève de la faim du 3 au 15 octobre après la suspension de son journal. Le directeur de Nkuu Le Messager avait été convoqué hier par le Conseil national de la communication (CNC), avec ses confrères du Crocodile et de AZ.

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Gabon

Désiré Ename a suspendu sa grève de la faim

PARIS, 16 oct (UPF) - Le directeur de publication d'Echos du Nord, Désiré Ename, a déclaré à l'AFP avoir "suspendu" sa grève de la faim entamée le 3 octobre à la suite de l'interdiction faite par le Conseil national de la communication (CNC) à son journal de paraître pendant trois mois. Cette décision est intervenue après l'annonce par le CNC, le 13 octobre, de réduire la suspension de l'hebdomadaire de 3 mois à un mois, après une requête de l'avocat de la publication, Me Francis Nkea Nzigué. Le CNC a également annoncé pour aujourd'hui la convocation des responsables de trois autres journaux indépendants - Le Crocodile, Nku'u Le Messager et AZ - concernés par l'affaire qui avait entraîné la suspension du seul "Echos du Nord". Ces décisions de l'autorité de régulation prises dans une volonté "d'apaisement" souhaitée par l'ensemble de la classe politique a été saluée comme une "avancée" par le directeur Désiré Ename.

Le CNC avait suspendu la parution d'Echos du Nord à la suite d'un article paru le 25 septembre qui dénonçait "la légèreté" et les "négligences" de Libreville dans le différend territorial entre le Gabon et la Guinée équatoriale à propos de l'îlot de Mbanié. Alors que plusieurs journaux accusaient depuis la mi-septembre des ministres d'avoir voulu vendre l'île aux Equato-Guinéens, Echos du Nord, avait été le seul média sanctionné alors que le journal n'était aucunement à l'origine de ces révélations. Le pouvoir a invité le CNC à "jouer pleinement et en toute impartialité son rôle de régulation" des médias.

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Gabon

Le pouvoir réagit aux "dérives" de la presse

PARIS, 13 oct (UPF) - Le gouvernement a appelé au respect des lois encadrant la liberté de la presse en dénonçant des "dérives" dans une affaire qui oppose le Gabon à la Guinée équatoriale à propos de l'Ile Mbanié. Des articles accusant des ministres, dont celui de l'Intérieur, d'avoir voulu vendre cet îlot aux Equato-guinéens, ont été publiés depuis le mois dernier par le quotidien gouvernemental "L'Union" et le journal privé "Le Crocodile", mais seul le journal "Echos du Nord" a été suspendu par décision du Conseil national de la communication (CNC). Le directeur de publication, Désiré Emane, dénonçant l'injustice de la mesure qui frappe un seul journal, poursuit depuis le 3 octobre une grève de la faim avec le soutien de plusieurs organisations professionnelles très inquiètes sur son été de santé (UPF 11.10).

Le conseil des ministres a pris hier une décision au détriment de la presse indépendante en demandant aux ministres de l'Intérieur et de la Communication de "prendre toutes les dispositions nécessaires" pour que, conformément à la loi, "des membres du gouvernement et d'autres hautes institutions de la République ne soient plus, à compter d'aujourd'hui, propriétaires ou sponsors de journaux". La plupart des journaux "privés" du pays, possédés ou financés par des ministres, élus ou responsables proches du pouvoir, sont souvent l'instrument de règlements de comptes entre les personnalités du régime, a observé l'AFP.

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Guinée équatoriale

Le président s'en prend aux médias étrangers

PARIS, 12 oct (UPF) - Le président Teodoro Obiang Nguema a dénoncé aujourd'hui les médias qui "disent du mal" de la Guinée équatoriale et critiquent "les pays qui peinent encore à se développer", dans un discours diffusé à la radio nationale lors des célébrations du 38e anniversaire de l'indépendance du pays.

Le président a fustigé les organisations et les Etats qui "relayés par la presse internationale (...) ne cessent de dire du mal de la Guinée équatoriale (affirmant) que c'est un pays pauvre dont les ressources provenant du pétrole ne sont pas bien distribuées", a encore déploré le chef de l'Etat. M. Obiang Nguema a assuré qu'en Guinée équatoriale, aujourd'hui troisième producteur de pétrole d'Afrique subsaharienne, on pouvait voir "des gens bien vêtus, gros et avec de beaux visages".

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Gabon

Inquiétude pour le directeur de L'Echo du Nord

PARIS, 11 oct (UPF) - La section gabonaise de l'Union
internationale de la presse francophone et l'Association des professionnels de la presse écrite libre (APPEL) ont organisé une conférence de presse aujourd'hui à Libreville, au siège du journal Le Temps, pour faire le point sur la situation du directeur de l'Echo du Nord, Désiré Ename en grève de la faim depuis le 3 octobre, a indiqué l'agence en ligne Gabonews. Le journaliste, hospitalisé d'urgence le 7 octobre, asthmatique et gravement affaibli, a du mal à s'exprimer.

Désiré Ename, directeur de publication de l'hebdomadaire Echo du Nord a entamé une grève de la faim devant le
siège du Conseil national de la communication (CNC) à la suite de l'interdiction de paraître pendant 3 mois infligée à son journal par le CNC le 29 septembre. Le CNC reproche au journal du 25 septembre des "propos qui ne sont que pures insinuations malveillantes" et "des faits non vérifiés" dans l'affaire de l'ile Mbanié disputée entre le Gabon et la Guinée équatoriale. Un communiqué signé de 18 directeurs de publication diffusé le 5 octobre a apporté son soutien au directeur de l'Echo du nord.

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