Union de la Presse Francophone
 
Retour pagé précédente

N° 121 - avril-mai 2005

EDITORIAL
par Georges GROS
Secrétaire général international de l'UPF

Combattons les "taupes" de la "Cinquième colonne"

« Le meurtre de la langue nationale est le parricide indispensable, l'acte symbolique fondateur d'une nouvelle civilisation » écrit le professeur Berard Lecherbonnier.

Le constat est exact. Un certain nombre de fonctionnaires s'emploient, aujourd'hui, à assassiner le français. Aveuglés par leur carriérisme, ils trahissent sans vergogne notre langue et toutes celles et ceux qui l'ont défendue et illustrée, et tous ceux et celles qui s'emploient à développer son utilisation.

La cinquième colonne anglophile oublie que l'on peut utiliser l'anglais sans pour cela mépriser ces millions de francophones qui ont les yeux tournés vers la France et qui continuent d'espérer en elle.

S'il leur est nécessaire, dans la vie professionnelle, d'utiliser la langue anglaise, cela ne les oblige certainement pas à favoriser l'uniformisation des cultures, en nous faisant avaler leur potion magique, celle de la pensée unique. Le président de la République française ne veut-il pas que la future chaîne de télévision CFII soit l'ambassadrice de la pensée française à travers le monde ?
Ces « taupes » ne l'ont-ils pas entendu ?

A part quelques ambassadeurs qui y croient, quelques parlementaires qui se battent et
quelques fonctionnaires qui ne veulent pas capituler, la France et son gouvernement ont abandonné la cause du français. La Francophonie qui, après plus de trente années d'existence, cherche encore sa voie, ne pourra pas, seule, redresser une telle situation, même avec l'excellente bonne volonté de son secrétaire général le président Abdou Diouf.

Le problème est français. Il faut un gouvernement qui veuille enfin mener une vraie politique de défense du français. Il faut un ministère regroupant Francophonie et langue française. Ce ministère, placé sous les seules autorités du président de la République et du flremier ministre, permettrait de supprimer tous ces inutiles « comités théodules », et de reprendre la direction des Relations culturelles du quai d'Orsay. Tous ceux et celles qui y travaillent, voulant répondre au grand désir inassouvi de France à travers le monde, retrouveraient l'espoir.

Georges GROS