
Réunion
du Comité de suivi des OING
Paris, le 8 juin 2001
COMPTE RENDU
Sommaire
- Liste des participants
1 - Mot de bienvenue
du président du Comité de suivi, Georges GROS.
2 - Intervention de M. Roger DEHAYBE, administrateur général
de l'Agence intergouvernementale de la Francophonie (AIF).
3 - Intervention de Mme Christine DESOUCHES, déléguée
aux droits de l'Homme et à la démocratie.
4 - Adresse au SOMMET DE BEYROUTH.
5 - Révision des relations FRANCOPHONIE / SOCIETE CIVILE.
6 - Site INTERNET des OING.
7 - Programme d'ACTION.
8 - Questions diverses.
9 - Prochaine réunion.
- Annexe 1. Message
du secrétaire général Boutros BOUTROS-GHALI.
- Annexe 2. ADRESSE AUX CHEFS D'Etat et de gouvernement réunis
alors du SOMMET DE BEYROUTH.
PARTICIPANTS
Représentants
élus des OING
Présidence :
Union internationale des journalistes et de la presse de langue
française (UIJPLF),
M. Georges GROS.
Vice-présidence : Fédération africaine des
Associations des parents d'élèves et étudiants
(FAPE),
M. Martin ITOUA.
Association africaine d'éducation pour le développement
(ASAFED),
M. Koffi ATTIGNON.
Fédération internationale pour l'éducation
des parents (FIEP),
M. Moncef GUITOUNI.
Groupe d'étude et de recherche sur la Démocratie
et le Développement économique et social en Afrique
(GERDDES-Afrique),
M. Wenceslas J. de SOUZA.
Membres suppléants
Association des écrivains de langue française
(ADELF),
Pr. Edmond JOUVE.
Conseil syndical francophone d'éducation et de formation
(CSFEF),
M. Roger FERRARI.
Environnement et développement du Tiers-Monde (ENDA-TM),
M. Jacques BUGNICOURT.
Invité
M. Richard CHARRON.
Représentants
institutionnels
Organisation internationale de la Francophonie (OIF),
M. Claude BOUCHER.
Agence intergouvernementale de la Francophonie (AIF),
M. Roger DEHAYBE, administrateur général.
Mme Christine DESOUCHES, Déléguée,
DDHD.
M. René OBAM-NLONG, Directeur, DDSS.
Mme Simy PALLOT, Responsable de projets à la DDSS.
M. Tiburce GUEDEGBE, Responsable de projets à la
DDSS.
1 - MOT DE BIENVENUE
DU PRESIDENT DU COMITE DE SUIVI
M. Georges GROS souhaite
la bienvenue à tous les participants à cette première
réunion du Comité de suivi élu lors de la
Conférence de Québec. Il rappelle la volonté
des OING de dialoguer avec les instances francophones. Il souligne
l'importance pour le Comité de suivi de jouer un rôle
effectif au sein de la Francophonie, de répondre aux besoins
des OING et d'exprimer leurs préoccupations. Il déclare
se mettre à la disposition des instances de la Francophonie,
de ses opérateurs, dont l'AIF.
M. GROS estime que
les nouvelles perspectives évoquées par l'administrateur
général de l'AIF lors de la séance du comité
de réflexion des OING tenue la veille, sont porteuses d'espoir.
Il invite les OING à assumer leurs responsabilités
dans le rôle de partenariat qui leur est proposé
par l'OIF et l'AIF.
Il cède ensuite
la parole à l'administrateur général qui
a la responsabilité de convoquer les réunions.
2 - INTERVENTION
DE M. ROGER DEHAYBE
L'administrateur général
de l'Agence intergouvernementale de la Francophonie transmet les
regrets de M. Boutros BOUTROS-GHALI, Secrétaire général
de l'Organisation internationale de la Francophonie, de ne pouvoir
participer aux travaux et donne lecture du message du Secrétaire
général au Comité de suivi
(Annexe 1)
Message du secrétaire général
de l'Organisation internationale de
la Francophonie. M. Boutros BOUTROS-GHALI,
à l'occasion de la réunion du Comité de liaison,
des OING.
Paris,
le 8 juin 2001
Mesdames et
Messieurs,
Mes chers amis
J'aurais aimé
pouvoir être à vos côtés aujourd'hui,
à l'occasion de cette réunion du nouveau Comité
de liaison des Organisations internationales non gouvernementales,
pour vous dire combien votre engagement et votre action sont essentiels
à mes yeux. Combien ils sont essentiels pour notre Organisation
dans son ensemble. Mais surtout, pour pouvoir entendre vos réflexions,
vos analyses et vos recommandations, face à une siutation
qui ne cesse de bouger, tant au sein de la Francophonie, que sur
la scène internationale.
Au sein de
la Francophonie, tout d'abord, nous avons franchi un pas supplémentaire
a Bamako, lors du Symposium sur le bilan des pratiques de la démocratie,
des droits et des libertés dans l'espace francophone.
Un pas supplémentaire
d'un point de vue normatif, d'abord, mais un pas supplémentaîre,
aussî, dans la méthode qui a présidé
à cette conférence et aux travaux préparatoires.
C'est à dire la volonté d'associer l'ensemble des
acteurs, au rang desquels les OING, bien sûr, a la réflexion
et aux débats, que nous avons eus à cette occasion.
C'est à dire, également, la volonté de «
renforcer le mécanisme de concertation et de dialogue permanents
avec les OING reconnues par la Francophonie, particulièrement
avec celles qui poursuivent les mêmes objectifs dans les
domaines de la démocratie et des droits de l'Homme »,
comme cela est inscrit explicitement dans la Déclaration
de Bamako.
Je poursuis,
moi-même, une réflexion sur les mécanismes
à mettre en place, notamment avec les OING, pour assurer
la mise en oeuvre des dispositions de la Déclaration de
Bamako. Et vos suggestions me seront utiles en la matière.
Les choses
bougent sur la scène internationale, aussi, où se
fait jour la nécessité, de plus en plus reconnue,
d'associer les représentants de la société
civile, du secteur privé, des organisations que vous représentez,
à la réflexion et à l'action.
La troisième
conférence sur les PMA à Bruxelles, à laquelle
la Francophonie a pris une part active, a été révélatrice,
à cet égard, en donnant, pour la première
fois, une place légitime, bien qu'encore insuffisante pour
certains, aux ONG impliquées dans le développernent
éconornique et social.
C'est dire
que l'idée que les ONG sont un élément fondamental
de la représentation du monde contemporain fait sont chemin.
Tout comme l'idée que leur participation aux organisations
internationales est, d'une certaine manière, une garantie
de la légitimité politique de ces dernières.
Votre implication
dans le projet francophone n'est pas une nouveauté. Elle
est même au fondement de la Francophonie. Et elle lui confère,
aujourd'hui, sa légitimité, mais aussi son originalité
et sa modernité en lui offrant un ancrage dans la société
civile.
Mais les bouleversements,
les mutations, les changements de mentalité auxquels on
assiste sur la scène internationale, nous invitent à
ne pas nous contenter d'avoir été, en quelque sorte,
des précurseurs en la matière, mais à le
rester, en allant plus loin dans nos propres rangs.
La relation
qui nous lie doit plus que jamais être celle d'un partenariat
étroit, sur la base d'un échange permanent d'informations.
C'est donc
avec le plus vif intérêt que j'ai pris connaissance
des travaux que vous avez menés à Québec
et des recommandations que vous avez formulées.
Vos préoccupations
rejoignent totalement les miennes et celles de l'Organisation
Internationale de la Francophonie dans son ensemble, à
travers son opérateur principal - l'Agence intergouvernementale
- et ses opérateurs directs.
Soyez donc
assurés que vos réflexions et vos propositions viendront
nourrir utilement le processus qui nous permettra de renforcer
les structures et les mécanismes de dialogue et de concertation
entre la Francophonie et les OING.
Tout cela
m'amène, en terminant, à vous redire l'Oganisation
internationale de la Francophonie a besoin de vous, qu'elle compte
sur vous, mais que vous, vous pouvez, en retour, compter sur elle,
et bien sûr, avant toute chose, compter sur moi, pour me
faire votre interprète auprès des Etats et des gouvernements
membres qui devront consacrer cette architecture rénovée.
De la même
rnanière, je serai heureux de transmettre tout message
que vous souhaiterez délîvrer aux chefs d'Etat et
de gouvernement au moment du Sommet de Beyrouth.
Je vous souhaite
donc le meilleur des succès dans vos travaux.
Boutros Boutros-Ghali.
Après
avoir rappelé le rôle essentiel des OING dans le
développement de la Francophonie, le Secrétaire
général rappelle le pas supplémentaire franchi
lors du Symposium de Bamako en vue d'associer les acteurs de la
société civile dans la promotion des valeurs démocratiques.
Il souligne l'importance de mettre en place un mécanisme
efficace en vue de la mise en uvre de la Déclaration
de Bamako. Le Secrétaire général compte sur
les réflexions des OING en vue d'identifier une nouvelle
architecture des relations entre les OING et les instances francophones.
Dans cette optique, il délivrera le message des OING au
Sommet de Beyrouth.
L'administrateur général
rappelle la séance de réflexion des OING tenue la
veille, pendant laquelle il a constaté une volonté
commune d'améliorer les mécanismes de dialogue et
de concertation. A ce sujet, il souhaite proposer au secrétaire
général de l'OIF un ensemble de mécanismes
cohérents. D'où la présence de Mme Christine
DESOUCHES, Déléguée aux Droits de l'Homme
et à la Démocratie qui pilote une réflexion,
au sein de la Commission politique du Conseil permanent de la
Francophonie, sur le rôle des ONG dans la mise en uvre
du Symposium de Bamako.
M. DEHAYBE établit
ensuite une synthèse des échanges lors de la séance
de réflexion des OING. Il rappelle les éléments
suivants :
· manifester
plus de rigueur dans l'accréditation des OING en Catégorie
A
· revoir l'accréditation de l'ensemble des OING
· confier au Comité de suivi la responsabilité
de recommander l'accréditation des OING
· mieux utiliser le site Internet des OING
· favoriser la présence des OING dans la francophonie
institutionnelle, par exemple dans les comités de programme.
· consacrer la Conférence des OING à un dialogue
avec l'ensemble des opérateurs sur le contenu de la programmation
et sur la contribution des OING à sa mise en uvre
· regrouper les OING en commissions, selon leurs secteurs
d'activité
· augmenter le nombre de participants aux réunions
du Comité de suivi en y incluant systématiquement
les membres suppléants
· suite à la rénovation souhaitée,
fournir au Comité de suivi des moyens de fonctionnement
: un service de secrétariat fourni par le DDSS et un budget
pour faciliter les travaux et les missions de représentation
· accueillir d'autres OING au sein du réseau francophone
· conserver la souplesse entre les deux niveaux d'action
(institutionnels et de terrain) et permettre de travailler avec
les ONG locales pour certains dossiers.
· présenter une vision convergente à l'issue
des différentes réflexions actuelles autour du rôle
des OING en francophonie
M. Georges GROS remercie
l'administrateur pour cette synthèse de la séance
de réflexion des OING. Il souligne la nécessité
d'augmenter le rôle des suppléants au Comité
de suivi et de permettre à des experts d'enrichir ses débats.
Il est d'avis que les OING de catégorie A devraient être
constituées de structures nationales régies par
des assemblées générales élues démocratiquement
et pourvues de règlements et de règles budgétaires.
Ces structures nationales devraient être constituées
d'une majorité de membres nationaux. Il estime que les
ressources mises à disposition du Comité de suivi
sont nécessaires pour que celui-ci se mette au service
de la francophonie. Il rappelle que les membres du Comité
ne sont pas là pour défendre leurs associations
mais pour se mettre au service de l'ensemble des associations
et de la francophonie.
Le président
informe les participants qu'il a invité M. Richard CHARRON,
qui n'est pas un membre élu au Comité de suivi,
en raison du rôle important qu'il a joué par le passé
dans les travaux du Comité et des éléments
d'information qu'il détient sur le site Internet des OING.
Il lui a confié la tâche d'assurer le compte rendu
des réunions du comité.
3 - INTERVENTION
DE Mme CHRISTINE DESOUCHES
La Déléguée
aux Droits de l'Homme et à la Démocratie remercie
le Comité de l'avoir associée à ses travaux.
En rappelant les conclusions du Symposium de Bamako, elle souligne
le défi important que constitue la réalité
des actions et le respect des engagements qui y ont été
pris. Elle rappelle le rôle de premier plan joué
par les OING dans l'élaboration et la mise en uvre
de la programmation de la DDHD, et ce depuis une dizaine d'années.
Elle rappelle également que les ONG et les OING ont été
associées à la préparation et à la
réalisation du Symposium de Bamako, dont le programme d'action
fait une large place au partenariat avec la société
civile.
Mme DESOUCHES informe
les participants qu'une nouvelle version du programme d'action
de Bamako est en cours d'élaboration, comprenant, entre
autres, l'examen de programmes déjà mis en place
par des ONG et des OING. Des mécanismes de suivi des pratiques
démocratiques sont en train d'être précisés.
L'une des modalités prévues dans ces dispositifs
concernant l'observation et l'évaluation des pratiques
démocratiques prévoit la mise en place d'un réseau
d'information et de concertation formé d'ONG, d'OING, de
réseaux institutionnels et d'experts. Des rapports périodiques
et ad hoc sont prévus ainsi que des synthèses lors
d'éventuelles crises dans la vie démocratique. Une
ouverture importante est donc prévue pour l'action des
ONG et des OING.
Mme DESOUCHES a évoqué
la nécessité d'un collège des OING, susceptibles
d'accompagner la francophonie dans les diverses étapes
de ce processus. Elle soutient l'idée de constituer un
collège restreint et fédérateur dans chaque
domaine d'activité de la francophonie, qui pourrait renforcer
le dialogue entre la francophonie et la société
civile. Elle propose d'établir des liens entre le site
Internet des OING et celui du CIGIP.
4 - ADRESSE AU SOMMET
DE BEYROUTH
Le président
du Comité de suivi rappelle que la conférence de
Québec a souhaité adresser un message aux Chefs
d'État et de gouvernement réunis au Sommet de Beyrouth.
Le groupe de réflexion
réuni la veille a estimé que le texte proposé
lors de la conférence devait être raccourci et revu
à la lumière des nouvelles ouvertures manifestées
entretemps par les instances francophones. Les éléments
essentiels de ce nouveau texte ont été rédigés.
Sur la base de ce nouveau
texte, le Comité de suivi a convenu d'une rédaction
finale qui sera acheminée au secrétaire général.
(Annexe
2) -
Adresse aux chefs d'Etat et de gouvernement
réunis lors du Sommet de Beyrouth.
Les organisations
internationales non gouvernementales accréditées
conformément à la Charte de l'Organisation internationale
de la Francophonie, se réjouissent du choix des chefs
d'Etat et de gouvernement de faire porter les travaux de ce
IXe Sommet de Beyrouth sur le dialogue des cultures dont les
OING sont la parfaite illustration au sein de la société
civile.
Rappelant
leur rôle précurseur et leur importante contribution
dans la mise en activité des instances de la francophonie,
les OING veulent répondre pleinement aux dispositions
les concernant incluses dans la Charte de la Francophonie.
Elles demandent
d'être très étroitement associées,
en tant que représentantes de la société
civile, aux activités de la francophonie.
Les OING,
conscientes du rôle croissant de la société
civile dans la gouvernance mondiale, notamment comme contrepoids
à une mondialisation porteuse de pauvreté, de
violence et d'uniformisation culturelle, aspirent à un
partenariat efficace avec les gouvernements en vue d'atteindre
l'idéal francophone de pluralité.
Réaffirmant
leur disponibilité pour contribuer au développement
et à la mise en uvre de la Francophonie, les OING
proposent aux chefs d'Etat et de gouvernement de :
FAVORISER
la reconnaissance juridique et le développement des OING
dans leur pays
GARANTIR les droits des OING et de leurs membres
AMENAGER un espace d'expression pour la société
civile à l'occasion des grandes manifestations organisées
par les instances francophones
ASSURER la consultation et la participation active des OING
dans l'élaboration, la mise en oeuvre et l'évaluation
de la programmation des opérateurs de la Francophonie,
y compris le droit de saisine
DONNER SUITE au droit de saisine des OING
CONSIDERER les OING comme des partenaires à part entière
dans le développement de la communauté francophone.
5 - REVISION
DES RELATIONS FRANCOPHONIE / SOCIETE CIVILE
A la lumière
des propositions du groupe de réflexion, le Comité
de suivi a discuté des éléments suivants
:
Accréditation des OING
Catégories
Pour être considérée comme une OING, une organisation
doit être composée de sections nationales dans un
certain nombre de pays (nombre à définir). La majorité
des membres doivent être des nationaux de chaque pays. Les
structures nationales doivent présenter certaines caractéristiques
essentielles : réunir les membres en assemblée générale
annuelle, élire les membres de leur bureau démocratiquement,
présenter un bilan financier, etc. Une OING de ce type
pourrait être classée en catégorie A. Une
OING ayant des représentants dans divers pays, mais sans
structures nationales, serait classée en catégorie
B. On pourrait dresser la liste des ONG qui collaborent à
la mise en uvre de certaines activités des opérateurs,
mais sans leur accorder une accréditation officielle.
M. Edmond JOUVE a souligné
que certaines OING ne possèdent pas de structures nationales,
mais répondent aux autres critères d'accréditation
: nombreuses activités de promotion de la francophonie,
membres dans un grand nombre de pays, etc. Les nouveaux critères
signifieraient l'impossibilité pour elles d'être
accréditées en catégorie A.
Des avis sont exprimés
concernant l'établissement d'un critère visant la
spécificité francophone des OING. D'une part, on
souligne l'importance de l'engagement des associations dans la
mouvance francophone. On craint la perte de l'identité
francophone si des OING ne sont pas d'abord engagées dans
le développement de la francophonie. On souhaite un acte
d'engagement dans le projet francophone. D'autre part, on souligne
la possibilité de mener des actions avec des OING non membres
du Comité de suivi qui pourraient être, éventuellement,
des branches françaises d'organisations internationales.
Processus d'accréditation
Pour les OING déjà
accréditées, demander un rapport d'activités,
sur la base d'un modèle produit par l'AIF. Le Comité
de suivi vérifie la conformité des OING avec les
critères et recommande ou non le renouvellement de l'accréditation
ou le changement de catégorie.
Comité de suivi des OING
Inviter dans le respect
de la Charte de l'OIF et en tant que de besoin les OING suppléantes
à chaque réunion afin d'augmenter le nombre de participants
et inviter des personnes-ressources lorsque la nécessité
s'en fera sentir.
Exiger une mise en
candidature, un rapport d'activités et une lettre de motivation
pour se porter candidat à l'élection au Comité
de suivi.
Revoir le règlement
intérieur concernant les élections.
Préciser le
rôle du Comité de suivi en termes d'animation, de
coordination et de représentation des OING. (Revoir les
règlements intérieurs)
Processus de révision
des relations Francophonie/société civile
M. Georges GROS propose
que les activités du groupe de réflexion soient
intégrées dans les travaux du Comité de suivi.
Il estime que le Comité de suivi ayant été
élu par la conférence, il lui revient de mettre
en uvre ses propres recommandations. Il souhaite, par là,
éviter une confusion entre des structures différentes
qui viseraient les mêmes objectifs.
On rappelle que la
conférence de Québec a proposé à l'AIF
de constituer un groupe de réflexion dont le mandat comprenait
la révision de l'adresse aux chefs d'État et de
gouvernement réunis au sommet de Beyrouth, l'élaboration
de recommandations sur la restructuration des relations entre
la francophonie et la société civile, et une réflexion
sur la mise en place d'une structure de représentation
permanente des OING francophones. Il appartient à ce groupe
de réflexion d'établir ou non un rapport sur son
mandat. Ce rapport pourra être fourni au Comité pour
qu'il puisse s'en inspirer.
Le Président
propose que M. Roger FERRARI soit chargé, à ses
côtés, de réfléchir à toutes
restructurations bénéfiques en vue d'améliorer
les relations Francophonie/société civile.
6 - SITE INTERNET
DES OING
A la demande du président
du Comité, M. Richard CHARRON explique l'origine et l'évolution
du projet de création du site Internet des OING de l'espace
francophone. Il rappelle que ce site est placé sous la
responsabilité du Comité de suivi, qui, sur proposition
de la conférence de Cotonou, l'avait identifié comme
l'un de ses principaux projets du précédent biennum.
Le comité avait alors confié la gestion de ce projet
à l'AFIDES.
La mise en place du
site et la publication des informations sur les OING et sur le
Comité de suivi a été financée par
l'AIF, par le biais de l'Institut des nouvelles technologies de
l'information et de la formation (INTIF). Celui-ci a accepté
que son serveur de Bordeaux soit l'hôte du site. Après
avoir établi des critères de sélection, le
comité de suivi a identifié quelques OING qui ont
reçu un budget leur permettant de se doter d'un matériel
informatique nécessaire à leur connexion au réseau
Internet.
Le projet proposé
visait, pendant sa deuxième année, à fournir
à quelques autres OING un matériel informatique,
et à soutenir l'animation du site Internet. Le financement
de cette deuxième phase a été confirmée
par M. Pietro Sicuro, Directeur de l'INTIF et le protocole d'accord
devrait être signé dans les meilleurs délais.
Le Comité de
suivi renouvelle le mandat de Richard Charron dans la gestion
du site Internet et l'invite à lui présenter régulièrement
un compte rendu des activités et un bilan financier du
projet. Il lui demande d'élaborer un plan de coordination
des informations à publier sur le site et par l'intermédiaire
de sa liste de diffusion.
7 - PROGRAMME
D'ACTION
Les membres proposent
divers projets pouvant faire l'objet d'une action concertée
des OING pendant le mandat du Comité de suivi. On évoque
des thèmes comme la lutte contre la précarité
et contre la corruption, facteur de pauvreté, l'exercice
des libertés ou la défense des droits des enfants.
Le Comité se rallie autour du thème fédérateur
de l'éducation à la citoyenneté, qui préoccupe
la grande majorité des OING francophones. La FAPE, la FIEP
et Enda se portent volontaires pour proposer un projet concret
dans ce domaine.
Le Comité passe
ensuite en revue ses diverses responsabilités, et dégage
la liste suivante des activités à mettre en uvre
avant la prochaine Conférence des OING.
Activité Responsable
représentation des OING Président
adresse aux chefs d'État à Beyrouth Comité
de suivi
révision du partenariat OING/Francophonie Roger Ferrari
et Georges Gros
site Internet Richard Charron
projet sur l'éducation à la citoyenneté Martin
Itoua, Moncef Guitouni et Jacques Bugnicourt
préparation de la prochaine Conférence des OING
Comité de suivi
présence au Village Francophone de Beyrouth Président
: exploration lors de sa prochaine visite à Beyrouth
Richard Charron : inventaire des activités des OING
dans le cadre du Sommet de Beyrouth
8 - QUESTIONS
DIVERSES
M. Martin ITOUA rappelle
quelques événements importants dans le secteur de
l'éducation : le suivi du forum mondial de l'éducation
organisé par l'UNESCO et la conférence du bureau
international de l'éducation prévue à Genève
en septembre 2001.
En réponse au souhait exprimé par le secrétaire
général de l'OIF dans son message à l'ouverture
de la conférence de Québec proposant de "lancer
une vaste campagne de sensibilisation à l'idéal
francophone de pluralité, notamment en faveur du plurilinguisme
dans les organisations internationales", M. Richard CHARRON
propose une participation active du Comité de suivi à
la Conférence intitulée Gouvernance 2002 organisée
à Montréal en mai 2002.
En réaction
à ces suggestions, le président suggère de
dresser la liste des événements importants qui se
dérouleront dans les différents secteurs d'activité
des OING et de la lui faire parvenir.
M. Richard CHARRON
renouvelle l'invitation lancée aux OING de participer à
la rédaction de la revue FRANCO-JEUNES, qui vise à
favoriser la communication avec les jeunes francophones. On recherche
activement des partenaires pour donner une voix aux jeunes de
l'espace francophone, notamment des jeunes des milieux populaires
et déscolarisés.
9 - PROCHAINE
REUNION
Le comité de
suivi propose que la prochaine réunion se tienne à
la fin de septembre, et souhaite que la date leur soit communiquée
le plus tôt possible.
ANNEXES
Annexe 1 -
Message du secrétaire général (Voir ci-dessus
§ 2).
Annexe 2 - Adresse
aux chefs d'Etat et de gouvernement réunis lors du Sommet
de Beyrouth. (Voir ci-dessus § 5).