Le
"visa francophone"
: une proposition
de
l'Alliance francophone
*
" Emprunter à un auteur c'est du
plagiat ; emprunter à plusieurs c'est de la recherche
", disait l'humoriste Winston Milzer.
Il faut rendre à César ce qui est à "
l'Alliance Francophone ". Or à " l'Alliance Francophone
" nous sommes plusieurs ! Quelque 5000 membres sur 5 continents
et dans 99 pays qui, depuis 1992, se battent pour la " défense
et l'illustration de la langue française ", comme
disait Joachim du Bellay.
Dans son excellent rapport intitulé "
Renaissance de la Francophonie ", M. Hervé Bourges
envisage, entre autres suggestions, le " Visa Francophone
".
Il convient de rappeler que depuis quinze ans " l'Alliance
Francophone " propose, à l'instar de ce qui a été
organisé dans l'espace du Commonwealth, la création
de ce visa. Cette proposition avait suscité en son temps
la totale approbation de la Communauté Francophone.
Son bien-fondé n'a nul besoin d'être
démontré et " l'Alliance Francophone "
se réjouit de l'accueil qui lui est réservé
aujourd'hui dans les Médias de langue Française.
Qu'importe à la limite la paternité
de cette proposition, dès lors qu'il s'agit de défendre
les intérêts de la Francophonie. Mais il n'est pas
inutile de souligner que les idées émises dans le
rapport du Président Bourges correspondent curieusement
à celles qui ont été publiées tout
au long de ces dernières années dans " La Lettre
Francophonie " éditée par l'Association de
" l'Alliance Francophone ". Les seize propositions de
ce rapport recoupent en effet très exactement les analyses
de notre Association, alors qu'aucun de ses membres n'a été
consulté au cours de l'élaboration de ce document
remis officiellement le 4 juin.
Il s'agit là d'un principe de déontologie
que le Président d'honneur de la première École
de Journalisme de France ne saurait ignorer.
Quoi qu'il en soit, " l'Alliance Francophone
" est fière d'avoir indirectement participé
à la rédaction de ce rapport dont nous espérons
que les propositions feront l'objet de décisions ministérielles
qui ne peuvent qu'être bénéfiques à
la défense chaque jour plus urgente de la Francophonie.
Le président de l'Alliance Francophone
Jean R. Guion
* Réaction après la remise du Rapport
"Pour une Renaissance de la francophonie" demandée
à M. Hervé Bourges par le Secrétariat d'État
chargé de la coopération et de la francophonie du
gouvernement français.