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Les 14 et
15 avril 1999, les ministre de l'Économie et des Finances
francophones, réunis pour la première fois à Monaco, ont
établi la base de leur coopération.
La conférence de Monaco
À l'issue de cette conférence,
les ministres francophones de l'Économie et des Finances
ont adopté une déclaration commune. Soulignant l'importance
des négociations commerciales multilatérales (Seattle, États-Unis),
cette déclaration rappelait la vocation de l'Organisation
mondiale du commerce (OMC) à accueillir en son sein tous
les membres de la communauté internationale.
Les ministres de l'Économie
et des Finances entendent renforcer leur concertation pour
que le système commercial international contribue davantage
au développement durable et aux attentes des populations
marginalisées, afin de faire valoir ainsi les principes
défendus par la francophonie, telles la solidarité et la
promotion de la diversité culturelle, sur les grands enjeux
économiques internationaux.
Les ministres de l'Économie
et des Finances ont appelé la communauté financière internationale
à maintenir son soutien aux politiques de développement,
qu'il s'agisse d'aides publiques ou d'investissements privés,
et sont arrivés à un consensus encourageant, notamment sur
le problème de la dette des pays les plus pauvres, dans
la perspective des sommets des grands pays industrialisés
(G7, puis G8). Les ministres se sont engagés à agir pour
favoriser la création d'un environnement politique et juridique
stable, propice à l'accroissement de l'investissement et
du commerce, notamment par l'harmonisation des cadres juridiques
existants, la mise en place d'actions de formation et d'information,
destinées tant aux États et à la fonction publique qu'au
secteur privé.
La solidarité
francophone
Elle s'est surtout tournée
vers des projets de petite taille développés par l'Agence
intergouvernementale de la francophonie.
C'est le cas du Programme d'appui à la mobilisation de l'épargne
dans la francophonie (PAMEF). Lancé en 1994 il met en place
et renforce les systèmes de collecte et l'utilisation de
l'épargne pour le développement dans les pays du Sud.
Grâce à lui, une centaine de gestionnaires de caisses d'épargne
sont formés tous les ans.
Le Fonds francophone
de soutien à la PME (FFS- PME) développe la mise en place
d'assistances techniques et de microcrédits dans 10 pays
parmi les moins avancés (Burkina Faso, Mali, Haïti, Laos
... ).
Le Fonds francophone
de développement (FFD) a permis de financer des projets
communautaires (ONG, associations de villageois ... ).
L'Agence universitaire
de la francophonie (AUF) dispense, pour sa part, des formations
à l'entreprenariat.
Le Forum francophone des affaires
www.ffa-int.org
Cette organisation internationale
non gouvernementale (OING) est née en 1987 à Québec,à
l'occasion du 2e Sommet des chefs d'État et de gouvernement
ayant le français en partage. Son rôle est de promouvoir,
soutenir et développer les échanges commerciaux, industriels
et technologiques entre les entreprises francophones.
Le FFA est
constitué de 55 comités nationaux, de comités observateurs
dans les pays ou régions n'appartenant pas à
la Francophonie, mais s'appuyant sur une communauté
francophone active et de groupes régionaux
destinés à favoriser les relations transrégionales.
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