IXe Conférence des chefs
d'État
et de gouvernement des pays ayant le français en partage
Beyrouth, les 18, 19 et 20 octobre
2002
Plan d'action de Beyrouth
Nous, Chefs d'État
et de gouvernement des pays ayant le français en partage,
réunis à Beyrouth du 18 au 20 octobre 2002, venons
solennellement de confirmer par une Déclaration les engagements
essentiels qui nous lient. Malgré le report d'une année
du Sommet en raison de la situation internationale, nous avons
poursuivi avec détermination nos activités de coopération.
La Conférence
ministérielle de la Francophonie, réunie à
Paris le 11 janvier 2002, a adopté à cette fin la
programmation de la Francophonie multilatérale pour le
biennum 2002-2003.
Nous nous félicitons
des orientations données par la Conférence dans
le cadre du suivi du Sommet de Moncton et faisons nôtres
les conclusions des réunions sectorielles thématiques
tenues au cours du biennum 2000-2001. Ces orientations doivent
continuer à guider notre opérateur principal, l'Agence
intergouvernementale de la Francophonie, ainsi que nos opérateurs
directs, l'Agence universitaire de la Francophonie, l'Association
internationale des maires francophones, TV5 et l'Université
Senghor, dans la mise en uvre de la programmation jusqu'à
la fin du biennum.
Nous nous réjouissons
que cette programmation s'articule autour de quatre grands axes
mobilisateurs où nous estimons que la Francophonie peut
et doit jouer un rôle majeur :
· Paix, démocratie,
droits de l'Homme,
· Promotion de la langue française et de la diversité
culturelle et linguistique,
· Education de base, formation professionnelle et technique,
enseignement supérieur et recherche,
· Coopération économique et sociale au
service du développement durable et de la solidarité.
Nous doterons la
Francophonie des moyens nécessaires à la réalisation
de cette programmation.
Nous insistons particulièrement
sur le nécessaire approfondissement des concertations entre
les États et gouvernements francophones sur les thèmes
débattus dans les enceintes internationales et qui sont
prioritaires pour la Francophonie. Nous entendons veiller à
ce que les prises de position communes et les déclarations
officielles de la Francophonie issues de ces concertations soient
arrêtées dans le cadre de ses instances.
Nous encourageons le
Secrétaire général à intensifier la
concertation avec les organisations internationales et régionales
et la recherche de synergies avec les coopérations bilatérales
en adéquation avec les politiques nationales de développement
en vue de la mise en place de véritables partenariats.
Nous lui demandons également de développer une expertise
susceptible de faciliter la mobilisation des financements des
institutions internationales.
Nous appelons de nos
vux une intensification des partenariats entre nos opérateurs
et soulignons l'apport des réseaux institutionnels, des
coopérations entre les collectivités décentralisées,
les partenaires économiques et sociaux et les représentants
de la société civile dans l'affirmation d'une Francophonie
dynamique.
A cet égard,
un Symposium sur le cofinancement du développement sera
organisé.
Nous invitons le Secrétaire
général à poursuivre la mise en uvre
du processus d'évaluation des opérateurs des Sommets.
Nous approuvons les conclusions du rapport sur le suivi de l'évaluation
de l'Agence intergouvernementale de la Francophonie.
Nous sommes convaincus
que l'élaboration d'un cadre stratégique décennal
facilitera la définition d'objectifs à long terme
pour la Francophonie.
Nous décidons
l'adoption d'un rythme de programmation quadriennal dont nous
attendons qu'il permette d'approfondir l'effort de rénovation
de la coopération multilatérale francophone dans
le sens du resserrement, de l'efficacité et de la visibilité.
Nous demandons aux instances
compétentes de poursuivre la réflexion jusqu'au
Sommet de Ouagadougou afin que nous puissions à cette occasion
adopter une stratégie pour la période 2004-2013
et tirer toutes les conclusions liées à l'élaboration
d'une programmation quadriennale.