Non assistance à francophonie en
danger
Deux expositions ont été inaugurées
à la même heure : l'une au Palais des Nations
à Genève, consacrée à Léopold
Sédar Senghor, l'autre à Chisinau, capitale
de la Moldavie, consacrée à la presse africaine.
Telle est la Francophonie : une possibilité unique
de rapprochements parfois imprévisibles.
La langue n'est sans doute pas la chose la mieux partagée
entre ses pays membres, dont certains sont entièrement
francophones et d'autres de manière marginale seulement.
Mais comme une langue véhicule aussi une culture et
des valeurs, le français a le mérite de réunir
des pays éloignés et forts différents.
Latine, la Moldavie est au confluent des cultures russe et
roumaine. Depuis son indépendance, en 1991, elle attendait
beaucoup des Francophones, car à l'époque soviétique
la principale langue étrangère enseignée
était le français.
L'anglais s'impose désormais dans l'indifférence
générale des pays francophones en perte d'influence
culturelle, économique et politique. Il est urgent
de rétablir l'équilibre, sinon la fragile francophonie
moldave va disparaître.
Margareta DONOS-STROOT
Correspondante de la presse moldave à Genève