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Adoption de la "taxe sida" sur le transport aérien

PARIS, 3 août (UPF) - Le Mali applique la taxe Unitaid de solidarité sur les billets d’avion destinée à financer l'achat de médicaments pour les malades du sida,du paludisme et de la tuberculose. Cette taxe, de 500 à 7.000 francs CFA selon le billet, est destinée au financement de la Facilité internationale d’achat de médicaments (UNITAID), un organisme qui tente de rendre les médicaments accessibles dans les pays du Sud. Le Mali a bénéficié pour sa part d’un milliard de francs CFA (2 millions de dollars) de financements d'Unitaid en 2007.

La taxe Unitaid, créée en 2006 à l'initiative de la France et du Brésil, a été adoptée par 42 pays souscripteurs. En marge du 24e sommet Afrique-France à Cannes en février 2007, 18 pays africains ont rejoint cette centrale d'achat, dont 15 membres de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF): Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Congo, Côte d'Ivoire, Gabon, Madagascar, Mali, Maroc, Maurice, Niger, République centrafricaine, Sénégal, Sao Tomé et Principe et Togo. Les trois autres sont l'Afrique du Sud, le Libéria et la Namibie.

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Fondation pour la Promotion de l'Homme

Info Santé

Anticorps contre la grippe aviaire

PARIS, 19 juin (UPF/FPH) - Les virologistes de l'Institut suisse de recherche en biomédecine de Bellinzona ont utilisé du sang de patients infectés par le virus H5N1 et ayant survécu. Les anticorps obtenus ont été injectés à des souris infectées par le virus : 58 souris sur 60 ont survécu. La charge virale était dix fois moins grande dans le poumon et l'infection ne s'est pas propagée aux autres organes. A la différence du vaccin (qui donne une immunité permanente, mais demande des semaines ou des mois pour agir), les anticorps agissent immédiatement, sont relativement faciles à fabriquer, mais la protection ne dure que quelques mois. La mise au point d'un médicament à base d'anticorps devrait demander 3 à 4 ans. (Source La Croix, mai 2007).

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Info Santé

Résurgence de la peste

PARIS, 19 juin (UPF/FPH) - Avec 40 000 cas ces quinze dernières années, la peste est considérée comme une maladie réémergente par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). L'Institut Pasteur vient de livrer les conclusions de deux projets menés sur cette pathologie. Pourquoi le bacille de la peste est-il si pathogène ? L'équipe d'Élisabeth Carniel, responsable de l'unité des Yersinia, a apporté un élément de réponse : il aurait été infecté, voilà plus de 7500 ans, par un virus bactérien, ou " phage ". Intégré dans le génome du bacille, le virus lui aurait apporté des avantages sélectifs. Les chercheurs de l'institut Pasteur vont maintenant s'attacher à comprendre les mécanismes d'accroissement de la virulence de la bactérie. L'enjeu est de tracer de nouvelles pistes pour la mise au point de moyens de lutte contre la peste.

En l'absence de vaccin fiable et efficace, les antibiotiques représentent la seule ressource pour traiter la maladie. La découverte en 1995 d'une souche résistant aux médicaments chez un patient de Madagascar avait été interprétée comme un signal d'alarme. Un niveau supplémentaire vient d'être franchi dans l'échelle du risque : l'équipe d'Élisabeth Carniel, associée à des chercheurs américains, a révélé que la molécule d'ADN conférant sa résistance à la souche malgache était très répandue chez des bactéries d'origine alimentaire. La crainte est désormais que d'autres souches de Yersinia pestis acquièrent cette molécule, ce qui représenterait une menace majeure en terme de santé publique. (Source La lettre de l'institut Pasteur n° 57, mai 2007).


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Info Santé

Nouveaux médicaments anti-SIDA pour le Sud

PARIS, 30 mai (UPF/FPH) - La Fondation Clinton et UNITAID ont trouvé un accord avec les deux firmes pharmaceutiques indiennes CIPLA et MATRIX, pour le développement de génériques anti-rétroviraux dans les Pays du Sud.

La baisse du prix de ces médicaments sera de 25 % à 30%. Les approvisionnements en médicaments se feront dès juillet prochain avec une première tranche de 90 millions d'euros fournis part UNITAID. Les laboratoires concernés ont vu leur intérêt, ce projet leur assurant un débouché permanent pour leurs produits. (Source La Croix 10.05.07).

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Vietnam

La grippe aviaire progresse encore

PARIS, 30 mai (UPF) -Le virus H5N1 a été détecté en tout dans 9 provinces du pays, avec l'apparition d'un nouveau foyer dans le nord, et le constat d'un cas de contamination d'un homme de 30 ans qui a été hospitalisé à Hanoi.

Par ailleurs, dans la province de Ninh Binh, au sud de Hanoï, 2.000 volailles viennent d'être abattues suite à la découverte de 250 canards et poulets morts dans un élevage, selon le ministère de l'Agriculture.

Le Vietnam, l'un des pays les plus touchés par la grippe aviaire qui a entraîné la mort de 42 personnes dans le pays entre 2003 et 2005, n'avait pas enregistré de cas humain de contamination depuis novembre 2005.

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Afrique

Un réseau de santé publique en création

PARIS, 24 mai (UPF) - Plusieurs responsables internationaux de santé publique ont étudié la création d'un réseau d'associations de santé publique (ASP) en Afrique francophone et dressé un plan d'action lors d'un atelier régional réuni les 27 et 28 avril 2007 à Ouagadougou (Burkina Faso). Des représentants d'associations nationales de santé publique du Burkina Faso, du Cameroun, du Congo, de Côte d'Ivoire, du Mali, du Niger et du Tchad ont participé à cette réunion. La mise en pplace de ce réseau devrait permettre à l'Afrique francophone de rattraper son retard sur l'organisation des Etats anglophones en matière de santé publique, selon la presse régionale.

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Grippe aviaire: vaccin anti - H5N1

PARIS, 22 mai (UPF/FPH) - La FDA américaine (Food and Drug Administration), agence fédérale américaine du médicament, a homologué le vaccin humain contre la grippe aviaire de Sanofi-Pasteur. Il s'agit d'un vaccin "prépandémique", plateforme commune à plusieurs souches humaines du virus H5N1 provenant du Vietnam et d'Indonésie. D'après une étude de l'Institut national américain contre l'allergie et les maladies infectieuses (le National Institute of Allergy and Infectionus Diseases), réalisée en 2005, il a été démontré que le vaccin a été bien toléré et entraînait une réponse immunitaire contre le virus H5N1, avec des effets secondaires bénins.

Le vaccin, fabriqué chez Sanofi-Pasteur USA, ne sera pas commercialisé par la firme, mais vendu au gouvernement américain qui prévoit d'en stocker pour 20 millions de personnes.

Aucun cas mortel de la grippe aviaire n'a été diagnostiqué aux Etats-Unis, mais sur les 300 personnes infectées dans le monde, plus de la moitié sont mortes. Ce vaccin est le seul actuellement sur le marché. (Source La Croix 19.04.07).

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Nouvelle Calédonie, menace d'épidémie de dengue

PARIS, 22 mai (UPF/FPH) - - En quelques jours, on a recensé quatre cas de dengue en Nouvelle Calédonie. Des pulvérisations d'insecticides ont été effectuées dans le quartier des quatre malades. Cette mesure préventive s'est accompagnée d'une demande à la population de détruire les gîtes larvaires et d'utiliser des lotions répulsives.

Les mesures préventives ont un énorme intérêt, dès l'instant qu'il n'existe ni traitement, ni vaccin contre la dengue, et que les formes hémorragiques de la maladie sont mortelles. (Source La Croix 23.04.07).

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Réchauffement climatique et risques de pandémies

PARIS, 22 mai (UPF/FPH) - Le lien entre le réchauffement climatique et le Chikungunya a été évoqué, de même que pour la dengue et le paludisme. Qu'en est-il vraiment ?
Selon le récent rapport du Groupe d'experts intergouvernemental de l'évolution du climat (GIEC), " les projections des changements climatiques affecteront probablement l'état de santé des populations particulièrement celles à faible capacité d'adaptation ".

En ce qui concerne la dengue, en 1990, près de 30% de la population mondiale vivaient dans une région où le risque de transmission de la maladie était de 50%. En 2085, avec les modifications touchant les populations et le climat, plus de 50% de la population mondiale seront exposés au risque de dengue, contre 35%, si le climat ne se modifiait pas.

Pour le paludisme, un constat : il s'est développé à Nairobi au Kenya, alors que cette ville est située à 1600 mètres d'altitude. Ce fait est-il imputable au réchauffement, à l'insuffisance des campagnes de démoustication, aux résistances des moustiques aux insecticides ou aux mouvements de population ? La différenciation est impossible.

Comme l'explique P. Reiter de l'Institut Pasteur, " le virus ou le parasite, le vecteur et l'homme, un éventuel réservoir animal, forment un système complexe où les interactions sont nombreuses et les équilibres instables. Tous s'accordent sur le fait que les activités humaines ont des répercussions sur les maladies infectieuses transmises par les vecteurs. Les modifications du climat ne sont pas l'unique paramètre. " (Source Le Monde 20.04.07).

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SIDA dans les pays en voie de développement

PARIS, 22 mai (UPF/FPH) - D'après un rapport publié le 17 avril 2007 par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'ONU Sida et l'Unicef, près de 700.000 malades ont reçu un traitement pour la première fois. Fin 2006, on estimait à 2,015 millions (sur 7,1 millions de personnes qui en auraient besoin) le nombre de personnes traitées, soit un tiers.

Le pourcentage des personnes traitées est plus faible actuellement en Asie, Europe orientale et Afrique du Nord que dans l'Afrique subsaharienne.

Ces progrès sont liés à deux programmes pour l'Afrique : le plan d'urgence du président des Etats-Unis et le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme qui finance l'accès au traitement de 1,2 million de personnes. En ce qui concerne les enfants atteints de Sida, seuls 15% sont traités.

Pour l'avenir, la prévention de la transmission de la mère à l'enfant est le moyen de prévention le plus simple, la généralisation des services de conseil et de dépistage doit être renforcée et la circoncision devrait réduire le risque d'infection au VIH. (Sources La Croix 18.04.07 et 29.03.07 ; Le Monde 18.04.07).

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Le moustique : une merveille de l'évolution

PARIS, 13 avril (UPF/FPH) - Déjà, il y a 150 millions d'années, les trois genres de moustique étaient connus. Aujourd'hui : Aedes (dengue, chikungunia, fièvre jaune), Culex (virus du Nil, filariose ou elephantiasis) et Anophèle (paludisme). Ces insectes, leurs oeufs et leurs larves s'adaptent à des conditions extrêmes : dessiccation, sécheresse, froid.

Si on les traque avec des insecticides chimiques ou biologiques, on produira des mutants résistant aux traitements, seuls à se reproduire et à générer de nouvelles populations souvent multirésistantes.

La destruction massive étant impossible, il faut ruser : traquer jusqu'aux minuscules points d'eau, remplir les plans d'eau de poissons et de libellules qui se nourrissent des larves. (Source La Croix 18.07.06).

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Soutien à la vaccination dans les Pays du Sud

PARIS, 13 avril (UPF/FPH) - L'IFFIm (Facilité internationale de financement pour la vaccination) est destiné à accélérer la disponibilité de fonds pour des programmes de vaccination par le biais de l'Alliance GAVI (Alliance internationale pour les vaccins et l'immunisation).

Principe: les pays riches émettent des bons du Trésor; l'argent recueilli est versé aux pays les plus pauvres tandis que les pays riches remboursent cet argent sur 20 ans. Ainsi les pays pauvres ne dépendent plus des irrégularités des pays donateurs et ont de meilleures conditions de prêts.

Une taxe sur les billets d'avion finance la lutte contre le Sida. Et une centrale d'achat de médicaments à faible coût - Unitaid - a été fondée avec la participation de 44 pays et financée par le Royaume Uni, la France, l'Italie, l'Espagne, la Norvège et la Suède. Ces fonds seront utilisés pour la vaccination contre la rougeole et le tétanos, voire la polio si la maladie réapparaît. (Source La Croix, 13.10.06).

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Paludisme : découverte du mécanisme d'action

PARIS, 13 avril (UPF/FPH) - Découverte du mécanisme d'action du Plasmodium par une équipe de l'Institut Pasteur. Celle-ci a mis en évidence un mécanisme subtil utilisé par le parasite responsable du paludisme pour échapper à la vigilance de notre système immunitaire. Grâce à des techniques d'imagerie très sophistiquées élaborées dans leur laboratoire ces dernières années, les chercheurs de Pasteur ont découvert que le parasite, après s'être multiplié dans les cellules du foie, se cache dans des structures issues des cellules infectées pour aller envahir les globules rouges du sang. Il parvient ainsi à déjouer nos défenses immunitaires et à détruire les cellules sanguines, provoquant de fortes fièvres souvent accompagnées de sueurs et de frissons ("accès palustre"), qui peuvent être mortelles.

Cette découverte est primordiale car elle ouvre la voie à la mise au point de nouveaux traitements contre la maladie parasitaire la plus fréquente et la plus meurtrière du monde. Les médicaments préventifs et thérapeutiques utilisés actuellement, sont efficaces pour protéger à court terme mais ils sont trop toxiques pour être régulièrement utilisés par les habitants des zones les plus exposées.
Surtout, de plus en plus de parasites responsables du paludisme apprennent à résister aux traitements actuels.

La découverte récente de l'équipe de l'Institut Pasteur, va permettre aux chercheurs d'élaborer un nouveau type de traitement agissant à un stade précoce de l'infection, avant que le parasite détruise les globules rouges. Et d'autre part, plusieurs préparations vaccinales sont actuellement en cours d'essai. (Source Institut Pasteur, www.pasteur.fr).

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La lèpre : fléau toujours d'actualité

PARIS, 12 avril (UPF/FPH) - L'Ordre de Malte se mobilise pour dépister et soigner les malades, lutter contre les séquelles invalidantes, former des spécialistes locaux et lutter contre l'exclusion sociale: scolarisation des enfants, accueil des adultes et des personnes âgées.

La lèpre est une maladie infectieuse provoquée par Mycobacterium leprae, proche du bacille de Koch de la tuberculose. Elle se transmet par les voies respiratoires et plus rarement par contact cutané. Son évolution est lente : 5 ans avant l'apparition des symptômes cutanés pendant lesquels la maladie est contagieuse.

Les premiers signes sont cutanés (taches sur la peau), puis les nerfs, les yeux et les membres sont progressivement atteints. Devenus insensibles, ils font courir des risques de blessures et de brûlures qui peuvent conduire à l'amputation. Incapable de travailler, rejeté par son milieu par crainte de la contagion, le lépreux est mis au ban de la société.

Il y a pourtant un traitement efficace à base de trois antibiotiques (Dapsone, Clofazinine, Rifampicine). Si le traitement est correctement suivi, la guérison est obtenue (le malade n'est plus contagieux 48 heures après la première prise) en 6 mois à 2 ans de traitement régulier. A un stade tardif, le traitement n'a plus d'efficacité et malgré ces traitements efficaces, près de 30.000 nouveaux cas de lèpre ont été détectés en 2005 dans 14 pays pauvres d'Afrique, d'Asie et d'Amérique Latine. (Source Ordre de Malte www.ordredemaltefrancce.org).

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Tuberculose et dengue en Indonésie

PARIS, 12 avril (UPF/FPH) - Forte de 230 millions d'habitants, l'Indonésie est le troisième pays sur la liste des 22 fortement touchés par la tuberculose. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), il y a eu 540.000 nouveaux cas en 2004 et 150.000 décès. La lutte contre la maladie est rendue difficile par la mauvaise formation des personnels soignants, l'insuffisance des laboratoires de biologie, la mauvaise distribution des médicaments, l'insuffisance et l'inobservance du traitement.

Pour améliorer cet état de choses, la société Novartis a construit un laboratoire ultramoderne de microbiologie voué au dépistage du bacille de Koch. Actuellement, le dépistage de la maladie se fait par la mesure de la capacité respiratoire, qui renseigne sur l'état des poumons, et en cas de doute, est confirmé par une radiographie.

La dengue, pathologie virale transmise par les moustiques, se manifeste par des pics épidémiques tous les 4-5 ans. En 2005, on a décompté plus de 80.000 cas, dont 1.100 mortels. Il n'existe pas de traitement antiviral et les vaccins semblent problématiques. Toutefois un nouveau test, reposant sur le comptage des globules blancs permet de poser le diagnostic de dengue, et de nouveaux médicaments sont en recherche et développement. Car les causes de ces épidémies - trop rapide urbanisation, approvisionnement inadéquat en eau, migrations croissantes de populations, résistance des moustiques aux insecticides - ne sont, elles, pas prêtes de s'améliorer. (Source La Croix, 6.02.07).

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Pourquoi la tuberculose échappe aux antibiotiques

PARIS, 12 avril (UPF/FPH) - Pourquoi le bacille de Koch, de la tuberculose échappe aux traitements antibiotiques divers ? La tuberculose en chiffres : 7,4 millions de malades et 2 millions de morts par an. Comment certains patients ne sont-ils pas directement malades et comment développent-ils une tuberculose extra-pulmonaire des années plus tard ? Où donc se réfugie le bacille de Koch pour échapper aux traitements antibiotiques ?

L'unité de génétique mycobactérienne de l'Institutu Pasteur vient de découvrir la "cachette" de Mycobacterium tuberculosis : celui-ci se cache à l'état dormant dans les cellules adipeuses de l'organisme. ces travaux permettent de comprendre comment des sujets à tests tuberculiniques positifs peuvent développer une tuberculose d'autres organes.
Pourquoi l'isoniazide à titre préventif ne protège pas de la maladie.
Chez les malades atteints du Sida, la double infection a des conséquences dramatiques, la progression du VIH favorisant la progression du bacille de Koch.

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Tuberculose : le rapport de l'OMS

PARIS, 12 avril (UPF/FPH) - En 2005, on a recensé 8,8 millions de nouveaux cas de tuberculose, dont environ le tiers en Afrique. Elle a provoqué 1,6 million de décès, ceci est encore aggravé par l'association au Sida. Près de 200.000 malades du Sida, pour la plupart en Afrique, sont morts de tuberculose en 2005.

La maladie se propage par voie pulmonaire, une personne atteinte, en toussant et crachant, peut en infecter 10 à 15 autres. La maladie est donc très contagieuse. Le traitement, bien codifié, est malheureusement mal administré et mal suivi, permettant l'émergence de souches multirésistantes.

Aussi, la maladie se développe, les résistances aux traitements augmentent, et l'investissement pour de nouvelles molécules demeure problématique. (Sources La Croix 23.03.07 et Le Figaro 24-25.03.07).

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Tuberculose : que proposer ?

PARIS, 12 avril (UPF/FPH) - Le BCG protège bien les jeunes enfants contre les formes graves de tuberculose, mais ce vaccin a ses limites : la protection n'excède pas 50% chez l'adulte. Un nouveau vaccin est donc nécessaire.

Ceci semble en bonne voie puisque l'institut de Saragosse et l'Institut Pasteur ont récemment permis de montrer que l'inactivation d'un gène unique du bacille de Koch donne naissance à une souche plus atténuée de celle du bacille de Koch et confère une meilleure protection contre la maladie. De là, il serait bientôt possible d'obtenir des vaccins plus faciles à produire, plus performants et moins chers.

Le diagnostic. Grâce à une technique génétique on peut identifier la bactérie avec un fragment spécifique de son chromosome (celle-ci est loin des zones d'endémie).

Le traitement. Il associe plusieurs antibiotiques ce qui fait que les traitements sont mal suivis, les prescriptions inadaptées et les difficultés d'approvisionnement en médicaments entraînent des résistances aux antibiotiques.

La multirésistance : une préoccupation, notamment en Afrique du Sud, pour la Rifampicine et l'Isoniazide, et dans les régions où sévissent le Sida et les déplacements de populations.

Si aucune amélioration n'est apportée dans le contrôle de l'infection, un milliard de personnes seront infectées en 2020, 200 millions développeront la maladie, et 35 millions en mourront. (Source La lettre de l'Institut Pasteur, février 2007).

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Grippe aviaire : récapitulatif

PARIS, 12 avril (UPF/FPH) - Le virus de la grippe aviaire H5N1 a été repéré pour la première fois à Hong Kong en 1997 : 6 décès. Réapparu en Asie en 2003, on a recensé 269 cas, dont 163 décès. Le nombre de foyers est en diminution, 4.500 dans 20 à 30 pays en janvier 2006, 18 pays actuellement.

Les mesures consistent en vaccination dans les petits élevages isolés ou en abattages systématiques dans les fermes contaminées, mise en oeuvre du vide sanitaire et interdiction de pénétrer dans les bâtiments.

Le risque d'une pandémie est fondé sur une possible humanisation de l'actuel virus H5N1 Cela pourrait arriver si ce virus animal venait contaminer une personne déjà atteinte d'une grippe classique. Il pourrait se produire une recombinaison génétique provoquant l'émergence d'une nouveau virus grippal, transmissible d'un homme à l'autre.

Il existe actuellement un vaccin prépandémique et deux médicaments ont une certaine efficacité, le Tamiflu et le Relenza, à condition d'être administrés moins de 48 heures après l'apparition des symptômes. (Source La Croix 30.01.07).

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Le NOMA

PARIS, 12 avril (UPF/FPH) - Cette maladie liée à la malnutrition et à la pauvreté, débute par une simple lésion dans la bouche, mais son évolution est foudroyante. En quelques semaines, la gangrène s'étend, dévorant les joues, le nez, le visage. Quand ils ne sont pas décédés, les patients atteints sont atrocement défigurés. très souvent, après la cicatrisation, les mâchoires sont bloquées rendant l'alimentation difficile.

Le NOMA s'étend du fait de la progression des famines en Afrique subsaharienne. Des missions de Médecins du monde sont organisées dans ces pays pour redonner un visage aux enfants défigurés (NOMA, brûlures, becs de lièvre), la chirurgie réparatrice locale étant inexistante. (Source Médecins du monde, juin 2006. www.medecinsdumonde.org).

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Le saturnisme : intoxication au plomb

PARIS, 12 avril (UPF/FPH) - Dans les logements vétustes et insalubres, l'intoxication au plomb sévit toujours du fait des peintures au plomb. Celui-ci s'accumule dans le sang, la limite de toxicité étant de 100 microgrammes par litre. Cette intoxication est grave car elle atteint le développement psychomoteur et peut provoquer des lésions neurologiques irréversibles. Ce danger fait l'objet d'un campagne de Médecins du monde. (Source La Croix 9.03.07, et www.medecinsdumonde.org).

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La peste toujours sous surveillance

PARIS, 11 avril (UPF/FPH) - La peste a disparu d'Europe au XXe siècle. Cette maladie, qui a décimé des populations dans l'Europe du Moyen Age a régressé grâce aux progrès en matière d'hygiène et aux antibiotiques. Rappelons que la maladie se transmettait à l'homme par les piqûres de puces présentes chez les rats.

Curieusement, il existe encore des foyers de Yersinia pestis, notamment aux Etats-Unis, dont un tiers du territoire abrite le bacille (des millions de rongeurs infectés vivant dans les Rocheuses, la plaine centrale et la Californie). Dans le cadre de la lutte contre le bioterrorisme, le centre d'Atlanta spécialisé pour la peste, identifie les zones potentiellement à risque. On connaît les principaux foyers naturels de la peste, le seul nouveau est à Oran en Algérie.

Attention ! cette maladie peut "ressurgir" : Pérou (épidémies de 1992-1994 avec 1.248 cas), Equateur (1998), Brésil et Bolivie; Asie centrale (exploitation pétrolière), Mongolie (foyer naturel), Chine et Inde ... Mais la préoccupation majeure reste africaine (Tanzanie, Ouganda, Mozambique, République démocratique du Congo, Madagascar). Si l'on supprime les rats, les puces infectées se rabattent sur l'homme... Le plus inquiétant est la RD Congo où de nombreux foyers prolifèrent avec l'insécurité, et cette peste pulmonaire est la plus mortelle (région de Kisangani). Si l'épidémie touche Kinshasa, il s'agira d'une catastrophe pour Kinshasa. (Source La Croix 6.03.07).

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ASAQ : nouveau traitement contre le paludisme

PARIS, 11 avril (UPF/FPH) - Le laboratoire Sanofi-Aventis et la fondation DNDI (Initiative sur les médicaments pour les maladies négligées) regroupant Médecins sans frontières, l'Institut Pasteur, des instituts de recherche du Brésil, d'Inde et du Kenya et le ministère de la santé de Malaisie, ont annoncé l'arrivée sur le marché de l'ASAQ, un médicament antipaludien, simple, peu cher et non protégé par un brevet pharmaceutique.

Ce nouveau traitement combine dans le même comprimé l'artésunate (AS) et l'amodiaquine (AQ). le traitement est de deux comprimés par jour en une seule prise pendant trois jours pour un adulte et d'un comprimé pendant trois jours pour un enfant.

Le traitement coûte un dollar pour l'adulte, un demi-dollar pour l'enfant. Sonofi-Aventis envisage de produire 18 millions de traitement par an. Non protégé, ce médicament pourra être produit par d'autres laboratoires. (Source La Croix 2.03.07).

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Test de diagnostic rapide de la méningite grave

PARIS, 11 avril (UPF/FPH) - Les méningites sont des infections des méninges, enveloppes protégeant le cerveau et la moelle épinière. Bénignes si elles sont provoquées par un virus, elles sont graves chez l'immuno-déprimé et si elles sont causées par une bactérie ou un champignon.

Les méningites d'origine virale sont les plus courantes et sans gravité, ressemblent à une grippe et la guérison est spontanée en quelques jours.

Les méningites d'origine bactérienne sont très graves, voire mortelles dans 10% des cas. Elles sont dues :
- au méningocoque (13 sérogroupes dont A, B, C, Y, et W 135 sont les plus répandus),
- au pneumocoque et Haephilus influenzae de type B (enfants de moins de 5 ans),
- au Mycobacterium tuberculosis (éliminé actuellement par la vaccination BCG).

L'Institut Pasteur a mis au point un test de diagnostic rapide de la méningite à méningocoque, la plus fréquente et la plus grave. Ces tests-bandelettes devraient simplifier et améliorer la surveillance. Ils détectent quatre sérogroupes (A, C, W 135 et Y) en 10 minutes et constituent une aide précieuse pour le choix des stratégies de vaccination.

La prévention par la vaccination permet de se protéger des méningites et septicémies à certains pneumocoqiues et méningocoques. Le vaccin actuel anti-pneumococcique protège contre les sept sérotypes les plus fréquents. Le vaccin anti-méningococcique protège contre les principaux sérogroupes A, C, Y, W 135. (Source Lettre de l'Institut Pasteur, novembre 2006, n° 55).

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Le virus chikungunya

PARIS, 11 avril (UPF/FPH) - Le séquençage total du génome des six souches virales isolées chez des malades de la Réunion et des Seychelles a été réalisé à l'Institut Pasteur. Cette épidémie majeure (dont les virus responsables ont causé depuis mars 2005 environ 250.000 cas à la Réunion et depuis janvier 2006 plus de 6.000 cas à l'Ile Maurice, 8 cas aux Comores et 2 cas à Madagascar) a permis de comprendre l'origine et l'évolution des virus responsables. La similitude des souches de l'océan Indien et de l'Afrique de l'Est, Centrale et du Sud fait penser qu'elles ont la mêle origine africaine. D'autre part, l'émergence et la prédominance d'un génotype particulier à partir de septembre 2005, suggèrent une évolution adaptative des souches virales. (Source Lettre de l'Institut Pasteur, septembre 2006, n° 54).

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Le lac Tanganyka plaque tournante du choléra

PARIS, 11 avril (UPF/FPH) - Le lac Tanganyka est une plaque tournante du choléra responsable des épidémies du Congo. Dans ce pays, de 2002 à 2004, 65.500 cas de choléra et 3.200 décès ont été déclarés à l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Avec un pic en 2002 de 1979 décès, soit 43% des morts du choléra dans le monde. Une équipe franco-congolaise (Besançon) a réuni les données de surveillance épidémiologique collectées depuis 1998 (antennes du ministère de la santé, ONG, services de coopération). Celles-ci concernent l'identification du Vibrio cholerae un anti-biogramme et les informations sur la vie quotidienne des populations. Les zones lacustres sont les plus touchées avec de fortes épidémies à répétition et de courtes phases de calme ; les zones urbaines ont connu de fortes épidémies et de longues périodes de calme. Les épidémies surviennent à partir du lac Tanganyka dont les eaux sont un réservoir de vibrion. Celui-ci est transmis par les pêcheurs migrants qui se déplacent selon les saisons.

On sait actuellement limiter la diffusion du choléra, soins aux malades, prévention sanitaire (eau, latrines) et vaccination. Il faut donc maintenant relever les espaces à risque et les principales voies de diffusion, de façon à vacciner ces zones de plaques tournantes. (Source La Croix 3.10.06).

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Multirésistance aux antibiotiques

PARIS, 11 avril (UPF/FPH) - Un équipe internationale de chercheurs (dont l'Institut Pasteur) a montré que la résistance de Yersinia pestis aux antibiotiques est due à un plasmide, molécule d'ADN circulaire qui s'insère dans le génome bactérien et qui peut se transmettre à d'autres bactéries. Il est très proche de celui responsable de la multirésistance, de plus en plus fréquente, de la bactérie alimentaire Salmonella. Le travail de séquençage de ce plasmide permet de le surveiller notamment dans les zones où Y. pestis et salmonelles ont des probabilités de contact : Asie, Afrique et sud-ouest des Etats-Unis. (Source Le Monde 23.03.07).

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Quassia Amara : nouvel antipaludique en Guyane

PARIS, 10 avril (UPF/FPH) - Plasmodium falciparum, responsable du paludisme en Guyane, est devenu résistant à la chloroquine et à ses dérivés. Une enquête, menée par l'Institut de recherche pour le développement (IRD) a identifié 36 "recettes" antipaludiques chez les Indiens d'Amazonie. Le laboratoire de pharmaco-chimie des substances naturelles de Toulouse (France), à la suite d'une batterie de tests d'activité toxique, a sélectionné Quassia Amara, connu sous le nom de quinquina de Cayenne. Sa jeune feuille fraîche contient un principe actif, la simalikalactone D, qui possède une activité biologique, comparable à celle de l'artémisinine, un des antipaludiques les plus puissants.

Cette découverte ouvre de nouvelles pistes et vise à valider des médicaments traditionnels, plus accessibles aux populations. (Source La Croix 15.09.06).

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Cameroun: paludisme et moustiquaire

PARIS, 10 avril (UPF/FPH) - Au Cameroun, le paludisme est la première cause de mortalité chez les jeunes enfants et les femmes enceintes. Le moustique transmettant par ses piqûres la maladie d'un sujet malade à un sujet sain ne pique que la nuit. La moustiquaire est donc la seule prévention efficace. Le prix de celle-ci, imprégnée d'insecticide, est passée de 3.500 à 4.000 francs CFA (soit de 5,3 à 6 euros), ce qui en limite beaucoup l'achat. Ceci malgré les distributions très insuffisantes, des moustiquaires pour les femmes enceintes et les petits enfants par l'Association camerounaise de marketing social (71.000 en 2005; 31.000 au 31 août 2006). Outre cet obstacle économique, il existe des tabous qui ont la vie dure : la moustiquaire est souvent assimilée à un linceul. Le programme national de lutte contre le paludisme est engagé dans ce programme de prévention. Il a déjà distribué 1,6 millions de moustiquaires pour un pays de ... 17 millions d'habitants. (Source La Croix, 15.09.06).

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La circoncision, prévention du SIDA

PARIS, 10 avril (UPF/FPH) - L'OMS et ONU-Sida recommandent la circoncision comme moyen de prévention contre le Sida. Toutefois, la circoncision ne protège pas complètement contre le virus du Sida et ne doit pas remplacer les autres méthodes de prévention.

D'après trois études menées en Afrique du Sud, en Ouganda et au Kenya, le taux de protection chez les jeunes gens circoncis est d'environ 60%. L'hypothèse la plus probable pour expliquer le phénomène, est liée au fait que le prépuce, cette petite peau qui recouvre le gland, a une face interne très fine, perméable au virus VIH. La suppression du prépuce réduit la possibilité pour le VIH de pénétrer dans l'organisme. Selon les experts, la circoncision pourrait éviter sur 20 ans, 5,7 millions de nouveaux cas de sida. (Sources Le Monde et La Croix 29.03.07).

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Cancer du colon et du rectum : dépistage

PARIS, 10 avril (UPF/FPH) - Le cancer colo-rectal est le troisième cancer après le sein et la prostate : 36 000 nouveaux cas chaque année et 16 000 décès. Son développement habituel sur des polypes bénins permet sa prévention par ablation des polypes vus en coloscopie. L'indication de la coloscopie se pose systématiquemet chez les sujets à risques : cas familiaux de cancers du colon et du rectum et de polypes bénins et antécédents personnels de maladies inflammatoires du colon et du rectum.

Pour le reste de la population, il n'est pas nécessaires de prescrire une coloscopie, mais il est recommandé, dans une étude de prévention menée dans plusieurs départements de faire un test hémocult de dépistage. Il met en évidence la présence de sang dans les selles, anomalie qui conduit à vérifier le colon et le rectum, à la recherche de polypes et de lésions cancéreuses. Jugé trop peu performant, le texte hémocult pourrait être remplacé par la méthode immunologique automatisée qui consiste à doser par lecture optique la quantité d'hémoglobine présente dans le prélèvement des selles.

Cette campagne de prévention a détecté 2,7% de tests positifs, 54% des coloscopies ont été négatives, 36% ont fait apparaître des polypes bénins et 10% un cancer.
(Sources Le Monde 21.03.07 et La Croix 2.04.07).

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Vers un sang humain universel

PARIS, 10 avril (UPF/FPH) - Il existe quatre groupes sanguins majeurs : A (45% de la population), B (9%), AB (3%) et O (43%), ce qui empêche de transfuser le sang d'un donneur à n'importe quel receveur. Chaque groupe sanguin se matérialise par un antigène porté sur la surface des globules rouges; chimiquement, ces molécules sont des sucres. Le groupe O ne portant aucun antigène est le seul à pouvoir être transfusé à tous les autres (donneur universel). En supprimant les antigènes A, B, et AB, on éviterait les accidents transfusionnels. Une équipe franco américaine (CNRS, université Aix-Marseille et société Zymequest) a trouvé deux familles d'enzymes provenant de bactéries intestinales pouvant "couper" les antigènes de la surface des globules rouges. L'enzyme est injecté dans les poches de sang et agit pendant une heure avant d'être enlevé par simple acidification. La poche de sang est alors dépourvue d'antigènes.

Un essai clinique de phase 2 pour le groupe B est en cours aux Etats-Unis pour déterminer la dose optimale de globules transférés. Cette technique demandera encore quelques années avant d'être appliquée en thérapeutique humaine, ce qui permettra de ne plus trier les dons en fonction des groupes sanguins et de ne plus manquer de sang à transfuser. (Source La Croix 3.04.07).

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Archives Janvier-mars 2007