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M.
Abdou DIOUF
Secrétaire général de l'Organisation
internationale de la Francophonie (OIF)
Elu
à Beyrouth, 20 octobre 2002, réélu à
Bucarest en 2006,
en fonction depuis le 3 janvier 2003.
Ancien
président de la République du Sénégal
(1981-2000), M. Abdou DIOUF est le deuxième secrétaire
général de l'OIF. Il a été élu
au 9e Sommet de la Francophonie à Beyrouth, le 20 octobre
2002, et reconduit à l'unanimité au 11e Sommet à
Bucarest, le 29 septembre 2006.
Né le 7 septembre
1935 à Louga (nord du Sénégal), Abdou Diouf
a débuté sa carrière dans l'ombre de Léopold
Sédar Senghor, avant de lui succéder à la tête
de l'Etat pendant près de vingt ans et de subir dignement
une défaite électorale qui a signé sa retraite
politique.
D'origine modeste,
Abdou Diouf a fait ses études à l'école française
de Saint-Louis, alors capitale du Sénégal, à
l'école de droit de Dakar, puis à Paris, à
l'Ecole nationale de la France d'outre-mer dont il est sorti major.
De retour au Sénégal en 1960, il fut gouverneur de
région, puis directeur de cabinet du président Léopold
Sédar Senghor, et secrétaire général
de la présidence. Ministre du Plan et de l'Industrie, il
devint Premier ministre, lors de la création de cette fonction
en 1970. En 1981, il succéda au président Senghor,
à la démission du "Père de la Nation".
Elu président à son tour en 1983, il a été
réélu en 1988 et en 1993. Socialiste battu à
la présidentielle de mars 2000 par le libéral Abdoulaye
Wade, Abdou Diouf a accepté la défaite et a félicité
son adversaire, donnant du Sénégal l'image d'un pays
démocratique et d'un modèle d'alternance tranquille.
Comme l'avait fait vingt ans plus tôt le président
Senghor, après son départ volontaire du pouvoir, Abdou
Diouf s'est immédiatement retiré en France.
Abdou Diouf, considéré
comme un sage, est intervenu dans de nombreuses médiations,
notamment comme président de l'Organisation de l'unité
africaine (OUA) et de la Conférence islamique. Ce musulman
tolérant, attaché à la laïcité
de l'Etat et marié à une catholique, a dirigé
le Sénégal pendant dix-neuf ans avec une souplesse
que ses adversaires ont qualifiée de "laxisme".
Gestionnaire et fin politicien, il a toujours donné de lui
l'image d'un homme calme, voire timide, rejetant les effets oratoires
et surnommé "la girafe" par la presse satirique,
en raison de sa très grande taille. (Biographie d'après
l'AFP).
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