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Liban

L'ONU vote la création du Tribunal spécial

PARIS, 31 mai (UPF) - Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté hier soir la résolution 1757 instituant un "Tribunal spécial" chargé de juger les responsables de l'assassinat de Rafic Hariri, tué dans un attentat avec 22 autres personnes, le 14 février 2005 à Beyrouth. L'enquête de la commission internationale a fait état d'une responsabilité de chefs de la sécurité libanais et de personnalités syriennes.

La résolution 1757 prévoit l'entrée en vigueur automatique le 10 juin de la convention signée en 2006 entre l'ONU et le Liban créant le tribunal, à moins d'un accord interlibanais d'içi là. Selon des observateurs, ce tribunal ne pourra pas commencer à siéger avant un an.

La majorité antisyrienne, avec le Premier ministre Fouad Siniora, a accueilli avec joie la décision de l'ONU, mais l'opposition proche de Damas, appuyée sur le mouvement chiite Hezbollah, y voit une mise sous tutelle internationale du pays et une façon pour les Etats-Unis de diriger le Liban. Le tribunal n'est "dirigé contre personne, et en particulier pas contre la Syrie soeur", a déclaré M. Siniora. "Il ne s'agit pas de la victoire d'une partie contre une autre", a-t-il ajouté. De son côté, le président syrien Bachar al-Assad, qui vient d'être réélu avec 97,62 % de voix, avait annoncé son refus de collaborer avec le futur tribunal.

France

Les compétences des nouveaux ministres

PARIS, 31 mai (UPF) - Les quinze ministres du gouvernement de M. François Fillon ont pris connaissance hier, en conseil des ministres, douze jours après leur nomination par le président de la République, du "périmètre exact de leurs attributions", selon une formule à la mode.

Si le mot "francophonie" a disparu des intitulés, on le rencontre à l'occasion de la redistribution des compétences des ministères annoncée par M. Sarkozy pendant la campagne présidentielle. En effet, le nouveau portefeuille confié à M. Brice Hortefeux, chargé "de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Co-développement" hérite de services qui étaient auparavant répartis entre quatre ministères : Intérieur (direction des libertés publiques, police de l'air et des frontières), Coopération, Francophonie et Affaires sociales. On peut toutefois supposer que la langue française restera une préoccupation du ministère de la Culture et de la communication et plus particulièrement de sa Délégation générale ad hoc, et que les relations avec les Etats membres de l'Organisation internationale de la Francophonie n'échapperont pas au ministre des Affaires étrangères.

Notons que le rapport sur la Francophonie demandé par le gouvernement doit être remis par M. Christian Philip avant le 18 juin.

Les autres attributions définies hier concernent le portefeuille du ministre d'Etat M. Juppé nommé à l'Ecologie, au développement et à l'aménagement durables, qui intégre sous cet intitulé des domaines relevant auparavant des ministère de l'Economie, des Transports ou de l'Agriculture. Le redécoupage du ministère de l'Economie et des Finances et, à l'inverse, le retour de l'Outre-Mer au sein du ministère de l'Intérieur ont été également précisés.

Afrique

Le "couloir" Kouchner au Darfour fait son chemin

PARIS, 31 mai (UPF) - Les pays du G8 se sont déclarés disposés à travailler sur les idées de "corridors humanitaires" à partir du Tchad pour assister les populations du Darfour ainsi que sur la mise en place d'un "groupe de contact" chargé de veiller à une solution à ce conflit, a déclaré le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, hier à à Potsdam (Allemagne), selon l'AFP. Le nouveau ministre français partisan du droit d'ingérence, qui a fait du Darfour une "priorité", a affirmé devant la presse : "En aucun cas il s'agit d'une opération militaire", soulignant aussi que "c'est avec les Nations unies qu'il faut le faire".

Francophonie

Réunion du Comité restreint sur la Guinée

PARIS, 31 mai (UPF) - La Francophonie a décidé hier "de prendre dans les meilleurs délais les décisions nécessaires à la mise en œuvre d'un programme d'action pour la Guinée", à l'issue de la réunion d'un comité consultatif restreint au siège parisien de l'OIF, en présence du ministre des Affaires étrangères de Guinée, M. Abdoul Kabèlé Camara.

Cette réunion a étudié les moyens de la Francophonie d'apporter son soutien pour l'apaisement politique et le redressement économique et social de ce pays.

Les représentants des organisations internationales et régionales concernées et d'une quinzaine de représentants des Etats membres de l'OIF ont réaffirmé leur "forte solidarité" ainsi que la volonté de la Francophonie, conformément à la Déclaration de Bamako, de "prendre toute sa place au sein de la Communauté internationale" pour la prévention et le règlement des crises et des conflits.

Francophonie

L'AIRF devient ONG consultative de l'ONU

PARIS, 29 mai (UPF) - L’Association internationale des Régions francophones (AIRF) a été accréditée parmi les Organisations internationales non gouvernementales (OING) avec statut consultatif spécial auprès des Nations Unies par le Comité du conseil économique et social de l'ONU, lors de sa réunion du 14 au 17 mai 2007 à New York.

L'AIRF, qui rassemble105 Régions dans 22 pays de la Francophonie, est le seul réseau mondial représentant les Régions francophones. Fondée et présidée par le député européen Thierry Cornillet, conseiller régional Rhône-Alpes (France), l'AIRF pourra désormais soumettre des communications écrites et des pétitions à l'ONU.

Par ailleurs, l’AIRF est membre du bureau provisoire du Forum des Réseaux de Régions du Monde dont la première réunion sera organisée en août à Cape Town (Afrique du Sud).

Liban

M. Kouchner réaffirme la solidarité Paris-Beyrouth

PARIS, 25 mai (UPF) - "La politique française est inchangée", a affirmé, hier à Beyrouth, le nouveau ministre des affaires étrangères français Bernard Kouchner, en visite les 24 et 25 mai afin de "réaffirmer la solidarité de la France avec le Liban et avec sa population, dans cette période critique". La France confirme son voeu de voir la création d'un tribunal "à caractère international" chargé de juger les assassins de l'ancien président du conseil Rafic Hariri et l'application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU qui a mis fin aux hostilités entre le Hezbollah et Israël l'année dernière.

M. Kouchner devait s'entretenir avec le Premier minsitre Fouad Siniora, avec le chef de la majorité parlementaire M. Saad Hariri, et le Président du Parlement M. Nabih Berri, avec le patriarche maronite Nasrallah Sfeir et le ministre de la défense. Elias Murr.

France

M. Sarkozy reçoit la "Dame de fer" du Liberia

PARIS, 25 mai (UPF) - Le président Nicolas Sarkozy a reçu hier à Paris Mme Ellen Johnson Sirleaf, présidente du Liberia et première femme élue présidente en Afrique, pour discuter de questions de développement à l'approche du sommet du G8, début juin. Mme Johnson Sirleaf, surnommée la "Dame de fer", a été élue en novembre 2005 après une guerre civile de 1989 à 2003 qui a fait environ 270.000 morts et mis en faillite ce pays d'Afrique de l'Ouest.

Mme Johnson Sirleaf est le premier chef d'Etat à être reçu par le nouveau président au Palais de l'Elysée depuis sa prise de fonction le 16 mai. M. Sarkozy, qui a exprimé un désir de changement de la politique africaine de Paris, avait choisi d'accueillir ce chef d'Etat anglophone qui a fait de la lutte anti-corruption une priorité, avant de recevoir, aujourd'hui à l'Elysée, le président gabonais Omar Bongo Ondimba, doyen des chefs d'Etat africains.

M. Sarkozy a affirmé lors de sa campagne électorale qu'il était résolu à se détourner des "réseaux d'un autre temps" pour privilégier en Afrique la bonne gouvernance et jeter "les bases d'une nouvelle politique de l'immigration".

France

La francophonie : une mission confiée à M. Philip

PARIS, 24 mai (UPF) - Un député UMP du Rhône (Lyon, 4e circonscription), Christian Philip, s'est vu confier par le Premier ministre une mission sur la francophonie. M. Philip, qui a de ce fait laissé la candidature de son siège à l'assemblée nationale à l'ancien ministre UMP Dominique Perben, devra rendre "un rapport pour le 18 juin sur la stratégie globale à déployer en matière de francophonie, dans la lignée des propos tenus sur le sujet par le président Sarkozy lors de la campagne".

Cette mission pourrait aboutir à la nomination de M. Philip à un poste de secrétaire d'Etat à la francophonie, après les élections législatives (10-17 juin), alors que le mot "francophonie" a disparu pour l'instant de l'intitulé et des définitions de compétences des portefeuilles du premier gouvernement confié au Premier ministre François Fillon au lendemain de l'installation du nouveau président de la République.

Francophonie

Où est passée la francophonie en France ?

PARIS, 24 mai (UPF) - "La Francophonie concerne-t-elle les affaires étrangères ou l'immigration?", s'interrogeait Christian Rioux dans le quotidien de Montréal "Le Devoir" (22.05), à la suite de la réorganisation des ministères du nouveau gouvernement français. "Un transfert au ministère de l'Immigration serait perçu comme un désaveu pour l'OIF", s'inquiète Le Devoir.

Les compétences des quinze nouveaux ministres du gouvernement de M. François Fillon, installé le 18 mai au lendemain de la prise de fonction de M. Nicolas Sarkozy à l'Elysée, ne faisaient nulle part apparaître le mot "francophonie". Mentionnée dans les attributions du gouvernement français depuis 1986, la Francophonie a d'abord relevé d'un secrétariat d'Etat, puis d'un ministère à part entière, enfin de ministères délégués dans les ressorts des affaires étrangères, de la coopération ou de la culture.

Mais aujourd'hui s'interroge le quotidien canadien, "la nouvelle administration est en effet incapable de préciser si la Francophonie relèvera toujours du ministère des Affaires étrangères ou si elle sera transférée au très controversé ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale" créé à la demande du nouveau président de la République et confié à l'un de ses proches, M. Brice Hortefeux.

Andorre

M. Sarkozy remplace M. Chirac à la co-principauté

PARIS, 16 mai (UPF) - Le nouveau président français Nicolas Sarkozy, qui a pris ce matin ses fonctions à l'Elysée, succède à M. Jacques Chirac à la tête de la principauté d'Andorre dont il partage le gouvernement avec l'évêque d'Urgel (Espagne), Monseigneur Joan Enric Vives Cicilia.

France

M. Sarkozy a pris ses fonctions de chef d'Etat

PARIS, 16 mai (UPF) - M. Nicolas Sarkozy a pris ce matin à l'Elysée ses fonctions de président de la République française pour cinq ans, après douze années de mandat de Jacques Chirac. M. Sarkozy, 52 ans, issu du mouvement politique de son prédécesseur, a été élu le 6 mai par 53,06% des voix, en battant la candidate socialiste Ségolène Royal. Le président Sarkozy est le 23e président français et le 6e de la Ve République constituée en 1958 par le général de Gaulle.

M. Sarkozy devrait rendre public demain le nom de son Premier ministre qui annoncera la composition du nouveau gouvernement. L'équipe constituée ces dix derniers jours par le président élu devrait comporter quinze ministres, à parité hommes-femmes, et inclure des personnalités venues des rangs de la gauche et du centre.

Le président Sarkozy s'est rendu dès cet après-midi à Berlin (Allemagne) pour y rencontrer la chancelière Angela Merkel, présidente en fonction de l'Union européenne (UE). La président français doit s'entretenir avec elle d'un "traité simplifié" permettant de réformer les institutions européennes et de relancer l'union après le rejet par la France du projet de constitution lors du référendum du 29 mai 2005 ("Non" 54,87%).

Rwanda

Rwanda et Burundi vers le Commonwealth

PARIS, 14 mai (UPF) - Le Rwanda, qui a rompu ses relations diplomatiques avec la France depuis novembre 2006, a déposé une contribution de 50.000 dollars américains pour participer à la prochaine conférence du Commonwealth à Kampala (Ouganda) en novembre prochain, a rapporté PANA.

Le Rwanda et le Burundi ont été invités en qualité de pays observateurs au prochain sommet de l'organisation anglophone. Les deux pays ont récemment adhéré à la Communauté économique de l’Afrique de l’Est.

Des mandats d’arrêt internationaux ont été lancés en novembre 2006 contre neuf personnalités rwandaises, dont le président Paul Kagamé et plusieurs de ses proches collaborateurs, par le juge français anti-terroriste, Jean-Louis Bruguière qui les soupçonne d’être responsables de l'attentat contre l'avion de l’ancien président Hutu Juvénal Habyarimana, à l'origine du génocide de 1994.

Arménie

Le parti de M. Sarkissian en tête aux législatives

PARIS, 14 mai (UPF) - Le parti du Premier ministre Serge Sarkissian est arrivé en tête aux élections générales du 12 mai pour les 131 sièges de l'Assemblée nationale, dont 90 à la proportionnelle et 41 au scrutin majoritaire.

Le Parti républicain a remporté plus de 32,8% des suffrages. "Arménie prospère", parti fondé en 2004, a obtenu 14,7%, contre 12,7% pour la Fédération arménienne révolutionnaire. Deux autres formations, Pays de la Loi et Héritage, ont obtenu moins de 10% des voix, mais suffisamment pour être représentées au Parlement.

Seychelles

Majorité présidentielle conservée à l'assemblée

PARIS, 14 mai (UPF) - Le Front progressiste populaire des Seychelles (FPPS) du président James Michel a conservé sa large majorité à l'Assemblée nationale, dans les élections législatives qui se sont déroulées du 11 au 13 mai dans l'archipel. Le FPPS, qui a obtenu 56,2% des voix, occupe 23 des 34 sièges, dont 5 à la proportionnelle, et l'opposition, le Parti national seychellois(SNP), occupe les 11 autres sièges dont 4 à la proportionnelle.

Suisse

Appel de femmes pour la défense du français

PARIS, 14 mai (UPF) - Les femmes francophones de l'Association suisse pour les droits de la femme protestent contre une "prise du pouvoir", non seulement économique, mais désormais "linguistique" des Suisses alémaniques, dans une lettre adressée le 12 mai aux plus hauts responsables politiques et administratifs de la Confédération dont une copie a été reçue à la rédaction de l'UPF.

"Il devient de plus en plus difficile - en tant que citoyennes engagées - de collaborer avec nos concitoyens et concitoyennes" dénoncent les signataires de cette lettre.

Ces citoyennes, "fatiguées de toujours devoir parler en allemand et lire des textes officiels en allemand", déplorent une "érosion de la langue française en terre helvétique (...) qui devient insupportable pour les minorités francophone, et sans doute aussi italophone et romanche".

"Ne finirons-nous pas par nous sentir peu à peu exclues des lieux de discussion et de prises de décision de la Suisse ?" s'inquiètent les femmes suisses en publiant à titre d'exemple une liste de manifestations publiques et de textes officiels récents rédigés uniquement en allemand.

Lire le Cahier de doléances des femmes francophones

Afghanistan

Annonce de la libération de l'otage français

PARIS, 11 mai (UPF) - Les rebelles afghans ont annoncé aujourd'hui avoir libéré aujourd'hui Eric Damfreville, un travailleur humanitaire français retenu en otage depuis le 3 avril. "Nous avons relâché le citoyen français aujourd'hui à 17h30 (13h00 GMT) dans le district de Maiwand de la province de Kandahar" dans le sud du pays, a assuré un porte-parole des talibans.

Eric Damfreville avait été enlevé avec une collègue française de l'ONG Terre d'enfance, Céline Cordelier, libérée le 28 avril, et trois accompagnateurs afghans. Les talibans qui demandent le retrait des troupes françaises d'Afghanistan ou un échange de prisonniers, avaient repoussé leur ultimatum après l'élection le 6 mai du nouveau président français Nicolas Sarkozy.

Tchad

Accord avec l'UNICEF contre les enfants-soldats

PARIS, 10 mai (UPF) - Le gouvernement a reconnu hier l'enrôlement de mineurs dans l'armée nationale tchadienne (ANT), comme l'affirmaient la presse et les ONG témoins des combats contre la rébellion dans l'est. Cette reconnaissance ressort à la faveur de la signature d'un accord avec le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) prévoyant la protection et la démobilisation des enfants enrôlés.

"Nous avons signé cet accord pour matérialiser notre bonne volonté (...) et libérer ces enfants des conflits armés", a déclaré à l'AFP le secrétaire d'Etat aux Relations extérieures, Moussa Djida Outman. "Il y a quelques jours, des actions concrètes ont été posées en démobilisant plus de 300 enfants de l'armée nationale", a précisé le secrétaire d'Etat. En inspectant la semaine dernière le centre de formation militaire de Mongo, une mission conjointe de l'Unicef et du gouvernement a recensé 400 enfants dont "une centaine n'avait pas plus de 8 à 12 ans", selon un officier.

La Cour pénale internationale (CPI) considère le recrutement d'enfants soldats comme un crime de guerre. Depuis plusieurs mois, des ONG et la presse indépendante tchadienne dénoncent la présence d'enfants aussi bien dans les rangs de l'armée gouvernementale que chez les rebelles, tchadiens ou soudanais, et dans les milices locales. En octobre 2006, l'un de ces articles a valu quatre jours de garde à vue à un journaliste de l'hebdomadaire Notre Temps. La ministre française de la Défense Michèle Alliot-Marie aurait écrit à ce sujet au président Idriss Deby et menacé de retirer la base française au Tchad, selon les milieux diplomatiques sur place.

Sénégal

Commémoration de l'esclavage à Gorée

PARIS, 10 mai (UPF) - Le maire de Gorée, Augustin Senghor, et l'ambassadeur de France au Sénégal, André Parant, ont déposé une couronne de fleurs portant l'inscription "A la mémoire des victimes de l'esclavage" au pied d'une stèle sur l'Esplanade des droits de l'Homme, a rapporté l'AFP. Les autorités sénégalaises et françaises ont décidé de marquer sobrement l'édition 2007 de cette journée célébrée avec faste pour son lancement l'année dernière.

"Ce devoir de mémoire pour nous et pour les générations à venir est avant tout un acte de responsabilité", a déclaré l'ambassadeur de France, en rendant hommage à tous ceux qui "ont souffert de l'esclavage et ont lutté pour son abolition." Mme Henriette Zoughébi, élue de la région Ile-de-France, présente à Gorée, a estimé que "cet héritage de l'esclavage" ne devait pas être assumé seulement par la France, mais également par l'Europe, dont plusieurs pays "ont organisé ce commerce d'êtres humains". La députée française de Guyane, Christiane Taubira, à l'origine de la reconnaissance de l'esclavage comme crime contre l'humanité, a par ailleurs évoqué dans le passé le devoir de mémoire et la prise de conscience de ses responsabilités historiques par les Etats d'Afrique aussi.

France

Un monument en souvenir de l'esclavage à Paris

PARIS, 10 mai (UPF) - Le président de la République Jacques Chirac et son successeur élu Nicolas Sarkozy ont inauguré ensemble aujourd'hui un monument commémoratif de l'esclavage placé dans les jardins du Luxembourg à Paris. Le 10 mai a été décrété journée nationale du souvenir du système socio-économique esclavagistes, définitivement aboli en France en 1848. Depuis 1982, chaque département d'outre-mer a choisi un jour férié local pour la commémoration officielle des luttes antiesclavagistes. La députée guyanaise Christiane Taubira, à l'origine de la loi dénonçant l'esclavage comme crime contre l'humanité en 2001 et de l'institution d'une journée nationale de commémoration de l'inhumaine institution en 2006, était présente à la cérémonie du Luxembourg.

Le monument commandé au sculpteur Fabrice Hyber symbolise des chaînes d'esclaves. Le volet culturel de la manifestation a vu intervenir notamment le comédien antillais Jean-Michel Martial et le musicien sénégalais Youssou N'Dour symbolisant les deux rives atlantiques du "commerce triangulaire" mené durant près de 3 siècles par les marchands et les navires négriers français au profit des grands ports et de l'économie nationale. Des politiques, des artistes et des sportifs tels que Lilian Thuram et Basile Boli, étaient présents à cette manifestation.

France

Le point de vue de N. Sarkozy sur la francophonie

PARIS, 7 mai (UPF) - Nicolas Sarkozy, qui prendra ses fonctions de président de la République française le 16 mai prochain, avait exposé son point de vue sur la francophonie dans les pages du quotidien Le Figaro (22.03.07) alors qu'il était candidat à la présidentielle.

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France

M. Nicolas Sarkozy élu président de la République

PARIS, 7 mai (UPF) - M. Nicolas Sarkozy (libéral), 52 ans, a été élu hier président de la République, au deuxième tour de l'élection présidentielle, par 53,06% des voix contre 46,94% pour Mme Ségolène Royal (socialiste). Ils avaient recueilli respectivement au 1er tour 31,11% et 25,84% des voix le 22 avril.

M. Sarkozy, précédemment ministre de l'intérieur du gouvernement Villepin au pouvoir, succèdera le 16 mai à Jacques Chirac qui ne s'était pas représenté. M. Sarkozy président du parti UMP, héritier du RPR de Jacques Chirac, nommera un premier ministre, probablement, François Fillon, chargé de former un gouvernement restreint à 15 ministres selon les déclarations de campagne. Les Français devront se rendre à nouveau aux urnes les 10 et 17 juin pour les élections législatives.

La participation au scrutin présidentiel a été particulièrement forte montant à 85% au second tour, après 83,7% au premier tour le 22 avril. L'appel à l'abstention du candidat nationaliste, Jean-Marie Le Pen (10,5% au premier tour) n'a pas été suivi.

Les voix de François Bayrou (UDF, centre droit), arrivé 3e au premier tour (18,5%) se sont reportées au second à égalité entre Sarkozy et Royal, à environ 40% pour chacun, les autres s'abstenant ou votant blanc.

Alors que le candidat élu fêtait sa victoire avec ses partisans, massés hier soir place de la Concorde à Paris, des affrontements avaient lieu à la Bastille et dans plusieurs villes de France, dont Lyon, Toulouse, Nantes et Lille, entre les forces de l'ordre et des militants hostiles à la victoire de Nicolas Sarkozy. La police a estimé à environ 10.000 les manifestatnts contre le résultat de l'élection. Au total, 367 voitures ont été brûlées au cours de la nuit, 270 personnes ont été interpellées et 28 policiers et gendarmes ont été blessés, selon l'AFP, citant la direction générale de la police nationale (DGPN).

Mali

Le président ATT réélu pour 5 ans

PARIS, 4 mai (UPF) - Le président sortant Amadou Toumani Touré (ATT) a été réélu au premier tour dimanche 29 avril par 68,3% des suffrages (1.563.640 voix), devant le président de l'Assemblée nationale, Ibrahim Boubacar Kéita qui n'obtient que 18,6% (425.609 voix), selon des résultats officiels complets contestés par l'opposition.

MM. Tiébilé Dramé et Oumar Mariko obtiennent respectivement 2,9% et 2,7% des voix. Enfin, les autres candidats Mamadou Sangaré (1,5%), Soumeylou Boubèye Maïga (1,4 %), Mme Sidibé Aminata Diallo (0,5 %) et Madiassa Maguiraga (0,3 %) totalisent à eux quatre 3,7 % des voix.

Le taux de participation a été de 36,17% (2,3 millions de votants) en retrait sur l'élection de 2002 (38%)

La principale coalition de l'opposition a annoncé le dépôt d'un recours devant la Cour constitutionnelle pour faire annuler le scrutin dénoncé comme une "mascarade".

Les observateurs de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (Cédéao) qui ont suivi le déroulement du scrutin avaient qualifié le premier tour de "libre et transparent", malgré quelques imperfections.

Archives avril 2007