LA REMISE DES PRIX DU MOT D'OR 2009 EN POLYNÉSIE FRANÇAISE
(photos et documents communiqués par M. Michel Roger)



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Le palmarès

RANG NOM PRÉNOM LYCÉE CLASSE
1 YVAN Maraeura CISM-Formation BTS2-CI
2 BROWN Kaha Aorai BTS1-AM
3 ALLARD Kevin La Mennais BTS1-ARLE
4 BAUDEZ Alexandre Aorai BTS2-IG
5 ROUX Hinatea CISM-Formation BTS2-CI
6 SŒUR Rota Aorai TGS1
7 NOUVEAU Rowena Raapoto 1STG-COM
8 CHONG ON YIN Maurice La Mennais BTS1-ARLE
9 AYO Pamela Aorai BTS1-AM
10 MAHE Eylan Aorai TGS1
11 LO-SHUN Tuahineiti Uturoa 1STG3
12 SOULIMENT Aurore Aorai TSTG-MERCA
13 FAUURA Heifara Aorai TSTG-MERCA
14 TEFAATAUMARAMA Wilma Uturoa 1STG3
15 TUAIVA Vainui Aorai TGS1
16 PUAIRAU Vahinetua Aorai BTS1-AM
17 TEURURAI Taunuihau Aorai BTS2-IG
18 ALIX Marama Hôtelier BTS-MAN
19 TEHINA Maruia Aorai BTS1-AM
20 LYAU Vaihere Aorai BTS2-CGO
21 SAND Kimberlay Aorai TSTG-MERCA
22 MAZET Manea Uturoa TGS1
23 LEFEVRE Jonathan Aorai BTS1-AM
24 TSENG Holman Aorai BTS2-CGO
25 FATE Stanley Aorai TCGRH3
26 LUCAS Steeve Aorai TSTG-MERCA
27 DOMINGO Moté Aorai BTS2-CGO
28 TUAIRAU Vaiana Aorai TCGRH3
29 GUILLOUX Stacy Uturoa 1STG1
30 DAMBREVILLE Vanessa Aorai BTS2-IG
31 TEROROIRIA Teipo Uturoa 1STG3
32 LUCAS Mairemohea Raapoto 1STG-COM
33 TERIIAMA Heimata Raapoto 1STG-COM
34 TETUAITEROI Maruhi Uturoa 1STG2
35 AUTI Miriama Raapoto 1STG-GEST
36 PAMBRUN Fetia Raapoto 1STG-CGRH
37 POINTECOUTEAU Alexandre Raapoto 1STG-COM
38 TEHAMOANA Vairani Raapoto 1STG-GEST
39 TETAINANUARII Jason Raapoto 1STG-COM
40 CUNEO Emmanuel Raapoto 1STG-GEST


L'allocution de M. Michel Roger


Chacun comprend ce qu’est un francophone : un individu qui parle français.

Mais passer de francophone à Francophonie représente bien davantage que le glissement d’un adjectif à un substantif. On passe, en fait d’un concept phonétique à une idée géopolitique, à savoir la conscience d’une appartenance commune et de la copropriété d’une langue répartie sur les cinq continents et formalisée dans des institutions.

En termes sociolinguistiques, le français n’est que la 9ième langue du monde, parlée par environ 175 millions de locuteurs. Dans certains pays ou communautés, son usage est exclusif ou presque, dans d’autres, il est langue officielle, mais parlé par une minorité plus ou moins importante de la population où il coexiste avec des langues nationales ou d’autres langues de grande diffusion. Dans d’autres, enfin, sans être langue officielle, le français est parlé ou compris par une fraction importante de la population (Liban 43 %, Roumanie 28 %).

La Francophonie (cataloguée pour certains comme un vestige néocolonial et comme un faux-nez de la "Françafrique") relève de l’initiative de chefs d’ États africains, qui en 1970 créèrent la première structure intergouvernementale regroupant à l’époque 21 États francophones : l’Agence de Coopération Culturelle et Technique. Il y a environ une dizaine d’années, celle-ci s’est transformée en Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). Pilotée actuellement par M. Abdou DIOUF (ancien président du Sénégal), elle regroupe 68 membres "ayant le français en partage".

D’autres opérateurs permettent de former un dispositif conséquent : l’Agence Universitaire de la Francophonie, l’Université Senghor d’Alexandrie, l’Association internationale des maires francophones, l’Assemblée parlementaire de la francophonie et TV5Monde.

Derrière ces institutions existe une réalité : une proximité culturelle fondée sur la langue, comme c’est aussi le cas entre les États où l’on parle espagnol, portugais ou arabe. À ce titre, la Francophonie suscite résistances et oppositions, parce qu’elle s’oppose aux deux tendances extrêmes qui prétendent régenter la civilisation planétaire. La première, c’est la prétention à l’uniformisation de la planète, l’écrasement de toutes les identités au profit de l’unité dans la conformité ; c’est l’anéantissement de la diversité dans la civilisation du "Tout Coca-Cola" ; la seconde, c’est la tentation identitaire agressive, de l’enfermement : c’est le risque du "Tout ayatollah".

Aujourd’hui, la Francophonie a opéré une mutation sensible : elle ne se contente plus de vouloir défendre et illustrer la langue française : elle se veut la championne de la diversité linguistique et du pluralisme culturel.

"Faire vivre cette diversité est notre meilleur rempart contre une mondialisation industrielle et marchande qui uniformise la planète et ne cultive, elle, qu’une seule différence : celle qui sépare les plus pauvres des plus nantis, entre lesquels le fossé ne cesse de se creuser" (Abdou Diouf).

Promouvoir la diversité linguistique s’inscrit précisément comme le fil directeur de l’APFA, quand bien même son créneau d’actions se limite aux langues des affaires.

L’APFA (Actions pour promouvoir le français des affaires), créée en 1984 sous le patronage de la Délégation Générale à la langue française et de l’Organisation Internationale de la Francophonie, poursuit plusieurs objectifs :

- Faire connaître la langue des affaires ;
- Montrer que chaque langue est susceptible de traduire avec son génie propre les termes du monde des affaires (exemple : la traduction en 50 langues des termes usuels des affaires sur le site de l’APFA) ;
- Faire connaître, apprécier et pratiquer les vocabulaires des affaires pour l’enrichissement de chaque langue.

L’APFA multiplie ses actions en direction de plusieurs cibles :

- Médias : site sur l’Internet (référencement de la terminologie officielle et propositions) avec 1300 connexions quotidiennes dont 2 % en Polynésie en 2008 ;
- Public : diffusion de lexiques de poche, concours grand public ("Dictée des affaires") ;
- Étudiants et lycéens : sensibilisation aux problèmes de la langue, incitation à maîtriser la langue à travers un moment fort : le concours du MOT D’OR.

Le MOT D’OR joue un rôle éducatif en incitant les candidats en économie et gestion, tant francophones que francophiles, à étudier et à utiliser une terminologie correcte dans la langue maternelle de chacun et sans doute à mieux maîtriser l’anglais des affaires et éviter le mélange des langues.

En Polynésie, sous l’égide du Ministère de l’Éducation, en collaboration avec la Direction des Enseignements Secondaires, l’APFA-Polynésie s’emploie à pérenniser le concours du MOT D’OR. Pour cette 4ème session, 40 élèves et étudiants ont été retenus parmi les 450 participants pour être récompensés en raison de la qualité de leur contribution.



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