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Angola
Médecins du Monde : Mission choléra
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PARIS, 30 juin (UPF/FPH) - Début février,
une épidémie de choléra apparaît
à Luanda, la capitale de l'Angola, avant de se propager
dans la province de Benguela, au sud du pays. On y recense
fin avril plus de 6 000 cas et près de 450 décès.
Le choléra se propageant par l'eau contaminée,
les communautés les plus touchées sont celles
vivant dans de mauvaises conditions d'assainissement et
sans accès à l'eau potable. Depuis le 1er
avril, les équipes de Médecins du Monde soutiennent
le centre de traitement du choléra de Catumbela,
les centres de santé périphériques
et ont fourni un kit de médicaments et de matériel
à Lobito. Au-delà du volet médical,
les équipes travaillent à rétablir
l'accès à une eau potable et à l'amélioration
des conditions d'hygiène.
(Source : journal Médecins du Monde, n°83,
juin 2006)
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Santé
Le NOMA : une maladie de la misère
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PARIS, 30 juin (UPF/FPH) - Une maladie qui touche les
enfants de moins de 6 ans
Entre le Sénégal et l'Éthiopie s'étend
la "ceinture du noma". Dans cette région
de l'Afrique subsaharienne où la malnutrition chronique
sévit, les enfants de moins de 6 ans vivant dans
une très grande pauvreté sont les premières
victimes du noma, maladie infectieuse, quelque soit l'agent
infectieux, directement liée à leurs conditions
de vie.
Le noma détruit la bouche, les joues, le nez
....
La maladie se déclare par des ulcères buccaux.
En moins de 3 semaines, tous les stades se développent.
La gangrène envahit les chairs, détruit les
tissus mous et osseux de la bouche, puis du visage.
Une maladie mortelle dans 80% des cas
Dans la phase aiguë de la maladie, les enfants meurent
par milliers chaque année. Ceux qui survivent, s'ils
ne sont pas soignés et opérés, sont
défigurés à vie. Beaucoup éprouvent
de grandes difficultés à se nourrir du fait
des séquelles laissées par la maladie. Ces
petits survivants au visage monstrueux sont souvent aussi
rejetés par leur propre communauté.
Selon l'OMS, le noma tue entre 90 000 et 450 000 enfants
chaque année.
Une chirurgie réparatrice pour les enfants survivants
Pour rendre un visage aux enfants défigurés,
Médecins du Monde organise depuis 1993 sa mission
"Opération Sourire". Celle-ci consiste
à envoyer des équipes pluridisciplinaires
de 5 à 6 personnes: chirurgiens, infirmières,
anesthésistes, dans différents pays. Les patients
sont reçus pour une consultation par nos correspondants
locaux qui ensuite, selon le besoin, les convoquent pour
une opération lors d'une mission. Ces missions de
chirurgie réparatrice de courte durée (8 à
15 jours) sont répétées 2 à
3 fois par an pour assurer le suivi des patients et développer
les échanges avec le personnel médical local.
Retrouver un visage et beaucoup plus encore
Suite à la maladie, la plupart des enfants éprouvent
des difficultés pour s'alimenter. Très souvent
aussi, ils sont cachés par leur famille, ne vont
pas à l'école, sont rejetés par tous.
Et dans leur pays, ces opérations, très délicates,
ne peuvent être réalisées par les structures
hospitalières locales. En les opérant, les
chirurgiens leur rendent un visage et leur redonnent le
bonheur de manger, de sourire, de vivre avec les autres.
Suivi des patients
La mission de Médecins du Monde ne s'arrête
pas aux portes du bloc opératoire.
Quelques mois après le retour des patients chez eux,
les équipes partenaires de 1'Opération Sourire
vont voir leur famille pour s'informer de leur état
de santé postopératoire, procéder aux
soins utiles, et accompagner leur réintégration
sociale.
La mission "Opération Sourire" existe
depuis 1993. Aujourd'hui, une trentaine de missions sont
menées chaque année dans 12 pays d'Afrique
et d'Asie. Au-delà du noma, toutes les pathologies
défigurantes sont prises en charge par les chirurgiens
et leurs équipes : becs de lièvres, malformations,
séquelles de guerres, tumeurs.
Médecins du Monde, www.medecinsdumonde.org
62, rue Marcadet 75832 Paris cedex 18 (France)
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Santé
Maladies transmises par les aliments et par l'eau
COCCIDIOSES INTESTINALES
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PARIS, 16 juin (UPF/FPH) -
I ) ISOSPOROSE. Cette parasitose est souvent asymptomatique
ou se manifeste par une diarrhée fébrile évoluant
spontanément vers la guérison en quelques
jours ou semaines.
Chez l'immunodéprimé (SIDA, cancers), elle
se manifeste par une diarrhée profuse avec perte
de poids et d'appétit et malabsorption.
Le diagnostic se fait par l'examen des selles qui montre
la présence de coccidies.
Les parasites. Les coccidies sont présentes
dans la muqueuse de l'intestin grêle et appartiennent
à trois genres différents : Isospora belli,
Sarcocystis hominis, Cryptosporidium.
Ils sont répandus dans les zones tropicales où
l'hygiène sanitaire est faible.
Les vecteurs. L'homme s'infeste en ingérant
le parasite avec des aliments souillés et l'eau de
boisson. Une contamination entre homosexuels semble également
possible.
Le traitement. Il fait appel au Bactrim dans les
cas graves.
II) SARCOCYSTOSE. Affection cosmopolite, elle passe
inaperçue, sauf chez les sujets fragiles (diarrhée,
perte d'appétit, nausées et vomissements).
Le parasite. Les Sarcocystes parasitent le buf
et le porc. L'hôte définitif est l'homme.
Le diagnostic se fait par l'examen de selles.
Le traitement. Dans les cas graves, le Bactrim est
efficace.
III) CRYPTOSPORIDIOSE. Elle se traduit par une diarrhée
fébrile résolutive. C'est une cause fréquente
de " diarrhée du voyageur " chez l'immunodéprimé
(SIDA, cancers). La diarrhée profuse persistante
peut être mortelle.
Le diagnostic se fait par l'examen de selles.
Les parasites. Les cryptosporidies vivent
dans le milieu intestinal et sont éliminées
par les selles. Elles sont très répandues
dans le monde animal.
Les vecteurs. La transmission se fait par ingestion
des parasites par l'intermédiaire des mains sales,
de l'eau, des aliments souillés, exceptionnellement
par voie respiratoire.
La maladie est une zoonose, elle est donc fréquente
chez les fermiers et les vétérinaires.
Affection contagieuse, elle sévit chez les enfants,
dans les crèches, à l'hôpital.
La contamination peut être directe chez les homosexuels
et chez les malades atteints du SIDA.
Le traitement. Aucun traitement n'est efficace.
Seule la Spiramycine a une efficacité relative.
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Indonésie
Recrudescence de grippe aviaire
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PARIS, 16 juin (UPF/FPH) - L'identification d'un nouveau
cas de contamination humaine par le virus H5N1 porte à
six le nombre de cas mortels dans une même famille
du même élevage de poulets dans l'île
de Sumatra. Dans cette même région, on a trouvé
des porcs infectés. On émet l'hypothèse
d'une possible mutation du virus permettant sa transmission
d'homme à homme.
Après le Vietnam (49 morts), l'Indonésie fait
cas de 32 morts, sur les 123 morts connues dans le monde.
Dans ce pays à forte densité de population
(220 millions d'habitants), les villages où l'élevage
du poulet est intensif sont des foyers potentiels de l'infection.
Dans les grands villes, les marchés ne semblent pas
contrôlés par les autorités sanitaires.
Au plus haut niveau de l'Etat, on en appelle à l'Organisation
mondiale de la santé (OMS) et à l'Agence des
Nations Unies pour l'alimentation et agriculture (FAO) pour
apporter soutien financier et technique, l'Indonésie
étant très mal armée pour agir efficacement.
Il s'agit en effet de contrôler plus de 600 îles.
Le coût de l'opération a été
évalué à plus de 300 millions de dollars.
L'ombre d'une pandémie pèse sur le pays bien
qu'il n'y ait pas actuellement de preuve de mutation permettant
la transmission interhumaine du virus. (Source : Le Monde,
24.05.2006)
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Info
Santé
Ces virus exotiques
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PARIS, 16 juin (UPF/FPH) - West Nile émerge en
Amérique
Transmis par les moustiques et véhiculé par
les oiseaux, le virus West Nile a été isolé
pour la première fois en 1937. Il a depuis été
retrouvé chez l'homme ou l'animal dans divers pays,
en Afrique, au Moyen-Orient, en Inde, en Europe, et plus
récemment sur le continent américain, où
une première épidémie s'est déclarée
dans la ville de New York en 1999.
Il s'est alors répandu, surtout à partir de
2002, dans la majeure partie des états américains,
touchant près de
20 000 personnes entre 1999 et 2005. Le virus s'est également
installé au Canada et des cas isolés ont été
signalés au Mexique et dans les îles Caïman.
La cause de l'émergence originelle du virus West
Nile sur le continent américain reste mystérieuse.
A-t-il été amené par des oiseaux infectés
importés ? Par des moustiques transportés
par avion ou par des transports de marchandises ?
La seule certitude est que la souche virale américaine
est très proche génétiquement de souches
virales trouvées au Moyen-Orient.
Fièvre de Lassa : des milliers de cas en Afrique
de l'Ouest
Le virus Lassa, responsable d'une fièvre hémorragique,
a été isolé pour la première
fois en 1969, lorsque trois infirmières travaillant
au Nigeria ont été atteintes d'une maladie
alors mystérieuse. Il est aujourd'hui installé
en Afrique de l'Ouest, plus précisément au
Nigeria, en Sierra Leone, en Guinée et au Libéria,
où surviennent environ 100 à 300 000 cas par
an et de 5 à 6000 décès. Son incidence
est en augmentation à cause des troubles survenus
dans certains de ces pays et des déplacements de
population. Le réservoir naturel du virus est le
rongeur péri-domestique Mastomys natalensis.
La contamination d'homme à homme est possible, par
contact cutané ou muqueux. La fièvre de Lassa
représente aujourd'hui un problème majeur
de santé publique. En effet, s'il existe un traitement
efficace, la ribavirine, il doit être administré
très tôt après l'infection, ce qui est
rarement possible, et aucun vaccin n'est aujourd'hui disponible.
Un tiers des patients qui survivent à l'infection
présentent de graves séquelles, surdité
ou myocardite.
Fièvre de la vallée du Rift : un fléau
pour l'élevage
Dès 1911, une épidémie mystérieuse
affectant les moutons et les agneaux a été
décrite dans la vallée du Rift au Kenya. Les
épidémies se sont ensuite succédées
en Afrique de l'Est (Kenya, Afrique du Sud, Zimbabwe, Zambie,
Madagascar). Le virus a aussi été isolé
à de nombreuses reprises en Afrique de l'Ouest et
en Afrique Centrale (Sénégal, Mali, Guinée,
République Centrafricaine et Mauritanie). La fièvre
de la vallée du Rift affecte principalement les ruminants
domestiques : bovins, ovins, caprins, buffles, provoquant
des avortements et des morts chez les jeunes animaux. L'homme
est infecté occasionnellement, par piqûre d'insecte
ou contact avec des tissus d'animaux infectés, et
développe un syndrome de type grippal, avec parfois
des complications de type encéphalites ou fièvres
hémorragiques souvent mortelles. Depuis 1977, cette
maladie est devenue un problème aigu de santé
humaine avec une épizootie massive dans le delta
du Nil et plus de 600 cas humains mortels rapportés.
Le vecteur incriminé est le moustique domestique
Culex pipiens. La plus vaste épidémie
répertoriée a touché le Kenya en 1997-98
(89 000 cas humains dont 250 morts), le virus s'étant
ensuite propagé vers la Tanzanie, la Somalie, le
Yémen et l'Arabie Saoudite où en 2000, pour
la première fois, deux épizooties majeures
sont survenues en dehors du continent africain.
(Source : La lettre de l'Institut Pasteur, mai 2006,
n°53.)
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Santé
Dengue
L'Institut Pasteur pilote un programme européen
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PARIS, 16 juin (UPF/FPH) - Sorte de "grippe
tropicale" parfois mortelle, la dengue affecte 100
millions de personnes chaque année dans le monde.
Un consortium de 14 partenaires d'Europe, d'Asie et d'Amérique
Latine, dont des Instituts Pasteur du Réseau International,
nommé DENFRAME, initié et coordonné
par l'Institut Pasteur et soutenu par l'Union Européenne,
a été lancé pour mettre au point des
outils de diagnostic rapides et de moyens thérapeutiques
efficaces contre la maladie.
(Source : La lettre de l'Institut Pasteur, mai 2006,
n°53.)
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Santé
SIDA: un vaccin bientôt à l'essai
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PARIS, 16 juin (UPF/FPH) - La nécessité
d'un vaccin contre le sida peu coûteux est plus que
jamais d'actualité : aujourd'hui, plus de 95% des
personnes infectées vivent dans les pays en développement.
C'est dans cette optique que s'est développé
à l'Institut Pasteur un projet visant à élaborer
un vaccin anti-sida à partir du vaccin rougeole,
de très bas prix, et largement distribué puisqu'il
fait partie des campagnes de vaccination de l'OMS. Il consiste
à introduire dans la souche vaccinale du virus de
la rougeole deux à trois gènes du VIH. On
dispose alors d'un vaccin mixte VIH-rougeole. Il devrait
être bien toléré et avoir un bon pouvoir
protecteur, le vaccin rougeole ayant depuis longtemps prouvé
son innocuité et son efficacité. Un tel vaccin
serait essentiellement à visée pédiatrique,
la plupart des adultes étant déjà vaccinés
contre la rougeole. Développé en collaboration
avec la firme GSK, il va prochainement faire l'objet d'essais
cliniques.
(Source : La lettre de l'Institut Pasteur, mai 2006,
n°53.)
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Santé
L'émergence des virus
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PARIS, 16 juin (UPF/FPH) - De nouveaux virus ?
Les "nouveaux virus" peuvent être associés
à d'anciennes maladies, comme l'herpès virus
6 identifié en 1986 et responsable d'une maladie
de l'enfance très commune, la roséole... décrite
dès 1910 ! Et les "nouvelles" maladies
virales sont le plus souvent provoquées par d'anciens
virus... Il vaut donc mieux parler de "virus nouvellement
découverts". Il y a cependant des virus qui
proviennent de virus déjà existants dans la
nature et qui émergent, suite à des mutations
par exemple. Ce serait le cas, s'il apparaissait un nouveau
virus grippal adapté à l'homme, dérivé
du virus H5Nl de la grippe aviaire. Beaucoup de virus émergents
sont, comme les virus grippaux, des virus d'animaux ayant
franchi la barrière d'espèce pour s'adapter
à l'homme. Citons par exemple le SRAS, qui a pour
réservoir des chauve-souris fructivores et a été
transmis à l'homme par un autre animal, la civette.
L' Homme responsable ?
Toute une gamme de facteurs favorisent l'émergence
de "nouveaux virus", et en premier lieu des facteurs
humains, souvent à l'origine de modifications écologiques.
La déforestation par exemple a provoqué une
épidémie due au virus Guanarito en 1989 au
Venezuela : 104 personnes furent contaminées par
une fièvre hémorragique, dont 26 décédèrent,
les premiers cas étant survenus dans une communauté
rurale ayant entrepris de défricher une zone forestière.
La mise en eau du barrage d'Assouan en Egypte en 1970 a
favorisé la pullulation de moustiques vecteurs du
virus de la fièvre de la Vallée du Rift, entraînant
la contamination de 200.000 personnes, dont 600 décédèrent.
Les flux de population humaine sont une autre grande cause
d'émergence de virus : entre 1951 et 1953, pendant
la guerre de Corée, plus de 2000 soldats des Nations-Unies
furent atteints d'une fièvre hémorragique
avec syndrome rénal.
Ce n'est qu'en 1976 qu'on identifia le virus responsable,
"Hantaan", dont le réservoir est un rat
présent en abondance dans les rizières. L'urbanisation,
et donc la concentration de populations, est également
un facteur de risque. Enfin, et surtout !, l'intensification
de plus en plus rapide de la circulation humaine, notamment
par avion, entraîne une dissémination rapide
des virus.
Virus et météo
Les variations climatiques et les intempéries sont
également sources d'émergence de virus, comme
l'illustre le cas du virus Sin Nombre. Une abondance de
pluie et de neige au printemps 1993 dans les états
du Nouveau-Mexique, du Nevada et du Colorado aux Etats-Unis
a favorisé le développement de la souris réservoir
Peromyscus maniculatus : une production particulièrement
abondante de pignons de pin dont se nourrit cette souris
en serait à l'origine! Ces souris, devenues en une
saison dix fois plus nombreuses qu'à l'ordinaire,
ont été responsables d'une petite épidémie
de "syndrome de détresse respiratoire de l'adulte"
qui a principalement frappé les indiens Navajos de
la région.
(Source : La lettre de l'Institut Pasteur, mai 2006,
n°53.)
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Santé
Virus du Chikungunya: séquençage du génome
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PARIS, 16 juin (UPF/FPH) - Séquençage
du génome de six souches virales. Si les souches
d'arbovirus du début de l'épidémie
sont celles connues depuis 1950, il n'en est pas de même
pour les souches récentes qui sont porteuses d'une
mutation sur la protéine E1 : le virus se serait
adapté à son nouvel hôte, un moustique
originaire d'Asie, Aedes Albopictus. Ce moustique
n'a pas de cholestérol dans ses membranes cellulaires.
Or ce virus a besoin de cholestérol pour infecter
sa proie, d'où une adaptation indispensable et réussie.
De nombreux travaux sont en cours, en particulier dans le
sud de la France où des populations d'Aedes albopictus
sont présentes. Elles vont être infectées
par le virus pour tester leur potentiel de transmission
du virus. D'autres travaux menés à l'Institut
Pasteur chez la souris permettent d'étudier si le
virus infecte les cellules musculaires et s'il peut franchir
les barrières méningée et placentaire.
(Source : Marie Vergier, La Croix, 23.05.2006).
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Santé
Maladie transmise par les moustiques
Trois questions sur le Chikungunya
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PARIS, 16 juin (UPF/FPH) - Qu'est-ce que le Chikungunya
?
La maladie de Chikungunya, virus transmis à l'homme
par des moustiques, a été décrite en
Tanzanie en 1952, son nom signifiant en swahili " qui
marche courbé en avant ". Elle se manifeste
par une atteinte des articulations, des maux de tête,
des douleurs musculaires et souvent une éruption
cutanée du tronc et des membres. Des formes neurologiques
graves (méningo-encéphalites notamment) ont
été décrites à La Réunion.
La maladie de Chikungunya évolue sur un mode épidémique
dans les continents africain et asiatique. Depuis 2005,
une vaste épidémie a frappé l'Océan
Indien : elle a débuté aux Comores, touchant
ensuite Mayotte, l'île Maurice et l'île de La
Réunion, puis Madagascar et les Seychelles.
Peut-on éradiquer le virus dans l'Océan
Indien ?
Une démoustication à grande échelle
a été entreprise dans l'île de La Réunion.
Malheureusement, l'Aedes albopictus, vecteur du virus
Chikungunya à La Réunion, est un moustique
qui colonise autant les gîtes domestiques que naturels.
Des collections d'eau minimes dans les maisons ou dans les
rues (pots de fleurs, vieux pneus) et des trous d'arbres
suffisent à son développement. Il est donc
peu probable qu'on parvienne à l'éradiquer.
De plus, toute la population de l'Océan Indien n'a
pas encore été touchée par le Chikungunya,
et n'est donc pas immunisée contre la maladie. Le
virus risque donc de s'installer durablement dans la région,
provoquant des épidémies saisonnières
au gré de la multiplication des moustiques.
La France risque-t-elle d'être touchée
?
Aedes albopictus est présent en France, bien
qu'en faibles quantités, dans six communes du département
des Alpes-Maritimes. Pour éviter tout risque d'installation
en métropole des virus transmis par ce moustique,
le gouvernement a récemment mis en place un plan
national anti-dissémination Chikungunya-dengue. La
surveillance du moustique, avec notamment l'installation
de 150 nouveaux pièges pondoirs, va être renforcée
dans les zones concernées. L' Institut Pasteur fait
partie du comité de surveillance mis en place.
(Source : La lettre de l'Institut Pasteur, mai 2006,
n°53.)
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Santé
Drépanocytose: Journée du 20 mai en France
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PARIS, 16 juin (UPF/FPH) - C'est la maladie génétique
la plus répandue au monde : 25 millions de personnes,
dont plus de 20 millions rien qu'en Afrique. Environ 225
000 enfants naissent chaque année avec la maladie
dont 90% meurent avant l'âge de 5 ans.
A l'âge adulte, la maladie empêche tout travail,
car elle entraîne des douleurs importantes. C'est
une maladie des globules rouges se traduisant par une anémie
chronique, des infections à répétition
(cf. vaccinations
chez les enfants) et des attaques cérébrales
par occlusion des vaisseaux cérébraux.
La guérison n'est possible qu'avec une greffe de
moelle osseuse dont le coût avoisine les 150 000 euros.
La transfusion sanguine a une efficacité, mais le
risque de transmettre SIDA ou hépatites virales est
important.
De façon pratique, le seul traitement accessible
à tous et peu coûteux est d'adopter des mesures
d'hygiène simples, pour éviter les infections,
en attendant une solution génétique applicable
aux pays en voie de développement.
(Source : Catherine Rebuffel, La Croix, 19.05.2006).
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Info
Santé
Hémophilie: même traitement, mais plus
facile
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PARIS, 16 juin (UPF/FPH) - Cette maladie génétique
est rare et plus ou moins grave. Elle est due à la
diminution ou à l'absence dans le sang de facteurs
de coagulation (facteurs VIII ou IX). Ceci induit des hémorragies
dans les articulations et les muscles, avec des séquelles
articulaires et musculaires (fonte musculaire, destruction
des cartilages et des articulations entraînant une
diminution de l'amplitude des mouvements).
Pour prévenir ou traiter la maladie, il faut apporter
la protéine (facteurs VIII ou IX). Ce traitement
se présente sous forme d'une poudre et d'eau stérile.
En réduisant la posologie, le traitement préventif
implique seulement deux ou trois injections par semaine,
permettant de diminuer la gravité des conséquences
de l'hémophilie.
Ce traitement préventif est plus cher en tant que
consommation des facteurs, mais diminue considérablement
le nombre des hospitalisations. Une nouvelle forme, administrée
tous les dix jours est à l'étude. Les concentrés
des facteurs VIII et IX sont soit naturels soit fabriqués
par génie génétique.
Une troisième voie est la thérapie génique.
Une quatrième est la technique par saut d'exon corrigeant
la maladie génétique.
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Info
Santé
Cancers: nouveautés thérapeutiques
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PARIS, 16 juin (UPF/FPH) - Mises au point dans les années
50, les chimiothérapies conventionnelles agissent
sur les cellules cancéreuses, soit en les détruisant,
soit en les empêchant de se multiplier, mais elles
peuvent aussi s'attaquer aux cellules saines (par exemple
follicules pileux et chute des cheveux).
Le développement des thérapies moléculaires,
ciblées dans les années 2000, suscite de grands
espoirs, car celles-ci n'agissent que sur les cellules cancéreuses,
sur une cible cellulaire spécifique (par exemple
un gène favorisant la prolifération de la
tumeur). Des différences génétiques
entre les patients obligent à étudier le profil
génétique de chaque tumeur et décider
la cible à attaquer.
Il en est ainsi de l'Herceptin dans le cancer du sein, et
du Glivec dans les sarcomes digestifs et les leucémies
myéloïdes chroniques.
Plus récemment, on a testé une nouvelle famille
de médicaments qui ont une action anti-angiogénèse,
bloquant la formation des petits vaisseaux sanguins qui
irriguent la tumeur.
On associe encore chimiothérapies conventionnelles
et thérapies moléculaires ciblées,
avec l'espoir d'un traitement à la carte en fonction
des données génétiques de chaque patient.
Le cancer du poumon à un stade avancé peut
réagir au Taxotere et donner de meilleurs
chances de survie, comparé aux Vinca-alcaloïdes
(étude réalisée chez 2867 patients).
(Sources : La Croix, 5.06. et Le Figaro, 6.06.2006).
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Info
Santé
Le SIDA en chiffres
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PARIS, 2 juin (UPF/FPH) - 25 millions de morts, déjà.
40 millions de personnes infectées par le VIH.
90% dans les pays en voie de développement.
90% des enfants séropositifs sont infectés
par la mère avant la naissance.
Moins de 10% des femmes enceintes séropositives bénéficient
d'un traitement.
1 à 4 euros sur le prix des billets de transport
aérien pour les vols en classe économique
et 10 à 40 euros en classe Affaires et Première
classe. Cette " taxe Chirac " sur les vols aériens
devrait rapporter au total 200 millions d'euros.
700 millions d'euros consacrés à la maladie
en Grande-Bretagne.
8 milliards d'euros annuels, insuffisants, il en faudrait
12.
150 millions d'euros versés au Fonds mondial par
le Fondation Bill et Melinda Gates.
1,5 million de malades traités dans les pays en
voie de développement au lieu des 3 millions prévus.
10 000 euros, prix d'un an de trithéparie en 2001,
prix ramené à 1 euro par jour en 2006 grâce
aux médicaments génériques et aux âpres
discussions sur le prix des médicaments. (Source
: La Croix 31.05.06).
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Cameroun
SIDA : Nouveautés camerounaises
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PARIS, 2 juin (UPF/FPH) - Le Comité national de
lutte contre le SIDA (CNLS) a créé 87 centres
de traitement agréés ou unités de prise
en charge dans tout le pays, ce qui soulage les hôpitaux
de Yaoundé, la capitale. Actuellement, les 77 000
patients éligibles ont accès au traitement,
17 000 ont été traités en 2005. Pour
les personnes entrées en centres de dépistage,
le prix légal est de 1 000 francs CFA (1,50 euro),
pouvant aller jusqu'à 5 000 francs CFA (7,50 euros).
L'évaluation de l'éligibilité au traitement
est de 30 000 francs CFA (45 euros).
Grâce à une étude menée en 2002,
l'efficacité de la Triomune (association de trois
antirétroviraux génériques) produite
par le laboratoire indien CIPRA a été prouvée.
Ce qui a permis avec ce médicament générique
de baisser les coûts de 400 000 francs CFA (600 euros)
par mois en 2000: le traitement est aujourd'hui de 3 000
francs CFA (4,50 euros), avec des médicaments gratuits
pour les plus pauvres.
Si l'approvisionnement en traitement est correct et la création
de centres effective, se pose le problème de l'absence
de budget de fonctionnement de ces centres. (Source : La
Croix 31.05.06).
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Santé
Conseils et précautions
Le goutte à goutte
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PARIS, 31 mai (UPF/FPH) - Ou comment utiliser l'eau
au mieux quand on a la chance d'en avoir ...
A l'instigation de l'ONG " Eau vive ", le village
de Roubiré au Niger expérimente le tuyau d'arrosage
en caoutchouc percé de minuscules trous et placé
au milieu des cultures maraîchères.
En l'absence d'évaporation, on observe une grande
économie d'eau par rapport au système d'irrigation
classique dit " par gravité ", consistant
à creuser de petits canaux dont l'entretien fastidieux
revient habituellement aux enfants, les privant ainsi d'école.
La difficulté de ce nouveau système d'irrigation
est la construction d'un réservoir en hauteur qu'il
faut remplir et l'achat d'une motopompe (possible par le
micro crédit).
Cette initiative s'inscrit dans le développement
de la culture maraîchère, en particulier de
contre-saison, pour lutter contre l'insécurité
alimentaire.
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Santé
Conseils et précautions
Tabagisme passif
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PARIS, 31 mai (UPF/FPH) - Ou comment attraper le cancer
du poumon sans fumer ...
Ce fait est la justification de l'interdiction de fumer
dans les lieux publics, bientôt peut-être dans
les bars et les restaurants.
On estime à 3 000 le nombre de personnes mourant
chaque année des effets de l'inhalation passive de
la fumée du tabac.
Une personne n'ayant jamais fumé, mais vivant avec
un fumeur ou une fumeuse, a 25% de risque en plus de développer
un cancer du poumon ou une maladie cardiovasculaire.
Chaque année 2 500 personnes meurent d'une crise
cardiaque ou d'un accident vasculaire cérébral
à cause de la fumée des autres ; certaines
mort subite du nourrisson lui sont même attribuées.
- Le niveau de risque est lié à l'intensité
et à la durée d'exposition à la fumée,
plus important au domicile et dans les endroits confinés,
la voiture en particulier.
- Sur le lieu de travail, plus d'1 million de Français
sont exposés au tabagisme passif durant plus de 75%
de leur temps de travail.
- Et dans les bars, les restaurants, les discothèques,
chacun est particulièrement exposé
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Santé
Maladie transmise par l'eau
Giardiase
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PARIS, 31 mai (UPF/FPH) - Affection cosmopolite, elle se
traduit par une diarrhée explosive, aqueuse, nauséabonde
de 10 à 15 selles par jour, des douleurs abdominales
tardives, une perte d'appétit, des nausées,
des ballonnements abdominaux qui, sans traitement , durent
moins de 3 mois.
Chez l'immunodéprimé (SIDA, cancers), l'évolution
est chronique, retentissant sur l'état général
(malabsorption).
Le diagnostic se fait par l'examen de selles, éventuellement
par le tubage duodénal si l'examen de selles est
négatif.
Le parasite. Giardia intestinalis est un
parasite de l'intestin grêle, sous forme végétative
ou kystique (forme de dissémination du parasite).
L'homme semble être le principal réservoir.
Les vecteurs. La giardiase disséminée
par les selles, l'eau et les " mains sales ",
est très fréquente dans les pays tropicaux
à développement sanitaire faible ; et fréquente
dans les régions tempérées du fait
de la grande résistance des kystes. Elle est surtout
fréquente chez l'enfant ; et particulièrement
sévère chez les sujets débilités
ou atteints d'un déficit immunitaire.
Le traitement. Il fait appel au Flagyl, à
la Fasigyne ou Flagentyl et au Furoxane (suspension buvable
à usage pédiatrique).
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Santé
Maladie transmise par les aliments et par l'eau
Toxoplasmose
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PARIS, 31 mai (UPF/FPH) - Très répandue,
habituellement bénigne, elle est grave chez le ftus
(par passage à travers le placenta) et chez l'immunodéprimé.
L'ingestion de Toxoplasma gondii peut être
suivie chez l'enfant et l'adolescent, de gros ganglions,
d'une fatigue et d'une fièvre modérée
; chez le sujet immunodéprimé (SIDA, cancers),
les parasites peuvent envahir tout l'organisme, en particulier
le cerveau et être mortels. La toxoplasmose congénitale
est le résultat de la dissémination préalable
du parasite chez la femme et de la protection par les anticorps
maternels.
En cas d'atteinte précoce, on peut observer mort
in utero, avortement, séquelles neurologiques (microcéphalie,
convulsions), calcifications intracraniennes, anomalies
oculaires.
Si l'atteinte est plus tardive, troubles neurologiques.
Si elle est très tardive, la toxoplasmose généralisée
se traduit chez le nouveau-né par une jaunisse mortelle
avec gros foie et grosse rate. Les anticorps maternels limitent
l'infection du ftus. Lorsque l'immunité maternelle
cesse, une hydrocéphalie et des lésions oculaires
graves peuvent apparaître vers 3 à 6 mois.
Le diagnostic est sérologique.
Le parasite. Toxoplasma gondii se trouve
chez l'homme, les oiseaux, presque tous les mammifères,
sous deux formes : végétatives (assurant la
dissémination du parasite chez l'hôte et témoignant
d'une infestation active) et kystiques (localisées
dans les muscles, les poumons, le cerveau).
Un autre cycle évolutif ne touche que le chat qui
est infestant par ses selles.
Les vecteurs. Le principal est la viande crue ou
insuffisamment cuite du porc et surtout du mouton ; plus
accessoirement les légumes crus, l'eau de boisson
et les mains sales.
Le ftus se contamine par voie trans-placentaire.
La transmission se fait exceptionnellement par transfusions
et greffes d'organes.
Le traitement. La Rovamycine est moins efficace
que la Malocide et l'Adiazine mais atoxique. Le Fansidar
s'utilise à titre préventif.
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Santé
Maladie pulmonaire
Pneumocystose
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PARIS, 31 mai (UPF/FPH) - Cette parasitose se traduit par
une maladie pulmonaire diffuse évoluant vers l'insuffisance
respiratoire aigue.
Chez le nourrisson prématuré, elle est devenue
très rare.
Chez l'immunodéprimé non SIDA (cancers, leucémies,
greffes d'organe), elle débute par une toux sèche
et de la fièvre. L'évolution se fait vers
l'insuffisance respiratoire aigue et la mort en l'absence
de traitement.
Chez les malades atteints du SIDA, la pneumocystose très
fréquente (80% des cas) débute par une toux
et de la fièvre. L'évolution se fait sur plusieurs
mois.
Le diagnostic se fait sur la présence de P.Carinii
dans les aspirations ou le lavage bronchique.
Le parasite. Pneumocystis Carinii infecte
l'hôte par voie aérienne. La transmission d'un
individu à l'autre semble possible (épidémie
de crèche).
Très répandu chez l'animal et chez l'homme,
ce parasite est rapidement détruit par les défenses
immunitaires de l'hôte.
Chez les immunodéprimés, il peut acquérir
une virulence importante.
Le traitement. Le Bactrim est efficace, prolongé
longtemps chez les immunodéprimés (SIDA).
Le taux de survie à la maladie aigue varie de 65
à 80%. Chez les malades atteints de SIDA, l'amélioration
est plus lente. Les parasites peuvent persister longtemps
et des recherches, toujours possibles, pourront justifier
une prophylaxie par le Bactrim.
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Santé
Maladie à transmission sexuelle (MST)
Trichomonose uro-génitale
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PARIS, 31 mai (UPF/FPH) - Cette maladie sexuellement transmissible
(MST) se traduit chez l'homme par une infection de l'urètre
avec écoulement purulent, difficultés à
uriner, urines troubles ; chez la femme par des pertes jaunâtres
abondantes, une inflammation douloureuse de la vulve et
des troubles urinaires.
Le diagnostic se fait sur le prélèvement urétral
chez l'homme et sur des sécrétions vaginales
chez la femme qui mettent en évidence le Trichomonas
vaginalis.
Le parasite. Le Trichomonas vaginalis, chez
la femme, ne peut s'implanter dans le système uro-génital
que si l'imprégnation oestrogénique est suffisante.
En cas d'une diminution de cette imprégnation, T.vaginalis
peut rester dans l'arbre urinaire, expliquant les cas chez
la femme âgée.
Le vecteur. La transmission est interhumaine et
se fait par voie sexuelle.
Le traitement. Les partenaires doivent être
traités simultanément par voie générale
(Fasigyne, Naxogyn) et par voie locale chez la femme (Flagyl)
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France
Un vaccin pour la gastroentérite du nourrisson
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PARIS, 19 mai (UPF/FPH) - La gastroentérite, infection
due à des bactéries ou a des virus (les plus
fréquents étant les rotavirus) est spécialement
grave chez le nourrisson. Elle se traduit par une diarrhée
aigue, compliquée de déshydratation rapide
et sévère. Selon une étude parue dans
le Bulletin épidémiologique hebdomadaire
(n° 35), l'infection à rotavirus est responsable
chaque année en France de 160 000 diarrhées
sévères chez l'enfant de moins de 5 ans, et
de 18 000 hospitalisations. Le nombre de décès
est évalué à 9 par an et le coût
annuel de l'infection serait de 28 millions d'euros.
Deux vaccins ont été expérimentés
: le Rotateq (en pharmacie fin mai 2006) chez 70 000 nourrissons,
le Rotarix (mise sur le marché été
2006) chez 100 000 nourrissons.
Ces vaccins ont l'intérêt de diminuer les formes
sévères de l'infection et le nombre d'hospitalisations.
Le coût du vaccin est de 100 euros, actuellement
non remboursé par la Sécurité sociale.
Ce prix est exorbitant pour les pays en voie de développement.
C'est cependant là où ces vaccins seraient
utiles, car on estime à 500 000 le nombre de morts
d'enfants de moins de 5 ans dû aux gastroentérites
aigues.
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Santé
Maladie ttransmise par l'eau
Le choléra
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PARIS, 18 mai (UPF/FPH) - Le choléra est dû
à un état sanitaire déficient qui affecte
actuellement les pays les plus pauvres. Dans les régions
endémiques, telle l'Inde, les porteurs humains contaminent
l'eau qui est l'agent de transmission.
S'il existe des cas sans aucun signe, le plus souvent il
s'agit d'une diarrhée massive avec déshydratation
aigue, hypertension, choc et mort. Les selles sont "eau
de riz".
Des vomissements peuvent aggraver la déperdition
d'eau due à la diarrhée et compliquer la réhydratation.
On n'observe ni fièvre, ni douleurs abdominales.
L'agent causal est le Vibrio cholerae, qui
produit une entérotoxine puissante qui agit sur les
cellules intestinales entraînant une sécrétion
d'eau et de sel dans la lumière intestinale, ce qui
explique la diarrhée et la déshydratation.
Le vecteur est l'eau, plus rarement une contamination
interhumaine.
Le traitement est une urgence médicale comprenant
une réhydratation - d'autant plus urgente que le
malade est plus jeune - utilisant soit des sachets de sucre,
de sodium et de potassium, soit ajoutés à
l'eau 3,5g de sodium, 2,5g de NAH CO3, 1,5g de potassium
et 20g de glucose.
Dans ces cas graves, le traitement doit être fait
par voie intraveineuse. La tétracycline peut être
nécessaire dans les cas graves.
La prévention, dans les zones endémiques
(Inde, Afrique) est basée sur le maintien de la qualité
des eaux de boisson et de l'eau en général
(cuisine, lessive, bains). Le seul lavage des mains peut
diminuer la transmission familiale.
Le vaccin disponible est inefficace. En période d'épidémie,
la réhydratation précoce et intensive est
très efficace.
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Angola
L'épidémie de choléra s'amplifie
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PARIS, 12 mai (UPF/d'après La Croix)
- Déclarée il y a 3 mois, l'épidémie
de choléra
en Angola atteindrait actuellement 26.500 personnes, et
aurait déjà causé un millier de morts
au moins. Les enfants sont les plus menacés car la
déshydratation est rapide et grave.
L'épidémie a commencé
à Luanda, la capitale, où la population a
beaucoup augmenté ces trente dernières années
de guerre civile. Trois millions de personnes vivent dans
d'immenses bidonvilles où l'accès à
une eau " propre " est inconnu. Toute cette zone
se résume à un cloaque pestilentiel. Grâce
à l'organisation Médecins sans frontières
(MSF), le gouvernement va enfin débloquer 4 millions
d'euros pour lutter contre cette épidémie.
Entre temps, l'épidémie s'est propagée
à l'intérieur du pays. MSF a installé
six centres de lutte contre la maladie à Luanda et
quatre dans le reste du pays. Toutes les organisations sont
unies pour lutter contre la maladie : Unicef, OMS, Croix
Rouge, Médecins du monde, ainsi que la Communauté
européenne.
D'autres épidémies de choléra
ont eu lieu en Angola en 1987 et 1995 avec 90 000 cas entraînant
4 500 décès. Le pays était alors en
guerre. Actuellement, avec les ressources du pétrole
et des diamants, l'Angola est un des pays les plus riches
d'Afrique, mais sa population vit toujours dans la misère,
avec des salaires dérisoires.
(D'après La Croix, 4.5.06, Catherine Rebuffel).
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Santé
Hypertension artérielle chez la femme enceinte
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PARIS, 4 mai (UPF/FPH) - L'hypertension de la femme enceinte
complique actuellement 5 à 10% des grossesses en
Afrique. Affection grave, car elle reste une des premières
causes de mortalité ftale et maternelle.
Une étude a été menée à
Madagascar de janvier 1999 à décembre 2002
(J.D.C. Rasolonjatovo et collaborateurs "Médecine
et Afrique noire", 2005, tome 52, n° 2, p. 121-125)
: 49 hypertensions ont été diagnostiquées
parmi 8 224 femmes enceintes, soit une prévalence
de 0,59%.
Il existait des antécédents d'hypertension
chez 16 de ces femmes et une mort ftale in utero.
Trente femmes avaient eu une prise de décoction ou
des massages abdominaux par des tradipraticiens locaux.
La durée moyenne de la grossesse est de 33 semaines.
L'hypertension était modérée dans 49%
des cas et sévère dans 51% des cas. Les signes
de gravité étaient des troubles visuels, des
troubles de la coagulation, une pré-éclampsie
(gonflement des membres inférieurs et maladie rénale
avec albuminurie), une éclampsie (convulsions et
coma), une souffrance ftale.
On déplore 2 morts maternelles et 13 morts ftales
in utero (26%) ; 36 enfants sont vivants, dont 14 prématurés.
La tension s'est normalisée dans 30 cas dans les
suites de couches.
Ce résultat a été obtenu par le repos
strict au lit, la prescription d'anti-hypertenseurs, de
vasodilatateurs et d'aspirine, en fonction du tableau clinique.
Malgré ces traitements, l'accouchement par les voies
naturelles ou par césarienne, dès l'apparition
d'une souffrance ftale, reste la meilleure décision.
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Santé
Drépanocytose et couverture vaccinale
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PARIS, 4 mai (UPF/FPH) - La drépanocytose est la
maladie de l'hémoglobine la plus répandue
en Afrique centrale (Congo). En Côte d'Ivoire, elle
touche 12% de la population.
La fréquence des complications infectieuses et leur
gravité est la première cause de mortalité
chez l'enfant drépanocytaire. De ce fait, la vaccination
est plus large à la moyenne nationale avec le Programme
élargi de vaccination (PEV).
Une étude chez plus de 100 enfants réalisée
au CHU de Yopongou d'Abidjan (S. Dagnan et collaborateurs,
"Médecine d'Afrique noire", 2005, tome
52, n° 2, p. 69-72) a montré que la couverture
vaccinale des vaccins du PEV est excellente : 99% pour le
BCG, le DTcoque polyo, la rougeole et la fièvre jaune.
Celle des autres vaccins est moins bonne, le plus fort taux
est de 68% pour le vaccin contre le méningocoque,
il est de 36% pour l'hépatite B, de 20% pour la typhoïde,
de 40% pour le pneumocoque. Le vaccin anti-haemophilus influenza
a été administré à 12% des enfants,
chiffre ridiculement bas car l'H.influenza est la
deuxième cause de méningite purulente. Le
vaccin anti-pneumocoque est un peu plus pratiqué
que les deux précédents (40%).
Cette étude a permis de montrer que la couverture
vaccinale des enfants drépanocytaires n'est pas suffisante,
compte tenu des risques infectieux majeurs.
Il est donc urgent d'établir un programme de vaccination
spécifique intégré aux centres de soins.
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Santé
Maladie transmise par les insectes
Les Leishmanioses
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PARIS, 4 mai (UPF/FPH) -
Leishmanioses cutanées
1. Leishmaniose de l'Ancien monde
La forme humide de leishmaniose (due à Leishmania
major) touche l'homme en milieu rural en Asie Centrale,
Afrique de l'Ouest et Afrique du Nord.
Les réservoirs sont les rongeurs sauvages.
La forme sèche (due à Leishmania tropica)
touche l'homme en zone urbaine en Asie Centrale et dans
le Bassin méditerranéen.
Les lésions ulcérées siègent
sur les parties découvertes. Elles sont creusantes,
recouvertes d'une croûte épaisse et prurigineuse.
La guérison se fait spontanément, même
en l'absence de traitement.
Le diagnostic se fait par la recherche de parasites au
bord de l'ulcération.
2. Leishmaniose du Nouveau monde
La leishmaniose forestière américaine (due
à Leishmania braziliensis) touche les habitants
des zones forestières du Nord-est du Brésil.
L'homme est un hôte accidentel, les réservoirs
sont des bêtes sauvages.
La pustule initiale s'ulcère avec un fond saignant
facilement, des ganglions et, dans 80% des cas, des localisations
à distance sur les muqueuses orale, nasale et pharyngée.
Les parasites sont rares dans les lésions.
Le pian bois (dû à L.braziliensis guyanensis)
touche la Guyane et le nord du Brésil.
L'aspect est le même, mais les localisations à
distance sont seulement cutanées.
La leishmaniose péruvienne (due à L.peruviana)
touche les enfants de 10 à 14 ans au Pérou.
Le réservoir est le chien.
Les leishmanioses du groupe L.mexicana se trouvent
au Mexique, au Guatemala, au Honduras, au Venezuela.
Les lésions sont cutanées sur les parties
hautes du corps, notamment à l'oreille.
Le vecteur est le Phlébotome
Le traitement le plus efficace est la Glucantime
et la Fongizone pour L.braziliensis.
Leishmanioses viscérales
1. Leishmaniose du bassin méditerranéen
Elle atteint surtout les enfants.
Le réservoir du parasite est le chien.
Elle associe fièvre, anémie, grosse rate,
ganglions, gros foie, diarrhée. Les examens biologiques
montrent une anémie sévère, une vitesse
de sédimentation très élevée
et une augmentation des gammaglobulines.
Le parasite est présent dans la moelle osseuse
et les ganglions.
Sans traitement, la maladie est mortelle.
2. Kala-Azar indien
Il frappe les adultes. On ne connaît pas de réservoir
animal.
Les signes sont les mêmes que pour les leishmanioses
du Bassin méditerranéen (voir ci-dessus).
L'apparition de masses molles et indolores sur le tronc
et la face sont des lésions post-kala-azar riches
en parasites et résistantes au traitement.
La présence de parasites dans le sang est fréquente.
3. Autres foyers
Il existe des foyers chinois (atteint les enfants ; réservoir
: le chien ; gangrène de la bouche), est-africain
(atteint enfants et adultes ; réservoir : carnivores
sauvages) et sud-américain (atteint les enfants ;
réservoir : chiens et carnivores sauvages).
Le parasite, Leishmania donovani vit et se
multiplie dans les viscères et dans la peau.
Les réservoirs sont l'homme et le chien.
Le vecteur. Le Phlébotome a une activité
surtout nocturne, toute l'année dans les pays tropicaux,
en été dans les pays tempérés.
La femelle seule se nourrit de sang et la contamination
s'effectue par piqûre d'un phlébotome infesté.
Le traitement fait appel à la Glucantime
ou à la Lomidine.
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Santé
Maladie transmise par les insectes
Paludisme (Malaria)
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PARIS, 4 mai (UPF/FPH) - Maladies transmises par les insectes
: le paludisme ou malaria.
Il atteint 107 pays, en Afrique, en Asie et en Amérique
Latine. Plus d'1,8 milliard de personnes sont exposées
à la maladie.
Les signes, liés à l'invasion des globules
rouges par le parasite, sont : fièvre, anémie,
gros foie et grosse rate.
La multiplication massive du parasite peut entraîner
l'accès pernicieux, à craindre devant une
fièvre dépassant 40°, délire, désorientation,
forte anémie, diminution des plaquettes sanguines.
Installé, c'est un coma fébrile, avec convulsions,
signes de méningite, perte ou exagération
du tonus musculaire, anémie, atteinte rénale.
Les parasites. Ce sont les plasmodiums. L'homme
en est le seul réservoir.
- P.falciparum, le plus redoutable, est à
l'origine des complications les plus graves. Il sévit
toute l'année dans les régions tropicales,
plus encore à la saison des pluies.
- P.vivax et P.ovale sont responsables de
la fièvre tierce bénigne.
- P.malariae est présent en Afrique et en
Asie, responsable d'atteinte rénale sévère.
Le vecteur. La contamination se fait par piqûre
d'anophèle femelle (moustique) infectée, et
aussi par transfusion sanguine et seringues (drogués).
Le diagnostic se fait par frottis de sang et goutte
épaisse qui met en évidence le parasite.
La prophylaxie est difficile du fait de l'augmentation
de la fréquence des résistances aux médicaments.
Le traitement de l'accès palustre est la
Chloroquine ; en cas de résistance : Fansidar ou
Lariam.
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Santé
Maladie transmise par les insectes
Cécité des rivières (Onchocercose)
L'Onchocerciasis Control Programme (OCP)
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PARIS, 24 avr (UPF/FPH) - La maladie débute par
des lésions de la peau et des démangeaisons
traduisant l'envahissement de la peau par le parasite ;
puis on observe des atteintes du système lymphatique,
gros ganglions, éléphantiasis des organes
génitaux. Plus graves, les lésions oculaires
peuvent aller jusqu'à la cécité.
Le parasite. Le parasite onchocerca volvulus
est responsable de la maladie : la femelle adulte (macrofilaire),
de 40 à 45 cm de long, se loge sous la peau du sujet
parasité en formant des nodules. Elle pond dans la
peau des millions d'embryons microscopiques, les microfilaires
qui se répandent dans le corps humain et sont responsables
de la diversité des signes de la maladie.
Le vecteur. De petites mouches, les simulies, transmettent
les microfilaires d'un individu à l'autre à
l'occasion d'un repas de sang. Les femelles pondent dans
les eaux courantes des rivières d'où émergent
les adultes en 8 à 12 jours.
Les simulies peuvent vivre jusqu'à 4 semaines et
voler sur plusieurs centaines de kilomètres.
Le traitement. Il associe les insecticides en pulvérisation
aérienne sur les gîtes larvaires et le traitement
par l'ivermectine qui réduit le nombre de microfilaires
et le risque d'apparition des lésions oculaires.
L'Onchocerciasis Control Programme
(OCP)
L'OCP a vu le jour il y a une trentaine d'années
dans les pays d'Afrique de l'Ouest sous le parrainage de
l'USAID, l'OMS, la Banque mondiale, les bailleurs de fonds.
Le Programme a commencé à fonctionner en
1974 avec 7 pays et des aires d'extension à l'est
et à l'ouest dès 1986. Le Programme a concerné
10 millions de personnes dont 100 000 atteintes de lésions
oculaires graves et 95 000 personnes aveugles en 1974.
En 1986, la population couverte a atteint 30 millions de
personnes.
Actuellement, le nombre de personnes infectées dans
l'aire initiale du Programme est pratiquement nul, et la
lutte anti-vectorielle a presque cessé.
Dans les aires d'extension, l'éradication sera plus
longue, en dépit des opérations de destruction
des larves.
Si au milieu des années 80, le Programme employait
800 membres du personnel OMS, ils n'étaient plus
que 200 en 1994, et 600 personnes sont employées
au niveau national.
98% de ce personnel est constitué de ressortissants
de pays africains.
Les opérations de lutte
Elles ont consisté en :
- Une interruption de la transmission par les insecticides.
Elle s'effectue par des pulvérisations aériennes
d'insecticides sur les gîtes larvaires des simulies
(mouches vecteurs de la maldie) dans les cours d'eau afin
de tuer les larves et ceci sur des périodes de plusieurs
années.
- Le traitement médicamenteux par l'ivermectine
tue les microfilaires (agents de la maladie). Administré
par voie orale une fois par an, il ramène la charge
de microfilaires à un niveau suffisamment bas pour
réduire nettement le risque d'apparition de lésions
oculaires.
- La lutte anti-vectorielle et la distribution d'ivermectine
associées permettent seules une prévention
pratique immédiate.
Les résultats sont là
Neuf millions d'enfants nés depuis le début
du programme en 1974 ont échappé au risque
de devenir aveugle.
90 millions de personnes ont été protégées
contre la maladie.
100 000 contre la cécité.
1,350 million ont cessé d'être infestés.
Les répercussions économiques sont tangibles
:
Le repeuplement des zones fertiles le long des cours d'eau
produira de quoi nourrir 17 millions d'individus ; et la
construction de routes, de puits, d'écoles et de
dispensaires doivent améliorer le quotidien des populations.
Pour l'avenir
Une coopération sanitaire entre les pays concernés
est indispensable. Elle permettra la détection des
cas de transmission éventuelle et l'utilisation des
insecticides par roulement. Et en plus, la construction
d'un modèle de prévision de la transmission
commun aidera à la décision en matière
de diagnostic et de traitement.
Pays participants. Bénin, Burkina Faso, Côte
d'Ivoire, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Mali,
Niger, Sénégal, Sierra Leone, Togo.
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Santé
Santé diabète Mali
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PARIS, 24 avr (UPF/FPH) - www.santediabetemali.org
Le diabète est classiquement une maladie des pays
développés, du fait d'un régime alimentaire
trop riche. Or l'OMS prévoit que la majorité
des diabétiques dans une vingtaine d'années
vivra dans les pays en développement. Comment
expliquer cela ?
Outre les facteurs génétiques, le surpoids
est la cause majeure du diabète au Mali. Ce pays
est passé de l'univers agricole à un mode
de vie urbain sédentaire, entraînant évidemment
un changement de régime alimentaire.
Des facteurs culturels favorisent l'embonpoint chez les
hommes et la prise de poids volontaire chez les femmes.
Celles-ci se doivent de grossir après leur mariage.
Et de deux maux, elles choisissent le moindre : plutôt
que de mourir socialement si elles restent sveltes, elles
préfèrent mourir rapidement du diabète.
A Bamako, la prévalence du diabète dépasse
les 2%. Il représente la deuxième cause d'hospitalisation
et comporte une mortalité importante, surtout chez
l'enfant.
Faute de moyens humains et médicamenteux, faute
de formation du personnel médical, la survenue de
complications est la règle, affectant les yeux, les
vaisseaux et les reins.
Le coût du traitement, compte tenu des conditions
économiques du Mali, est un obstacle évident.
Depuis 2001, l'association "
Santé Diabète Mali " a pu apporter
à ce pays les médicaments génériques
(à coût divisé par 4) et constituer
un réseau de médecins compétents dans
tout le pays.
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au sommaire Infos Santé
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Guyane
Trois enfants morts de la dengue
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PARIS, 19 avr (UPF) - Le ministre français de la
Santé, Xavier Bertrand se rend aujourd'hui dans le
département de Guyane où une épidémie
de dengue a tué depuis mars trois enfants de sept
mois, cinq et six ans. L'épidémie amorcée
en décembre 2005 a touché près d'un
millier de personnes. Jugée stabilisée ces
dernières semaines, elle pourrait s'aggraver en mai
avec la reprise des pluies, s'inquiète la direction
départementale de la Santé.
Les cas de dengue, maladie infectieuse due à un
virus transmis à l'homme par la piqûre du moustique
Aedes egypti, ont fortement augmenté dans le monde.
Il n'existe aucun vaccin contre cette maladie surnommée
fièvre rouge, qui touche chaque année 300
millions de personnes, notamment en Asie du Sud-est et dans
les Caraïbes. La dengue hémorragique qui provoque
des hémorragies cutanées, viscérales
et digestives peut entraîner la mort.
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Fondation pour la Promotion de l'Homme
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Info
Santé
Questions-réponses sur
la grippe aviaire
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PARIS, 7 avr (UPF/FPH) - D'après La Croix,
Dossier spécial sur la grippe aviaire, www.la-croix.com
La situation au Nigeria est-elle inquiétante
?
- Oui, car la mobilité des gens et des volailles
permet au virus de se répandre. Pour S. Domenech
de la FAO (Organisation pour l'agriculture et l'alimentation
de l'ONU), seule la vaccination massive, mais coûteuse,
permettrait de stopper la propagation du virus.
Oui, car on a recensé de nouveaux cas, dans trois
états voisins. Ainsi, sept foyers ont été
identifiés.
- Non, car des dizaines de milliers de volailles ont été
abattues, incinérées, enterrées et
qu'un projet de prévention est ressorti d'une rencontre
d'experts africains.
Non, car en cas de détection du virus, l'organe régional
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