|
|

200
millions de francophones dans le monde
800 millions d'habitants
dans les 68 pays de l'OIF
Les
institutions
- La Conférence des chefs dEtat et de gouvernement
des pays ayant le français en partage, également appelée Sommet,
traite des grandes questions politiques, économiques, techniques
et culturelles de l'heure. Elle adopte un programme de coopération
à mettre en oeuvre par les différents opérateurs entre deux sommets.
Dix sommets ont eu
lieu depuis 1986. Le prochain sommet est en préparation à
Québec (Canada) les 17 et 18 octobre 2008. Le Sommet
est présidé par le chef d'État ou de gouvernement du pays qui le
reçoit jusqu'au Sommet suivant (le président de la Roumanie
jusqu'au sommet de Québec en octobre 2008).
-
La Conférence ministérielle de la Francophonie (CMF) instituée
sur décision du Sommet de Chaillot en 1991 et composée des ministres
chargés des Affaires étrangères et/ou de la Francophonie se réunit
comme conférence de préparation ou de suivi du Sommet. Présidée
par le ministre chargé de la Francophonie dans le pays d'accueil
du prochain Sommet, un an avant celui-ci et un an après, elle assure
la continuité politique entre les sommets.
-
Le Conseil permanent de la Francophonie (CPF), également
institué par décision des chefs d'Etat et de gouvernement des pays
ayant le français en partage, lors de la conférence de Chaillot
en 1991, est l'organe politique permanent de la Francophonie institutionnelle.
Il est composé des représentants personnels des chefs d'État ou
de gouvernement de 18 pays membres, choisis, à chaque Sommet, selon
une répartition régionale équitable. Outre ses 18 membres permanents,
il peut accueillir aussi les représentants personnels de tous les
gouvernements qui souhaitent participer à la session. Le CPF est
présidé par un représentant du pays hôte du Sommet, un an avant
celui-ci et un an après.

Le
Secrétariat général de la Francophonie est placé sous l'autorité
du Secrétaire général de la Francophonie, élu pour quatre ans par
le Sommet avec un mandat renouvelable. Porte-parole politique et
représentant officiel de la Francophonie au niveau international,
il est le président exécutif du Conseil permanent dont il prépare
l'ordre du jour.
La
charte
d'Antananarivo (2005)
confie
au secrétaire général lensemble des pouvoirs
de gestion de lOrganisation internationale de la Francophonie,
en remplacement de lAgence intergouvernementale (AIF) et confie
à un administrateur, par délégation de pouvoirs
du secrétaire général, la mise en uvre
de la coopération internationale ainsi que la gestion de
l'Organisation, en remplacement de l'administrateur général
de l'Agence intergouvernementale de la Francophonie qui disparaît.
Animateur
de la coopération de lensemble du mouvement francophone,
le secrétaire général préside régulièrement
un conseil de coopération chargé dassurer la
cohésion de laction entre lOIF et lAgence
universitaire de la Francophonie (AUF), TV5, lAssociation
internationale des maires francophones (AIMF) et lUniversité
Senghor dAlexandrie.
De
1970 à 2005 : l'Agence
intergouvernementale de la Francophonie (AIF)
Créée à Niamey (Niger)
le 20 mars 1970, sous l'impulsion de trois chefs d'État de pays
africains, Léopold S. Senghor, Hamani Diori et Habib
Bourguiba, sous le nom dAgence de coopération culturelle
et technique (ACCT), elle est à l'origine de l'OIF. Elle
regroupait à sa création 21 États et gouvernements.
Unique organisation intergouvernementale de la Francophonie, lAgence
était née d'un idéal : réunir autour d'un projet commun l'ensemble
des pays ayant le français en partage. La 21e session de la
Conférence ministérielle de la Francophonie, réunie
à Antananarivo les 22 et 23 novembre 2005, a adopté
la charte d'Antananarivo qui, au terme des réformes
institutionnelles engagées à Hanoi en 1997, a
supprimé l'AIF.
|
C
- LAssemblée parlementaire de la Francophonie (APF) |
Haut
de page |
Créée
en 1967, l'Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF)
regroupe plus de soixante Parlements d'Etats et de communautés
ayant la langue française en partage.
Reconnue
comme Assemblée consultative de la Francophonie, elle
intervient auprès des instances de la Francophonie en rendant
notamment des avis sur tous les sujets concernant l'espace
francophone.
Elle
uvre en particulier pour que des valeurs telles que la démocratie
représentative fondée sur la tenue d'élections
libres, l'Etat de droit et le respect des droits de l'Homme soient
unanimement reconnus par les Etats membres de la Francophonie et
n'hésite pas à suspendre les Parlements des
Etats ne respectant pas ces principes.
L'APF
n'est pas uniquement un lieu de débats et de réflexion.
Elle mène également des actions déterminées
en faveur de la consolidation de la démocratie se traduisant
entre autres par l'envoi de missions d'information ou d'observation
des élections et la réalisation de programmes de coopération
interparlementaire dont la mise en uvre lui a été
confiée par les instances de la Francophonie.
L'APF
est donc à la fois le " Parlement des Parlements
" de la Francophonie et un vecteur important du développement
de la démocratie dans l'espace francophone.
L'Assemblée
parlementaire de la Francophonie en cinq dates
Mai 1967 : Création à Luxembourg par les représentants
de 26 Parlements de l'Association internationale des parlementaires
de langue française (AIPLF).
Mai 1989 : Reconnaissance de l'AIPLF comme seule organisation
interparlementaire des pays de la Francophonie (Sommet de Dakar).
Octobre 1993 : Reconnaissance de l'AIPLF comme Assemblée
consultative de la Francophonie (Sommet de Maurice).
Novembre 1997 : Adoption de la Charte de la Francophonie confirmant
le rôle d'Assemblée consultative de la Francophonie
de l'AIPLF (Sommet de Hanoï).
Juillet 1998 : Changement d'appellation de l'AIPLF qui devient
l'Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF).
Juillet 2007 : l'APF fête son 40e anniversaire à
Libreville (Gabon)
|
D
- Les opérateurs "directs et reconnus" du Sommet |
Haut
de page |
- L'Association internationale des maires et
responsables des capitales et métropoles partiellement ou entièrement
francophones (AIMF), joue un rôle d'opérateur associé au sein de
la Francophonie internationale. L'AIMF déploie ses activités de
coopération dans tous les domaines de la vie municipale de ses membres
qui sont aujourd'hui 85.
- L'Agence universitaire de la francophonie
(AUF) qui a succédé à l'Association des universités
partiellement ou entièrement de langue française - Université des
réseaux francophones (AUPELF-UREF) est l'unique opérateur des Sommets
dans le domaine de l'enseignement supérieur et de la recherche.
Elle regroupe la quasi totalité des universités totalement ou partiellement
de langue française, ainsi que des grandes écoles et des organismes
de recherche.
- TV5 est la chaîne de télévision multilatérale
en langue française qui joue le rôle d'opérateur du Sommet en matière
d'audiovisuel. Elle est l'outil de diffusion du regroupement des
chaînes francophones de télévision. TV5 a vu le jour en Europe
en 1984, au Canada-Québec en 1988, en Amérique latine et Caraïbes
en 1992. Elle s'est étendue à lAfrique à partir de 1992, à
lAsie depuis 1997 et aux Etats-Unis depuis janvier 1998.
- LUniversité internationale de langue
française au service du développement africain, aussi nommée Université
Senghor d'Alexandrie d'Égypte, a été reconnue d'utilité publique
internationale par le Sommet de Dakar (1989). Elle est l'opérateur
de la Francophonie pour le perfectionnement des cadres supérieurs
de l'Afrique francophone.
DEUX CONFERENCES MINISTERIELLES PERMANENTES
-
La Conférence des ministres de lEducation des pays francophones
(CONFÉMEN), créée en 1960, regroupe 41 Etats et gouvernements
membres.
- La Conférence
des ministres de la Jeunesse et des Sports des pays francophones (CONFÉJES)
regroupe 32 pays et gouvernements. Elle assume, notamment, la responsabilité
d'organisation des Jeux de la Francophonie dont la cinquième
édition a eu lieu à Niamey (Niger) du 7 au 17 décembre
2005.
|