
Grand Rassemblement de la Jeunesse de la Francophonie,
Palais des Nations, Geneve, mars 1999
1999 : Ecouter
la jeunesse de la Francophonie...
Tout au long de
l'année 1999, la Francophonie a souhaité se mettre à l'écoute
des jeunes francophones afin que le Sommet de Moncton soit véritablement
l'occasion de répondre à leurs attentes, à leurs aspirations et
à leurs projets.
L'année 1999 a
été marquée par 3 grandes consultations : la Concertation internationale
des jeunes francophones à Bamako, en février, le Grand Rassemblement
de la Jeunesse de la Francophonie à Genève, en mars, et le Forum
jeunesse francophone international de Shippagan et Ougagadougou,
en mai.
de Bamako
La première concertation
internationale de la jeunesse francophone s'est déroulée à Bamako
du 5 au 18 février 1999, à l'initiative de la Conférence des ministres
de la Jeunesse et des Sports (Conféjes). Suite à un appel lancé
par la Conféjes, les Etats et gouvernements ont entrepris une
série de concertations nationales. 40 jeunes, issus du mouvement
associatif, ont ensuite procédé à la synthèse des rapports transmis
par 28 pays. Ils ont formulé des constats, des revendications
et des recommandations.
à Genève
A l'initiative
du Secrétaire général, 104 jeunes, 2 par pays, et dans une grande
majorité, une jeune femme et un jeune homme, ont été conviés à
participer au " Grand Rassemblement de la Jeunesse de la
Francophonie ", les 19 et 20 mars 1999 au Palais des Nations
à Genève.
Le
Grand Rassemblement de la Jeunesse de la Francophonie
Plus de 10 000
jeunes des 52 Etats et gouvernements de la Francophonie, âgés
de 18 à 25 ans, ont adressé leurs réponses à un Comité national.
3 questions permettaient au jury d'apprécier leur culture générale
et leur bonne connaissance de la Francophonie. Une question sur
leur projet personnel et professionnel pour l'an 2000 permettait
de mieux faire connaissance avec eux. Enfin, il était demandé
aux jeunes d'exprimer ce qu'ils attendaient de la Francophonie
ce qui a permis d'identifier les thèmes de réflexion. : "
jeunesse et conflits armés ", " jeunesse, éducation,
formation et emploi ", " jeunesse, intégration, développement
et solidarité ", " jeunesse, cultures et nouvelles technologies
", " jeunesse, droits de la personne et vie politique
".
Les recommandations
finales ont été consignées, le 20 mars 1999, à l'occasion de la
Journée mondiale de la Francophonie, lors d'une séance, dans la
Salle du Conseil du Palais des Nations.
via Internet
et le Forum jeunesse francophone international de Shippagan et
Ouagadougou
Organisée par
l'Agence intergouvernementale de la Francophonie (AIF), la troisième
concertation, du 23 au 30 mai, s'est déroulée simultanément sur
deux sites : à Ouagadougou, au Burkina Faso, et à Shippagan, au
Canada-Nouveau-Brunswick. Une cinquantaine de jeunes filles et
de jeunes gens âgés de 18 à 25 ans, sur chacun des sites, ainsi
que des jeunes ayant participé aux concertations de Bamako et
de Genève ont pu, tout au long de cette semaine, débattre sur
Internet site du forum jeunesse francophone international et par
visioconférence, sur les thèmes traités lors des deux premières
concertations.
Et retenir ses
propositions
Les recommandations
de la jeunesse de la Francophonie sont présentées aux chefs d'Etat
et de Gouvernement à l'occasion du VIIIe Sommet, à Moncton
Recommandations
de la jeunesse
- Vie politique,
démocratie et droits de la personne
Instituer l'enseignement
des droits de la personne à tous les niveaux de la formation.
Sensibiliser les femmes aux droits de la personne en appuyant
les associations de femmes.
Accorder un fonds d'appui à la création d'un forum virtuel pour
sensibiliser les jeunes à la participation citoyenne.
- Conflits armés
Promouvoir la solidarité
entre les jeunes des pays en guerre et les jeunes des pays en
paix.
Instaurer un organe permanent de prévention et de résolution
des conflits.
Faire signer et respecter la convention d'Ottawa.
Développer les échanges culturels et surtout sportifs, facteur
privilégié de rapprochement des jeunes de l'espace francophone.
- Intégration,
développement et solidarité
Viser le plein emploi.
Promouvoir un développement durable en associant les jeunes
à la protection de l'environnement.
Favoriser la création d'entreprises par les jeunes, enseigner
l'entreprenariat dans les écoles et faire des stages dans les
entreprises.
- Éducation,
formation et insertion
Augmenter les budgets consacrés
à l'éducation, à la recherche et à la formation professionnelle.
Assurer une meilleure adaptation du contenu de la formation
au marché du travail.
Encourager les échanges et une plus grande mobilité pour les
étudiants au sein de l'espace francophone.
Mettre sur pied des programmes d'alphabétisation qui valorisent
le travail des ONG jeunes, nationales et internationales.
- Culture et
communication
Se servir des centres de
ressources existants pour implanter des unités communautaires
d'accès et de formation aux NTIC.
Encourager les jeunes à produire des émissions en les associant
aux maisons de production.
Exploiter les événements comme les Sommets et les Jeux de la
Francophonie pour effectuer des expositions culturelles et veiller
à les faire sortir des lieux traditionnels.
- Les jeunes
et la Francophonie
Associer les jeunes, les faire participer à toutes les
activités de la Francophonie.
Assurer une représentation des jeunes au sein des instances
de la Francophonie.
Promouvoir le français, sans pour autant atténuer l'importance
et la vitalité des langues locales.
Favoriser l'insertion
des jeunes par la formation technique et professionnelle
Avant ces consultations, les Assises
de la formation professionnelle et technique se sont tenues à
Bamako du 26 au 29 mai 1998. Elles ont donné lieu à l'adoption
des " Conclusions de Bamako ".
Les
Conclusions de Bamako
Autour de deux objectifs,
- une amélioration des systèmes
de formation professionnelle et technique,
- une meilleure transition entre
la formation et l'emploi.
Un cadre d'action,
destiné à servir de référence et de guide aux pays membres,
aux partenaires économiques et sociaux, aux organisations internationales,
aux institutions d'aide bilatérales, aux ONG et à tous ceux
qui uvrent en faveur de la formation professionnelle et
technique.propose trois niveaux d'intervention cohérente et
concertée :
- l'action dans chacun des pays,
- la coopération régionale ou
sous-régionale,
- la coopération multilatérale
et bilatérale.
Dans le droit
fil des Assises de Bamako, l'AUF a réuni, du 13 au 16 juin 1999,
à Moncton, les Assises de l'enseignement supérieur technologique
et professionnel. Les conclusions issues de ces concertations,
au niveau universitaire, ont complété celles issues des Assises
de Bamako, en 1998, et ont abouti à des propositions d'actions
concernant le dispositif francophone dans le domaine de l'enseignement
supérieur professionnel et technologique.
et la création
d'emplois
La Conférence
des ministres de la Jeunesse et des Sports (Conféjes), à travers
son programme du Fonds d'insertion des jeunes, a intensifié les
actions de création de micro-entreprises.
Le
Fonds d'insertion des jeunes
Créé en 1994 par
la Conféjes, avec l'appui de l'AIF, ce Fonds a mène deux types
d'activités complémentaires :
- une formation à l'entreprenariat
des jeunes souhaitant créer leur propre emploi,
- un soutien financier à la création
d'entreprises.
Depuis sa mise
en place, ce Fonds a contribué à la création de plus de 500 micro-entreprises
au bénéfice de 1 400 jeunes dans 23 pays.