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Lors
du premier sommet de la francophonie en 1986, le gouvernement
du Québec suggère de créer un institut de l'énergie des
pays de langue française (IEPF). C'est ainsi qu'est né l'Institut
de l'énergie et de l'environnement de la francophonie.
L'Institut de l'énergie
et de l'environnement
En 1987,
le sommet de Québec donne comme objectif à l'Institut de
l'énergie et de l'environnement de diffuser de l'information,
d'organiser des formations, de codévelopper des énergies
adaptées et de multiplier les réseaux d'échanges.
Localisé
dans la ville de Québec, cet institut qui relève de l'Agence
intergouvernementale de la ftancophonie ne s'occupait pas
à ses débuts de la mise en oeuvre directe de ces projets.
Il jouait alors un rôle d'orientation, d'animation et de
coordination. Aujourd'hui, il gère l'ensemble du programme
"Énergie" et, depuis 1996, le programme
"Environnement ".
Par des
actions de terrain, il renforce les capacités énergétiques
des pays membres et contribue à l'électrification des zones
isolées. Il a un organe de conseil et d'expertise pour optimiser
l'exploitation de l'énergie disponible.
Il forme des cadres et des professionnels de la production
et diffuse de l'information en langue française.
Les énergies douces
Appelées
aussi énergies « renouvelables», les énergies douces sont
produites par la nature. Le vent (énergie éolienne), l'eau
(énergie hydroélectrique), le soleil (énergie solaire) ou
la transformation des déchets des animaux domestiques (gaz
méthane) donnent ainsi de l'électricité, donc de la lumière,
aux villages trop isolés pour être reliés aux réseaux électriques
nationaux. Utilisant des matériaux naturels, ces énergies
nécessitent peu d'investissements, et la population locale
peut facilement les faire fonctionner et les entretenir.
Plusieurs projets conduits par l'IEPF utilisent l'énergie
solaire. Ils ont été principalement menés en Asie du Sud-Est
en partenariat avec Électricité de France et la fondation
Énergie pour le monde.
Préserver l'environnement
Dès 1991,
les pays francophones se sont lancés dans la protection
solidaire de leur environnement. Le programme «Environnement»
mis en place par l'IEPF prévoit une concertation entre les
pays membres et la mobilisation d'experts francophones dans
le suivi et la mise en oeuvre d'Agenda 21 et des trois conventions
internationales, issues du sommet de la planète Terre de
Rio en 1992 (les changements climatiques, la diversité biologique
et la désertification).
Avant chaque
rencontre internationale, l'IEPF organise des réunions pour
informer les délégués francophones des enjeux de ces rencontres,
identifier les points de convergence possibles et envisager
des partenariats.
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