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N° 109
- Janvier-février 2003
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FORMATION - ESJ
Lille
1 - Chaque pays a une voie spécifique pour exercer le journalisme
2 - Une ambition: promouvoir "le journalisme à la
française"
3 - L'ESJ Lille "livre" chaque année cent professionnels
ENTRETIEN avec Loïc
HERVOUET
Directeur de l'Ecole supéreiure
de journalisme de Lille
par Serge HIREL (38ème
promotion)
1-
"Chaque pays a une voie spécifique pour exercer le journalisme"
Loïc
Hervouet est directeur de l'Ecole Supérieure de Journalisme
de Lille depuis 1998, après en avoir été élève
(40éme promotion) et président (de 1992 à 1998).
Il répond aux questions de "La Gazette" sur sa
conception du journalisme moderne et les moyens qu'il a mis en place
à l'ESJ pour préparer les professionnels à
exercer au mieux leur métier, dans un monde marqué
par les progrès techniques et l'émergence, ô
combien attendue, de nombreux pays du Tiers Monde, notamment africains.
-
Le progrès des technologies entraîne, partout dans
le monde, un bouleversement des paysages médiatiques. Conduit-il
également, selon vous, à une modification des pratiques
professionnelles?
L'éparpillement des médias que permettent
les nouvelles techniques, la multiplication des nouveaux supports,
y compris sur des micro-marchés, ont entraîné
une forte augmentation du nombre de journalistes. Mathématiquement,
il y a donc plus d'"amateurs", ce qui multiplie les risques
de dérapages dans le traitement de l'information. La formation,
initiale et continue, est plus que jamais nécessaire.
Mais, dans le même temps, cette révolution technique
est une chance pour la liberté. L'augmentation du nombre
de journaux, l'émergence de télévisions de
proximité, le développement des radios locales sont
autant d'atouts pour le pluralisme. Sans oublier Internet qui, bien
que balbutiant, notamment en Afrique et dans le Tiers-monde, bien
qu'encore à la recherche d'un modèle économique,
n'en est pas moins déjà un formidable moyen d'expression.
- Nombreux sont
ceux qui, pourtant, en dénoncent les dangers...
Les risques sont certes importants. Il faut authentifier
les sources, se garder des manipulations, se méfier des images
qui peuvent être truquées... Mais c'est aussi un outil
de travail génial. Par exemple, nous l'utilisons à
plein avec nos confrères du réseau Théophraste
pour des échanges de contenus...
Grâce à Internet, avec l'aide de l'Agence Universitaire
de la Francophonie et en collaboration avec l'université
Laval de Québec et celle de Tunis, nous sommes aussi engagés
dans la mise au point d'un cours interactif. Pour la formation continue,
nous proposons des corrigés d'articles... Mais enseigner
le journalisme ne peut pas se faire uniquement à distance.
- Reste qu'il
faut savoir se garder des nombreux pièges qu'il recèle
...
Nos étudiants apprennent à y rechercher l'information,
à la recouper, à la contrôler, et même
à utiliser Internet pour effectuer des pré-tests d'articles
auprès d'un panel de lecteurs... Nous avons créé
deux sessions spécifiques. L'objectif de l'une, intitulée
"Internet, moteur du journalisme", est d'enseigner
les pratiques qui font du web un outil d'enrichissement du professionnalisme,
tandis que l'autre, sous le titre "Pratique éthique
du web", approche le sujet sous l'angle de la responsabilité
du journaliste.
- Les nouveaux
médias entraînent donc une rénovation de la
pédagogie. Jusqu'à quel point la bouleversent-t-ils?
Les fondamentaux du métier restent bien sûr
les mêmes. Et cela est vrai quelque soit le média,
quelque soit le lieu où le professionnel exerce. La posture
du journaliste n'a pas changé, ne changera pas. Néanmoins,
dans son contexte de travail, deux éléments se sont
modifiés. Les faits à décrypter, les sujets
à traiter sont de plus en plus complexes. Il doit apprendre
à se mouvoir dans cet environnement, bénéficier
d'une excellente culture générale, faire preuve de
réflexes professionnels sûrs. Et les pressions qu'il
subit sont de plus en plus fortes. La pression économique
de la rapidité, qui ne laisse plus d'instant entre l'événement
et la mise de l'information à disposition du public, ce qui
conduit le journaliste à prendre trop de risques. Mais aussi
la pression des entreprises de communication, d'autant plus inquiétante
que, dans nombre de médias, la chaîne de contrôle
se réduit, qu'il peut n'y avoir plus personne entre le journaliste
et son lecteur... Il faut savoir qu'en France, on compte deux "communiquants"
pour un journaliste... La parade, bien sûr, réside
dans un professionnalisme accru, un respect méticuleux des
règles et des pratiques. Il faut apprendre à exercer
le journalisme à la française...
- Nos confrères
anglo-saxons nous reprochent souvent cette volonté de nous
différencier. Y-a-t-il vraiment une manière d'être
spécifique aux professionnels français?
Oui, dans ce journalisme-là, qui est aussi pratiqué
dans la plupart des pays de l'espace francophone, la culture est
une référence permanente. Nous prenons le risque systématique
d'éclairer le fait. Pour nous, sans analyse, l'information
est une coquille vide. Nous devons cette attitude à notre
histoire. Le journalisme moderne est né de la polémique,
de l'expression des courants de pensée politique les plus
divers sous une forme bien souvent littéraire, ce qui a entraîné
cette tendance à la contextualisation. La puissance de ce
mouvement est telle qu'il a conduit à une dérive,
aujourd'hui quasiment oubliée, qui voulait que le journal
soit d'abord et avant tout un éditorial. C'est à cause
de cela que les Anglo-Saxons nous reprochent de ne pas être
"objectifs". Mais c'est pourtant comme cela que, dans
le monde où nous exerçons, l'information peut être
comprise. Eux veulent s'en tenir aux faits, aux seuls faits. Au
risque d'attitudes qui, chez nous, seraient assimilées à
des dérapages. Aujourd'hui, toutes les grandes chaînes
américaines traitent l'info sur l'Irak sans le moindre recul
vis-à-vis de la politique de Bush. Imagine-t-on un journaliste
français en poste à Bagdad revêtir une tenue
de combat?
Tout ceci conduit à dire que, même si les fondamentaux
du journalisme sont universels, l'exercice du métier doit
s'adapter aux conditions économiques, politiques et historiques
des différents pays. L'existence de "conseils de la
presse" au Québec, en Côte d'Ivoire, qui dénoncent
les fautes professionnelles, n'est pas acceptée en France,
alors que, dans ces pays, cette institution est admise, va même
dans le bon sens.
- L'ESJ assure
la formation de professionnels étrangers, notamment dans
les pays émergents. Vos derniers propos ne remettent-ils
pas en cause le bien-fondé de cette dimension internationale
de l'école?
Non, parce que nous n'imposons pas le modèle français.
Je le répète, chaque pays a une voie personnelle pour
exercer le journalisme à un moment donné de son histoire.
C'est pourquoi, y compris pour la formation initiale, à la
présence d'étudiants étrangers en grand nombre
à Lille, nous préférons nous déplacer
chez eux, dans leur environnement professionnel, pour prendre en
compte les contraintes, les réalités locales. Ceci
est encore plus vrai en matière de formation continue. A
ce souci pédagogique, s'ajoutent alors les nécessités
économiques. Notre souci est de multiplier les partenariats,
d'être au plus proche des besoins, de préparer nos
étudiants étrangers en journalisme à exercer
leur métier, non pas en France, mais chez eux, au service
de leurs concitoyens.
- Dans ces pays
émergents, en Afrique en particulier, les médias,
qui se développent à des rythmes très différents
d'un Etat à l'autre, sont, plus qu'ailleurs, un facteur de
démocratisation, un outil du progrès. Le journaliste,
dés lors, est un acteur important de ce mouvement. Quelles
sont, selon vous, les conditions dans lesquelles il doit exercer
sa profession pour être le plus efficace?
Longtemps, dans ces pays-là, les politiques locaux
ont voulu faire des médias et donc des journalistes les artisans
du développement. Dans le bloc communiste, cela allait même
jusqu'à les transformer en supplétifs du pouvoir.
Ce modèle s'est effondré. En Afrique, le soutien inconditionnel
des dirigeants politiques est aussi une posture en voie de disparition.
On a vu ce que cela donnait...
Aujourd'hui, c'est là où la presse a été
libérée, obligeant le pouvoir à plus de transparence,
que le développement avance le plus vite. La liberté
de la presse, loin d'être une entrave, est un facteur de réussite.
Cela est devenu une doctrine qui, peu à peu, gagne l'ensemble
du continent africain. Encore faut-il que les médias et les
journalistes disposent des moyens d'exercer cette liberté.
L'une des clés, c'est la revalorisation du statut économique
du journaliste, qui doit pouvoir vivre de son métier. Quant
aux médias, ils doivent bénéficier d'un cadre
juridique stable et garanti et de conditions économiques
permettant une réelle pratique du pluralisme. L'Afrique est
riche de talents. A elle de les faire éclore. Nous ne sommes
là que pour l'aider dans cette tâche.
Propos recueillis
par Serge HIREL (38ème promotion)
2- Une ambition: promouvoir
"le journalisme à la française"
En forte croissance, les activités internationales
de l'Ecole Supérieure de Journalisme de Lille conduisent
ses équipes pédagogiques dans une trentaine de pays
chaque année. Formation, perfectionnement, conseil et expertise
sont à leur programme.
La vocation internationale de l'ESJ ne date pas d'hier. Dès
ses premières promotions, elle a accueilli des étudiants
étrangers, d'Europe, mais aussi d'Afrique et du Maghreb.
Aujourd'hui, pour être au plus proche de la demande et des
réalités locales afin d'y adapter ses programmes d'enseignement,
elle multiplie aussi les interventions à l'étranger,
qu'il s'agisse de formation initiale, de formation continue ou de
perfectionnement de formateurs en journalisme. Chaque année,
ses experts se déplacent dans une trentaine de pays, y compris
désormais en Asie.
Depuis 1999, c'est une filiale, ESJ-Médias, en charge de
la formation continue des professionnels des médias, qui
gère ce volet de l'action de l'Ecole, qui s'accroît
d'année en année. Soutenue notamment par la FNAC et
la Fondation Varenne, proche du groupe de presse régionale
La Montagne (Clermont-Ferrand), cette filiale ne se contente pas
de proposer un catalogue de stages. Ses offres sur mesure sont,
dans la plupart des cas, le résultat d'un travail exploratoire
réalisé en amont de la formation. Un travail qui permet
aussi de rechercher les partenaires locaux les plus pertinents.
"Ils doivent s'approprier aussi vite que possible l'essentiel,
sinon l'ensemble du projet", dit Thierry Guidet, directeur
d'ESJ-Médias.
Des stages en tous domaines au label ESJ
Quant aux cours et aux ateliers pratiques, qui, s'il le faut, se
déroulent en anglais ou dans la langue locale, ils sont assurés
par une équipe d'une centaine de vacataires, qui, pour le
plus grand nombre, interviennent aussi à Lille. "Nous
n'envoyons pas à l'étranger des formateurs de +seconde
catégorie+ qui auraient pour seul atout d'être disponibles.
Il y va de la crédibilité de l'Ecole", note
Thierry Guidet. Ces programmes ont un label ESJ".
La souplesse du dispositif permet d'accueillir des stagiaires en
provenance de tous les types de médias -journal, télévision,
radio, multimédia, agence...- et d'aborder tous les aspects
de la formation professionnelle, de l'entraînement à
la photographie à l'apprentissage du secrétariat de
rédaction, en passant par l'organisation et la gestion d'une
entreprise de presse. Une forte demande apparaît aussi pour
des thèmes transversaux, tels que le traitement des faits
divers ou de l'actualité médicale, les rapports presse-police-justice
ou l'approche journalistique d'une campagne électorale.
Un coup d'oeil sur les dernières semaines du calendrier de
travail d'ESJ-Médias donne une idée de l'intensité
de ses activités. Ainsi, sur un seul mois, ses experts, accueillis
par des chargés de mission régionaux, sont allés
"plancher" en Slovénie, au Vietnam, en Croatie,
en Bosnie, en Roumanie, en Ukraine, en Serbie, en Georgie, en Azerbaïdjan,
en Bulgarie et au Benin. Dans ce dernier pays, ce sont 120 journalistes
qui, récemment, ont bénéficié d'un plan
de formation continue, que l'ESJ envisage de proposer ailleurs en
Afrique.
Avec le soutien des autorités politiques
Au delà de ce rôle pédagogique, ESJ-Médias
poursuit aussi des activités de conseil et d'expertise, soit
à la demande d'une entreprise -chaque année, par exemple,
un expert se rend à Beyrouth pour conseiller le quotidien
L'Orient-Le Jour sur ses évolutions éditoriales-
soit à l'initiative d'une autorité politique. Ainsi,
le Conseil de l'Europe a récemment confié à
l'ESJ un audit des besoins de formation des jeunes journalistes
en Ukraine, tandis que se met en place, après une rencontre
avec le président malgache, un projet d'appui aux médias
de Madagascar.
En ce domaine, le ministère français des Affaires
Etrangères, l'Agence Internationale de la Francophonie et
la Commission Européenne sont des interlocuteurs réguliers
de l'ESJ. L'un des plus beaux exemples de ces coopérations
se situe en Bosnie-Herzégovine, où l'Ecole de Lille,
depuis 1998, entretient un partenariat étroit avec celle
de Sarajevo, où ses formateurs interviennent régulièrement.
Pour assurer la pérennité de cette collaboration,
mise en péril par une décision de Bruxelles de ne
plus lui accorder son aide, la France vient de doter l'établissement
bosniaque d'une subvention de 707 000 euros.
Cette présence internationale, les dirigeants de l'Ecole
Supérieure de Journalisme de Lille veulent encore la développer.
Non dans le seul objectif d'en faire un centre de profit, mais,
bien plus, dans le but de faire rayonner dans le monde entier les
valeurs du journalisme à la française. "Entre
le journalisme marchand ultra-libéral, considérant
l'information comme une marchandise ordinaire et le journalisme
rigide, placé sous le contrôle étatique ou idéologique,
il y a place pour ce journalisme-là, réfléchi
et responsable, rénové et enrichi, dans lequel le
professionnel prend aussi le risque indispensable d'exposer, en
plus de faits vérifiés et contrôlés,
les éléments de contexte, d'histoire et de compréhension
d'un événement d'actualité", dit Loïc
Hervouet.
3- L'école supérieure
de Lille " livre ", chaque année, cent professionnels
Doyenne des centres de formation, équipée des
techniques les plus modernes, ouverte aux nouveaux médias,
"L'Ecole" assure la tâche, difficile mais aussi
capitale, d'enseigner les "ficelles" du métier
aux étudiants qui choisissent d'entrer dans le secteur de
l'information.
"Le journalisme est un métier, avec ses techniques
et ses règles. On l'apprend, on s'y entraîne, individuellement
et collectivement. On y réfléchit". Extraite
d'un éditorial que son directeur, Loïc Hervouet, signe
dans une récente plaquette de présentation de l'établissement,
cette formule résume parfaitement la raison d'être
de l'Ecole Supérieure de Journalisme de Lille, le plus ancien
des centres de formation français, devenu, au fil des ans,
une institution reconnue. Depuis 1924, date de sa création
par Paul Verschave, l'ESJ a reçu quelque trois mille étudiants,
qui ont essaimé dans la plupart des rédactions de
France, mais aussi dans près de 80 pays, surtout francophones.
Son principal atout pour maintenir son rang sur ce créneau
convoité de l'enseignement professionnel reste pourtant le
même: une véritable proximité avec la réalité
de la profession grâce à un corps professoral composé
à la fois de journalistes et d'universitaires et un engagement
sans faille des anciens dans sa gestion.
Des professionnels polyvalents, aptes à tous les médias
Dans ses locaux lillois, comme dans les annexes dont elle dispose
à Paris et, depuis octobre 2002, à Montpellier, l'ESJ
s'est équipée de salles multimédia, de stations
PAO, de studios de radio, de plateaux TV,...
Toutes les conditions sont ainsi réunies pour que les jeunes
qui, après trois ou quatre années d'études
universitaires, veulent se préparer au journalisme soient
attirés par l'ESJ. Chaque concours réunit désormais
près de mille candidats, dont sont testées tant la
culture générale que les qualités nécessaires
à l'exercice du métier: curiosité, sens critique,
esprit de synthèse, qualité de l'écoute...
Deux ans durant, les 56 qui sont retenus bénéficient
non seulement de cours théoriques (droit de la presse, connaissance
des institutions, déontologie, économie...) et pratiques
(mise en page, montage vidéo, photographie...), mais aussi
de "sorties" sur le terrain, encadrés par des professionnels
aguerris. L'accent est ainsi mis sur le travail en équipe,
le point d'orgue en ce domaine étant la réalisation,
par chaque promotion, d'une publication, pastiche d'un titre existant.
En 2002, ce fut "Téo", qui, à la manière
de "Géo", a permis à une trentaine d'étudiants
de la 76éme d'aborder, avec le tour de main de vieux routiers,
le délicat sujet des religions en France.
"Diplôme en poche, ayant bénéficié,
durant les derniers mois d'étude, d'un enseignement plus
particulièrement axé sur la branche professionnelle
de leur choix, nos journalistes de la filière générale
peuvent travailler dans n'importe quel secteur du métier.
Ils sont capables de traiter toutes sortes de sujets, grâce
à la polyvalence acquise au cours de leur cursus",
dit Loïc Hervouet.
Science, environnement, PHR (presse hebdomadaire régionale):
trois filières spécialisées
En fait, chaque année, l'Ecole "livre" au total
une petite centaine d'étudiants à la profession. En
effet, parallèlement à cette filière "historique",
l'ESJ propose trois formations spécifiques d'un an, dédiées
soit à des spécialistes qui veulent acquérir
la pratique journalistique, soit à des professionnels qui
recherchent une nouvelle qualification. Créée en 1993,
la filière "Journaliste et scientifique"
compte aujourd'hui une quinzaine d'étudiants, tandis que
celle intitulée "Journalisme, agriculture et environnement",
ouverte depuis 1999, en attire une dizaine. Quant à la troisième,
"Journalisme de la presse hebdomadaire régionale",
elle a formé, depuis 1995, une bonne centaine de professionnels
aux lois et aux contraintes de l'information de proximité.
Leur présence au sein de la PHR est probablement l'un des
principaux facteurs du renouveau que connaît cette famille
de titres.
Bref, depuis près de quatre-vingt ans, avec ses modestes
moyens, aidés par la solidarité dont font preuve à
son égard les professionnels, l'Ecole Supérieure de
Journalisme de Lille est au service d'un métier qui exige
des praticiens rigoureux. "Cette tâche de formation,
pour être difficile, reste capitale", reconnaît
Loïc Hervouet.
Serge HIREL
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