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Angola

Médecins du Monde : Mission choléra

PARIS, 30 juin (UPF/FPH) - Début février, une épidémie de choléra apparaît à Luanda, la capitale de l'Angola, avant de se propager dans la province de Benguela, au sud du pays. On y recense fin avril plus de 6 000 cas et près de 450 décès. Le choléra se propageant par l'eau contaminée, les communautés les plus touchées sont celles vivant dans de mauvaises conditions d'assainissement et sans accès à l'eau potable. Depuis le 1er avril, les équipes de Médecins du Monde soutiennent le centre de traitement du choléra de Catumbela, les centres de santé périphériques et ont fourni un kit de médicaments et de matériel à Lobito. Au-delà du volet médical, les équipes travaillent à rétablir l'accès à une eau potable et à l'amélioration des conditions d'hygiène.
(Source : journal Médecins du Monde, n°83, juin 2006)

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Le NOMA : une maladie de la misère

PARIS, 30 juin (UPF/FPH) - Une maladie qui touche les enfants de moins de 6 ans
Entre le Sénégal et l'Éthiopie s'étend la "ceinture du noma". Dans cette région de l'Afrique subsaharienne où la malnutrition chronique sévit, les enfants de moins de 6 ans vivant dans une très grande pauvreté sont les premières victimes du noma, maladie infectieuse, quelque soit l'agent infectieux, directement liée à leurs conditions de vie.

Le noma détruit la bouche, les joues, le nez ....
La maladie se déclare par des ulcères buccaux. En moins de 3 semaines, tous les stades se développent. La gangrène envahit les chairs, détruit les tissus mous et osseux de la bouche, puis du visage.

Une maladie mortelle dans 80% des cas
Dans la phase aiguë de la maladie, les enfants meurent par milliers chaque année. Ceux qui survivent, s'ils ne sont pas soignés et opérés, sont défigurés à vie. Beaucoup éprouvent de grandes difficultés à se nourrir du fait des séquelles laissées par la maladie. Ces petits survivants au visage monstrueux sont souvent aussi rejetés par leur propre communauté.
Selon l'OMS, le noma tue entre 90 000 et 450 000 enfants chaque année.

Une chirurgie réparatrice pour les enfants survivants
Pour rendre un visage aux enfants défigurés, Médecins du Monde organise depuis 1993 sa mission "Opération Sourire". Celle-ci consiste à envoyer des équipes pluridisciplinaires de 5 à 6 personnes: chirurgiens, infirmières, anesthésistes, dans différents pays. Les patients sont reçus pour une consultation par nos correspondants locaux qui ensuite, selon le besoin, les convoquent pour une opération lors d'une mission. Ces missions de chirurgie réparatrice de courte durée (8 à 15 jours) sont répétées 2 à 3 fois par an pour assurer le suivi des patients et développer les échanges avec le personnel médical local.

Retrouver un visage et beaucoup plus encore
Suite à la maladie, la plupart des enfants éprouvent des difficultés pour s'alimenter. Très souvent aussi, ils sont cachés par leur famille, ne vont pas à l'école, sont rejetés par tous.
Et dans leur pays, ces opérations, très délicates, ne peuvent être réalisées par les structures hospitalières locales. En les opérant, les chirurgiens leur rendent un visage et leur redonnent le bonheur de manger, de sourire, de vivre avec les autres.

Suivi des patients
La mission de Médecins du Monde ne s'arrête pas aux portes du bloc opératoire.
Quelques mois après le retour des patients chez eux, les équipes partenaires de 1'Opération Sourire vont voir leur famille pour s'informer de leur état de santé postopératoire, procéder aux soins utiles, et accompagner leur réintégration sociale.
La mission "Opération Sourire" existe depuis 1993. Aujourd'hui, une trentaine de missions sont menées chaque année dans 12 pays d'Afrique et d'Asie. Au-delà du noma, toutes les pathologies défigurantes sont prises en charge par les chirurgiens et leurs équipes : becs de lièvres, malformations, séquelles de guerres, tumeurs.

Médecins du Monde, www.medecinsdumonde.org
62, rue Marcadet 75832 Paris cedex 18 (France)

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Maladies transmises par les aliments et par l'eau

COCCIDIOSES INTESTINALES

PARIS, 16 juin (UPF/FPH) -

I ) ISOSPOROSE. Cette parasitose est souvent asymptomatique ou se manifeste par une diarrhée fébrile évoluant spontanément vers la guérison en quelques jours ou semaines.
Chez l'immunodéprimé (SIDA, cancers), elle se manifeste par une diarrhée profuse avec perte de poids et d'appétit et malabsorption.
Le diagnostic se fait par l'examen des selles qui montre la présence de coccidies.

Les parasites. Les coccidies sont présentes dans la muqueuse de l'intestin grêle et appartiennent à trois genres différents : Isospora belli, Sarcocystis hominis, Cryptosporidium.
Ils sont répandus dans les zones tropicales où l'hygiène sanitaire est faible.

Les vecteurs. L'homme s'infeste en ingérant le parasite avec des aliments souillés et l'eau de boisson. Une contamination entre homosexuels semble également possible.

Le traitement. Il fait appel au Bactrim dans les cas graves.

II) SARCOCYSTOSE. Affection cosmopolite, elle passe inaperçue, sauf chez les sujets fragiles (diarrhée, perte d'appétit, nausées et vomissements).

Le parasite. Les Sarcocystes parasitent le bœuf et le porc. L'hôte définitif est l'homme.
Le diagnostic se fait par l'examen de selles.

Le traitement. Dans les cas graves, le Bactrim est efficace.

III) CRYPTOSPORIDIOSE. Elle se traduit par une diarrhée fébrile résolutive. C'est une cause fréquente de " diarrhée du voyageur " chez l'immunodéprimé (SIDA, cancers). La diarrhée profuse persistante peut être mortelle.
Le diagnostic se fait par l'examen de selles.

Les parasites. Les cryptosporidies vivent dans le milieu intestinal et sont éliminées par les selles. Elles sont très répandues dans le monde animal.

Les vecteurs. La transmission se fait par ingestion des parasites par l'intermédiaire des mains sales, de l'eau, des aliments souillés, exceptionnellement par voie respiratoire.
La maladie est une zoonose, elle est donc fréquente chez les fermiers et les vétérinaires.
Affection contagieuse, elle sévit chez les enfants, dans les crèches, à l'hôpital.
La contamination peut être directe chez les homosexuels et chez les malades atteints du SIDA.

Le traitement. Aucun traitement n'est efficace. Seule la Spiramycine a une efficacité relative.

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Indonésie

Recrudescence de grippe aviaire

PARIS, 16 juin (UPF/FPH) - L'identification d'un nouveau cas de contamination humaine par le virus H5N1 porte à six le nombre de cas mortels dans une même famille du même élevage de poulets dans l'île de Sumatra. Dans cette même région, on a trouvé des porcs infectés. On émet l'hypothèse d'une possible mutation du virus permettant sa transmission d'homme à homme.
Après le Vietnam (49 morts), l'Indonésie fait cas de 32 morts, sur les 123 morts connues dans le monde.
Dans ce pays à forte densité de population (220 millions d'habitants), les villages où l'élevage du poulet est intensif sont des foyers potentiels de l'infection. Dans les grands villes, les marchés ne semblent pas contrôlés par les autorités sanitaires. Au plus haut niveau de l'Etat, on en appelle à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et à l'Agence des Nations Unies pour l'alimentation et agriculture (FAO) pour apporter soutien financier et technique, l'Indonésie étant très mal armée pour agir efficacement. Il s'agit en effet de contrôler plus de 600 îles. Le coût de l'opération a été évalué à plus de 300 millions de dollars. L'ombre d'une pandémie pèse sur le pays bien qu'il n'y ait pas actuellement de preuve de mutation permettant la transmission interhumaine du virus. (Source : Le Monde, 24.05.2006)

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Ces virus exotiques

PARIS, 16 juin (UPF/FPH) - West Nile émerge en Amérique
Transmis par les moustiques et véhiculé par les oiseaux, le virus West Nile a été isolé pour la première fois en 1937. Il a depuis été retrouvé chez l'homme ou l'animal dans divers pays, en Afrique, au Moyen-Orient, en Inde, en Europe, et plus récemment sur le continent américain, où une première épidémie s'est déclarée dans la ville de New York en 1999.
Il s'est alors répandu, surtout à partir de 2002, dans la majeure partie des états américains, touchant près de
20 000 personnes entre 1999 et 2005. Le virus s'est également installé au Canada et des cas isolés ont été signalés au Mexique et dans les îles Caïman. La cause de l'émergence originelle du virus West Nile sur le continent américain reste mystérieuse.
A-t-il été amené par des oiseaux infectés importés ? Par des moustiques transportés par avion ou par des transports de marchandises ?
La seule certitude est que la souche virale américaine est très proche génétiquement de souches virales trouvées au Moyen-Orient.

Fièvre de Lassa : des milliers de cas en Afrique de l'Ouest
Le virus Lassa, responsable d'une fièvre hémorragique, a été isolé pour la première fois en 1969, lorsque trois infirmières travaillant au Nigeria ont été atteintes d'une maladie alors mystérieuse. Il est aujourd'hui installé en Afrique de l'Ouest, plus précisément au Nigeria, en Sierra Leone, en Guinée et au Libéria, où surviennent environ 100 à 300 000 cas par an et de 5 à 6000 décès. Son incidence est en augmentation à cause des troubles survenus dans certains de ces pays et des déplacements de population. Le réservoir naturel du virus est le rongeur péri-domestique Mastomys natalensis. La contamination d'homme à homme est possible, par contact cutané ou muqueux. La fièvre de Lassa représente aujourd'hui un problème majeur de santé publique. En effet, s'il existe un traitement efficace, la ribavirine, il doit être administré très tôt après l'infection, ce qui est rarement possible, et aucun vaccin n'est aujourd'hui disponible. Un tiers des patients qui survivent à l'infection présentent de graves séquelles, surdité ou myocardite.

Fièvre de la vallée du Rift : un fléau pour l'élevage
Dès 1911, une épidémie mystérieuse affectant les moutons et les agneaux a été décrite dans la vallée du Rift au Kenya. Les épidémies se sont ensuite succédées en Afrique de l'Est (Kenya, Afrique du Sud, Zimbabwe, Zambie, Madagascar). Le virus a aussi été isolé à de nombreuses reprises en Afrique de l'Ouest et en Afrique Centrale (Sénégal, Mali, Guinée, République Centrafricaine et Mauritanie). La fièvre de la vallée du Rift affecte principalement les ruminants domestiques : bovins, ovins, caprins, buffles, provoquant des avortements et des morts chez les jeunes animaux. L'homme est infecté occasionnellement, par piqûre d'insecte ou contact avec des tissus d'animaux infectés, et développe un syndrome de type grippal, avec parfois des complications de type encéphalites ou fièvres hémorragiques souvent mortelles. Depuis 1977, cette maladie est devenue un problème aigu de santé humaine avec une épizootie massive dans le delta du Nil et plus de 600 cas humains mortels rapportés. Le vecteur incriminé est le moustique domestique Culex pipiens. La plus vaste épidémie répertoriée a touché le Kenya en 1997-98 (89 000 cas humains dont 250 morts), le virus s'étant ensuite propagé vers la Tanzanie, la Somalie, le Yémen et l'Arabie Saoudite où en 2000, pour la première fois, deux épizooties majeures sont survenues en dehors du continent africain.
(Source : La lettre de l'Institut Pasteur, mai 2006, n°53.)

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Dengue

L'Institut Pasteur pilote un programme européen

PARIS, 16 juin (UPF/FPH) - Sorte de "grippe tropicale" parfois mortelle, la dengue affecte 100 millions de personnes chaque année dans le monde. Un consortium de 14 partenaires d'Europe, d'Asie et d'Amérique Latine, dont des Instituts Pasteur du Réseau International, nommé DENFRAME, initié et coordonné par l'Institut Pasteur et soutenu par l'Union Européenne, a été lancé pour mettre au point des outils de diagnostic rapides et de moyens thérapeutiques efficaces contre la maladie.
(Source : La lettre de l'Institut Pasteur, mai 2006, n°53.)

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SIDA: un vaccin bientôt à l'essai

PARIS, 16 juin (UPF/FPH) - La nécessité d'un vaccin contre le sida peu coûteux est plus que jamais d'actualité : aujourd'hui, plus de 95% des personnes infectées vivent dans les pays en développement. C'est dans cette optique que s'est développé à l'Institut Pasteur un projet visant à élaborer un vaccin anti-sida à partir du vaccin rougeole, de très bas prix, et largement distribué puisqu'il fait partie des campagnes de vaccination de l'OMS. Il consiste à introduire dans la souche vaccinale du virus de la rougeole deux à trois gènes du VIH. On dispose alors d'un vaccin mixte VIH-rougeole. Il devrait être bien toléré et avoir un bon pouvoir protecteur, le vaccin rougeole ayant depuis longtemps prouvé son innocuité et son efficacité. Un tel vaccin serait essentiellement à visée pédiatrique, la plupart des adultes étant déjà vaccinés contre la rougeole. Développé en collaboration avec la firme GSK, il va prochainement faire l'objet d'essais cliniques.
(Source : La lettre de l'Institut Pasteur, mai 2006, n°53.)

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L'émergence des virus

PARIS, 16 juin (UPF/FPH) - De nouveaux virus ?
Les "nouveaux virus" peuvent être associés à d'anciennes maladies, comme l'herpès virus 6 identifié en 1986 et responsable d'une maladie de l'enfance très commune, la roséole... décrite dès 1910 ! Et les "nouvelles" maladies virales sont le plus souvent provoquées par d'anciens virus... Il vaut donc mieux parler de "virus nouvellement découverts". Il y a cependant des virus qui proviennent de virus déjà existants dans la nature et qui émergent, suite à des mutations par exemple. Ce serait le cas, s'il apparaissait un nouveau virus grippal adapté à l'homme, dérivé du virus H5Nl de la grippe aviaire. Beaucoup de virus émergents sont, comme les virus grippaux, des virus d'animaux ayant franchi la barrière d'espèce pour s'adapter à l'homme. Citons par exemple le SRAS, qui a pour réservoir des chauve-souris fructivores et a été transmis à l'homme par un autre animal, la civette.

L' Homme responsable ?
Toute une gamme de facteurs favorisent l'émergence de "nouveaux virus", et en premier lieu des facteurs humains, souvent à l'origine de modifications écologiques. La déforestation par exemple a provoqué une épidémie due au virus Guanarito en 1989 au Venezuela : 104 personnes furent contaminées par une fièvre hémorragique, dont 26 décédèrent, les premiers cas étant survenus dans une communauté rurale ayant entrepris de défricher une zone forestière. La mise en eau du barrage d'Assouan en Egypte en 1970 a favorisé la pullulation de moustiques vecteurs du virus de la fièvre de la Vallée du Rift, entraînant la contamination de 200.000 personnes, dont 600 décédèrent. Les flux de population humaine sont une autre grande cause d'émergence de virus : entre 1951 et 1953, pendant la guerre de Corée, plus de 2000 soldats des Nations-Unies furent atteints d'une fièvre hémorragique avec syndrome rénal.

Ce n'est qu'en 1976 qu'on identifia le virus responsable, "Hantaan", dont le réservoir est un rat présent en abondance dans les rizières. L'urbanisation, et donc la concentration de populations, est également un facteur de risque. Enfin, et surtout !, l'intensification de plus en plus rapide de la circulation humaine, notamment par avion, entraîne une dissémination rapide des virus.

Virus et météo
Les variations climatiques et les intempéries sont également sources d'émergence de virus, comme l'illustre le cas du virus Sin Nombre. Une abondance de pluie et de neige au printemps 1993 dans les états du Nouveau-Mexique, du Nevada et du Colorado aux Etats-Unis a favorisé le développement de la souris réservoir Peromyscus maniculatus : une production particulièrement abondante de pignons de pin dont se nourrit cette souris en serait à l'origine! Ces souris, devenues en une saison dix fois plus nombreuses qu'à l'ordinaire, ont été responsables d'une petite épidémie de "syndrome de détresse respiratoire de l'adulte" qui a principalement frappé les indiens Navajos de la région.

(Source : La lettre de l'Institut Pasteur, mai 2006, n°53.)

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Virus du Chikungunya: séquençage du génome

PARIS, 16 juin (UPF/FPH) - Séquençage du génome de six souches virales. Si les souches d'arbovirus du début de l'épidémie sont celles connues depuis 1950, il n'en est pas de même pour les souches récentes qui sont porteuses d'une mutation sur la protéine E1 : le virus se serait adapté à son nouvel hôte, un moustique originaire d'Asie, Aedes Albopictus. Ce moustique n'a pas de cholestérol dans ses membranes cellulaires. Or ce virus a besoin de cholestérol pour infecter sa proie, d'où une adaptation indispensable et réussie. De nombreux travaux sont en cours, en particulier dans le sud de la France où des populations d'Aedes albopictus sont présentes. Elles vont être infectées par le virus pour tester leur potentiel de transmission du virus. D'autres travaux menés à l'Institut Pasteur chez la souris permettent d'étudier si le virus infecte les cellules musculaires et s'il peut franchir les barrières méningée et placentaire.
(Source : Marie Vergier, La Croix, 23.05.2006).

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Maladie transmise par les moustiques

Trois questions sur le Chikungunya

PARIS, 16 juin (UPF/FPH) - Qu'est-ce que le Chikungunya ?
La maladie de Chikungunya, virus transmis à l'homme par des moustiques, a été décrite en Tanzanie en 1952, son nom signifiant en swahili " qui marche courbé en avant ". Elle se manifeste par une atteinte des articulations, des maux de tête, des douleurs musculaires et souvent une éruption cutanée du tronc et des membres. Des formes neurologiques graves (méningo-encéphalites notamment) ont été décrites à La Réunion. La maladie de Chikungunya évolue sur un mode épidémique dans les continents africain et asiatique. Depuis 2005, une vaste épidémie a frappé l'Océan Indien : elle a débuté aux Comores, touchant ensuite Mayotte, l'île Maurice et l'île de La Réunion, puis Madagascar et les Seychelles.

Peut-on éradiquer le virus dans l'Océan Indien ?
Une démoustication à grande échelle a été entreprise dans l'île de La Réunion. Malheureusement, l'Aedes albopictus, vecteur du virus Chikungunya à La Réunion, est un moustique qui colonise autant les gîtes domestiques que naturels. Des collections d'eau minimes dans les maisons ou dans les rues (pots de fleurs, vieux pneus) et des trous d'arbres suffisent à son développement. Il est donc peu probable qu'on parvienne à l'éradiquer. De plus, toute la population de l'Océan Indien n'a pas encore été touchée par le Chikungunya, et n'est donc pas immunisée contre la maladie. Le virus risque donc de s'installer durablement dans la région, provoquant des épidémies saisonnières au gré de la multiplication des moustiques.

La France risque-t-elle d'être touchée ?
Aedes albopictus est présent en France, bien qu'en faibles quantités, dans six communes du département des Alpes-Maritimes. Pour éviter tout risque d'installation en métropole des virus transmis par ce moustique, le gouvernement a récemment mis en place un plan national anti-dissémination Chikungunya-dengue. La surveillance du moustique, avec notamment l'installation de 150 nouveaux pièges pondoirs, va être renforcée dans les zones concernées. L' Institut Pasteur fait partie du comité de surveillance mis en place.
(Source : La lettre de l'Institut Pasteur, mai 2006, n°53.)

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Drépanocytose: Journée du 20 mai en France

PARIS, 16 juin (UPF/FPH) - C'est la maladie génétique la plus répandue au monde : 25 millions de personnes, dont plus de 20 millions rien qu'en Afrique. Environ 225 000 enfants naissent chaque année avec la maladie dont 90% meurent avant l'âge de 5 ans.
A l'âge adulte, la maladie empêche tout travail, car elle entraîne des douleurs importantes. C'est une maladie des globules rouges se traduisant par une anémie chronique, des infections à répétition (cf. vaccinations chez les enfants) et des attaques cérébrales par occlusion des vaisseaux cérébraux.
La guérison n'est possible qu'avec une greffe de moelle osseuse dont le coût avoisine les 150 000 euros.
La transfusion sanguine a une efficacité, mais le risque de transmettre SIDA ou hépatites virales est important.
De façon pratique, le seul traitement accessible à tous et peu coûteux est d'adopter des mesures d'hygiène simples, pour éviter les infections, en attendant une solution génétique applicable aux pays en voie de développement.
(Source : Catherine Rebuffel, La Croix, 19.05.2006).

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Hémophilie: même traitement, mais plus facile

PARIS, 16 juin (UPF/FPH) - Cette maladie génétique est rare et plus ou moins grave. Elle est due à la diminution ou à l'absence dans le sang de facteurs de coagulation (facteurs VIII ou IX). Ceci induit des hémorragies dans les articulations et les muscles, avec des séquelles articulaires et musculaires (fonte musculaire, destruction des cartilages et des articulations entraînant une diminution de l'amplitude des mouvements).
Pour prévenir ou traiter la maladie, il faut apporter la protéine (facteurs VIII ou IX). Ce traitement se présente sous forme d'une poudre et d'eau stérile.
En réduisant la posologie, le traitement préventif implique seulement deux ou trois injections par semaine, permettant de diminuer la gravité des conséquences de l'hémophilie.
Ce traitement préventif est plus cher en tant que consommation des facteurs, mais diminue considérablement le nombre des hospitalisations. Une nouvelle forme, administrée tous les dix jours est à l'étude. Les concentrés des facteurs VIII et IX sont soit naturels soit fabriqués par génie génétique.
Une troisième voie est la thérapie génique. Une quatrième est la technique par saut d'exon corrigeant la maladie génétique.

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Cancers: nouveautés thérapeutiques

PARIS, 16 juin (UPF/FPH) - Mises au point dans les années 50, les chimiothérapies conventionnelles agissent sur les cellules cancéreuses, soit en les détruisant, soit en les empêchant de se multiplier, mais elles peuvent aussi s'attaquer aux cellules saines (par exemple follicules pileux et chute des cheveux).
Le développement des thérapies moléculaires, ciblées dans les années 2000, suscite de grands espoirs, car celles-ci n'agissent que sur les cellules cancéreuses, sur une cible cellulaire spécifique (par exemple un gène favorisant la prolifération de la tumeur). Des différences génétiques entre les patients obligent à étudier le profil génétique de chaque tumeur et décider la cible à attaquer.
Il en est ainsi de l'Herceptin dans le cancer du sein, et du Glivec dans les sarcomes digestifs et les leucémies myéloïdes chroniques.
Plus récemment, on a testé une nouvelle famille de médicaments qui ont une action anti-angiogénèse, bloquant la formation des petits vaisseaux sanguins qui irriguent la tumeur.
On associe encore chimiothérapies conventionnelles et thérapies moléculaires ciblées, avec l'espoir d'un traitement à la carte en fonction des données génétiques de chaque patient.
Le cancer du poumon à un stade avancé peut réagir au Taxotere et donner de meilleurs chances de survie, comparé aux Vinca-alcaloïdes (étude réalisée chez 2867 patients).
(Sources : La Croix, 5.06. et Le Figaro, 6.06.2006).

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Le SIDA en chiffres

PARIS, 2 juin (UPF/FPH) - 25 millions de morts, déjà.
40 millions de personnes infectées par le VIH.
90% dans les pays en voie de développement.
90% des enfants séropositifs sont infectés par la mère avant la naissance.
Moins de 10% des femmes enceintes séropositives bénéficient d'un traitement.

1 à 4 euros sur le prix des billets de transport aérien pour les vols en classe économique et 10 à 40 euros en classe Affaires et Première classe. Cette " taxe Chirac " sur les vols aériens devrait rapporter au total 200 millions d'euros.
700 millions d'euros consacrés à la maladie en Grande-Bretagne.
8 milliards d'euros annuels, insuffisants, il en faudrait 12.
150 millions d'euros versés au Fonds mondial par le Fondation Bill et Melinda Gates.

1,5 million de malades traités dans les pays en voie de développement au lieu des 3 millions prévus.
10 000 euros, prix d'un an de trithéparie en 2001, prix ramené à 1 euro par jour en 2006 grâce aux médicaments génériques et aux âpres discussions sur le prix des médicaments. (Source : La Croix 31.05.06).

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Cameroun

SIDA : Nouveautés camerounaises

PARIS, 2 juin (UPF/FPH) - Le Comité national de lutte contre le SIDA (CNLS) a créé 87 centres de traitement agréés ou unités de prise en charge dans tout le pays, ce qui soulage les hôpitaux de Yaoundé, la capitale. Actuellement, les 77 000 patients éligibles ont accès au traitement, 17 000 ont été traités en 2005. Pour les personnes entrées en centres de dépistage, le prix légal est de 1 000 francs CFA (1,50 euro), pouvant aller jusqu'à 5 000 francs CFA (7,50 euros). L'évaluation de l'éligibilité au traitement est de 30 000 francs CFA (45 euros).

Grâce à une étude menée en 2002, l'efficacité de la Triomune (association de trois antirétroviraux génériques) produite par le laboratoire indien CIPRA a été prouvée. Ce qui a permis avec ce médicament générique de baisser les coûts de 400 000 francs CFA (600 euros) par mois en 2000: le traitement est aujourd'hui de 3 000 francs CFA (4,50 euros), avec des médicaments gratuits pour les plus pauvres.
Si l'approvisionnement en traitement est correct et la création de centres effective, se pose le problème de l'absence de budget de fonctionnement de ces centres. (Source : La Croix 31.05.06).

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Conseils et précautions

Le goutte à goutte

PARIS, 31 mai (UPF/FPH) - Ou comment utiliser l'eau au mieux quand on a la chance d'en avoir ...

A l'instigation de l'ONG " Eau vive ", le village de Roubiré au Niger expérimente le tuyau d'arrosage en caoutchouc percé de minuscules trous et placé au milieu des cultures maraîchères.
En l'absence d'évaporation, on observe une grande économie d'eau par rapport au système d'irrigation classique dit " par gravité ", consistant à creuser de petits canaux dont l'entretien fastidieux revient habituellement aux enfants, les privant ainsi d'école.
La difficulté de ce nouveau système d'irrigation est la construction d'un réservoir en hauteur qu'il faut remplir et l'achat d'une motopompe (possible par le micro crédit).
Cette initiative s'inscrit dans le développement de la culture maraîchère, en particulier de contre-saison, pour lutter contre l'insécurité alimentaire.

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Conseils et précautions

Tabagisme passif

PARIS, 31 mai (UPF/FPH) - Ou comment attraper le cancer du poumon sans fumer ...

Ce fait est la justification de l'interdiction de fumer dans les lieux publics, bientôt peut-être dans les bars et les restaurants.

On estime à 3 000 le nombre de personnes mourant chaque année des effets de l'inhalation passive de la fumée du tabac.
Une personne n'ayant jamais fumé, mais vivant avec un fumeur ou une fumeuse, a 25% de risque en plus de développer un cancer du poumon ou une maladie cardiovasculaire.
Chaque année 2 500 personnes meurent d'une crise cardiaque ou d'un accident vasculaire cérébral à cause de la fumée des autres ; certaines mort subite du nourrisson lui sont même attribuées.
- Le niveau de risque est lié à l'intensité et à la durée d'exposition à la fumée, plus important au domicile et dans les endroits confinés, la voiture en particulier.
- Sur le lieu de travail, plus d'1 million de Français sont exposés au tabagisme passif durant plus de 75% de leur temps de travail.
- Et dans les bars, les restaurants, les discothèques, chacun est particulièrement exposé …

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Maladie transmise par l'eau

Giardiase

PARIS, 31 mai (UPF/FPH) - Affection cosmopolite, elle se traduit par une diarrhée explosive, aqueuse, nauséabonde de 10 à 15 selles par jour, des douleurs abdominales tardives, une perte d'appétit, des nausées, des ballonnements abdominaux qui, sans traitement , durent moins de 3 mois.
Chez l'immunodéprimé (SIDA, cancers), l'évolution est chronique, retentissant sur l'état général (malabsorption).
Le diagnostic se fait par l'examen de selles, éventuellement par le tubage duodénal si l'examen de selles est négatif.

Le parasite. Giardia intestinalis est un parasite de l'intestin grêle, sous forme végétative ou kystique (forme de dissémination du parasite). L'homme semble être le principal réservoir.

Les vecteurs. La giardiase disséminée par les selles, l'eau et les " mains sales ", est très fréquente dans les pays tropicaux à développement sanitaire faible ; et fréquente dans les régions tempérées du fait de la grande résistance des kystes. Elle est surtout fréquente chez l'enfant ; et particulièrement sévère chez les sujets débilités ou atteints d'un déficit immunitaire.

Le traitement. Il fait appel au Flagyl, à la Fasigyne ou Flagentyl et au Furoxane (suspension buvable à usage pédiatrique).

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Maladie transmise par les aliments et par l'eau

Toxoplasmose

PARIS, 31 mai (UPF/FPH) - Très répandue, habituellement bénigne, elle est grave chez le fœtus (par passage à travers le placenta) et chez l'immunodéprimé. L'ingestion de Toxoplasma gondii peut être suivie chez l'enfant et l'adolescent, de gros ganglions, d'une fatigue et d'une fièvre modérée ; chez le sujet immunodéprimé (SIDA, cancers), les parasites peuvent envahir tout l'organisme, en particulier le cerveau et être mortels. La toxoplasmose congénitale est le résultat de la dissémination préalable du parasite chez la femme et de la protection par les anticorps maternels.
En cas d'atteinte précoce, on peut observer mort in utero, avortement, séquelles neurologiques (microcéphalie, convulsions), calcifications intracraniennes, anomalies oculaires.
Si l'atteinte est plus tardive, troubles neurologiques.
Si elle est très tardive, la toxoplasmose généralisée se traduit chez le nouveau-né par une jaunisse mortelle avec gros foie et grosse rate. Les anticorps maternels limitent l'infection du fœtus. Lorsque l'immunité maternelle cesse, une hydrocéphalie et des lésions oculaires graves peuvent apparaître vers 3 à 6 mois.
Le diagnostic est sérologique.

Le parasite. Toxoplasma gondii se trouve chez l'homme, les oiseaux, presque tous les mammifères, sous deux formes : végétatives (assurant la dissémination du parasite chez l'hôte et témoignant d'une infestation active) et kystiques (localisées dans les muscles, les poumons, le cerveau).
Un autre cycle évolutif ne touche que le chat qui est infestant par ses selles.

Les vecteurs. Le principal est la viande crue ou insuffisamment cuite du porc et surtout du mouton ; plus accessoirement les légumes crus, l'eau de boisson et les mains sales.
Le fœtus se contamine par voie trans-placentaire.
La transmission se fait exceptionnellement par transfusions et greffes d'organes.

Le traitement. La Rovamycine est moins efficace que la Malocide et l'Adiazine mais atoxique. Le Fansidar s'utilise à titre préventif.

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Maladie pulmonaire

Pneumocystose

PARIS, 31 mai (UPF/FPH) - Cette parasitose se traduit par une maladie pulmonaire diffuse évoluant vers l'insuffisance respiratoire aigue.
Chez le nourrisson prématuré, elle est devenue très rare.
Chez l'immunodéprimé non SIDA (cancers, leucémies, greffes d'organe), elle débute par une toux sèche et de la fièvre. L'évolution se fait vers l'insuffisance respiratoire aigue et la mort en l'absence de traitement.
Chez les malades atteints du SIDA, la pneumocystose très fréquente (80% des cas) débute par une toux et de la fièvre. L'évolution se fait sur plusieurs mois.
Le diagnostic se fait sur la présence de P.Carinii dans les aspirations ou le lavage bronchique.

Le parasite. Pneumocystis Carinii infecte l'hôte par voie aérienne. La transmission d'un individu à l'autre semble possible (épidémie de crèche).
Très répandu chez l'animal et chez l'homme, ce parasite est rapidement détruit par les défenses immunitaires de l'hôte.
Chez les immunodéprimés, il peut acquérir une virulence importante.

Le traitement. Le Bactrim est efficace, prolongé longtemps chez les immunodéprimés (SIDA). Le taux de survie à la maladie aigue varie de 65 à 80%. Chez les malades atteints de SIDA, l'amélioration est plus lente. Les parasites peuvent persister longtemps et des recherches, toujours possibles, pourront justifier une prophylaxie par le Bactrim.

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Maladie à transmission sexuelle (MST)

Trichomonose uro-génitale

PARIS, 31 mai (UPF/FPH) - Cette maladie sexuellement transmissible (MST) se traduit chez l'homme par une infection de l'urètre avec écoulement purulent, difficultés à uriner, urines troubles ; chez la femme par des pertes jaunâtres abondantes, une inflammation douloureuse de la vulve et des troubles urinaires.
Le diagnostic se fait sur le prélèvement urétral chez l'homme et sur des sécrétions vaginales chez la femme qui mettent en évidence le Trichomonas vaginalis.

Le parasite. Le Trichomonas vaginalis, chez la femme, ne peut s'implanter dans le système uro-génital que si l'imprégnation oestrogénique est suffisante. En cas d'une diminution de cette imprégnation, T.vaginalis peut rester dans l'arbre urinaire, expliquant les cas chez la femme âgée.

Le vecteur. La transmission est interhumaine et se fait par voie sexuelle.

Le traitement. Les partenaires doivent être traités simultanément par voie générale (Fasigyne, Naxogyn) et par voie locale chez la femme (Flagyl)

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France

Un vaccin pour la gastroentérite du nourrisson

PARIS, 19 mai (UPF/FPH) - La gastroentérite, infection due à des bactéries ou a des virus (les plus fréquents étant les rotavirus) est spécialement grave chez le nourrisson. Elle se traduit par une diarrhée aigue, compliquée de déshydratation rapide et sévère. Selon une étude parue dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (n° 35), l'infection à rotavirus est responsable chaque année en France de 160 000 diarrhées sévères chez l'enfant de moins de 5 ans, et de 18 000 hospitalisations. Le nombre de décès est évalué à 9 par an et le coût annuel de l'infection serait de 28 millions d'euros.

Deux vaccins ont été expérimentés : le Rotateq (en pharmacie fin mai 2006) chez 70 000 nourrissons, le Rotarix (mise sur le marché été 2006) chez 100 000 nourrissons.
Ces vaccins ont l'intérêt de diminuer les formes sévères de l'infection et le nombre d'hospitalisations.

Le coût du vaccin est de 100 euros, actuellement non remboursé par la Sécurité sociale. Ce prix est exorbitant pour les pays en voie de développement. C'est cependant là où ces vaccins seraient utiles, car on estime à 500 000 le nombre de morts d'enfants de moins de 5 ans dû aux gastroentérites aigues.


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Maladie ttransmise par l'eau

Le choléra

PARIS, 18 mai (UPF/FPH) - Le choléra est dû à un état sanitaire déficient qui affecte actuellement les pays les plus pauvres. Dans les régions endémiques, telle l'Inde, les porteurs humains contaminent l'eau qui est l'agent de transmission.
S'il existe des cas sans aucun signe, le plus souvent il s'agit d'une diarrhée massive avec déshydratation aigue, hypertension, choc et mort. Les selles sont "eau de riz".
Des vomissements peuvent aggraver la déperdition d'eau due à la diarrhée et compliquer la réhydratation. On n'observe ni fièvre, ni douleurs abdominales.

L'agent causal est le Vibrio cholerae, qui produit une entérotoxine puissante qui agit sur les cellules intestinales entraînant une sécrétion d'eau et de sel dans la lumière intestinale, ce qui explique la diarrhée et la déshydratation.

Le vecteur est l'eau, plus rarement une contamination interhumaine.

Le traitement est une urgence médicale comprenant une réhydratation - d'autant plus urgente que le malade est plus jeune - utilisant soit des sachets de sucre, de sodium et de potassium, soit ajoutés à l'eau 3,5g de sodium, 2,5g de NAH CO3, 1,5g de potassium et 20g de glucose.
Dans ces cas graves, le traitement doit être fait par voie intraveineuse. La tétracycline peut être nécessaire dans les cas graves.

La prévention, dans les zones endémiques (Inde, Afrique) est basée sur le maintien de la qualité des eaux de boisson et de l'eau en général (cuisine, lessive, bains). Le seul lavage des mains peut diminuer la transmission familiale.
Le vaccin disponible est inefficace. En période d'épidémie, la réhydratation précoce et intensive est très efficace.

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Angola

L'épidémie de choléra s'amplifie

PARIS, 12 mai (UPF/d'après La Croix) - Déclarée il y a 3 mois, l'épidémie de choléra en Angola atteindrait actuellement 26.500 personnes, et aurait déjà causé un millier de morts au moins. Les enfants sont les plus menacés car la déshydratation est rapide et grave.

L'épidémie a commencé à Luanda, la capitale, où la population a beaucoup augmenté ces trente dernières années de guerre civile. Trois millions de personnes vivent dans d'immenses bidonvilles où l'accès à une eau " propre " est inconnu. Toute cette zone se résume à un cloaque pestilentiel. Grâce à l'organisation Médecins sans frontières (MSF), le gouvernement va enfin débloquer 4 millions d'euros pour lutter contre cette épidémie. Entre temps, l'épidémie s'est propagée à l'intérieur du pays. MSF a installé six centres de lutte contre la maladie à Luanda et quatre dans le reste du pays. Toutes les organisations sont unies pour lutter contre la maladie : Unicef, OMS, Croix Rouge, Médecins du monde, ainsi que la Communauté européenne.

D'autres épidémies de choléra ont eu lieu en Angola en 1987 et 1995 avec 90 000 cas entraînant 4 500 décès. Le pays était alors en guerre. Actuellement, avec les ressources du pétrole et des diamants, l'Angola est un des pays les plus riches d'Afrique, mais sa population vit toujours dans la misère, avec des salaires dérisoires.
(D'après La Croix, 4.5.06, Catherine Rebuffel).


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Hypertension artérielle chez la femme enceinte

PARIS, 4 mai (UPF/FPH) - L'hypertension de la femme enceinte complique actuellement 5 à 10% des grossesses en Afrique. Affection grave, car elle reste une des premières causes de mortalité fœtale et maternelle.

Une étude a été menée à Madagascar de janvier 1999 à décembre 2002 (J.D.C. Rasolonjatovo et collaborateurs "Médecine et Afrique noire", 2005, tome 52, n° 2, p. 121-125) : 49 hypertensions ont été diagnostiquées parmi 8 224 femmes enceintes, soit une prévalence de 0,59%.

Il existait des antécédents d'hypertension chez 16 de ces femmes et une mort fœtale in utero.
Trente femmes avaient eu une prise de décoction ou des massages abdominaux par des tradipraticiens locaux.

La durée moyenne de la grossesse est de 33 semaines. L'hypertension était modérée dans 49% des cas et sévère dans 51% des cas. Les signes de gravité étaient des troubles visuels, des troubles de la coagulation, une pré-éclampsie (gonflement des membres inférieurs et maladie rénale avec albuminurie), une éclampsie (convulsions et coma), une souffrance fœtale.

On déplore 2 morts maternelles et 13 morts fœtales in utero (26%) ; 36 enfants sont vivants, dont 14 prématurés.
La tension s'est normalisée dans 30 cas dans les suites de couches.

Ce résultat a été obtenu par le repos strict au lit, la prescription d'anti-hypertenseurs, de vasodilatateurs et d'aspirine, en fonction du tableau clinique.
Malgré ces traitements, l'accouchement par les voies naturelles ou par césarienne, dès l'apparition d'une souffrance fœtale, reste la meilleure décision.

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Drépanocytose et couverture vaccinale

PARIS, 4 mai (UPF/FPH) - La drépanocytose est la maladie de l'hémoglobine la plus répandue en Afrique centrale (Congo). En Côte d'Ivoire, elle touche 12% de la population.
La fréquence des complications infectieuses et leur gravité est la première cause de mortalité chez l'enfant drépanocytaire. De ce fait, la vaccination est plus large à la moyenne nationale avec le Programme élargi de vaccination (PEV).

Une étude chez plus de 100 enfants réalisée au CHU de Yopongou d'Abidjan (S. Dagnan et collaborateurs, "Médecine d'Afrique noire", 2005, tome 52, n° 2, p. 69-72) a montré que la couverture vaccinale des vaccins du PEV est excellente : 99% pour le BCG, le DTcoque polyo, la rougeole et la fièvre jaune.
Celle des autres vaccins est moins bonne, le plus fort taux est de 68% pour le vaccin contre le méningocoque, il est de 36% pour l'hépatite B, de 20% pour la typhoïde, de 40% pour le pneumocoque. Le vaccin anti-haemophilus influenza a été administré à 12% des enfants, chiffre ridiculement bas car l'H.influenza est la deuxième cause de méningite purulente. Le vaccin anti-pneumocoque est un peu plus pratiqué que les deux précédents (40%).

Cette étude a permis de montrer que la couverture vaccinale des enfants drépanocytaires n'est pas suffisante, compte tenu des risques infectieux majeurs.

Il est donc urgent d'établir un programme de vaccination spécifique intégré aux centres de soins.

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Maladie transmise par les insectes

Les Leishmanioses

PARIS, 4 mai (UPF/FPH) -

Leishmanioses cutanées

1. Leishmaniose de l'Ancien monde

La forme humide de leishmaniose (due à Leishmania major) touche l'homme en milieu rural en Asie Centrale, Afrique de l'Ouest et Afrique du Nord.
Les réservoirs sont les rongeurs sauvages.

La forme sèche (due à Leishmania tropica) touche l'homme en zone urbaine en Asie Centrale et dans le Bassin méditerranéen.

Les lésions ulcérées siègent sur les parties découvertes. Elles sont creusantes, recouvertes d'une croûte épaisse et prurigineuse.
La guérison se fait spontanément, même en l'absence de traitement.

Le diagnostic se fait par la recherche de parasites au bord de l'ulcération.


2. Leishmaniose du Nouveau monde

La leishmaniose forestière américaine (due à Leishmania braziliensis) touche les habitants des zones forestières du Nord-est du Brésil.
L'homme est un hôte accidentel, les réservoirs sont des bêtes sauvages.

La pustule initiale s'ulcère avec un fond saignant facilement, des ganglions et, dans 80% des cas, des localisations à distance sur les muqueuses orale, nasale et pharyngée.
Les parasites sont rares dans les lésions.

Le pian bois (dû à L.braziliensis guyanensis) touche la Guyane et le nord du Brésil.
L'aspect est le même, mais les localisations à distance sont seulement cutanées.

La leishmaniose péruvienne (due à L.peruviana) touche les enfants de 10 à 14 ans au Pérou.
Le réservoir est le chien.

Les leishmanioses du groupe L.mexicana se trouvent au Mexique, au Guatemala, au Honduras, au Venezuela.
Les lésions sont cutanées sur les parties hautes du corps, notamment à l'oreille.

Le vecteur est le Phlébotome

Le traitement le plus efficace est la Glucantime et la Fongizone pour L.braziliensis.

Leishmanioses viscérales

1. Leishmaniose du bassin méditerranéen

Elle atteint surtout les enfants.
Le réservoir du parasite est le chien.

Elle associe fièvre, anémie, grosse rate, ganglions, gros foie, diarrhée. Les examens biologiques montrent une anémie sévère, une vitesse de sédimentation très élevée et une augmentation des gammaglobulines.

Le parasite est présent dans la moelle osseuse et les ganglions.

Sans traitement, la maladie est mortelle.

2. Kala-Azar indien

Il frappe les adultes. On ne connaît pas de réservoir animal.

Les signes sont les mêmes que pour les leishmanioses du Bassin méditerranéen (voir ci-dessus). L'apparition de masses molles et indolores sur le tronc et la face sont des lésions post-kala-azar riches en parasites et résistantes au traitement.

La présence de parasites dans le sang est fréquente.

3. Autres foyers

Il existe des foyers chinois (atteint les enfants ; réservoir : le chien ; gangrène de la bouche), est-africain (atteint enfants et adultes ; réservoir : carnivores sauvages) et sud-américain (atteint les enfants ; réservoir : chiens et carnivores sauvages).

Le parasite, Leishmania donovani vit et se multiplie dans les viscères et dans la peau.
Les réservoirs sont l'homme et le chien.

Le vecteur. Le Phlébotome a une activité surtout nocturne, toute l'année dans les pays tropicaux, en été dans les pays tempérés. La femelle seule se nourrit de sang et la contamination s'effectue par piqûre d'un phlébotome infesté.

Le traitement fait appel à la Glucantime ou à la Lomidine.

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Maladie transmise par les insectes

Paludisme (Malaria)

PARIS, 4 mai (UPF/FPH) - Maladies transmises par les insectes : le paludisme ou malaria.

Il atteint 107 pays, en Afrique, en Asie et en Amérique Latine. Plus d'1,8 milliard de personnes sont exposées à la maladie.

Les signes, liés à l'invasion des globules rouges par le parasite, sont : fièvre, anémie, gros foie et grosse rate.

La multiplication massive du parasite peut entraîner l'accès pernicieux, à craindre devant une fièvre dépassant 40°, délire, désorientation, forte anémie, diminution des plaquettes sanguines.

Installé, c'est un coma fébrile, avec convulsions, signes de méningite, perte ou exagération du tonus musculaire, anémie, atteinte rénale.

Les parasites. Ce sont les plasmodiums. L'homme en est le seul réservoir.
- P.falciparum, le plus redoutable, est à l'origine des complications les plus graves. Il sévit toute l'année dans les régions tropicales, plus encore à la saison des pluies.
- P.vivax et P.ovale sont responsables de la fièvre tierce bénigne.
- P.malariae est présent en Afrique et en Asie, responsable d'atteinte rénale sévère.

Le vecteur. La contamination se fait par piqûre d'anophèle femelle (moustique) infectée, et aussi par transfusion sanguine et seringues (drogués).

Le diagnostic se fait par frottis de sang et goutte épaisse qui met en évidence le parasite.

La prophylaxie est difficile du fait de l'augmentation de la fréquence des résistances aux médicaments.

Le traitement de l'accès palustre est la Chloroquine ; en cas de résistance : Fansidar ou Lariam.

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Maladie transmise par les insectes

Cécité des rivières (Onchocercose)
L'Onchocerciasis Control Programme (OCP)

PARIS, 24 avr (UPF/FPH) - La maladie débute par des lésions de la peau et des démangeaisons traduisant l'envahissement de la peau par le parasite ; puis on observe des atteintes du système lymphatique, gros ganglions, éléphantiasis des organes génitaux. Plus graves, les lésions oculaires peuvent aller jusqu'à la cécité.

Le parasite. Le parasite onchocerca volvulus est responsable de la maladie : la femelle adulte (macrofilaire), de 40 à 45 cm de long, se loge sous la peau du sujet parasité en formant des nodules. Elle pond dans la peau des millions d'embryons microscopiques, les microfilaires qui se répandent dans le corps humain et sont responsables de la diversité des signes de la maladie.

Le vecteur. De petites mouches, les simulies, transmettent les microfilaires d'un individu à l'autre à l'occasion d'un repas de sang. Les femelles pondent dans les eaux courantes des rivières d'où émergent les adultes en 8 à 12 jours.
Les simulies peuvent vivre jusqu'à 4 semaines et voler sur plusieurs centaines de kilomètres.

Le traitement. Il associe les insecticides en pulvérisation aérienne sur les gîtes larvaires et le traitement par l'ivermectine qui réduit le nombre de microfilaires et le risque d'apparition des lésions oculaires.

L'Onchocerciasis Control Programme (OCP)

L'OCP a vu le jour il y a une trentaine d'années dans les pays d'Afrique de l'Ouest sous le parrainage de l'USAID, l'OMS, la Banque mondiale, les bailleurs de fonds.

Le Programme a commencé à fonctionner en 1974 avec 7 pays et des aires d'extension à l'est et à l'ouest dès 1986. Le Programme a concerné 10 millions de personnes dont 100 000 atteintes de lésions oculaires graves et 95 000 personnes aveugles en 1974.
En 1986, la population couverte a atteint 30 millions de personnes.
Actuellement, le nombre de personnes infectées dans l'aire initiale du Programme est pratiquement nul, et la lutte anti-vectorielle a presque cessé.
Dans les aires d'extension, l'éradication sera plus longue, en dépit des opérations de destruction des larves.
Si au milieu des années 80, le Programme employait 800 membres du personnel OMS, ils n'étaient plus que 200 en 1994, et 600 personnes sont employées au niveau national.
98% de ce personnel est constitué de ressortissants de pays africains.

Les opérations de lutte

Elles ont consisté en :

- Une interruption de la transmission par les insecticides. Elle s'effectue par des pulvérisations aériennes d'insecticides sur les gîtes larvaires des simulies (mouches vecteurs de la maldie) dans les cours d'eau afin de tuer les larves et ceci sur des périodes de plusieurs années.

- Le traitement médicamenteux par l'ivermectine tue les microfilaires (agents de la maladie). Administré par voie orale une fois par an, il ramène la charge de microfilaires à un niveau suffisamment bas pour réduire nettement le risque d'apparition de lésions oculaires.

- La lutte anti-vectorielle et la distribution d'ivermectine associées permettent seules une prévention pratique immédiate.

Les résultats sont là

Neuf millions d'enfants nés depuis le début du programme en 1974 ont échappé au risque de devenir aveugle.
90 millions de personnes ont été protégées contre la maladie.
100 000 contre la cécité.
1,350 million ont cessé d'être infestés.

Les répercussions économiques sont tangibles :
Le repeuplement des zones fertiles le long des cours d'eau produira de quoi nourrir 17 millions d'individus ; et la construction de routes, de puits, d'écoles et de dispensaires doivent améliorer le quotidien des populations.

Pour l'avenir

Une coopération sanitaire entre les pays concernés est indispensable. Elle permettra la détection des cas de transmission éventuelle et l'utilisation des insecticides par roulement. Et en plus, la construction d'un modèle de prévision de la transmission commun aidera à la décision en matière de diagnostic et de traitement.

Pays participants. Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Sierra Leone, Togo.

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Santé diabète Mali

PARIS, 24 avr (UPF/FPH) - www.santediabetemali.org

Le diabète est classiquement une maladie des pays développés, du fait d'un régime alimentaire trop riche. Or l'OMS prévoit que la majorité des diabétiques dans une vingtaine d'années vivra dans les pays en développement. Comment expliquer cela ?

Outre les facteurs génétiques, le surpoids est la cause majeure du diabète au Mali. Ce pays est passé de l'univers agricole à un mode de vie urbain sédentaire, entraînant évidemment un changement de régime alimentaire.
Des facteurs culturels favorisent l'embonpoint chez les hommes et la prise de poids volontaire chez les femmes. Celles-ci se doivent de grossir après leur mariage. Et de deux maux, elles choisissent le moindre : plutôt que de mourir socialement si elles restent sveltes, elles préfèrent mourir rapidement du diabète.

A Bamako, la prévalence du diabète dépasse les 2%. Il représente la deuxième cause d'hospitalisation et comporte une mortalité importante, surtout chez l'enfant.

Faute de moyens humains et médicamenteux, faute de formation du personnel médical, la survenue de complications est la règle, affectant les yeux, les vaisseaux et les reins.

Le coût du traitement, compte tenu des conditions économiques du Mali, est un obstacle évident. Depuis 2001, l'association " Santé Diabète Mali " a pu apporter à ce pays les médicaments génériques (à coût divisé par 4) et constituer un réseau de médecins compétents dans tout le pays.

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Guyane

Trois enfants morts de la dengue

PARIS, 19 avr (UPF) - Le ministre français de la Santé, Xavier Bertrand se rend aujourd'hui dans le département de Guyane où une épidémie de dengue a tué depuis mars trois enfants de sept mois, cinq et six ans. L'épidémie amorcée en décembre 2005 a touché près d'un millier de personnes. Jugée stabilisée ces dernières semaines, elle pourrait s'aggraver en mai avec la reprise des pluies, s'inquiète la direction départementale de la Santé.

Les cas de dengue, maladie infectieuse due à un virus transmis à l'homme par la piqûre du moustique Aedes egypti, ont fortement augmenté dans le monde. Il n'existe aucun vaccin contre cette maladie surnommée fièvre rouge, qui touche chaque année 300 millions de personnes, notamment en Asie du Sud-est et dans les Caraïbes. La dengue hémorragique qui provoque des hémorragies cutanées, viscérales et digestives peut entraîner la mort.


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Questions-réponses sur la grippe aviaire

PARIS, 7 avr (UPF/FPH) - D'après La Croix, Dossier spécial sur la grippe aviaire, www.la-croix.com

La situation au Nigeria est-elle inquiétante ?

- Oui, car la mobilité des gens et des volailles permet au virus de se répandre. Pour S. Domenech de la FAO (Organisation pour l'agriculture et l'alimentation de l'ONU), seule la vaccination massive, mais coûteuse, permettrait de stopper la propagation du virus.
Oui, car on a recensé de nouveaux cas, dans trois états voisins. Ainsi, sept foyers ont été identifiés.

- Non, car des dizaines de milliers de volailles ont été abattues, incinérées, enterrées et qu'un projet de prévention est ressorti d'une rencontre d'experts africains.
Non, car en cas de détection du virus, l'organe régional