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Mali
Adoption de la "taxe sida" sur le transport
aérien
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PARIS, 3 août (UPF) - Le Mali applique la taxe Unitaid
de solidarité sur les billets davion destinée
à financer l'achat de médicaments pour les
malades du sida,du paludisme et de la tuberculose. Cette
taxe, de 500 à 7.000 francs CFA selon le billet,
est destinée au financement de la Facilité
internationale dachat de médicaments (UNITAID),
un organisme qui tente de rendre les médicaments
accessibles dans les pays du Sud. Le Mali a bénéficié
pour sa part dun milliard de francs CFA (2 millions
de dollars) de financements d'Unitaid en 2007.
La taxe Unitaid,
créée en 2006 à l'initiative de la
France et du Brésil, a été adoptée
par 42 pays souscripteurs. En marge du 24e sommet Afrique-France
à Cannes en février 2007, 18 pays africains
ont rejoint cette centrale d'achat, dont 15 membres de l'Organisation
internationale de la Francophonie (OIF): Bénin, Burkina
Faso, Cameroun, Congo, Côte d'Ivoire, Gabon, Madagascar,
Mali, Maroc, Maurice, Niger, République centrafricaine,
Sénégal, Sao Tomé et Principe et Togo.
Les trois autres sont l'Afrique du Sud, le Libéria
et la Namibie.
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Info
Santé
Anticorps contre la grippe aviaire
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PARIS, 19 juin (UPF/FPH) - Les virologistes de l'Institut
suisse de recherche en biomédecine de Bellinzona
ont utilisé du sang de patients infectés par
le virus H5N1 et ayant survécu. Les anticorps obtenus
ont été injectés à des souris
infectées par le virus : 58 souris sur 60 ont survécu.
La charge virale était dix fois moins grande dans
le poumon et l'infection ne s'est pas propagée aux
autres organes. A la différence du vaccin (qui donne
une immunité permanente, mais demande des semaines
ou des mois pour agir), les anticorps agissent immédiatement,
sont relativement faciles à fabriquer, mais la protection
ne dure que quelques mois. La mise au point d'un médicament
à base d'anticorps devrait demander 3 à 4
ans. (Source La Croix, mai 2007).
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Info
Santé
Résurgence de la peste
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PARIS, 19 juin (UPF/FPH) - Avec 40 000 cas ces quinze dernières
années, la peste est considérée comme
une maladie réémergente par l'Organisation
mondiale de la santé (OMS). L'Institut Pasteur vient
de livrer les conclusions de deux projets menés sur
cette pathologie. Pourquoi le bacille de la peste est-il
si pathogène ? L'équipe d'Élisabeth
Carniel, responsable de l'unité des Yersinia,
a apporté un élément de réponse
: il aurait été infecté, voilà
plus de 7500 ans, par un virus bactérien, ou "
phage ". Intégré dans le génome
du bacille, le virus lui aurait apporté des avantages
sélectifs. Les chercheurs de l'institut Pasteur vont
maintenant s'attacher à comprendre les mécanismes
d'accroissement de la virulence de la bactérie. L'enjeu
est de tracer de nouvelles pistes pour la mise au point
de moyens de lutte contre la peste.
En l'absence de vaccin fiable et efficace, les antibiotiques
représentent la seule ressource pour traiter la maladie.
La découverte en 1995 d'une souche résistant
aux médicaments chez un patient de Madagascar avait
été interprétée comme un signal
d'alarme. Un niveau supplémentaire vient d'être
franchi dans l'échelle du risque : l'équipe
d'Élisabeth Carniel, associée à des
chercheurs américains, a révélé
que la molécule d'ADN conférant sa résistance
à la souche malgache était très répandue
chez des bactéries d'origine alimentaire. La crainte
est désormais que d'autres souches de Yersinia
pestis acquièrent cette molécule, ce qui
représenterait une menace majeure en terme de santé
publique. (Source La lettre de l'institut Pasteur
n° 57, mai 2007).
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Info
Santé
Nouveaux médicaments anti-SIDA pour le Sud
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PARIS, 30 mai (UPF/FPH) - La Fondation Clinton et UNITAID
ont trouvé un accord avec les deux firmes pharmaceutiques
indiennes CIPLA et MATRIX, pour le développement
de génériques anti-rétroviraux dans
les Pays du Sud.
La baisse du prix de ces médicaments sera de 25
% à 30%. Les approvisionnements en médicaments
se feront dès juillet prochain avec une première
tranche de 90 millions d'euros fournis part UNITAID. Les
laboratoires concernés ont vu leur intérêt,
ce projet leur assurant un débouché permanent
pour leurs produits. (Source La Croix 10.05.07).
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Vietnam
La grippe aviaire progresse encore
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PARIS, 30 mai (UPF) -Le virus H5N1 a été
détecté en tout dans 9 provinces du pays,
avec l'apparition d'un nouveau foyer dans le nord, et le
constat d'un cas de contamination d'un homme de 30 ans qui
a été hospitalisé à Hanoi.
Par ailleurs, dans la province de Ninh Binh, au sud de
Hanoï, 2.000 volailles viennent d'être abattues
suite à la découverte de 250 canards et poulets
morts dans un élevage, selon le ministère
de l'Agriculture.
Le Vietnam, l'un des pays les plus touchés par la
grippe aviaire qui a entraîné la mort de 42
personnes dans le pays entre 2003 et 2005, n'avait pas enregistré
de cas humain de contamination depuis novembre 2005.
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Afrique
Un réseau de santé publique en création
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PARIS, 24 mai (UPF) - Plusieurs responsables internationaux
de santé publique ont étudié la création
d'un réseau d'associations de santé publique
(ASP) en Afrique francophone et dressé un plan d'action
lors d'un atelier régional réuni les 27 et
28 avril 2007 à Ouagadougou (Burkina Faso). Des représentants
d'associations nationales de santé publique du Burkina
Faso, du Cameroun, du Congo, de Côte d'Ivoire, du
Mali, du Niger et du Tchad ont participé à
cette réunion. La mise en pplace de ce réseau
devrait permettre à l'Afrique francophone de rattraper
son retard sur l'organisation des Etats anglophones en matière
de santé publique, selon la presse régionale.
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Info
Santé
Grippe aviaire: vaccin anti - H5N1
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PARIS, 22 mai (UPF/FPH) - La FDA américaine (Food
and Drug Administration), agence fédérale
américaine du médicament, a homologué
le vaccin humain contre la grippe aviaire de Sanofi-Pasteur.
Il s'agit d'un vaccin "prépandémique",
plateforme commune à plusieurs souches humaines du
virus H5N1 provenant du Vietnam et d'Indonésie. D'après
une étude de l'Institut national américain
contre l'allergie et les maladies infectieuses (le National
Institute of Allergy and Infectionus Diseases), réalisée
en 2005, il a été démontré que
le vaccin a été bien toléré
et entraînait une réponse immunitaire contre
le virus H5N1, avec des effets secondaires bénins.
Le vaccin, fabriqué chez Sanofi-Pasteur USA, ne
sera pas commercialisé par la firme, mais vendu au
gouvernement américain qui prévoit d'en stocker
pour 20 millions de personnes.
Aucun cas mortel de la grippe aviaire n'a été
diagnostiqué aux Etats-Unis, mais sur les 300 personnes
infectées dans le monde, plus de la moitié
sont mortes. Ce vaccin est le seul actuellement sur le marché.
(Source La Croix 19.04.07).
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Info
Santé
Nouvelle Calédonie, menace d'épidémie
de dengue
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PARIS, 22 mai (UPF/FPH) - - En quelques jours, on a recensé
quatre cas de dengue en Nouvelle Calédonie. Des pulvérisations
d'insecticides ont été effectuées dans
le quartier des quatre malades. Cette mesure préventive
s'est accompagnée d'une demande à la population
de détruire les gîtes larvaires et d'utiliser
des lotions répulsives.
Les mesures préventives ont un énorme intérêt,
dès l'instant qu'il n'existe ni traitement, ni vaccin
contre la dengue, et que les formes hémorragiques
de la maladie sont mortelles. (Source La Croix 23.04.07).
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Info
Santé
Réchauffement climatique et risques de pandémies
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PARIS, 22 mai (UPF/FPH) - Le lien entre le réchauffement
climatique et le Chikungunya a été évoqué,
de même que pour la dengue et le paludisme. Qu'en
est-il vraiment ?
Selon le récent rapport du Groupe d'experts intergouvernemental
de l'évolution du climat (GIEC), " les projections
des changements climatiques affecteront probablement l'état
de santé des populations particulièrement
celles à faible capacité d'adaptation ".
En ce qui concerne la dengue, en 1990, près de 30%
de la population mondiale vivaient dans une région
où le risque de transmission de la maladie était
de 50%. En 2085, avec les modifications touchant les populations
et le climat, plus de 50% de la population mondiale seront
exposés au risque de dengue, contre 35%, si le climat
ne se modifiait pas.
Pour le paludisme, un constat : il s'est développé
à Nairobi au Kenya, alors que cette ville est située
à 1600 mètres d'altitude. Ce fait est-il imputable
au réchauffement, à l'insuffisance des campagnes
de démoustication, aux résistances des moustiques
aux insecticides ou aux mouvements de population ? La différenciation
est impossible.
Comme l'explique P. Reiter de l'Institut Pasteur, "
le virus ou le parasite, le vecteur et l'homme, un éventuel
réservoir animal, forment un système complexe
où les interactions sont nombreuses et les équilibres
instables. Tous s'accordent sur le fait que les activités
humaines ont des répercussions sur les maladies infectieuses
transmises par les vecteurs. Les modifications du climat
ne sont pas l'unique paramètre. " (Source Le
Monde 20.04.07).
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Info
Santé
SIDA dans les pays en voie de développement
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PARIS, 22 mai (UPF/FPH) - D'après un rapport publié
le 17 avril 2007 par l'Organisation mondiale de la santé
(OMS), l'ONU Sida et l'Unicef, près de 700.000 malades
ont reçu un traitement pour la première fois.
Fin 2006, on estimait à 2,015 millions (sur 7,1 millions
de personnes qui en auraient besoin) le nombre de personnes
traitées, soit un tiers.
Le pourcentage des personnes traitées est plus faible
actuellement en Asie, Europe orientale et Afrique du Nord
que dans l'Afrique subsaharienne.
Ces progrès sont liés à deux programmes
pour l'Afrique : le plan d'urgence du président des
Etats-Unis et le Fonds mondial de lutte contre le Sida,
la tuberculose et le paludisme qui finance l'accès
au traitement de 1,2 million de personnes. En ce qui concerne
les enfants atteints de Sida, seuls 15% sont traités.
Pour l'avenir, la prévention de la transmission
de la mère à l'enfant est le moyen de prévention
le plus simple, la généralisation des services
de conseil et de dépistage doit être renforcée
et la circoncision devrait réduire le risque d'infection
au VIH. (Sources La Croix 18.04.07 et 29.03.07 ;
Le Monde 18.04.07).
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Info
Santé
Le moustique : une merveille de l'évolution
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PARIS, 13 avril (UPF/FPH) - Déjà, il y a
150 millions d'années, les trois genres de moustique
étaient connus. Aujourd'hui : Aedes (dengue,
chikungunia, fièvre jaune), Culex (virus du
Nil, filariose ou elephantiasis) et Anophèle
(paludisme). Ces insectes, leurs oeufs et leurs larves s'adaptent
à des conditions extrêmes : dessiccation, sécheresse,
froid.
Si on les traque avec des insecticides chimiques ou biologiques,
on produira des mutants résistant aux traitements,
seuls à se reproduire et à générer
de nouvelles populations souvent multirésistantes.
La destruction massive étant impossible, il faut
ruser : traquer jusqu'aux minuscules points d'eau, remplir
les plans d'eau de poissons et de libellules qui se nourrissent
des larves. (Source La Croix 18.07.06).
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Info
Santé
Soutien à la vaccination dans les Pays du Sud
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PARIS, 13 avril (UPF/FPH) - L'IFFIm (Facilité internationale
de financement pour la vaccination) est destiné à
accélérer la disponibilité de fonds
pour des programmes de vaccination par le biais de l'Alliance
GAVI (Alliance internationale pour les vaccins et l'immunisation).
Principe: les pays riches émettent des bons du Trésor;
l'argent recueilli est versé aux pays les plus pauvres
tandis que les pays riches remboursent cet argent sur 20
ans. Ainsi les pays pauvres ne dépendent plus des
irrégularités des pays donateurs et ont de
meilleures conditions de prêts.
Une taxe sur les billets d'avion finance la lutte contre
le Sida. Et une centrale d'achat de médicaments à
faible coût - Unitaid - a été fondée
avec la participation de 44 pays et financée par
le Royaume Uni, la France, l'Italie, l'Espagne, la Norvège
et la Suède. Ces fonds seront utilisés pour
la vaccination contre la rougeole et le tétanos,
voire la polio si la maladie réapparaît. (Source
La Croix, 13.10.06).
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Info
Santé
Paludisme : découverte du mécanisme d'action
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PARIS, 13 avril (UPF/FPH) - Découverte du mécanisme
d'action du Plasmodium par une équipe de l'Institut
Pasteur. Celle-ci a mis en évidence un mécanisme
subtil utilisé par le parasite responsable du paludisme
pour échapper à la vigilance de notre système
immunitaire. Grâce à des techniques d'imagerie
très sophistiquées élaborées
dans leur laboratoire ces dernières années,
les chercheurs de Pasteur ont découvert que le parasite,
après s'être multiplié dans les cellules
du foie, se cache dans des structures issues des cellules
infectées pour aller envahir les globules rouges
du sang. Il parvient ainsi à déjouer nos défenses
immunitaires et à détruire les cellules sanguines,
provoquant de fortes fièvres souvent accompagnées
de sueurs et de frissons ("accès palustre"),
qui peuvent être mortelles.
Cette découverte est primordiale car elle ouvre
la voie à la mise au point de nouveaux traitements
contre la maladie parasitaire la plus fréquente et
la plus meurtrière du monde. Les médicaments
préventifs et thérapeutiques utilisés
actuellement, sont efficaces pour protéger à
court terme mais ils sont trop toxiques pour être
régulièrement utilisés par les habitants
des zones les plus exposées.
Surtout, de plus en plus de parasites responsables du paludisme
apprennent à résister aux traitements actuels.
La découverte récente de l'équipe
de l'Institut Pasteur, va permettre aux chercheurs d'élaborer
un nouveau type de traitement agissant à un stade
précoce de l'infection, avant que le parasite détruise
les globules rouges. Et d'autre part, plusieurs préparations
vaccinales sont actuellement en cours d'essai. (Source Institut
Pasteur, www.pasteur.fr).
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Info
Santé
La lèpre : fléau toujours d'actualité
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PARIS, 12 avril (UPF/FPH) - L'Ordre de Malte se mobilise
pour dépister et soigner les malades, lutter contre
les séquelles invalidantes, former des spécialistes
locaux et lutter contre l'exclusion sociale: scolarisation
des enfants, accueil des adultes et des personnes âgées.
La lèpre est une maladie infectieuse provoquée
par Mycobacterium leprae, proche du bacille de Koch
de la tuberculose. Elle se transmet par les voies respiratoires
et plus rarement par contact cutané. Son évolution
est lente : 5 ans avant l'apparition des symptômes
cutanés pendant lesquels la maladie est contagieuse.
Les premiers signes sont cutanés (taches sur la
peau), puis les nerfs, les yeux et les membres sont progressivement
atteints. Devenus insensibles, ils font courir des risques
de blessures et de brûlures qui peuvent conduire à
l'amputation. Incapable de travailler, rejeté par
son milieu par crainte de la contagion, le lépreux
est mis au ban de la société.
Il y a pourtant un traitement efficace à base de
trois antibiotiques (Dapsone, Clofazinine,
Rifampicine). Si le traitement est correctement suivi,
la guérison est obtenue (le malade n'est plus contagieux
48 heures après la première prise) en 6 mois
à 2 ans de traitement régulier. A un stade
tardif, le traitement n'a plus d'efficacité et malgré
ces traitements efficaces, près de 30.000 nouveaux
cas de lèpre ont été détectés
en 2005 dans 14 pays pauvres d'Afrique, d'Asie et d'Amérique
Latine. (Source Ordre de Malte www.ordredemaltefrancce.org).
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Info
Santé
Tuberculose et dengue en Indonésie
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PARIS, 12 avril (UPF/FPH) - Forte de 230 millions d'habitants,
l'Indonésie est le troisième pays sur la liste
des 22 fortement touchés par la tuberculose.
Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS),
il y a eu 540.000 nouveaux cas en 2004 et 150.000 décès.
La lutte contre la maladie est rendue difficile par la mauvaise
formation des personnels soignants, l'insuffisance des laboratoires
de biologie, la mauvaise distribution des médicaments,
l'insuffisance et l'inobservance du traitement.
Pour améliorer cet état de choses, la société
Novartis a construit un laboratoire ultramoderne de microbiologie
voué au dépistage du bacille de Koch. Actuellement,
le dépistage de la maladie se fait par la mesure
de la capacité respiratoire, qui renseigne sur l'état
des poumons, et en cas de doute, est confirmé par
une radiographie.
La dengue, pathologie virale transmise par les moustiques,
se manifeste par des pics épidémiques tous
les 4-5 ans. En 2005, on a décompté plus de
80.000 cas, dont 1.100 mortels. Il n'existe pas de traitement
antiviral et les vaccins semblent problématiques.
Toutefois un nouveau test, reposant sur le comptage des
globules blancs permet de poser le diagnostic de dengue,
et de nouveaux médicaments sont en recherche et développement.
Car les causes de ces épidémies - trop rapide
urbanisation, approvisionnement inadéquat en eau,
migrations croissantes de populations, résistance
des moustiques aux insecticides - ne sont, elles, pas prêtes
de s'améliorer. (Source La Croix, 6.02.07).
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Info
Santé
Pourquoi la tuberculose échappe aux antibiotiques
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PARIS, 12 avril (UPF/FPH) - Pourquoi le bacille de Koch,
de la tuberculose échappe aux traitements antibiotiques
divers ? La tuberculose en chiffres : 7,4 millions de malades
et 2 millions de morts par an. Comment certains patients
ne sont-ils pas directement malades et comment développent-ils
une tuberculose extra-pulmonaire des années plus
tard ? Où donc se réfugie le bacille de Koch
pour échapper aux traitements antibiotiques ?
L'unité de génétique mycobactérienne
de l'Institutu Pasteur vient de découvrir la "cachette"
de Mycobacterium tuberculosis : celui-ci se cache
à l'état dormant dans les cellules adipeuses
de l'organisme. ces travaux permettent de comprendre comment
des sujets à tests tuberculiniques positifs peuvent
développer une tuberculose d'autres organes.
Pourquoi l'isoniazide à titre préventif ne
protège pas de la maladie.
Chez les malades atteints du Sida, la double infection a
des conséquences dramatiques, la progression du VIH
favorisant la progression du bacille de Koch.
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Info
Santé
Tuberculose : le rapport de l'OMS
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PARIS, 12 avril (UPF/FPH) - En 2005, on a recensé
8,8 millions de nouveaux cas de tuberculose, dont environ
le tiers en Afrique. Elle a provoqué 1,6 million
de décès, ceci est encore aggravé par
l'association au Sida. Près de 200.000 malades du
Sida, pour la plupart en Afrique, sont morts de tuberculose
en 2005.
La maladie se propage par voie pulmonaire, une personne
atteinte, en toussant et crachant, peut en infecter 10 à
15 autres. La maladie est donc très contagieuse.
Le traitement, bien codifié, est malheureusement
mal administré et mal suivi, permettant l'émergence
de souches multirésistantes.
Aussi, la maladie se développe, les résistances
aux traitements augmentent, et l'investissement pour de
nouvelles molécules demeure problématique.
(Sources La Croix 23.03.07 et Le Figaro 24-25.03.07).
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Info
Santé
Tuberculose : que proposer ?
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PARIS, 12 avril (UPF/FPH) - Le BCG protège bien
les jeunes enfants contre les formes graves de tuberculose,
mais ce vaccin a ses limites : la protection n'excède
pas 50% chez l'adulte. Un nouveau vaccin est donc nécessaire.
Ceci semble en bonne voie puisque l'institut de Saragosse
et l'Institut Pasteur ont récemment permis de montrer
que l'inactivation d'un gène unique du bacille de
Koch donne naissance à une souche plus atténuée
de celle du bacille de Koch et confère une meilleure
protection contre la maladie. De là, il serait bientôt
possible d'obtenir des vaccins plus faciles à produire,
plus performants et moins chers.
Le diagnostic. Grâce à une technique
génétique on peut identifier la bactérie
avec un fragment spécifique de son chromosome (celle-ci
est loin des zones d'endémie).
Le traitement. Il associe plusieurs antibiotiques
ce qui fait que les traitements sont mal suivis, les prescriptions
inadaptées et les difficultés d'approvisionnement
en médicaments entraînent des résistances
aux antibiotiques.
La multirésistance : une préoccupation, notamment
en Afrique du Sud, pour la Rifampicine et l'Isoniazide,
et dans les régions où sévissent le
Sida et les déplacements de populations.
Si aucune amélioration n'est apportée dans
le contrôle de l'infection, un milliard de personnes
seront infectées en 2020, 200 millions développeront
la maladie, et 35 millions en mourront. (Source La lettre
de l'Institut Pasteur, février 2007).
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Info
Santé
Grippe aviaire : récapitulatif
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PARIS, 12 avril (UPF/FPH) - Le virus de la grippe aviaire
H5N1 a été repéré pour la première
fois à Hong Kong en 1997 : 6 décès.
Réapparu en Asie en 2003, on a recensé 269
cas, dont 163 décès. Le nombre de foyers est
en diminution, 4.500 dans 20 à 30 pays en janvier
2006, 18 pays actuellement.
Les mesures consistent en vaccination dans les petits élevages
isolés ou en abattages systématiques dans
les fermes contaminées, mise en oeuvre du vide sanitaire
et interdiction de pénétrer dans les bâtiments.
Le risque d'une pandémie est fondé sur une
possible humanisation de l'actuel virus H5N1 Cela pourrait
arriver si ce virus animal venait contaminer une personne
déjà atteinte d'une grippe classique. Il pourrait
se produire une recombinaison génétique provoquant
l'émergence d'une nouveau virus grippal, transmissible
d'un homme à l'autre.
Il existe actuellement un vaccin prépandémique
et deux médicaments ont une certaine efficacité,
le Tamiflu et le Relenza, à condition d'être
administrés moins de 48 heures après l'apparition
des symptômes. (Source La Croix 30.01.07).
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Info
Santé
Le NOMA
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PARIS, 12 avril (UPF/FPH) - Cette maladie liée à
la malnutrition et à la pauvreté, débute
par une simple
lésion dans la bouche, mais son évolution
est foudroyante. En quelques semaines, la gangrène
s'étend, dévorant les joues, le nez, le visage.
Quand ils ne sont pas décédés, les
patients atteints sont atrocement défigurés.
très souvent, après la cicatrisation, les
mâchoires sont bloquées rendant l'alimentation
difficile.
Le NOMA s'étend du fait de la progression des famines
en Afrique subsaharienne. Des missions de Médecins
du monde sont organisées dans ces pays pour redonner
un visage aux enfants défigurés (NOMA, brûlures,
becs de lièvre), la chirurgie réparatrice
locale étant inexistante. (Source Médecins
du monde, juin 2006. www.medecinsdumonde.org).
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Info
Santé
Le saturnisme : intoxication au plomb
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PARIS, 12 avril (UPF/FPH) - Dans les logements vétustes
et insalubres, l'intoxication au plomb sévit toujours
du fait des peintures au plomb. Celui-ci s'accumule dans
le sang, la limite de toxicité étant de 100
microgrammes par litre. Cette intoxication est grave car
elle atteint le développement psychomoteur et peut
provoquer des lésions neurologiques irréversibles.
Ce danger fait l'objet d'un campagne de Médecins
du monde. (Source La Croix 9.03.07, et www.medecinsdumonde.org).
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Info
Santé
La peste toujours sous surveillance
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PARIS, 11 avril (UPF/FPH) - La peste a disparu d'Europe
au XXe siècle. Cette maladie, qui a décimé
des populations dans l'Europe du Moyen Age a régressé
grâce aux progrès en matière d'hygiène
et aux antibiotiques. Rappelons que la maladie se transmettait
à l'homme par les piqûres de puces présentes
chez les rats.
Curieusement, il existe encore des foyers de Yersinia
pestis, notamment aux Etats-Unis, dont un tiers du territoire
abrite le bacille (des millions de rongeurs infectés
vivant dans les Rocheuses, la plaine centrale et la Californie).
Dans le cadre de la lutte contre le bioterrorisme, le centre
d'Atlanta spécialisé pour la peste, identifie
les zones potentiellement à risque. On connaît
les principaux foyers naturels de la peste, le seul nouveau
est à Oran en Algérie.
Attention ! cette maladie peut "ressurgir" :
Pérou (épidémies de 1992-1994 avec
1.248 cas), Equateur (1998), Brésil et Bolivie; Asie
centrale (exploitation pétrolière), Mongolie
(foyer naturel), Chine et Inde ... Mais la préoccupation
majeure reste africaine (Tanzanie, Ouganda, Mozambique,
République démocratique du Congo, Madagascar).
Si l'on supprime les rats, les puces infectées se
rabattent sur l'homme... Le plus inquiétant est la
RD Congo où de nombreux foyers prolifèrent
avec l'insécurité, et cette peste pulmonaire
est la plus mortelle (région de Kisangani). Si l'épidémie
touche Kinshasa, il s'agira d'une catastrophe pour Kinshasa.
(Source La Croix 6.03.07).
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Info
Santé
ASAQ : nouveau traitement contre le paludisme
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PARIS, 11 avril (UPF/FPH) - Le laboratoire Sanofi-Aventis
et la fondation DNDI (Initiative sur les médicaments
pour les maladies négligées) regroupant Médecins
sans frontières, l'Institut Pasteur, des instituts
de recherche du Brésil, d'Inde et du Kenya et le
ministère de la santé de Malaisie, ont annoncé
l'arrivée sur le marché de l'ASAQ, un médicament
antipaludien, simple, peu cher et non protégé
par un brevet pharmaceutique.
Ce nouveau traitement combine dans le même comprimé
l'artésunate (AS) et l'amodiaquine (AQ). le traitement
est de deux comprimés par jour en une seule prise
pendant trois jours pour un adulte et d'un comprimé
pendant trois jours pour un enfant.
Le traitement coûte un dollar pour l'adulte, un demi-dollar
pour l'enfant. Sonofi-Aventis envisage de produire 18 millions
de traitement par an. Non protégé, ce médicament
pourra être produit par d'autres laboratoires. (Source
La Croix 2.03.07).
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Santé
Test de diagnostic rapide de la méningite grave
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PARIS, 11 avril (UPF/FPH) - Les méningites sont
des infections des méninges, enveloppes protégeant
le cerveau et la moelle épinière. Bénignes
si elles sont provoquées par un virus, elles sont
graves chez l'immuno-déprimé et si elles sont
causées par une bactérie ou un champignon.
Les méningites d'origine virale sont les plus courantes
et sans gravité, ressemblent à une grippe
et la guérison est spontanée en quelques jours.
Les méningites d'origine bactérienne sont
très graves, voire mortelles dans 10% des cas. Elles
sont dues :
- au méningocoque (13 sérogroupes dont A,
B, C, Y, et W 135 sont les plus répandus),
- au pneumocoque et Haephilus influenzae de type
B (enfants de moins de 5 ans),
- au Mycobacterium tuberculosis (éliminé
actuellement par la vaccination BCG).
L'Institut Pasteur a mis au point un test de diagnostic
rapide de la méningite à méningocoque,
la plus fréquente et la plus grave. Ces tests-bandelettes
devraient simplifier et améliorer la surveillance.
Ils détectent quatre sérogroupes (A, C, W
135 et Y) en 10 minutes et constituent une aide précieuse
pour le choix des stratégies de vaccination.
La prévention par la vaccination permet de se protéger
des méningites et septicémies à certains
pneumocoqiues et méningocoques. Le vaccin actuel
anti-pneumococcique protège contre les sept sérotypes
les plus fréquents. Le vaccin anti-méningococcique
protège contre les principaux sérogroupes
A, C, Y, W 135. (Source Lettre de l'Institut Pasteur,
novembre 2006, n° 55).
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Santé
Le virus chikungunya
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PARIS, 11 avril (UPF/FPH) - Le séquençage
total du génome des six souches virales isolées
chez des malades de la Réunion et des Seychelles
a été réalisé à l'Institut
Pasteur. Cette épidémie majeure (dont les
virus responsables ont causé depuis mars 2005 environ
250.000 cas à la Réunion et depuis janvier
2006 plus de 6.000 cas à l'Ile Maurice, 8 cas aux
Comores et 2 cas à Madagascar) a permis de comprendre
l'origine et l'évolution des virus responsables.
La similitude des souches de l'océan Indien et de
l'Afrique de l'Est, Centrale et du Sud fait penser qu'elles
ont la mêle origine africaine. D'autre part, l'émergence
et la prédominance d'un génotype particulier
à partir de septembre 2005, suggèrent une
évolution adaptative des souches virales. (Source
Lettre de l'Institut Pasteur, septembre 2006, n°
54).
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Santé
Le lac Tanganyka plaque tournante du choléra
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PARIS, 11 avril (UPF/FPH) - Le lac Tanganyka est une plaque
tournante du choléra responsable des épidémies
du Congo. Dans ce pays, de 2002 à 2004, 65.500 cas
de choléra et 3.200 décès ont été
déclarés à l'Organisation mondiale
de la santé (OMS). Avec un pic en 2002 de 1979 décès,
soit 43% des morts du choléra dans le monde. Une
équipe franco-congolaise (Besançon) a réuni
les données de surveillance épidémiologique
collectées depuis 1998 (antennes du ministère
de la santé, ONG, services de coopération).
Celles-ci concernent l'identification du Vibrio cholerae
un anti-biogramme et les informations sur la vie quotidienne
des populations. Les zones lacustres sont les plus touchées
avec de fortes épidémies à répétition
et de courtes phases de calme ; les zones urbaines ont connu
de fortes épidémies et de longues périodes
de calme. Les épidémies surviennent à
partir du lac Tanganyka dont les eaux sont un réservoir
de vibrion. Celui-ci est transmis par les pêcheurs
migrants qui se déplacent selon les saisons.
On sait actuellement limiter la diffusion du choléra,
soins aux malades, prévention sanitaire (eau, latrines)
et vaccination. Il faut donc maintenant relever les espaces
à risque et les principales voies de diffusion, de
façon à vacciner ces zones de plaques tournantes.
(Source La Croix 3.10.06).
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Santé
Multirésistance aux antibiotiques
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PARIS, 11 avril (UPF/FPH) - Un équipe internationale
de chercheurs (dont l'Institut Pasteur) a montré
que la résistance de Yersinia pestis aux antibiotiques
est due à un plasmide, molécule d'ADN circulaire
qui s'insère dans le génome bactérien
et qui peut se transmettre à d'autres bactéries.
Il est très proche de celui responsable de la multirésistance,
de plus en plus fréquente, de la bactérie
alimentaire Salmonella. Le travail de séquençage
de ce plasmide permet de le surveiller notamment dans les
zones où Y. pestis et salmonelles ont des
probabilités de contact : Asie, Afrique et sud-ouest
des Etats-Unis. (Source Le Monde 23.03.07).
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Santé
Quassia Amara : nouvel antipaludique en Guyane
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PARIS, 10 avril (UPF/FPH) - Plasmodium falciparum,
responsable du paludisme en Guyane, est devenu résistant
à la chloroquine et à ses dérivés.
Une enquête, menée par l'Institut de recherche
pour le développement (IRD) a identifié 36
"recettes" antipaludiques chez les Indiens d'Amazonie.
Le laboratoire de pharmaco-chimie des substances naturelles
de Toulouse (France), à la suite d'une batterie de
tests d'activité toxique, a sélectionné
Quassia Amara, connu sous le nom de quinquina de
Cayenne. Sa jeune feuille fraîche contient un principe
actif, la simalikalactone D, qui possède une activité
biologique, comparable à celle de l'artémisinine,
un des antipaludiques les plus puissants.
Cette découverte ouvre de nouvelles pistes et vise
à valider des médicaments traditionnels, plus
accessibles aux populations. (Source La Croix 15.09.06).
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Santé
Cameroun: paludisme et moustiquaire
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PARIS, 10 avril (UPF/FPH) - Au Cameroun, le paludisme est
la première cause de mortalité chez les jeunes
enfants et les femmes enceintes. Le moustique transmettant
par ses piqûres la maladie d'un sujet malade à
un sujet sain ne pique que la nuit. La moustiquaire est
donc la seule prévention efficace. Le prix de celle-ci,
imprégnée d'insecticide, est passée
de 3.500 à 4.000 francs CFA (soit de 5,3 à
6 euros), ce qui en limite beaucoup l'achat. Ceci malgré
les distributions très insuffisantes, des moustiquaires
pour les femmes enceintes et les petits enfants par l'Association
camerounaise de marketing social (71.000 en 2005; 31.000
au 31 août 2006). Outre cet obstacle économique,
il existe des tabous qui ont la vie dure : la moustiquaire
est souvent assimilée à un linceul. Le programme
national de lutte contre le paludisme est engagé
dans ce programme de prévention. Il a déjà
distribué 1,6 millions de moustiquaires pour un pays
de ... 17 millions d'habitants. (Source La Croix,
15.09.06).
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Santé
La circoncision, prévention du SIDA
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PARIS, 10 avril (UPF/FPH) - L'OMS et ONU-Sida recommandent
la circoncision comme moyen de prévention contre
le Sida. Toutefois, la circoncision ne protège pas
complètement contre le virus du Sida et ne doit pas
remplacer les autres méthodes de prévention.
D'après trois études menées en Afrique
du Sud, en Ouganda et au Kenya, le taux de protection chez
les jeunes gens circoncis est d'environ 60%. L'hypothèse
la plus probable pour expliquer le phénomène,
est liée au fait que le prépuce, cette petite
peau qui recouvre le gland, a une face interne très
fine, perméable au virus VIH. La suppression du prépuce
réduit la possibilité pour le VIH de pénétrer
dans l'organisme. Selon les experts, la circoncision pourrait
éviter sur 20 ans, 5,7 millions de nouveaux cas de
sida. (Sources Le Monde et La Croix 29.03.07).
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Santé
Cancer du colon et du rectum : dépistage
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PARIS, 10 avril (UPF/FPH) - Le cancer colo-rectal est le
troisième cancer après le sein et la prostate
: 36 000 nouveaux cas chaque année et 16 000 décès.
Son développement habituel sur des polypes bénins
permet sa prévention par ablation des polypes vus
en coloscopie. L'indication de la coloscopie se pose systématiquemet
chez les sujets à risques : cas familiaux de cancers
du colon et du rectum et de polypes bénins et antécédents
personnels de maladies inflammatoires du colon et du rectum.
Pour le reste de la population, il n'est pas nécessaires
de prescrire une coloscopie, mais il est recommandé,
dans une étude de prévention menée
dans plusieurs départements de faire un test hémocult
de dépistage. Il met en évidence la présence
de sang dans les selles, anomalie qui conduit à vérifier
le colon et le rectum, à la recherche de polypes
et de lésions cancéreuses. Jugé trop
peu performant, le texte hémocult pourrait être
remplacé par la méthode immunologique automatisée
qui consiste à doser par lecture optique la quantité
d'hémoglobine présente dans le prélèvement
des selles.
Cette campagne de prévention a détecté
2,7% de tests positifs, 54% des coloscopies ont été
négatives, 36% ont fait apparaître des polypes
bénins et 10% un cancer.
(Sources Le Monde 21.03.07 et La Croix 2.04.07).
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Santé
Vers un sang humain universel
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PARIS, 10 avril (UPF/FPH) - Il existe quatre groupes sanguins
majeurs : A (45% de la population), B (9%), AB (3%) et O
(43%), ce qui empêche de transfuser le sang d'un donneur
à n'importe quel receveur. Chaque groupe sanguin
se matérialise par un antigène porté
sur la surface des globules rouges; chimiquement, ces molécules
sont des sucres. Le groupe O ne portant aucun antigène
est le seul à pouvoir être transfusé
à tous les autres (donneur universel). En supprimant
les antigènes A, B, et AB, on éviterait les
accidents transfusionnels. Une équipe franco américaine
(CNRS, université Aix-Marseille et société
Zymequest) a trouvé deux familles d'enzymes provenant
de bactéries intestinales pouvant "couper"
les antigènes de la surface des globules rouges.
L'enzyme est injecté dans les poches de sang et agit
pendant une heure avant d'être enlevé par simple
acidification. La poche de sang est alors dépourvue
d'antigènes.
Un essai clinique de phase 2 pour le groupe B est en cours
aux Etats-Unis pour déterminer la dose optimale de
globules transférés. Cette technique demandera
encore quelques années avant d'être appliquée
en thérapeutique humaine, ce qui permettra de ne
plus trier les dons en fonction des groupes sanguins et
de ne plus manquer de sang à transfuser. (Source
La Croix 3.04.07).
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Archives Janvier-mars
2007
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