Union de la Presse Francophone
 
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N° 106 - août-septembre 2002


Serge HIREL

Groupe EDIPRESSE

A l'étranger: des résultats contrastés

°"Notre but, écrit Pierre Lamunière, président d'Edipresse, dans un message de présentation du bilan 2001, est d'occuper une des trois premières places sur les marchés où nous sommes présents". C'est chose faite depuis longtemps en Suisse francophone, mais aussi dans plusieurs pays dans lesquels le groupe s'est implanté. L'an dernier, c'est la Pologne qui a donné le plus de satisfaction. A 70,8 millions de francs suisses (MFS), le chiffre d'affaires d'Edipresse-Pologne a augmenté de 22%, grâce à une progression de 50% des recettes publicitaires. Edipresse-Pologne est ainsi devenu le premier éditeur de magazines du pays en termes de recettes publicitaires et le troisième en termes de ventes. Aux sept titres dont il était déjà propriétaire, dont un "people" diffusé à 280 000 exemplaires, le groupe suisse en a ajouté récemment trois autres, "Pani" et "Uroda", deux mensuels féminins, et "Przekroj", un hebdomadaire d'information.

°En Espagne, où la conjoncture s'est dégradée en 2001, la situation a été beaucoup moins bonne. Le groupe suisse, qui occupe le deuxième rang en presse magazine, y possède une quinzaine d'hebdos et de mensuels, des "people" aux féminins, en passant par l'automobile et la cuisine. D'un magazine à l'autre, les ventes ont été contrastées. Au total, Edipresse-Espagne a enregistré une baisse de 5% de son chiffre d'affaires (148 MFS), due aussi bien à la contraction du marché publicitaire (-3,5%) qu'à celle des ventes (-5,5%). Dans ce pays, Edipresse est aussi propriétaire de trois imprimeries. L'une, à Barcelone, ne travaille que pour le groupe. L'autre, à Madrid, réalise 80% du chiffre d'affaires avec des clients extérieurs. Quant à la troisième, Rivadeneyra, sa productivité a été améliorée en 2001 grâce à de nouveaux investissements techniques.

°L'année 2001 a également été difficile au Portugal, où les activités d'Edipresse sont regroupées au sein de la société ACJ, dont il possède un tiers du capital, aux cotés du portugais Impresa et du brésilien April. Cette société édite une vingtaine de magazines, dont le chiffre d'affaires global, à 114 MFS, a chuté de 19%, en raison de la récession, d'un recul des ventes et de la fermeture, fin 2000, de plusieurs titres non rentables. Un programme drastique de réduction des coûts a été mis en place, qui devrait permettre le retour à la croissance dès cette année. Abril ayant indiqué qu'il désirait réaliser sa participation, Edipresse s'est porté acquéreur de la moitié de celle-ci.

°C'est aussi par le biais d'une"joint-venture", dont il possède 40% qu'Edipresse intervient en Grèce. Liberis Publications édite une douzaine de magazines et quelques guides. Avec un chiffre d'affaires de 64,5 MFS en 2001, la société a enregistré une croissance de 12%, due surtout à plusieurs lancements. Récemment, deux nouveaux titres ont vu le jour: "PC Magazine", sous licence de Ziff-Davis, et "Glamour", sous licence de Condé-Nast. La rentabilité, perturbée par ce dynamisme éditorial, devrait s'améliorer cette année.

°Une restructuration importante des activités d'Edipresse en Roumanie est programmée pour cette année. La société Romanian Publishing Group (RPG), dont l'éditeur suisse détient 50%, aux cotés d'Antonios Liberis, doit fusionner avec celle possédée par l'allemand Axel Springer. La nouvelle entité, propriété à 60% de RPG, qui lui apportera ses huit titres "people" et féminins, deviendra le premier éditeur de magazines du pays.

°Enfin, si, au Mexique, "Clara", un mensuel féminin édité par Edipresse, maintient simplement ses ventes, celui publié en Ukraine par le groupe suisse a connu en 2001 une croissance extraordinaire. "Edinstvennaya" a terminé l'année avec une diffusion de 230 000 exemplaires, soit 137% d'augmentation par rapport à janvier 2001.

Serge HIREL