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Liban
L'ONU vote la création du Tribunal spécial
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PARIS, 31 mai (UPF) - Le Conseil de sécurité
des Nations unies a adopté hier soir la résolution
1757 instituant un "Tribunal spécial" chargé
de juger les responsables de l'assassinat de Rafic Hariri,
tué dans un attentat avec 22 autres personnes, le
14 février 2005 à Beyrouth. L'enquête
de la commission internationale a fait état d'une
responsabilité de chefs de la sécurité
libanais et de personnalités syriennes.
La résolution 1757 prévoit l'entrée
en vigueur automatique le 10 juin de la convention signée
en 2006 entre l'ONU et le Liban créant le tribunal,
à moins d'un accord interlibanais d'içi là.
Selon des observateurs, ce tribunal ne pourra pas commencer
à siéger avant un an.
La majorité antisyrienne, avec le Premier ministre
Fouad Siniora, a accueilli avec joie la décision
de l'ONU, mais l'opposition proche de Damas, appuyée
sur le mouvement chiite Hezbollah, y voit une mise sous
tutelle internationale du pays et une façon pour
les Etats-Unis de diriger le Liban. Le tribunal n'est "dirigé
contre personne, et en particulier pas contre la Syrie soeur",
a déclaré M. Siniora. "Il ne s'agit pas
de la victoire d'une partie contre une autre", a-t-il
ajouté. De son côté, le président
syrien Bachar al-Assad, qui vient d'être réélu
avec 97,62 % de voix, avait annoncé son refus de
collaborer avec le futur tribunal.
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France
Les compétences des nouveaux ministres
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PARIS, 31 mai (UPF) - Les quinze ministres du gouvernement
de M. François Fillon ont pris connaissance hier,
en conseil des ministres, douze jours après leur
nomination par le président de la République,
du "périmètre exact de leurs attributions",
selon une formule à la mode.
Si le mot "francophonie" a disparu des intitulés,
on le rencontre à l'occasion de la redistribution
des compétences des ministères annoncée
par M. Sarkozy pendant la campagne présidentielle.
En effet, le nouveau portefeuille confié à
M. Brice Hortefeux, chargé "de l'Immigration,
de l'Intégration, de l'Identité nationale
et du Co-développement" hérite de services
qui étaient auparavant répartis entre quatre
ministères : Intérieur (direction des libertés
publiques, police de l'air et des frontières), Coopération,
Francophonie et Affaires sociales. On peut toutefois supposer
que la langue française restera une préoccupation
du ministère de la Culture et de la communication
et plus particulièrement de sa Délégation
générale ad hoc, et que les relations avec
les Etats membres de l'Organisation internationale de la
Francophonie n'échapperont pas au ministre des Affaires
étrangères.
Notons que le rapport
sur la Francophonie demandé par le gouvernement
doit être remis par M. Christian Philip avant le 18
juin.
Les autres attributions définies hier concernent
le portefeuille du ministre d'Etat M. Juppé nommé
à l'Ecologie, au développement et à
l'aménagement durables, qui intégre sous cet
intitulé des domaines relevant auparavant des ministère
de l'Economie, des Transports ou de l'Agriculture. Le redécoupage
du ministère de l'Economie et des Finances et, à
l'inverse, le retour de l'Outre-Mer au sein du ministère
de l'Intérieur ont été également
précisés.
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Afrique
Le "couloir" Kouchner au Darfour fait son
chemin
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PARIS, 31 mai (UPF) - Les pays du G8 se sont déclarés
disposés à travailler sur les idées
de "corridors humanitaires" à partir du
Tchad pour assister les populations du Darfour ainsi que
sur la mise en place d'un "groupe de contact"
chargé de veiller à une solution à
ce conflit, a déclaré le chef de la diplomatie
française Bernard Kouchner, hier à à
Potsdam (Allemagne), selon l'AFP. Le nouveau ministre français
partisan du droit d'ingérence, qui a fait du Darfour
une "priorité", a affirmé devant
la presse : "En aucun cas il s'agit d'une opération
militaire", soulignant aussi que "c'est avec les
Nations unies qu'il faut le faire".
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Francophonie
Réunion du Comité restreint sur la Guinée
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PARIS, 31 mai (UPF) - La Francophonie a décidé
hier "de prendre dans les meilleurs délais les
décisions nécessaires à la mise en
uvre d'un programme d'action pour la Guinée",
à l'issue de la réunion d'un comité
consultatif restreint au siège parisien de l'OIF,
en présence du ministre des Affaires étrangères
de Guinée, M. Abdoul Kabèlé Camara.
Cette réunion a étudié les moyens
de la Francophonie d'apporter son soutien pour l'apaisement
politique et le redressement économique et social
de ce pays.
Les représentants des organisations internationales
et régionales concernées et d'une quinzaine
de représentants des Etats membres de l'OIF ont réaffirmé
leur "forte solidarité" ainsi que la volonté
de la Francophonie, conformément à la Déclaration
de Bamako, de "prendre toute sa place au sein de la
Communauté internationale" pour la prévention
et le règlement des crises et des conflits.
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Francophonie
L'AIRF devient ONG consultative de l'ONU
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PARIS, 29 mai (UPF) - LAssociation internationale
des Régions francophones (AIRF) a été
accréditée parmi les Organisations internationales
non gouvernementales (OING) avec statut consultatif spécial
auprès des Nations Unies par le Comité du
conseil économique et social de l'ONU, lors de sa
réunion du 14 au 17 mai 2007 à New York.
L'AIRF, qui rassemble105 Régions dans 22 pays de
la Francophonie, est le seul réseau mondial représentant
les Régions francophones. Fondée et présidée
par le député européen Thierry Cornillet,
conseiller régional Rhône-Alpes (France), l'AIRF
pourra désormais soumettre des communications écrites
et des pétitions à l'ONU.
Par ailleurs, lAIRF est membre du bureau provisoire
du Forum des Réseaux de Régions du Monde dont
la première réunion sera organisée
en août à Cape Town (Afrique du Sud).
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Liban
M. Kouchner réaffirme la solidarité Paris-Beyrouth
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PARIS, 25 mai (UPF) - "La politique française
est inchangée", a affirmé, hier à
Beyrouth, le nouveau ministre des affaires étrangères
français Bernard Kouchner, en visite les 24 et 25
mai afin de "réaffirmer la solidarité
de la France avec le Liban et avec sa population, dans cette
période critique". La France confirme son voeu
de voir la création d'un tribunal "à
caractère international" chargé de juger
les assassins de l'ancien président du conseil Rafic
Hariri et l'application de la résolution 1701 du
Conseil de sécurité de l'ONU qui a mis fin
aux hostilités entre le Hezbollah et Israël
l'année dernière.
M. Kouchner devait s'entretenir avec le Premier minsitre
Fouad Siniora, avec le chef de la majorité parlementaire
M. Saad Hariri, et le Président du Parlement M. Nabih
Berri, avec le patriarche maronite Nasrallah Sfeir et le
ministre de la défense. Elias Murr.
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France
M. Sarkozy reçoit la "Dame de fer"
du Liberia
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PARIS, 25 mai (UPF) - Le président Nicolas Sarkozy
a reçu hier à Paris Mme Ellen Johnson Sirleaf,
présidente du Liberia et première femme élue
présidente en Afrique, pour discuter de questions
de développement à l'approche du sommet du
G8, début juin. Mme Johnson Sirleaf, surnommée
la "Dame de fer", a été élue
en novembre 2005 après une guerre civile de 1989
à 2003 qui a fait environ 270.000 morts et mis en
faillite ce pays d'Afrique de l'Ouest.
Mme Johnson Sirleaf est le premier chef d'Etat à
être reçu par le nouveau président au
Palais de l'Elysée depuis sa prise de fonction le
16 mai. M. Sarkozy, qui a exprimé un désir
de changement de la politique africaine de Paris, avait
choisi d'accueillir ce chef d'Etat anglophone qui a fait
de la lutte anti-corruption une priorité, avant de
recevoir, aujourd'hui à l'Elysée, le président
gabonais Omar Bongo Ondimba, doyen des chefs d'Etat africains.
M. Sarkozy a affirmé lors de sa campagne électorale
qu'il était résolu à se détourner
des "réseaux d'un autre temps" pour privilégier
en Afrique la bonne gouvernance et jeter "les bases
d'une nouvelle politique de l'immigration".
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France
La francophonie : une mission confiée à
M. Philip
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PARIS, 24 mai (UPF) - Un député UMP du Rhône
(Lyon, 4e circonscription), Christian Philip, s'est vu confier
par le Premier ministre une mission sur la francophonie.
M. Philip, qui a de ce fait laissé la candidature
de son siège à l'assemblée nationale
à l'ancien ministre UMP Dominique Perben, devra rendre
"un rapport pour le 18 juin sur la stratégie
globale à déployer en matière de francophonie,
dans la lignée des propos
tenus sur le sujet par le président Sarkozy lors
de la campagne".
Cette mission pourrait aboutir à la nomination de
M. Philip à un poste de secrétaire d'Etat
à la francophonie, après les élections
législatives (10-17 juin), alors que le mot "francophonie"
a disparu pour l'instant de l'intitulé et des définitions
de compétences des portefeuilles du premier gouvernement
confié au Premier ministre François Fillon
au lendemain de l'installation du nouveau président
de la République.
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Francophonie
Où est passée la francophonie en France
?
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PARIS, 24 mai (UPF) - "La Francophonie concerne-t-elle
les affaires étrangères ou l'immigration?",
s'interrogeait Christian Rioux dans le quotidien de Montréal
"Le Devoir" (22.05), à la suite de la réorganisation
des ministères du nouveau gouvernement français.
"Un transfert au ministère de l'Immigration
serait perçu comme un désaveu pour l'OIF",
s'inquiète Le Devoir.
Les compétences des quinze nouveaux ministres du
gouvernement de M. François Fillon, installé
le 18 mai au lendemain de la prise de fonction de M. Nicolas
Sarkozy à l'Elysée, ne faisaient nulle part
apparaître le mot "francophonie". Mentionnée
dans les attributions du gouvernement français depuis
1986, la Francophonie a d'abord relevé d'un secrétariat
d'Etat, puis d'un ministère à part entière,
enfin de ministères délégués
dans les ressorts des affaires étrangères,
de la coopération ou de la culture.
Mais aujourd'hui s'interroge le quotidien canadien, "la
nouvelle administration est en effet incapable de préciser
si la Francophonie relèvera toujours du ministère
des Affaires étrangères ou si elle sera transférée
au très controversé ministère de l'Immigration
et de l'Identité nationale" créé
à la demande du nouveau président de la République
et confié à l'un de ses proches, M. Brice
Hortefeux.
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Andorre
M. Sarkozy remplace M. Chirac à la co-principauté
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PARIS, 16 mai (UPF) - Le nouveau président français
Nicolas Sarkozy, qui a pris ce matin ses fonctions à
l'Elysée, succède à M. Jacques Chirac
à la tête de la principauté d'Andorre
dont il partage le gouvernement avec l'évêque
d'Urgel (Espagne), Monseigneur Joan Enric Vives Cicilia.
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France
M. Sarkozy a pris ses fonctions de chef d'Etat
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PARIS, 16 mai (UPF) - M. Nicolas Sarkozy a pris ce matin
à l'Elysée ses fonctions de président
de la République française pour cinq ans,
après douze années de mandat de Jacques Chirac.
M. Sarkozy, 52 ans, issu du mouvement politique de son prédécesseur,
a été élu le 6 mai par 53,06% des voix,
en battant la candidate socialiste Ségolène
Royal. Le président Sarkozy est le 23e président
français et le 6e de la Ve République constituée
en 1958 par le général de Gaulle.
M. Sarkozy devrait rendre public demain le nom de son Premier
ministre qui annoncera la composition du nouveau gouvernement.
L'équipe constituée ces dix derniers jours
par le président élu devrait comporter quinze
ministres, à parité hommes-femmes, et inclure
des personnalités venues des rangs de la gauche et
du centre.
Le président Sarkozy s'est rendu dès cet
après-midi à Berlin (Allemagne) pour y rencontrer
la chancelière Angela Merkel, présidente en
fonction de l'Union européenne (UE). La président
français doit s'entretenir avec elle d'un "traité
simplifié" permettant de réformer les
institutions européennes et de relancer l'union après
le rejet par la France du projet de constitution lors du
référendum du 29 mai 2005 ("Non"
54,87%).
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Rwanda
Rwanda et Burundi vers le Commonwealth
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PARIS, 14 mai (UPF) - Le Rwanda, qui a rompu ses relations
diplomatiques avec la France depuis novembre 2006, a déposé
une contribution de 50.000 dollars américains pour
participer à la prochaine conférence du Commonwealth
à Kampala (Ouganda) en novembre prochain, a rapporté
PANA.
Le Rwanda et le Burundi ont été invités
en qualité de pays observateurs au prochain sommet
de l'organisation anglophone. Les deux pays ont récemment
adhéré à la Communauté économique
de lAfrique de lEst.
Des mandats darrêt internationaux ont été
lancés en novembre 2006 contre neuf personnalités
rwandaises, dont le président Paul Kagamé
et plusieurs de ses proches collaborateurs, par le juge
français anti-terroriste, Jean-Louis Bruguière
qui les soupçonne dêtre responsables
de l'attentat contre l'avion de lancien président
Hutu Juvénal Habyarimana, à l'origine du génocide
de 1994.
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Arménie
Le parti de M. Sarkissian en tête aux législatives
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PARIS, 14 mai (UPF) - Le parti du Premier ministre Serge
Sarkissian est arrivé en tête aux élections
générales du 12 mai pour les 131 sièges
de l'Assemblée nationale, dont 90 à la proportionnelle
et 41 au scrutin majoritaire.
Le Parti républicain a remporté plus de 32,8%
des suffrages. "Arménie prospère",
parti fondé en 2004, a obtenu 14,7%, contre 12,7%
pour la Fédération arménienne révolutionnaire.
Deux autres formations, Pays de la Loi et Héritage,
ont obtenu moins de 10% des voix, mais suffisamment pour
être représentées au Parlement.
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Seychelles
Majorité présidentielle conservée
à l'assemblée
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PARIS, 14 mai (UPF) - Le Front progressiste populaire des
Seychelles (FPPS) du président James Michel a conservé
sa large majorité à l'Assemblée nationale,
dans les élections législatives qui se sont
déroulées du 11 au 13 mai dans l'archipel.
Le FPPS, qui a obtenu 56,2% des voix, occupe 23 des 34 sièges,
dont 5 à la proportionnelle, et l'opposition, le
Parti national seychellois(SNP), occupe les 11 autres sièges
dont 4 à la proportionnelle.
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Suisse
Appel de femmes pour la défense du français
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PARIS, 14 mai (UPF) - Les femmes francophones de l'Association
suisse pour les droits de la femme protestent contre une
"prise du pouvoir", non seulement économique,
mais désormais "linguistique" des Suisses
alémaniques, dans une lettre adressée le 12
mai aux plus hauts responsables politiques et administratifs
de la Confédération dont une copie a été
reçue à la rédaction de l'UPF.
"Il devient de plus en plus difficile - en tant que
citoyennes engagées - de collaborer avec nos concitoyens
et concitoyennes" dénoncent les signataires
de cette lettre.
Ces citoyennes, "fatiguées de toujours devoir
parler en allemand et lire des textes officiels en allemand",
déplorent une "érosion de la langue française
en terre helvétique (...) qui devient insupportable
pour les minorités francophone, et sans doute aussi
italophone et romanche".
"Ne finirons-nous pas par nous sentir peu à
peu exclues des lieux de discussion et de prises de décision
de la Suisse ?" s'inquiètent les femmes suisses
en publiant à titre d'exemple une liste de manifestations
publiques et de textes officiels récents rédigés
uniquement en allemand.
Lire le Cahier
de doléances des femmes francophones
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Afghanistan
Annonce de la libération de l'otage français
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PARIS, 11 mai (UPF) - Les rebelles afghans ont annoncé
aujourd'hui avoir libéré aujourd'hui Eric
Damfreville, un travailleur humanitaire français
retenu en otage depuis le 3 avril. "Nous avons relâché
le citoyen français aujourd'hui à 17h30 (13h00
GMT) dans le district de Maiwand de la province de Kandahar"
dans le sud du pays, a assuré un porte-parole des
talibans.
Eric Damfreville avait été enlevé
avec une collègue française de l'ONG Terre
d'enfance, Céline Cordelier, libérée
le 28 avril, et trois accompagnateurs afghans. Les talibans
qui demandent le retrait des troupes françaises d'Afghanistan
ou un échange de prisonniers, avaient repoussé
leur ultimatum après l'élection le 6 mai du
nouveau président français Nicolas Sarkozy.
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Tchad
Accord avec l'UNICEF contre les enfants-soldats
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PARIS, 10 mai (UPF) - Le gouvernement a reconnu hier l'enrôlement
de mineurs dans l'armée nationale tchadienne (ANT),
comme l'affirmaient la presse et les ONG témoins
des combats contre la rébellion dans l'est. Cette
reconnaissance ressort à la faveur de la signature
d'un accord avec le Fonds des Nations unies pour l'enfance
(Unicef) prévoyant la protection et la démobilisation
des enfants enrôlés.
"Nous avons signé cet accord pour matérialiser
notre bonne volonté (...) et libérer ces enfants
des conflits armés", a déclaré
à l'AFP le secrétaire d'Etat aux Relations
extérieures, Moussa Djida Outman. "Il y a quelques
jours, des actions concrètes ont été
posées en démobilisant plus de 300 enfants
de l'armée nationale", a précisé
le secrétaire d'Etat. En inspectant la semaine dernière
le centre de formation militaire de Mongo, une mission conjointe
de l'Unicef et du gouvernement a recensé 400 enfants
dont "une centaine n'avait pas plus de 8 à 12
ans", selon un officier.
La Cour pénale internationale (CPI) considère
le recrutement d'enfants soldats comme un crime de guerre.
Depuis plusieurs mois, des ONG et la presse indépendante
tchadienne dénoncent la présence d'enfants
aussi bien dans les rangs de l'armée gouvernementale
que chez les rebelles, tchadiens ou soudanais, et dans les
milices locales. En octobre 2006, l'un de ces articles a
valu quatre jours de garde à vue à un journaliste
de l'hebdomadaire Notre Temps. La ministre française
de la Défense Michèle Alliot-Marie aurait
écrit à ce sujet au président Idriss
Deby et menacé de retirer la base française
au Tchad, selon les milieux diplomatiques sur place.
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Sénégal
Commémoration de l'esclavage à Gorée
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PARIS, 10 mai (UPF) - Le maire de Gorée, Augustin
Senghor, et l'ambassadeur de France au Sénégal,
André Parant, ont déposé une couronne
de fleurs portant l'inscription "A la mémoire
des victimes de l'esclavage" au pied d'une stèle
sur l'Esplanade des droits de l'Homme, a rapporté
l'AFP. Les autorités sénégalaises et
françaises ont décidé de marquer sobrement
l'édition 2007 de cette journée célébrée
avec faste pour son lancement l'année dernière.
"Ce devoir de mémoire pour nous et pour les
générations à venir est avant tout
un acte de responsabilité", a déclaré
l'ambassadeur de France, en rendant hommage à tous
ceux qui "ont souffert de l'esclavage et ont lutté
pour son abolition." Mme Henriette Zoughébi,
élue de la région Ile-de-France, présente
à Gorée, a estimé que "cet héritage
de l'esclavage" ne devait pas être assumé
seulement par la France, mais également par l'Europe,
dont plusieurs pays "ont organisé ce commerce
d'êtres humains". La députée française
de Guyane, Christiane Taubira, à l'origine de la
reconnaissance de l'esclavage comme crime contre l'humanité,
a par ailleurs évoqué dans le passé
le devoir de mémoire et la prise de conscience de
ses responsabilités historiques par les Etats d'Afrique
aussi.
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France
Un monument en souvenir de l'esclavage à Paris
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PARIS, 10 mai (UPF) - Le président de la République
Jacques Chirac et son successeur élu Nicolas Sarkozy
ont inauguré ensemble aujourd'hui un monument commémoratif
de l'esclavage placé dans les jardins du Luxembourg
à Paris. Le 10 mai a été décrété
journée nationale du souvenir du système socio-économique
esclavagistes, définitivement aboli en France en
1848. Depuis 1982, chaque département d'outre-mer
a choisi un jour férié local pour la commémoration
officielle des luttes antiesclavagistes. La députée
guyanaise Christiane Taubira, à l'origine de la loi
dénonçant l'esclavage comme crime contre l'humanité
en 2001 et de l'institution d'une journée nationale
de commémoration de l'inhumaine institution en 2006,
était présente à la cérémonie
du Luxembourg.
Le monument commandé au sculpteur Fabrice Hyber
symbolise des chaînes d'esclaves. Le volet culturel
de la manifestation a vu intervenir notamment le comédien
antillais Jean-Michel Martial et le musicien sénégalais
Youssou N'Dour symbolisant les deux rives atlantiques du
"commerce triangulaire" mené durant près
de 3 siècles par les marchands et les navires négriers
français au profit des grands ports et de l'économie
nationale. Des politiques, des artistes et des sportifs
tels que Lilian Thuram et Basile Boli, étaient présents
à cette manifestation.
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France
Le point de vue de N. Sarkozy sur la francophonie
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PARIS, 7 mai (UPF) - Nicolas Sarkozy, qui prendra ses fonctions
de président de la République française
le 16 mai prochain, avait exposé son point de vue
sur la francophonie dans les pages du quotidien Le Figaro
(22.03.07) alors qu'il était candidat à la
présidentielle.
Lire Pour
une Francophonie, vivante et populaire
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France
M. Nicolas Sarkozy élu président de la
République
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PARIS, 7 mai (UPF) - M. Nicolas Sarkozy (libéral),
52 ans, a été élu hier président
de la République, au deuxième tour de l'élection
présidentielle, par 53,06% des voix contre 46,94%
pour Mme Ségolène Royal (socialiste). Ils
avaient recueilli respectivement au 1er tour 31,11% et 25,84%
des voix le 22 avril.
M. Sarkozy, précédemment ministre de l'intérieur
du gouvernement Villepin au pouvoir, succèdera le
16 mai à Jacques Chirac qui ne s'était pas
représenté. M. Sarkozy président du
parti UMP, héritier du RPR de Jacques Chirac, nommera
un premier ministre, probablement, François Fillon,
chargé de former un gouvernement restreint à
15 ministres selon les déclarations de campagne.
Les Français devront se rendre à nouveau aux
urnes les 10 et 17 juin pour les élections législatives.
La participation au scrutin présidentiel a été
particulièrement forte montant à 85% au second
tour, après 83,7% au premier tour le 22 avril. L'appel
à l'abstention du candidat nationaliste, Jean-Marie
Le Pen (10,5% au premier tour) n'a pas été
suivi.
Les voix de François Bayrou (UDF, centre droit),
arrivé 3e au premier tour (18,5%) se sont reportées
au second à égalité entre Sarkozy et
Royal, à environ 40% pour chacun, les autres s'abstenant
ou votant blanc.
Alors que le candidat élu fêtait sa victoire
avec ses partisans, massés hier soir place de la
Concorde à Paris, des affrontements avaient lieu
à la Bastille et dans plusieurs villes de France,
dont Lyon, Toulouse, Nantes et Lille, entre les forces de
l'ordre et des militants hostiles à la victoire de
Nicolas Sarkozy. La police a estimé à environ
10.000 les manifestatnts contre le résultat de l'élection.
Au total, 367 voitures ont été brûlées
au cours de la nuit, 270 personnes ont été
interpellées et 28 policiers et gendarmes ont été
blessés, selon l'AFP, citant la direction générale
de la police nationale (DGPN).
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Mali
Le président ATT réélu pour 5 ans
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PARIS, 4 mai (UPF) - Le président sortant Amadou
Toumani Touré (ATT) a été réélu
au premier tour dimanche 29 avril par 68,3% des suffrages
(1.563.640 voix), devant le président de l'Assemblée
nationale, Ibrahim Boubacar Kéita qui n'obtient que
18,6% (425.609 voix), selon des résultats officiels
complets contestés par l'opposition.
MM. Tiébilé Dramé et Oumar Mariko
obtiennent respectivement 2,9% et 2,7% des voix. Enfin,
les autres candidats Mamadou Sangaré (1,5%), Soumeylou
Boubèye Maïga (1,4 %), Mme Sidibé Aminata
Diallo (0,5 %) et Madiassa Maguiraga (0,3 %) totalisent
à eux quatre 3,7 % des voix.
Le taux de participation a été de 36,17%
(2,3 millions de votants) en retrait sur l'élection
de 2002 (38%)
La principale coalition de l'opposition a annoncé
le dépôt d'un recours devant la Cour constitutionnelle
pour faire annuler le scrutin dénoncé comme
une "mascarade".
Les observateurs de la Communauté économique
des Etats de l'Afrique de l'ouest (Cédéao)
qui ont suivi le déroulement du scrutin avaient qualifié
le premier tour de "libre et transparent", malgré
quelques imperfections.
Archives avril
2007
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