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Birmanie
Un journaliste japonais parmi les premiers morts
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PARIS, 27 sep (UPF) - Un vidéo-journaliste japonais
de l'agence APF, Kenji Nagai, est au nombre des neuf personnes
tuées par les forces de sécurité, selon
la Télévision nationale, depuis qu'elles sont
passées hier à la répression armée
des défilés pacifiques de religieux contre
la vie chère qui agitent les grandes villes depuis
le 19 août.
L'organisation Reporters sans frontières (RSF) et
l'Association des médias birmans ont participé,
en début d'après-midi, à une manifestation
de plusieurs organisation de défense des droits de
l'homme et de la liberté d'expression, devant l'ambassade
du Myanmar à Paris, demandant "au Conseil de
sécurité des Nations unies dagir de
toute urgence pour stopper la répression sanglante
des manifestations pro-démocratiques qui se déroulent
dans le pays". Par ailleurs RSF continue de réclamer
la libération de six journalistes emprisonnés
par le régime militaire, le plus ancien depuis 18
ans.
L'actrice Jane Birkin et l'ancienne candidate à
la présidence de la République Ségolène
Royal sont apparues aux côtés du Premier ministre
du gouvernement birman en exil, le docteur Sei Win, pour
affirmer leur solidarité avec les moines manifestatnts
de Rangoun et le prix Nobel Aung San Suu Kyi à nouveau
emprisonnée.
Les organisations, comme Amnesty International et la Fédération
internationale des droits de l'Homme (FIDH), ont également
demandé que la Chine et la Russie se prononcent en
faveur de "la modération" dans la répression
ordonnée depuis deux jours par la junte militaire
birmane et évoqué le boycott des jeux Olympiques
à Pékin en 2008.
De fait, la Chine, le plus proche allié des militaires
de Rangoun, jusqu'alors muette sur la situation en Birmanie,
a appelé aujourd'hui la junte militaire et les manifestants
à faire preuve de "modération",
tout en s'abstenant de condamner la répression en
cours.
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Niger
Moussa Kaka inculpé et écroué
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PARIS, 26 sep (UPF) - Le journaliste Moussa
Kaka (Radio Saraouniya, RFI, RSF) a été
officiellement inculpé hier de "complicité
de complot contre l'autorité de l'Etat" et écroué.
Moussa Kaka interpellé le 20 septembre a été
gardé au secret à la gendarmerie de Niamey
jusqu'à sa comparution hier au Palais de justice.
"Les accusations contre Moussa Kaka sont sans fondement
et cette mascarade a pour unique objectif d'intimider les
journalistes qui couvrent la rébellion dans le nord
du Niger," a déclaré le directeur du
bureau Afrique de la Fédération internationale
des journalistes (FIJ), basé à Dakar. La FIJ
a également exhorté Niamey à "mettre
fin à (son) plan pour contrôler la couverture
du conflit par les médias et à laisser les
journalistes du Niger travailler en totale sécurité
et indépendance", a rapporté l'AFP.
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Birmanie
Les journalistes encore plus étroitement contrôlés
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PARIS, 26 sep (UPF) - La junte militaire au pouvoir a commencé
ce matin à réprimer le mouvement d'opposition
des religieux qui secoue, depuis le 19 août, un pays
où les journalistes font l'objet depuis de longues
années d'une surveillance étroite et d'une
répression énergique.
Selon Reporters sans frontières ( RSF), le pays
compte plus dune centaine de publications privées,
toutes soumises à la censure préalable. La
politique de lEtat birman en matière dInternet
est encore plus répressive que celle de ses voisins
chinois et vietnamiens. Les journalistes birmans travaillant
pour des médias étrangers sont particulièrement
surveillés. Le 18 septembre, Myat Thura, correspondant
de lagence Kyodo, a été interpelléà
Rangoun.
RSF et la Burma Media Association ont demandé la
libération de six journalistes emprisonnés.
Le photojournaliste Win Saing, arrêté le 28
août et détenu près de Rangoon, a rejoint
derrière les barreaux cinq autres journalistes incarcérés
depuis plusieurs années, à savoir U Win Tin,
Monywa Aung-Shin, U Thaung Sein, Ko Moe Htun et Ne Min.
Le plus ancien, U Win Tin (77 ans), est détenu depuis
le 4 juillet 1989 à la prison dInsein à
Rangoon où il purge une peine de vingt ans.
Monywa Aung-Shin, arrêté le 1er septembre
2000, ancien responsable du magazine Sar-maw-khung ("Le
monde littéraire") interdit en 1990, devenu
dans les années 1990 lun des responsables de
linformation du mouvement d'opposition démocratique,
la LND, a été condamné à sept
ans de prison.
Ne Min, ancien collaborateur de la BBC, a été
arrêté en février 2006 pour avoir transmis
des informations à des médias à létranger.
U Thaung Sein, photojournaliste, et Ko Moe Htun, éditorialiste
du magazine religieux Dhamah-Yate, ont été
condamnés le 24 mars 2006, à trois ans de
prison.
Enfin, le plus célèbre des comiques birmans,
Zaganar, a été arrêté la nuit
dernière à son domicile.
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Niger
Un journaliste emprisonné "sans charge"
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PARIS, 25 sep (UPF) - Le journaliste Moussa
Kaka (Radio Saraouniya, RFI, RSF), tenu au secret depuis
le 20 septembre, a été incarcéré
hier après-midi à la prison civile de Niamey
après comparution devant le procureur de la république
qui ne lui a notifié aucune charge, a rapporté
l'AFP.
"Le procureur a indiqué qu'il l'entendrait
aujourd'hui mardi 25 septembre, selon son avocat, Me Moussa
Coulibaly, qui a qualifié cette disposition du magistrat
d' "illégale". "Il n'y a aucune disposition
légale qui permette à la justice d'envoyer
M. Kaka en prison alors qu'aucune charge ne lui a été
notifiée" a-t-il dénoncé.
Les journalistes du Niger, RFI, RSF ainsi que le Comité
pour la protection des journalistes ont demandé la
remise en liberté de M. Kaka. Des organisations professionnelles
se sont également manifestées. Ainsi, lUnion
des professionnels des médias du Bénin (UPMB),
le Conseil national du patronat de la presse et de laudiovisuel
du Bénin (CNPA-Bénin), lObservatoire
de la déontologie et déthique dans les
médias (ODEM) et la Maison des médias déplorent
larrestation de leur confrère et exigent sa
"libération immédiate et sans condition",
dans un communiqué diffusé ce matin à
Cotonou.
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Egypte
Trois journalistes condamnés à la prison
ferme
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PARIS, 24 sep (UPF) - Trois journalistes du quotidien d'opposition
Al-Wafd ont été condamnés aujourd'hui
à deux ans de prison ferme pour avoir "porté
atteinte au prestige de la justice" dans des articles
publiés en janvier dernier. Cette peine n'est pas
exécutoire et les journalistes vont faire appel,
a indiqué l'AFP.
En janvier, le journal Al-Wafd avait repris des propos
du ministre de la Justice, Mamdouh Marii, devant le Conseil
consultatif, estimant que 90% des juges n'étaient
pas à la hauteur de leur tâche, ce qu'avait
aussitôt démenti M. Marii.
Anouar al-Haouari, rédacteur en chef, Mahmoud Ghallab
et Amir Othmane, absents à l'audience, ont été
reconnus coupables par un tribunal correctionnel du Caire
d'"avoir publié des informations mensongères
ayant porté atteinte au prestige de la justice et
du ministère de la Justice". Les trois journalistes
devront aussi payer une amende et verser une caution.
Déjà, le 13 septembre, un tribunal du Caire
avait condamné à un an de prison Adil Hamouda,
rédacteur en chef de lhebdomadaire Al-Fagr,
Wael al-Ibrashi, de lhebdomadaire Sawt al-Umma, Abd
al-Halim Qandil, lex-rédacteur en chef de lhebdomadaire
Al-Karama, et Ibrahim Issa, le rédacteur en chef
du quotidien Al-Dustur pour "avoir diffamé le
Président Moubarak et des officiels dans des articles
publiés entre juillet et septembre de lan dernier"
a protesté l'Association Mondiale des Journaux (AMJ)
dans un courrier adressé au président égyptien.
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Niger
M. Kaka accusé d'atteinte à la sûreté
de l'Etat
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PARIS, 24 sep (UPF) - Le correspondant de Radio France
Internationale (RFI) à Niamey, Moussa Kaka, détenu
au secret depuis son interpellation
par la gendarmerie le 20 septembre, est poursuivi pour "atteinte
à la sûreté de l'Etat" pour des
liens présumés avec les rebelles touaregs
du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ),
a déclaré la justice nigérienne.
Ces poursuites sont notamment basées sur des conversations
téléphoniques que le journaliste a eues entre
le 27 août et le 20 septembre avec des membres du
MNJ, dont son chef Agali Alambo.
"Moussa Kaka a été interpellé
dans le cadre d'une enquête au regard de la nature
de certains actes qu'il a posés (...). Si l'intéressé
n'est pas au service du MNJ, il est de connivence avec ce
mouvement (MNJ)", a déclaré à
la télévision publique le procureur général
près la cour d'appel de Niamey, Adama Harouna.
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Francophonie
Inquiétude des francophones pour TV5 Monde
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PARIS, 21 sep (UPF) - Les partenaires francophones de TV5
Monde s'inquiètent de l'avenir de la chaîne
en français la plus diffusée dans le monde,
redoutant qu'elle ne fasse les frais de la réforme
de l'audiovisuel extérieur voulue par le président
Nicolas Sarkozy, a rapporté l'AFP.
La commission pilotée directement par les services
de M. Sarkozy, qui a parlé de "réorganisations
nécessaires", doit rendre ses propositions début
novembre. "Le scénario de la fusion est rejeté
par les télévisions membres et n'est pas souhaité
par nous", a assuré à l'AFP une source
au sein de l'Organisation internationale de Francophonie,
selon laquelle "on s'oriente plutôt vers une
mise en commun des moyens logistiques.
Le rapprochement évoqué par le président
français entre des chaînes publiques françaises,
comme la radio RFI et la télévision France
24, et TV5 Monde, opérateur de l'Organisation internationale
de la Francophonie (OIF), a provoqué les réactions
des partenaires belge, canadien et suisse de la télévision
francophone qui font la différence entre "la
voix de la France" et l'information francophone.
La ministre de la Culture et de l'audiovisuel de la Communauté
française de Belgique, Fadila Laanan, a demandé
par lettre des explications au ministre des Affaires étrangères,
Bernard Kouchner, sur "certaines velléités
visiblement très franco-françaises".
La Suisse et le Canada, à Ottawa comme à Québec,
"partage à 100% les craintes formulées
en Belgique et au Canada. TV5 est un beau projet qui n'a
de sens que s'il reste multilatéral", a déclaré
Gilles Marchand, le directeur de la Télévision
Suisse Romande (TSR), l'un des administrateurs de TV5 Monde.
Créée en 1984, diffusée dans 202 pays
auprès de 25 millions de téléspectateurs
par jour, TV5 Monde est la seule télévision
francophone qui rassemble des chaînes européennes
de langue française (France Télévisions,
l'INA, Arte France, RFO, la RTBF pour la Belgique et la
TSR pour la Suisse) et le consortium de télévision
Radio-Canada et Télé-Québec.
La France fournit environ les deux tiers des 90 millions
d'euros de budget annuel de TV5 Monde (elle apporte une
dotation de 80 millions d'euros à France 24). Les
partenaires belge, suisse, canadien et québécois
de TV5 contribuent pour une bien moindre part au budget
de la chaîne, mais fournissent de nombreux programmes,
a rappelé l'AFP.
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Niger
Le correspondant de RFI et RSF interpellé
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PARIS, 21 sep (UPF) - Le directeur de la radio privée
Saraouniya, également correspondant de Radio France
internationale (RFI) et de l'organisation Reporters sans
frontières (RSF) à Niamey, Moussa Kaka, a
été interpellé hier en fin d'après
midi par des gendarmes et détenu depuis dans leurs
locaux, a rapporté l'AFP. La gendarmerie a également
perquisitionné le domicile du journaliste. Aucun
motif officiel na été fourni pour justifier
larrestation du journaliste. Selon les informations
recueillies par RSF, Moussa Kaka pourrait être rapidement
inculpé d"atteinte à la sécurité
nationale"
Son arrestation pourrait être liée à
celle du réalisateur français indépendant
François Bergeron, arrêté le 27 août
2007 à Agadez, puis transféré le 3
septembre à Niamey, après être entré
en contact avec les rebelles touareg du MNJ, a noté
RSF.
Déjà, le Conseil supérieur de la communication
(CSC) avait suspendu le 19 juillet pour un mois la diffusion
de RFI sur la bande FM, pour avoir "diffusé
des informations mensongères" sur la situation
politique et militaire dans le nord du pays. Moussa Kaka
avait été publiquement menacé de mort,
le 14 juillet, par le chef détat-major de larmée.
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Etats Unis
Le New York Times gratuit en ligne
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PARIS, 20 sep (UPF) - Le New York Times a annoncé
qu'il rendait gratuit son site sur internet, changeant ainsi
sa politique élaborée il y a deux ans, a fait
remarquer l'AFP. Le journal a en effet annoncé que
les revenus publicitaires de son site lui permettait dorénavant
de communiquer en libre accès éditoriaux et
articles de fond en ligne. De même pour les archives
du journal accessibles gratuitement en remontant jusqu'à
1851, mais certaines demeurant payantes.
Jusqu'alors le programme "TimesSelect" du New
York Times (227.000 abonnés générant
un revenu annuel d'environ 10 millions de dollars) coûtait
49,95 dollars par an ou 7,95 dollars par mois à chaque
abonné en échange de l'accès à
des éditoriaux prestigieux.
Le Wall Street Journal reste le seul grand journal américain
à avoir encore un site payant pour la plupart de
ses articles dont il tire un revenu de 65 millions de dollars,
selon le New York Times.
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France
Des journalistes refusent d'être "simples
relais"
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PARIS, 19 sept (UPF) - L'exposé du président
de la République Nicolas Sarkozy sur sa "stratégie
sociale", prononcé au Sénat dans le cadre
du 40e anniversaire de l'Association des journalistes d'information
sociale (Ajis), a soulevé hier la colère du
syndicat national des journalistes CGT (SNJ-CGT) qui "condamne
la volonté" du président de faire jouer
aux journalistes "un rôle de simples relais de
sa communication". Le SNJ-CGT a dénoncé
le "show médiatique permanent" du président,
invitant les journalistes à "réaffirmer
leur indépendance et leur esprit critique".
"Au lieu de négocier avec les interlocuteurs
syndicaux, le président de la République va
présenter +l'ensemble de la stratégie sociale
du gouvernement+ dans un +discours+ devant une association
de journalistes" s'est étonné le syndicat
des journalistes. "Il compte ainsi trouver une vaste
caisse de résonance (et sans contradicteurs) à
sa politique" dénonce le syndicat.
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France
RSF renouvelle son bureau exécutif (France)
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PARIS, 19 sept (UPF) - Le journaliste et écrivain
Pierre Veilletet, président de la section française
de Reporters sans frontières (RSF) depuis 4 ans a
été réélu dans cette fonction
pour deux ans.
Le bureau exécutif de la section française
de RSF est composé de
- Vice-président : Daniel Junqua (Le Monde).
- Trésorier : Patrick Pépin (Radio France)
- Membres : Jean-Michel Boissier (Atlas), Dominique Gerbaud
(La Croix), Alain Mingam (photographe) et Jacqueline Papet
(RFI).
Par ailleurs, Robert Redeker, professeur de philosophie
et écrivain, qui avait reçu des menaces de
mort à la suite de la parution d'une tribune libre
dans le Figaro intitulée "Face aux intimidations
islamistes, que doit faire le monde libre ?", a rejoint
le conseil d'administration de l'organisation.
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RD Congo
Menaces de mort contre des responsables de JED
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PARIS, 19 sept (UPF) - L'organisation Presse emblème
campagne (PEC)
invite ses membres à multiplier les actions auprès
des autorités congolaises en leur demandant notamment
de "Garantir en toutes circonstances lintégrité
physique et psychologique de M. Tshivis Tshivuadi et de
M. Donat Mbaya Tshimanga, ainsi que de lensemble des
défenseurs des droits de lHomme en République
démocratique du Congo",insiste un courrier de
Blaise Lempen, secrétaire général de
cette organisation. PEC a retransmis un appel d'urgence
dans ce sens de LObservatoire pour la protection des
défenseurs des droits de lHomme, afin "dintervenir
de toute urgence sur la situation en République démocratique
du Congo (RDC)" .
Le président de l'organisation Journalistes en danger
(JED) Tshivuadi et le secrétaire général
Mbaya Tshimanga sont en effet la cible de nouvelles menaces
de mort depuis la dénonciation par l'organisation
congolaise de défense des journalistes du meurtre,
le 13 juin, de Serge Maheshe, journaliste de la radio onusienne
Okapi à Bukavu.
PEC et lObservatoire invitent les autorités
congolaises à "se conformer aux dispositions
de la Déclaration universelle des droits de lHomme
et instruments régionaux et internationaux relatifs
aux droits de lHomme ratifiés par la République
démocratique du Congo". Dans son appel l'Observatoire
réclame "une enquête indépendante
sur les faits", la fin du "harcèlement
à lencontre de tous les défenseurs des
droits de lHomme en République démocratique
du Congo" et le respect de la Déclaration sur
les défenseurs des droits de lHomme des Nations
unies du 9 décembre 1998, rappelant que "lEtat
prend toutes les mesures nécessaires pour assurer
que les autorités compétentes protègent
toute personne, individuellement ou en association avec
dautres, de toute violence, menace, représailles,
discrimination de facto ou de jure, pression ou autre action
arbitraire dans le cadre de lexercice légitime
des droits visés dans la présente Déclaration".
Selon l'appel de l'Observatoire, Donat Mbaya Tshimanga et
Tshivis Tshivuadi, "auraient été prévenus
par une source fiable que les activités de JED dans
l'affaire Maheshe provoquaient le mécontentement de
certaines personnes au sein du pouvoir. Cette source leur
aurait conseillé de faire profil bas
et de quitter momentanément le pays", précise
l'appel.
En outre, le 31 juillet 2007, à la suite dune
conférence de presse donnée par MBaya
à Kinshasa afin de dénoncer des modifications
de deux projets de lois restreignant la liberté de
la presse, le ministre de la Presse et de lInformation,
M. Toussaint Tshilombo Send, a donné une interview
à la chaîne privée Antenne A , qualifiant
JED "dorganisation anti-patriotique quil
faut anéantir à tout prix" et "chargée
par les ennemis du pays de salir limage du pays à
létranger pour des raisons bien connues",
indique le texte de l'Observatoire. De ce fait, Donat Mbaya
Tshimanga et Tshivis Tshivuadi, avaient quitté temporairement
le pays. A leur retour en RDC, JED a reçu, le 20
août, un fax anonyme leur ordonnant "pour la
première et dernière fois" de ne plus
"plonger [leur] doigt dans le dossier" du journaliste
Franck Ngyke, assassiné en 2006. "Votre temps
viendra et nous saurons quoi faire de vous deux" les
avertissait le message.
L'organisation JED et ses responsables, distinguée
par Reporters sans frontières et la Fondation de
France en 2006, sont harcelés et font régulièrement
l'objet de menaces prises très au sérieux
dans le contexte de la situation en RDC.
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Maroc
Peines de prison maintenues pour 2 journalistes
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PARIS, 18 sept (UPF) - La cour d'appel de Casablanca a
confirmé aujourd'hui la condamnation à des
peines de prison des journalistes de l'hebdomadaire Al Watan
Al An pour publication de "textes confidentiels"
sur la lutte antiterroriste. Elle a également maintenu
l'amende de 1.000 dirhams (environ 100 euros) également
infligée le 15 août dernier à chacun
des deux journalistes par le tribunal correctionnel.
Le rédacteur Mustapha Hormat Allah est condamné
à sept mois de prison ferme au lieu des huit mois
prononcés en correctionnelle. Toutefois, M. Hormat
Allah demeurera libre jusqu'au terme du pourvoi en cassation,
selon son avocat qui dispose d'un délai de huit jours
pour le déposer.
De son côté, le directeur de la publication
Abderrahim Ariri a été condamné à
cinq mois de prison avec sursis, au lieu de six mois.
Les deux journalistes ont été condamnés
pour "recel de documents obtenus à l'aide d'une
infraction" après la publication, le 14 juillet
par Al Watan Al An, d'un dossier intitulé "les
rapports secrets derrière l'état d'alerte
au Maroc", qui comprend une circulaire confidentielle
destinée à des corps sécuritaires.
Dans la même affaire, huit militaires, dont trois
colonels, soupçonnés d'avoir transmis des
documents secrets aux deux journalistes, ont été
condamnés le 8 août par le tribunal militaire
de Rabat à des peines allant de six mois à
cinq ans de prison ferme, a rapporté l'AFP.
Pour le président de la Fédération
marocaine des Editeurs de Presse, M. Abdelmounaïm Dilami,
par ailleurs président de la section marocaine de
l'union internationale de la presse francophone (UPF), la
poursuite des deux journalistes d'Al Watan Al An "n'aurait
pas dû avoir lieu". Selon lui, "les journalistes
ne doivent être jugés que dans le cadre du
code de la presse, sinon il n'y a plus de limites",
a-t-il indiqué à l'AFP.
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Monde
Georges Gros, président honoraire de la PEC
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PARIS, 12 sept (UPF) - L'association PEC (Presse Emblème
Campagne) a nommé, le 10 septembre à Genève,
deux présidents honoraires : le rapporteur spécial
de lONU Jean Ziegler (Suisse) et le secrétaire
général international de lUnion de la
presse francophone (UPF) George Gros (France) pour leur
soutien à la campagne en faveur de la protection
des journalistes dans les zones de conflit et de violences
internes. Selon la PEC, 86 journalistes ont été
tués depuis le début de l'année 2007,
dont au moins 40 en Irak. Au total 182 journalistes sont
morts dans l'exercice de leur profession depuis la première
session du conseil le 19 juin 2006.
Au cours de la même cérémonie, le secrétaire
général du syndicat irakien des journalistes
Moaid Al-Lamy a récompensé pour leur action
en faveur des journalistes irakiens en 2007 lancien
président du Conseil des droits de lhomme lambassadeur
du Mexique Luis Alfonso de Alba, le nouveau président
du Conseil lambassadeur roumain Dorea da Costa, le
Haut Commissaire aux droits de lhomme Louise Arbour,
la présidente de la PEC Hedayat Abdelnabi et le secrétaire
général de la PEC Blaise
Lempen.
La PEC soutenue par plus de 32 organisations, rassemble
près de 80.000 journalistes dans le monde. Le vice-président
international (Europe) de l'UPF, Daniel Favre, siège
au comité de la PEC comme représentant de
lUPF et de lAssociation suisse des journalistes
de langue française (ASJLF).
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Suisse
Création de l'ICPJ à Genève
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PARIS, 12 sept (UPF) - La Coalition internationale pour
la protection des journalistes (International Covenant for
the Protection of Journalists, ICPJ) a été
constituée lundi 10 septembre à Genève
(Suisse) par onze syndicats de journalistes internationaux.
La nouvelle organisation réclame au conseil des
droits de l'homme et aux Etats membres de l'ONU de décider
rapidement de la création d'un groupe de travail
sur la sécurité des journalistes. Couvrant
tous les aspects de la protection des médias, l'ICPJ
veut travailler à l'élaboration d'une convention
internationale spécifique aux journalistes, afin
de renforcer leur protection dans l'exercice de leur profession
dans les zones de conflit et de violences internes.
L'ICPJ a annoncé qu'elle travaillera étroitement
avec la PEC (Presse Emblème Campagne), dans le but
de renforcer le respect des droits de l'homme et du droit
humanitaire, précise un communiqué de la PEC.
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Egypte
I. Eissa poursuivi pour "offense au président"
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PARIS, 12 sept (UPF) - Le rédacteur en chef du quotidien
Al Doustour, Ibrahim Eissa, passera en jugement le 1er octobre
pour "offense au président" après
la publications par son journal de rumeurs qui laissaient
entendre que le chef de l'Etat, Hosni Moubarak, avait été
hospitalisé et qu'il était peut-être
mort. Ibrahim Eissa est connu pour ses critiques du gouvernement
et le journal Al Doustour a été fermé
pendant cinq ans.
Le journaliste, déjà condamné en 2006
à un an de prison pour un article évoquant
des poursuites judiciaires contre le chef de l'Etat, a été
maintenu en liberté en attendant le jugement en appel.
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Maroc
Remise en
liberté de Mustapha Hormat Allah
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PARIS, 11 sept (UPF) - Mustapha
Hormat Allah, rédacteur au journal Al Watan
Al An, a été mis en liberté provisoire
aujourd'hui par la cour d'appel de Casablanca. Le journaliste
avait été condamné le 15 août
à huit mois de prison ferme par la tribunal correctionnel
pour publication de "documents confidentiels"
concernant la lutte antiterroriste. Le verdict en appel
doit être prononcé mardi 18 septembre.
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RD Congo
Acquittement
d'un journaliste emprisonné
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PARIS, 11 sept (UPF) - Le journaliste Bonsange Mbaka, éditeur
de Mambenga, a été acquitté et libéré
vendredi 7 septembre, après dix mois passés
en prison dans des conditions particulièrement pénibles,
a annoncé hier l'organisation Journaliste en danger
(JED).
JED encourage le journaliste à "mener des actions
en réparation contre l'Etat congolais pour son arrestation
arbitraire et des tortures subies lors de son incarcération".
Bonsange Mbaka avait été arrêté
le 21 novembre 2006 dans la confusion d'une manifestation
de partisans de l'ex-vice-président Jean-Pierre Bemba,
après l'incendie de la Cour suprême de justice
(CSJ). Accusé de "vol d'effets militaires"
après avoir ramassé la radio quun soldat
avait laissé tomber, il avait été détenu
plus d'un mois au secret avant d'être transféré
au Centre pénitentiaire et de rééducation
de Kinshasa (CPRK).
Le ministère public avait requis à son encontre
un an de prison ferme, mais le tribunal militaire de garnison
de Kinshasa/Gombe a reconnu quil nexistait pas
de preuves à charge et a prononcé l'acquittement
du journaliste.
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France
Palmarès des "Visas pour l'image" 2007
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PARIS, 10 sept (UPF) - La photographe indépendante
française Lizzie Sadin a remporté le Visa
d'or "magazine" du 19e Festival "Visa pour
l'image" de Perpignan, pour l'ensemble de son travail
présenté sous le titre "Mineurs en peines",
une somme de huit années de reportages sur les mineurs
emprisonnés dans diverses régions du monde,
comme la Russie, les Etats-Unis, la Colombie et Madagascar.
Les autres récompenses sont allées au Néerlandais
Kadir van Lohuizen, Visa d'or pour un reportage sur le Tchad,
à l'Américaine Jean Chung (World Picture Network),
Grand Prix du reportage humanitaire pour un sujet sur la
mortalité maternelle en Afghanistan, et le Sud-Africain
Mikhael Subotsky (Magnum), prix du jeune reporter de la
Ville de Perpignan, pour sonr eportage sur le crime et les
prisons dans son pays.
Archives août
2007
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