Union de la Presse Francophone
 
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N° 127 - mai-juin 2006

FRANCOPHONIE
par Margareta DONOS-STROOT

MOLDAVIE

Non assistance à francophonie en danger

Deux expositions ont été inaugurées à la même heure : l'une au Palais des Nations à Genève, consacrée à Léopold Sédar Senghor, l'autre à Chisinau, capitale de la Moldavie, consacrée à la presse africaine. Telle est la Francophonie : une possibilité unique de rapprochements parfois imprévisibles.
La langue n'est sans doute pas la chose la mieux partagée entre ses pays membres, dont certains sont entièrement francophones et d'autres de manière marginale seulement. Mais comme une langue véhicule aussi une culture et des valeurs, le français a le mérite de réunir des pays éloignés et forts différents.
Latine, la Moldavie est au confluent des cultures russe et roumaine. Depuis son indépendance, en 1991, elle attendait beaucoup des Francophones, car à l'époque soviétique la principale langue étrangère enseignée était le français.
L'anglais s'impose désormais dans l'indifférence générale des pays francophones en perte d'influence culturelle, économique et politique. Il est urgent de rétablir l'équilibre, sinon la fragile francophonie moldave va disparaître.

Margareta DONOS-STROOT
Correspondante de la presse moldave à Genève