Depuis
son élection au poste de secrétaire général en 1997, Boutros
Boutros-Ghali, conformément aux termes de son mandat,
a initié une diplomatie préventive et développé le partenariat
avec les autres organisations internationales.
La
francophonie, un médiateur dans les conflits
Plusieurs
pays membres de la francophonie connaissent des situations
de crise et de conflit et ont sollicité la médiation de
l'Organisation internationale de la francophonie (OIF).
Ce fut le cas pour le Togo, la république démocratique du
Congo, le Burundi, la République centrafricaine, les Comores,
Madagascar. Suite à ces missions, l'OIF participe, comme
comédiateur, à la restauration du dialogue intertogolais,
impliquant aussi la France, l'Allemagne et l'Union européenne.
En république démocratique du Congo, elle contribue, aux
côtés de la Communauté de Sant'Egidio (Italie) à l'instauration
du dialogue entre les composantes de la vie politique et
civile congolaise. Le Conseil permanent de la francophonie
(CPF) adopte, lors de ses sessions, des résolutions politiques
qui guident l'action du secrétaire général.
Un
partenariat accru avec l'ONU
Le 18 décembre
1998, lors de sa 931 séance plénière, l'Assemblée générale
des Nations unies a décidé que la francophonie assisterait
désormais, en qualité d'observateur, aux sessions et aux
travaux de l'Assemblée générale et de ses organes subsidiaires.
Auparavant,
en juillet de la même année, l'OIF avait participé, pour
la première fois, à la réunion entre les organisations régionales
et l'ONU, sur le thème de la prévention des conflits. Elle
avait réaffirmé notamment son adhésion aux principes de
l'ONU en matière de diplomatie préventive et de rétablissement,
de maintien et de consolidation de la paix après les conflits.
Elle souscrit également à la nécessité de coordonner les
efforts entre l'ONU et les organisations régionales.
Coopération
avec les organisations régionales
Dès le début
de son mandat, le secrétaire général
Boutros-Ghali a réuni, pour la première fois, à Paris, les
secrétaires généraux et les représentants des organisations
internationales et régionales. Cette conférence, qui s'est
tenue le 20 mars 1998, lors de la journée mondiale de la
francophonie, a permis de présenter la nouvelle francophonie.
Elle a aussi permis d'évaluer les possibilités de collaboration
et de synergie entre l'OIF et les organisations représentées,
pour aborder, avec plus de cohérence et d'efficacité, les
grands problèmes internationaux tels que la paix, la sécurité
mais aussi le développement.
Cette coopération
s'est concrétisée ultérieurement par la signature d'accords,
l'envoi de missions conjointes d'observation des élections,
la participation à plusieurs conférences ou à des médiations
communes auprès de pays en conflit.
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