Combattons les "taupes" de la "Cinquième
colonne"
« Le meurtre de la langue nationale
est le parricide indispensable, l'acte symbolique fondateur
d'une nouvelle civilisation » écrit le professeur
Berard Lecherbonnier.
Le constat est exact. Un certain nombre de fonctionnaires
s'emploient, aujourd'hui, à assassiner le français.
Aveuglés par leur carriérisme, ils trahissent
sans vergogne notre langue et toutes celles et ceux qui l'ont
défendue et illustrée, et tous ceux et celles
qui s'emploient à développer son utilisation.
La cinquième colonne anglophile oublie
que l'on peut utiliser l'anglais sans pour cela mépriser
ces millions de francophones qui ont les yeux tournés
vers la France et qui continuent d'espérer en elle.
S'il leur est nécessaire, dans la vie
professionnelle, d'utiliser la langue anglaise, cela ne les
oblige certainement pas à favoriser l'uniformisation
des cultures, en nous faisant avaler leur potion magique,
celle de la pensée unique. Le président de la
République française ne veut-il pas que la future
chaîne de télévision CFII soit l'ambassadrice
de la pensée française à travers le monde
?
Ces « taupes » ne l'ont-ils pas entendu ?
A part quelques ambassadeurs qui y croient,
quelques parlementaires qui se battent et
quelques fonctionnaires qui ne veulent pas capituler, la France
et son gouvernement ont abandonné la cause du français.
La Francophonie qui, après plus de trente années
d'existence, cherche encore sa voie, ne pourra pas, seule,
redresser une telle situation, même avec l'excellente
bonne volonté de son secrétaire général
le président Abdou Diouf.
Le problème est français. Il faut
un gouvernement qui veuille enfin mener une vraie politique
de défense du français. Il faut un ministère
regroupant Francophonie et langue française. Ce ministère,
placé sous les seules autorités du président
de la République et du flremier ministre, permettrait
de supprimer tous ces inutiles « comités théodules
», et de reprendre la direction des Relations culturelles
du quai d'Orsay. Tous ceux et celles qui y travaillent, voulant
répondre au grand désir inassouvi de France
à travers le monde, retrouveraient l'espoir.
Georges GROS