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Tchad
L'amalgame entre le journaliste et son sujet
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PARIS, 31 oct (UPF) - A l'occasion de l'affaire de l'Arche
de Zoé, des autorités professionnelles s'engagent
pour tenter de différencier les responsabilités
des journalistes du sujet sur lequel ils enquêtent
pour informer l'opinion. "Les journalistes qui travaillaient
sur ce sujet ne peuvent pas être considérés
comme des complices", a déclaré aujourd'hui
le secrétaire général de la Fédération
internationale des journalistes (FIJ), Aidan White dans
un communiqué.
Le président de l'agence Capa, Hervé Chabalier,
se rendra en fin de semaine avec l'avocat de l'agence William
Bourdon au Tchad où est détenu le reporter
Marc Garmirian, inculpé avec les membres de l'Arche
de Zoé d'escroquerie, d'enlèvement de mineurs
et de complicité. De son côté, le secrétaire
général de Reporters sans frontières
(RSF), Robert Ménard, est également en partance
pour N'Djamena, afin de dissiper l'amalgame qui est fait
entre des journalistes et une affaire qu'ils couvrent.
De fait, les autorités françaises ont fait
observer la situation particulière des journalistes,
inculpés des mêmes chefs d'accusation que les
membres d'une association qui est au coeur de leur reportage.
"Nous sommes intervenus auprès des autorités
tchadiennes pour souligner leur qualité de journalistes
et leur demander de prendre en compte cette qualité
dans les décisions qui seraient prises", a déclaré
hier à la presse la porte-parole du ministère
des affaires étrangères. "Le président
Deby nous a fait savoir qu'il avait bien reçu le
message" et qu'il était "tout à
fait conscient de la nature particulière de l'activité
des journalistes", a-t-elle ajouté.
Outre le journaliste de Capa, deux autres professionnels
français ont été arrêtés
: le photographe Jean-Daniel Guillou, de l'agence Synchro
X et Marie-Agnès Peleran, de France3 Marseille, qui
était en "congé humanitaire de solidarité"
et équipée d'une caméra, au moment
de son arrestation.
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Niger
Le directeur d'Aïr Info a été inculpé
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PARIS, 31 oct (UPF) - Le directeur du journal Aïr
Info, Ibrahim Manzo Diallo, interpellé le 9 octobre,
a été inculpé le 29 octobre "dassociation
de malfaiteurs" et transféré à
la prison civile dAdagez. Aucune date na été
fixée pour le procès, laffaire étant
en cours dinstruction, a rapporté RSF.
Trois journalistes sont incarcérés dans le
contexte actuel de la rebellion touareg dans le nord du
pays. Outre Ibrahim Manzo Diallo, le correspondant à
Ingall du même journal, Daouda Yacouba a été
interpellé le 25 octobre, ainsi que Moussa Kaka,
journaliste radio et correspondant de RFI arrêté
le 20 septembre.
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Egypte
Deux journalistes condamnés aux travaux forcés
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PARIS, 31 oct (UPF) - Deux journalistes ont été
condamnés, le 28 octobre, à un mois de travaux
forcés pour "publication de fausses informations,
après la publication d'un article sur des malversations
impliquant des membres du parti au pouvoir, le Parti national
démocratique (PND).
Toutefois, le rédacteur en chef du quotidien "Al-Wafd",
Anwar Al-Hawari, et le correspondant du journal à
Assiout, Younes Darwish, sont restés en liberté
dans lattente de leur procès en appel, le 5
janvier 2008.
Le 24 septembre dernier, Anwar
Al-Hawari, avait été condamné avec
deux autres journalistes à deux ans de prison pour
"atteinte au prestige de la justice".
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Francophonie
Parlement francophone des Jeunes sur Internet
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PARIS, 30 oct (UPF) - LAssemblée parlementaire
de la Francophonie (APF),
l'un des acteurs de l'Organisation internationale de la
Francophonie (OIF) a ouvert un site internet au Parlement
francophone des Jeunes (PFJ)
et un forum dédié aux membres des quatre promotions
du PFJ.
Lancé en 1999 au VIIIe sommet de la Francophonie
à Moncton, le parlement des jeunes a adopté
une "Charte du jeune citoyen francophone pour le XXIe
siècle" présentée lors du sommet
à Beyrouth en 2002, une "Déclaration
sur le développement" à Ouagadougou en
2004 et un "Livre blanc" à Bucarest en
2006.
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Tchad
Trois journalistes parmi dix-huit inculpés
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PARIS, 30 oct (UPF) - Seize Européens, dont trois
journalistes, ont été inculpés hier
soir d'"enlèvement de mineurs", "escroquerie"
ou "complicité" dans l'affaire de l'Arche
de Zoé. Deux Tchadiens ont également été
inculpés de "complicité d'enlèvement
de mineurs". Le code pénal tchadien prévoit
des peines de travaux forcés en cas d'enlèvement
de mineurs.
Trois journalistes français (et non 4, cf. UPF 26
octobre) figurent au nombre des personnes arrêtées
le 25 octobre à Abéché. A savoir, deux
journalistes couvrant pour leurs agences l'opération
conduite par l'ONG "Arche de Zoé" et une
journaliste en congé humanitaire y participant dans
le cadre de l'association contestée.
L'agence de télévision Capa, ainsi que l'organisation
Reporters sans frontières (RSF) ont demandé
à Paris la libération sans condition des deux
journalistes arrêtés qui "n'ont fait qu'exercer
leur métier en voulant relater cette opération
controversée".
L'ambassadeur de France à N'Djamena a annoncé
hier que les Français impliqués répondraient
"de leurs actes au Tchad". L'Espagne a demandé
hier le respect de la présomption d'innocence dans
cette affaire où sont compromis plusieurs de ses
ressortissants formant l'équipage de l'avion transporteur
des enfants.
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Tchad
Quatre journalistes arrêtés dans l'affaire
d'Abéché
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PARIS, 26 oct (UPF) - Quatre journalistes français
figurent parmi les douze Français arrêtés
hier à Abéché sous l'accusation d'avoir
"enlevé" une centaine d'enfants.
Un journaliste de l'agence de télévision
Capa, Marc Garmirian, deux journalistes de France 3 dont
Marie-Agnès Peleran, et un photographe du collectif
photo "Synchro-X", Jean-Daniel Guillou suivaient
les activités de l'association "l'Arche de Zoé"
alors qu'elle s'apprêtait à transférer
vers la France 103 enfants en bas âge affectés
par les violences dans l'est du Tchad et au Darfour.
Le Tchad a annoncé aujourd'hui qu'il sanctionnerait
"sévèrement" les responsables de
cette opération controversée. L'Unicef et
la secrétaire d'Etat française aux Affaires
étrangères et aux Droits de l'Homme, Rama
Yade, ont jugé "illégale et irresponsable"
cette tentative d'"enlèvement".
"Il s'agit d'une action humanitaire d'urgence, et
non de trafic d'enfants", a répondu l'un des
responsables de l'Arché de Zoé, Christophe
Letien, dénonçant un "revirement des
autorités tchadiennes". L'ONG affirme avoir
monté l'opération "Children Rescue"
afin de "sauver de la mort" des orphelins affectés
par la guerre civile au Darfour, et les faire "accueillir"
par des familles.
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Niger
Un troisième journaliste arrêté
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PARIS, 26 oct (UPF) - Le correspondant à Ingall
du bimensuel Aïr-Info, Daouda Yacouba, a été
interpellé hier après-midi et transféré
à la gendarmerie d'Agadez sans plus d'explication.
Il est le troisième
journaliste arrêté au Niger, après
Moussa Kaka, correspondant de Radio France Internationale
(RFI) et Ibrahim Manzo, directeur de Aïr Info édité
à Agadez.
Daouda Yacouba a été arrêté
hier à 16 heures, à son domicile à
Ingall et transféré immédiatement à
la gendarmerie dAgadez, a pu raconter le journaliste
dans une conversation téléphonique avec un
représentant de Reporters sans frontières
(RSF). Le correspondant d'Aïr Info "a été
interrogé sur ses articles et ses liens supposés
avec la rébellion touareg du Mouvement des Nigériens
pour la justice (MNJ), puis placé en détention"
dans la cellule où est incarcéré Ibrahim
Manzo Diallo, directeur du journal, en garde à vue
depuis le 9 octobre, a rapporté RSF.
Des dizaines de journalistes ont manifesté le 20
octobre à Niamey pour exiger la libération
de leur deux confrères "injustement" incarcérés
et protester contre "le muselage" de la presse
depuis le début du conflit touareg, a observé
l'AFP.
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France
Opposition syndicale à une fusion France24-RFI
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PARIS, 25 oct (UPF) - Les syndicats de la chaîne
de télévision France 24 ont fait part de leur
"refus" de toute fusion qui "minimiserait"
le rôle de cette chaîne, alors qu'une réforme
de l'audiovisuel extérieur public est à l'étude
à la demande du président Nicolas Sarkozy.
Un communiqué commun a énoncé aujourd'hui
ce refus des représentants CFDT, CFTC, SNJ et CFE-CGC
de la chaîne.
Un rapport, commandé par Radio France Internationale
(RFI) venait de proposer la fusion des rédactions
de RFI et France 24 au sein d'une "nouvelle entreprise".
Lancée, il y a moins d'un an, les 5-6 décembre
2006, France 24 a été créée
à la demande du prédécesseur de M.
Sarkozy, le président Jacques Chirac qui en avait
publiquement émis l'idée dans un discours,
le 7 mars 2002.
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RD Congo
Des journalistes battus sur ordre d'un ministre
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PARIS, 24 oct (UPF) - Deux journalistes d'une chaîne
de télévision privée ont été
"passé à tabac" le 22 octobre par
des policiers sur ordre d'un ministre, selon l'organisation
Journaliste en danger (JED) qui a adressé à
ce sujet une "lettre ouverte" au chef du gouvernement,
le Premier ministre Antoine Gizenga. Cette agression a été
également dénoncée par l'Observatoire
des médias congolais (OMEC).
Le journaliste et le reporter d'images de la chaîne
de télévision privée Horizon 33 (proche
du pouvoir), Eustache Namunanika et Didier Lofumbwa, auraient
été maltraités "sur ordre express
de monsieur Sylvain Ngabu, ministre d'Etat en charge de
l'Enseignement supérieur et universitaire" dénonce
la lettre de JED. Cette "correction" leur aurait
été infligée à l'intérieur
du ministère où ils avaient été
convoqués après "avoir donné la
parole à un responsable d'une université publique
suspendu par le ministre, lui-même interviewé
dans le même reportage".
JED a demandé au Premier ministre de "se désolidariser"
de son ministre Gizenga, issu comme lui du Parti lumumbiste
unifié (Palu), troisième parti représenté
à l'Assemblée nationale.
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Niger
Marche pacifique pour la liberté de la presse
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PARIS, 22 oct (UPF) - Une marche a rassemblé plusieurs
centaines de personnes, samedi 20 octobre, devant l'assemblée
nationale à Niamey, pour réclamer la liberté
de la presse. Cette manifestation demandait la libération
des journalistes Moussa Kaka, correspondant de RFI, et Ibrahim
Manzo Diallo, directeur du bimensuel Aïr-Info, l'un
et l'autre emprisonnés en raison de leurs contacts
avec le mouvement de rebellion touareg dans le nord du pays.
Des représentants de la société civile,
ainsi que des principaux syndicats ont participé
à ce mouvement.
Cest la première fois depuis quinze ans que
des organisations de la presse ont manifesté au Niger,
selon un organisateur cité par RFI. "Les confrères
de la presse dEtat, présents avec nous, et
les journalistes dans leur majorité sont conscients
quil faut aujourdhui défendre la liberté
de la presse au Niger, la liberté dexpression,
la liberté dopinion ...", a déclaré
Oumar Gado, journaliste à radio Raounia, une station
privée fondée par Moussa Kaka.
Outre les organisations internationales de défense
de la liberté d'expression, les journalistes africains
et les organisations professionnelles de plusieurs pays
du continent ont condamné l'emprisonnement des journalistes
nigériens et réclamé leur libération.
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Tunisie
"L'Expression", un
nouveau magazine en français
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PARIS, 22 oct (UPF) - Le premier numéro de "L'Expression",
un nouvel hebdomadaire francophone qui annonce "une
information indépendante mais responsable",
est sorti le 19 octobre. L'Expression est publié
par Dar Assabah, le premier groupe de presse privé,
qui a annoncé le lancement de ce nouveau titre à
10.000 exemplaires.
L'Expression est le deuxième hebdomadaire francophone
à paraître (avec Réalités), en
plus des quatre quotidiens : La Presse, Le Quotidien, Le
Temps, Le Renouveau.
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Slovénie
Le gouvernement accusé de censure
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PARIS, 19 oct (UPF) - Une pétition remise au Parlement
le 16 octobre, portant la signature de 570 journalistes
a accusé le gouvernement du Premier ministre Janez
Jansa de censure et de pression politique sur les médias.
Les signataires s'inquiètent en outre de la mauvaise
image de marque véhiculée par le gouvernement
qui s'apprête à assumer la présidence
semestrielle de l'Union européenne à partir
du 1er janvier 2008.
Cette pétition, lancée en septembre par un
journaliste de la radio publique Matej Surc et son confrère
du quotidien Vecer, Blaz Zgaga, a reçu le soutien
de l'Association des Journalistes slovènes (DNS),
la principale organisation professionnelle qui "presse
le gouvernement d'ouvrir un débat sur la crise des
médias slovènes et les moyens d'en sortir",
qualifiant "la situation de très critique",
dans un communiqué diffusé le 17 octobre.
Dès le 2 octobre, l'Institut international de la
presse (IPI), basé à Vienne, avait envisagé
l'envoi "d'une mission internationale de haut niveau"
en Slovénie au début de 2008 si "aucun
progrès" n'avait été enregistré.
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Niger
La Marche de Niamey est finalement autorisée
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PARIS, 19 oct (UPF) - La Ville de Niamey a finalement autorisé
la marche pour la liberté de la presse prévue
demain et qu'elle avait interdite par décret le 16
octobre, a annoncé ce matin l'Association nigérienne
des éditeurs de la presse indépendante (Anepi).
"La municipalité n'a avancé aucune raison
pour expliquer cette nouvelle décision", a affirmé
à l'AFP Boubacar Diallo de l'Anepi. Les organisations
professionnelles ont immédiatement appelé
tous les journalistes "à une mobilisation pour
la réussite de la marche".
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Croatie
Le journaliste Z. Peratovic a été
remis en liberté
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PARIS, 19 oct (UPF) - Le journaliste Zeljko
Peratovic qui fait l'objet d'une enquête criminelle
pour "avoir dévoilé" un secret d'Etat,
a été remis en liberté, a annoncé
hier soir la télévision nationale. Son interpellation
la veille avait été vivement condamnée
par des associations de journalistes et de droits de l'Homme.
L' antenne du Comité Helsinki pour les droits de
l'Homme en Croatie avait déclaré que l'arrestation
du journaliste représentait "un signe de méconnaissance
grossière du rôle critique des médias".
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Madagascar
Des journalistes en formation "éthique"
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PARIS, 18 oct (UPF) - Le président de la section
malgache de lUnion internationale de la presse francophone
(UPF), Alphonse Maka, rédacteur à La Tribune,
et le président de lOrdre des journalistes
de Madagascar (OJM), Rufin Rakotomaharo, journaliste radio,
ont animé un stage de formation organisé par
la coopération américaine à Mahavelona
Foulpointe (Région Atsinanana) entre le 8 et le 12
octobre, a rapporté Madagascar-Tribune. Sur le thème
"Presse libre, responsable et professionnelle",
les deux journalistes ont animé les échanges
avec une quinzaine de stagiaires en confrontant éthique
et déontologie à la réalité
professionnelle malgache en matière de liberté
d'expression et de responsabilité des journalistes.
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Croatie
Un journaliste sur internet interpellé à
Zagreb
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PARIS, 18 oct (UPF) - M. Zeljko Peratovic, journaliste
auteur d'un bloc sur internet, a été arrêté
hier à Zagreb accusé de "révélation
d'un secret d'Etat", a rapporté l'AFP de source
policière. Z. Peratovic est connu pour ses articles
sur les crimes de guerre, notamment pendant la guerre serbo-croate
(1991-1995). Dernièrement, il aurait annoncé
des informations pouvant mettre en cause un parlementaire.
La police a saisi quatre ordinateurs et des documents au
cours d'une longue perquisition au domicile du journaliste,
selon sa femme.
Par cette arrestation, la Croatie, pays de la Francophonie,
s'inscrit parmi les huit Etats de l'OIF (le 2e en Europe
avec la Géorgie) où sont internés des
journalistes. L'Union internationale de la presse francophone
(UPF) réclame depuis de longues années aux
Etats membres de la Francophonie de renoncer à l'incarcération
de journalistes pour des actes relevant de leur activité
professionnelle.
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Niger
Interdiction de la marche du 20 octobre
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PARIS, 17 oct (UPF) - Les autorités municipales
de Niamey ont interdit une marche pacifique prévue
samedi 20 octobre pour protester contre les arrestations
de journalistes et d'autres atteintes à la liberté
de la presse au Niger depuis le début du conflit
touareg dans le nord, a rapporté aujourd'hui l'AFP.
Les journalistes qui ont annulé la manifestation
sont décidés à "attaquer"
l'arrêt municipal d'interdiction devant les tribunaux,
selon le président du Réseau des journalistes
pour la défense des droits de l'Homme (RJDH), cité
par l'AFP.
Selon l'Association nigérienne des éditeurs
de la presse indépendante (ANEPI), les journalistes
ont "respecté toutes les dispositions légales"
dans une demande adressée lundi 15 octobre à
la Mairie.
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Côte d'Ivoire
L'OLPED dénonce l'emprisonnement de M. Kaka
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PARIS, 17 oct (UPF) - L'Observatoire de la liberté
de la presse, de l'éthique et de la déontologie
(OLPED) à Abidjan a demandé la llibération
"sans conditions" du journaliste nigérien
Moussa Kaka emprisonné à Niamey, dans un communiqué
parvenu aujourd'hui à la rédaction de l'UPF.
"Cette détention "n'honore ni la République
du Niger, ni le continent africain. Bien au contraire, elle
marque un grave recul et exprime des réflexes des
années de parti unique" s'indigne l'instance
d'autorégulation des médias, la première
de la sous-région ouest-africaine.
"Les dirigeants africains doivent se convaincre que
les méthodes d'un autre temps, qui consistent à
bâillonner la presse, à intimider les journalistes
par des agressions, des arrestations et même des crimes
ne résoudront jamais les crises sociales, économiques,
politiques et culturelles que traversent leurs pays. Au
mieux, elles ne peuvent que les aggraver", insiste
l'OLPED.
Lire
le communiqué de l'OLPED
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Francophonie
Les États de l'OIF et la liberté
de la presse (RSF)
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PARIS, 16 oct (UPF) - Voici le classement en 2007 des États
de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF)
tel qu'il apparaît dans le "Classement mondial
de la liberté de la presse" dans 169 pays rendu
public aujourd'hui par l'organisation Reporters sans frontières
(RSF).
Ce classement "reflète le degré de liberté
dont bénéficient les journalistes et les médias
de chaque pays et les moyens mis en uvre par les Etats
pour respecter et faire respecter cette liberté".
Il établit "le degré de liberté
de la presse" par estimation du degré de censure,
d'autocensure, de sanctions et de violence à légard
des professionnels des médias. "En aucun cas,
ce travail ne saurait être pris pour un indicateur
de la qualité de la presse", insiste RSF dans
sa présentation.
Dans le monde, l'Islande, la Norvège (1er, 0,75)
et l'Estonie (1), pays hors de l'OIF, apparaissent en tête
du classement qui rejette en queue des pays également
non francophones : Chine, Birmanie, Cuba, Iran, Turkménistan,
Corée du Nord et Erythrée (114,75).
Parmi les "grands" non francophones :
Royaume-Uni (24e, 8,25), Japon (37e, 11,75), Etats-Unis
(territoire: 48e, 14,50, mais hors territoire: 111e, 36,00),
Inde (120e, 39,33), Russie (144e, 56,90) et Chine (163e,
89,00).
L'Algérie, pays francophone non membre de la Francophonie,
apparaît à la 123e place (40,50).
Classement des Etats de l'OIF (sur 169 pays)
La note, attribuée pour la période du 1er
septembre 2006 au 1er septembre 2007, ressort d'un questionnaire
adressé aux correspondants de RSF, à des observateurs
et à des organisations.
3e Slovaquie 1,00
5e Belgique 1,50
11. Suisse 3,00
14. République tchèque 4,00
16. Autriche 4,25
17. Hongrie 4,50
18. Canada 4,88
21. Slovénie 6,50
23. Lituanie 7,00
25. Maurice 8,50
29. Ghana 9,00
30. Grèce 9,25
31. France 9,75
36. Macédoine 11,50
41. Croatie 12,50
42. Roumanie 12,75
45. Cap-Vert 14,00
45. Chypre 14,00
49. Togo 15,17
50. Mauritanie 15,50
51. Bulgarie 16,25
52. Mali 16,50
53. Bénin 17,00
56. Pologne 18,50
61. Madagascar 20,00
66. Géorgie 20,83
68. Burkina Faso 21,50
71. République centrafricaine 22,50
73. Mozambique 23,00
75. Haïti 23,50
77. Arménie 23,63
80. Congo 24,50
81. Moldavie 24,75
83. Sénégal 25,00
85. Cambodge 25,33
87. Albanie 25,50
87. Niger 25,50
92. Ukraine 26,75
94. Côte dIvoire 27,00
96. Comores 28,00
98. Liban 28,75
102. Gabon 31,50
104. Seychelles 33,00
106. Maroc 33,25
107. Guinée 33,50
107. Guinée-Bissau 33,50
111. Cameroun 36,00
113. Tchad 36,50
127. Burundi 43,40
132. Djibouti 50,25
133. RD Congo 50,50
145. Tunisie 57,00
146. Egypte 58,00
147. Rwanda 58,88
153. Guinée équatoriale 65,25
161. Laos 75,00
162. Viêt-nam 79,25
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Sénégal
Le directeur de l'Exclusif inculpé et écroué
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PARIS, 16 oct (UPF) - Le directeur de publication du quotidien
privé L'Exclusif, Moussa Guèye, a été
inculpé et écroué hier pour "offense
au chef de l'Etat et diffusion de fausses nouvelles",
a rapporté l'AFP. Le journaliste a été
interpellé le 8 octobre après la publication
d'un article intitulé "les escapades nocturnes
du président Wade" dans le journal édité
à Rufisque.
Le Syndicat des professionnels de l'information et de la
communication du Sénégal (Synpics) a "condamné
sur le principe le fait d'arrêter des journalistes",
en dénonçant "une méthode en pratique
depuis quelques années contre les journalistes".
De son côté, la Fédération internationale
des journalistes (FIJ) a demandé aux autorités
sénégalaises la libération du journaliste.
En outre, un autre journaliste de LExclusif, Justin
Ndoye, était recherché, indiquait le communiqué
de la FIJ diffusé le 11 octobre. Mme Khady Diatou
Cissé, vice-présidente de la FIJ, a condamné
"les violences inacceptables de la police lors de larrestation
de Moussa".
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Niger
Marche le 20 pour la défense des journalistes
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PARIS, 15 oct (UPF) - Un collectif d'organisations de médias
a annoncé une marche et un meeting samedi 20 octobre
à Niamey "afin d'exiger l'arrêt des poursuites
contre les journalistes". Ce collectif regroupe notamment
le Réseau des journalistes pour les droits de l'homme
(RJDH), l'Association nigérienne des éditeurs
de la presse indépendante (ANEPI), le Syndicat des
travailleurs de la presse privée (SYNTRAPREP) et
l'Union des journalistes privés du Niger (UJPN).
Trois journalistes sont actuellement détenus au
Niger : Saliss Dago du journal L'Enquêteur, emprisonné
depuis le 28 août 2006, Moussa Kaka, directeur de
Radio Saraouniya et correspondant de RFI, arrêté
le 20 septembre et emprisonné à Niamey, et
Ibrahim Manzo Diallo, directeur d'Aïr Info, arrêté
le 9 octobre et transféré dans une prison
à Abalak, à 800 km de la capitale.
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Niger
Pétition d'Africains pour libérer M. Kaka
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PARIS, 15 oct (UPF) - Une pétition, adressée
au président du Niger, Mamadou Tandja, réclamant
la libération de Moussa Kaka, ouverte sur le site
de l'organisation internationale de défense des journalistes
Reporters sans frontières (RSF, http://www.rsf.org),
avait recueilli aujourd'hui l'engagement de 68 personnalités
africaines - intellectuels, artistes et journalistes -,
originaires de 22 pays d'Afrique. La pétition restera
ouverte tant que le journaliste n'aura pas été
libéré, a annoncé RSF.
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Niger
Des Gabonais demandent la médiation de Bongo
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PARIS, 12 oct (UPF) - Un groupe dorganisations non
gouvernementales gabonaises, comprenant des professionnels
des médias, a sollicité, le 10 octobre à
Libreville, lintercession du président de la
République gabonaise Omar Bongo Ondimba pour la libération
du journaliste Moussa Kaka emprisonné à Niamey.
Le Gabon est le 11ème pays africain dans lequel
des professionnels des médias ont ouvertement pris
position pour la libération du journaliste qui risque
la prison à vie dans son pays.
La coalition dONG "Environnement Gabon",
comprenant les directeurs de publication "Croissance
Saine Environnement", "Environnement Gabon"
et "Publiez Ce Que Vous Payez - Gabon" a sollicité
"lintercession du doyen des chefs dEtats
africains" au cours d'une conférence de presse
donnée à propos d'un projet dexploitation
minier. "La médiation de lUnion africaine
et celle du chef de lEtat, Son Excellence Bongo Ondimba,
en sa qualité de sage et doyen des chefs dEtats
africains pour la libération sans condition de Moussa
Kaka" pourrait être déterminante pour
la libération du journaliste nigérien, ont
affirmé ces professionnels de l'information.
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Niger
Soutien à M. Kaka dans 10 pays d'Afrique
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PARIS, 11 oct (UPF) - Des participants à un atelier
sur la Convention collective nationale des journalistes
et des professionnels des métiers connexes de la
communication sociale au Cameroun ont protesté, hier
à Yaoundé, contre la détention sans
jugement à Niamey de leur confrère Moussa
Kaka, directeur de la radio Saraouniya et correspondant
de Radio France internationale (RFI). Ils ont invité
le gouvernement nigérien à accorder plus de
respect aux droits de l'homme et à la liberté
de la presse.
Cette protestation de professionnels au Cameroun, rejoint
celles de journalistes africains qui ont dénnoncé
ces derniers jours l'arrestation le 20 septembre de M. Kaka
qui risque la prison à vie pour "complicité
d'atteinte contre l'autorité de l'Etat".
Outre celles de plusieurs organisations internationales
de défense de la liberté de la presse (RSF,
FIJ), des protestations se sont élevées de
journalistes du Bénin, du Mali, de Côte d'Ivoire,
du Burkina Faso, du Sénégal, de Guinée,
du Togo et de Mauritanie.
Par ailleurs, l'organisation de République démocratique
du Congo, Journaliste en danger (JED) a appelé l'Union
africaine (UA) à "exiger la libération
pure et simple de Moussa Kaka", hier dans un communiqué.
"Si l'UA ne réagit pas à la détention
prolongée et injustifiée de Moussa Kaka, son
emprisonnement va constituer un cas d'école qui va
sonner le glas du journalisme professionnel sur le continent,
où les rebellions et mouvements insurrectionnels
font, malheureusement, partie du paysage politique qu'aucun
journaliste professionnel ne peut ignorer", s'inquiète
JED dans son communiqué.
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Niger
Le directeur d'Aïr Info de nouveau arrêté
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PARIS, 10 oct (UPF) - Le directeur d'Aïr-Info, Ibrahim
Manzo, a été interpellé hier soir à
l'aéroport de Niamey qu'il s'apprêtait à
quitter pour Paris. Les autorités lui auraient reproché
d'être un correspondant de Radio France Internationale
(RFI).
En juillet dernier, Ibrahim Manzo avait déjà
été interpellé par la gendarmerie d'Agadez
après avoir lancé un hebdomadaire alors que
son magazine, Aïr Info, le seul journal publié
à l'intérieur du pays, venait d'être
interdit de paraître. Fermé trois mois par
le Conseil supétieur de la communication (CSC) pour
"incitation à la violence", Aïr Info
avait reparu le 4 octobre.
Ce bi-mensuel, publié à Agadez depuis 2002,
couvre régulièrement la situation dans le
Nord et la rébellion touareg du Mouvement des Nigériens
pour la justice (MNJ). La publication a réclamé
"la libération sans conditions" du correspondant
de RFI à Niamey, Moussa Kaka, arrêté
le 20 septembre, qui risque la prison à vie pour
"complicité d'atteinte contre l'autorité
de l'Etat".
"Lintolérance du gouvernement nigérien
a atteint un point critique avec cette arrestation irrationnelle.
Non seulement être le correspondant de RFI nest
aucunement un crime mais, de plus, Ibrahim Manzo Diallo
ne travaille pas pour cette radio. Sa libération,
ainsi que celle de Moussa Kaka, est la seule issue pour
un gouvernement qui semble avoir perdu le sens de la mesure
et de la justice", a déclaré lorganisation.
Reporters sans frontières (RSF).
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Niger
Soutien de M. Kaka au Togo et en Mauritanie
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PARIS, 10 oct (UPF) - Le mouvement de solidarité
des journalistes africains avec le correspondant nigérien
de RFI emprisonné à Niamey s'est amplifié
par l'intervention d'associations professionnelles au Togo
et en Mauritanie qui demandent sa libération dans
des communiqués diffusés à Lomé
et à Nouakchot.
Le secrétaire général de l'Union des
journalistes indépendants du Togo (UJIT), Augustin
Améga, a demandé à ses confrères
de "se tenir prêts pour des actions, en solidarité
avec la presse nigérienne, devant concourir à
la libération immédiate de Moussa Kaka",
selon un communiqué de cette association diffusé
le 8 octobre.
Dans ce communiqué, l'UJIT a appelé les autorités
togolaises à intervenir auprès de leurs homologues
nigériens pour obtenir la libération du journaliste
arrêté le 20 septembre à Niamey pour
avoir entretenu des contacts avec la rébellion touareg
du Nord.
De son côté, l'association des Éditeurs
de la presse indépendante (EPI) de Mauritanie a exigé
hier la libération du journaliste radio inculpé
de complicité d'atteinte à l'autorité
de l'Etat. L' EPI estime que "la recherche d'une information
équilibrée constitue l'un des fondements de
la profession de journaliste" et que Moussa Kaka n'a
fait que son travail.
Comme d'autres associations de journalistes du Bénin,
du Mali, de Côte d'Ivoire, du Burkina Faso, du Sénégal
et de Guinée, les professionnels togolais et mauritaniens
estiment que les poursuites et l'incarcération du
journaliste nigérien constituent une "grave
entrave à l'exercice de la profession de journaliste".
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Niger
Le réalisateur F. Bergeron a été
libéré et expulsé
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PARIS, 8 oct (UPF) - Le documentariste indépendant
François Bergeron, emprisonné
depuis le 27 août à Niamey, a été
expulsé vers la France le 5 octobre, a rapporté
l'AFP citant une source officielle nigérienne.
François Bergeron avait été arrêté
à Agadez pour "intelligence" avec les rebelles
touareg, alors quil tournait un film sur la rébellion
du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ).
Le gouvernement a formellement interdit l'accès de
la zone en guerre aux journalistes pour "des raisons
de sécurité".
Par ailleurs, le correspondant de RFI, Moussa Kaka, est
emprisonné depuis le 20 septembre pour avoir été
en contact avec les rebelles.
François Bergeron, musicien, travaille depuis 3
ans à des documentaires sur les cultures en résistance
à travers le monde.
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France
14e Prix des correspondants de guerre à Bayeux
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PARIS, 5 oct (UPF) - Les 14e Prix
Bayeux-Calvados des correspopndants de guerre seront
attribués demain à Bayeux où se tiennent
annuellement depuis 1994 des journées d'information
et d'animations sur le journalisme en situation à
risque et la défense de la liberté de la presse.
Le jury, réuni les 5 et 6 octobre sous la présidence
de Jon Swain, grand reporter au Sunday Times, décernera
demain soir les Trophées dans les quatre catégories
de presse : écrite, radio, photo et télévision,
ainsi qu'un prix du jeune reporter instauré depuis
cette année. Des prix sont également offerts
par Ouest-France, le public de Bayeux et la Fondation Varenne.
La Secrétaire d'état auprès du ministre
des affaires étrangères, Mme Rama Yadé
se rendra demain après-midi au Mémorial
des reporters pour un hommage à la journaliste
russe Anna Politkovskaïa, assassinée le 7 octobre
2006 à Moscou, le jour même où était
inauguré ce mémorial à Bayeux.
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Cambodge
Soutien aux journalistes en Birmanie
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PARIS, 5 oct (UPF) - Le Club des journalistes cambodgiens
et le Conseil de la presse nationale du Cambodge (National
Press Council Of Cambodia) ont condamné "fermement"
dans des communiqués le "meurtre" du journaliste
japonais Kenji Nagai, le 27 septembre alors qu'il filmait
les évènements à Rangoun, a rapporté
Cambodge Soir.
Le Club a demandé "au gouvernement birman de
mener une enquête sérieuse, dinterpeller
lauteur du meurtre, et de le déférer
devant la justice", dans un communiqué diffusé
le 3 octobre à Phnom Penh.
Le Conseil a demandé aux autorités birmanes
de cesser les menaces "et le recours au meurtre, à
lencontre des journalistes tant locaux quinternationaux,
qui travaillent en Birmanie".
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Niger
L'UPF-Guinée pour la libération de M.
Kaka
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PARIS, 5 oct (UPF) - La section guinéenne de l'Union
internationale de la presse francophone a demandé
"la libération immédiate et sans condition"
du journaliste nigérien arrêté le 20
septembre à Niamey dans un communiqué commun
du Collectif des associations professionnelles des médias
de Guinée.
Lire le communiqué
Ce collectif rassemble l'Association des éditeurs
de la presse indépendante (AGEPI), l'Observatoire
guinéen de déontologie et de l'éthique
(OGUIDEM), l'Association des journalistes de Guinée
'(AJG), la Convention des éditeurs de la presse libre
de Guinée (CEPRELGUI) et l'UPF-Guinée.
Les journalistes guinéens rallient par leur communiqué
le mouvement d'indignation qui se manifeste ces derniers
jours dans les médias d'Afrique après l'arrestation
du correspondant de RFI à Niamey. Moussa Kaka a reçu
le soutien officiel d'organisations de journalistes béninois,
ivoiriens, congolais (RDC) et burkinabé.
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Niger
Soutien au Sénégal du journaliste Moussa
Kaka
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PARIS, 5 oct (UPF) - Une organisation sénégalaise,
la Rencontre africaine des droits de lhomme (RADDHO),
a exigé la libération immédiate et
sans condition du journaliste Moussa
Kaka, détenu au Niger, a rapporté hier
le Soleil, le quotidien de Dakar.
Le communiqué de la RADDHO au Sénégal,
les condamnations de l'arrestation à Niamey du journaliste
nigérien émises ces derniers jours par des
organisations professionnelles de journalistes béninois,
ivoiriens, congolais et burkinabé. Hors d'Afrique,
Radio France Internationale et les organisations Reporters
sans frontières et Ifex sont intervenues pour demander
la libération du journaliste.
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Afrique
La Déclaration de la Montagne de la Table
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PARIS, 4 oct (UPF) - L'Association Mondiale des Journaux
(AMJ) a ouvert un site spécial sur internet pour
accéder à la "Déclaration
de la Montagne de la Table", un appel lancé
à tous les Africains "et particulièrement
ceux au pouvoir" pour "abolir les lois sur la
diffamation et l'injure partout où elles sont en
vigueur".
La Déclaration, adoptée le 3 juin 2007 au
Cap (Afrique du Sud) par l'Association Mondiale des Journaux
(AMJ) et le World Editors Forum (WEF), demande l'instauration
en Afrique d'un "environnement" où la presse
soit "libre et indépendante de tout contrôle
gouvernemental, politique ou économique".
Selon l'AMJ et WEF, "l'Afrique a instamment besoin
d'une presse forte, libre et indépendante qui puisse
contrôler les institutions publiques, un rôle
essentiel qu'on l'empêche de jouer et sanctionne en
recourant, en particulier, aux lois sur la diffamation et
l'injure".
Les deux organisations appellent l'Union Africaine à
inclure "la nécessité vitale" de
médias libres et indépendants" dans les
critères de "bonne gouvernance" du Mécanisme
Africain d'Evaluation par les Pairs (MAEP), dans le cadre
du programme du Nouveau Partenariat pour le Développement
de l'Afrique (NEPAD).
L'AMJ a également demandé que la Déclaration
soit présentée à l'assemblée
générale de l'ONU et à la conférence
générale de l'UNESCO.
L'abolition dans les pays de la Francophonie de l'emprisonnement
des journalistes pour des délits de presse et les
condamnations à des peines de prison, particulièrement
en matière de diffamation, sont réclamées
depuis 1999 par l'Union internationale de la presse francophone
(UPF) qui a reçu le soutien de l'Organisation internationale
de la Francophonie.
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Birmanie
Un journaliste relâché à Rangoun
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PARIS, 4 oct (UPF) - Le correspondant birman du quotidien
japonais Tokyo Shimbun, Min Zaw, 56 ans, arrêté
dans la nuit du 27 au 28 septembre à son domicile
à Rangoun, a été remis en liberté
hier. Aucune explication n'a été donnée
sur l'arrestation du journaliste par les forces de sécurité
qui ont poursuivi les interpellations la nuit dernière
après avoir étouffé le mouvement de
protestation dans les villes. L'Association d'assistance
aux détenus politiques (AAPP), basée en Thaïlande,
estime le nombre des arrestations à au moins 1.500
personnes, notamment parmi les moines bouddhistes à
l'origine du mouvement dans les rues.
Par ailleurs, la radio-télévision de l'opposition,
Democratic Voice of Burma (DVB) a annoncé hier qu'elle
allait passer de 2 à 3 heures d'émissions
quotidiennes à destination de la Birmanie. La DVB
(www.dvb.no),
créée à Oslo (Norvège) après
l'attribution du prix Nobel de la paix à Mme Aung
San Suu Kyi en 1991, possède une dizaine de correspondants
clandestins en Birmanie. La station, principalement financée
par les gouvernements ou des ONG des pays scandinaves, des
Etats-Unis, des Pays-Bas et d'Irlande, dispose d'un budget
2007 de 2 millions d'euros, en augmentation après
l'intensification de l'actualité dans lepays.
L'envoyé spécial des Nations unies, Ibrahim
Gambari, doit informer aujourd'hui le secrétaire
général Ban Ki-moon et le Conseil de sécurité
des résultats de sa mission de quatre jours au cours
de laquelle il s'est entretenu avec le numéro un
de la junte, le généralissime Than Shwe, et
l'opposante Aung San Suu Kyi, assignée à résidence
depuis 2003.
Les généraux au pouvoir n'ont "jamais
négocié quoi que ce soit, ils ont toujours
imposé leur position et leur volonté",
a par ailleurs affirmé M. Léon de Riedmatten,
ancien médiateur informel de l'ONU en Birmanie cité
par l'AFP. Outre l'ampleur de la répression et la
disparition de nombreuses personnes, notamment dans les
monastères bouddhistes, une des interrogations essentielles
des observateurs porte maintenant sur des divisions présumées
au sein de la junte militaire au pouvoir.
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Niger
Solidarité des journalistes africains avec M.
Kaka
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PARIS, 2 oct (UPF) - Le journaliste de radio Moussa
Kaka, détenu depuis le 20 septembre à
Niamey, a reçu le soutien de plusieurs organisations
de journalistes africains. Des communiqués demandant
sa libération et critiquant son inculpation ont été
diffusés au Mali, à Paris par les journalistes
ivoiriens et au Burkina Faso.
La Maison de la presse du Mali, fédération
de toutes les associations professionnelles de la presse
au Mali, a condamné le 27 septembre l'arrestation
du correspondant nigérien de RFI et de Reporters
sans frontières. LUnion des journalistes ivoiriens
en France (UJIF) a critiqué cette arrestation le
30 septembre. LAssociation des journalistes du Burkina
(AJB), la Société des éditeurs de la
presse privée (SEP) et le Syndicat autonome des travailleurs
de lInformation et de la culture (SYNATIC) a diffusé
hier un communiqué de soutien commun.
Le ministre de la Communication, Mohamed Ben Omar a annoncé
hier à Paris, devant la presse, la présentation
devant la justice de bandes magnétiques d'écoutes
téléphoniques prouvant des liens entre le
correspondant de RFI et la rébellion touareg qui,
selon lui, dépassent le cadre du strict exercice
de la profession de journaliste.
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Egypte
Grève de la presse annoncée et procès
reporté
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PARIS, 2 oct (UPF) - Le procès,
ouvert hier au Caire, d'un journaliste égyptien passible
de 3 ans de prison pour avoir fait état de rumeurs
sur la santé du président Hosni Moubarak,
a été aussitôt reporté au 24
octobre. Une grève a été prévue
par 15 journaux le 7 octobre pour protester contre une "campagne
acharnée contre la presse libre en Egypte".
"Ceci n'est pas mon procès, c'est celui de
la liberté de la presse", a déclaré
à l'AFP Ibrahim Eissa, rédacteur en chef du
journal indépendant al-Dostour, absent à l'audience.
M. Eissa, personnalité de la presse, est aujourd'hui
sous le coup de huit plaintes.
Fin août, des rumeurs infondées s'étaient
répandues en Egypte sur la santé du président
au pouvoir depuis 1981, certaines faisant état de
sa mort ou d'une hospitalisation d'urgence de cet homme
de 79 ans. Le journaliste s'est vu reprocher d'avoir relayé
ces rumeurs qui auraient provoqué un retrait de 350
millions de dollars d'investissements étrangers à
la Bourse du Caire.
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Birmanie
Un journaliste interpellé et trois autres disparus
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PARIS, 1er oct (UPF) - L'organisation Reporters Sans Frontières
(RSF) et la Burma Media Association (BMA) ont demandé
aujourd'hui la "libération immédiate"
du correspondant du Tokyo Shimbun et de trois reporters
travaillant pour des hebdomadaires privés "disparu
depuis plusieurs jours" et "maintenus au secret"
par les forces de sécurité, a rapporté
l'AFP.
Le correspondant birman du quotidien japonais Tokyo Shimbun,
Min Zaw, 56 ans, a été arrêté
dans la nuit du 27 au 28 septembre à son domicile
à Rangoun.
Au total, selon l'Association d'assistance aux détenus
politiques (AAPP) basée en Thaïlande, le nombre
de personnes arrêtées approcherait les 1.500,
a rapporté aujourd'hui l'AFP.
Depuis le 28 septembre, le gouvernement a coupé
Internet et tous les cafés Internet ont été
fermés, isolant le pays encore davantage, a rapporté
RSF. Le système international déchanges
EVN ne fournit presque plus dimages nouvelles pour
les chaînes internationales. Par ailleurs, plusieurs
publications, notamment celles appartenant aux groupes de
presse Eleven Media et Pyi Myanmar, ont fermé après
avoir refusé de publier des articles de propagande.
Plusieurs journalistes ont déjà été
contraints de se réfugier dans une ambassade et un
autre dentrer dans la clandestinité. Des journalistes
étrangers présents à Rangoun ont expliqué
quil était désormais pratiquement impossible
pour eux daccéder au centre-ville.
Archives septembre
2007
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