Union de la Presse Francophone
 
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N° 130 - novembre-décembre 2006

La parole à
ABDOU DIOUF

L'UPF doit être "un outil d'échange et de solidarité"

Arrivé la veille à Bucarest pour superviser les derniers préparatifs du Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement francophones, Abdou Diouf a tenu à réserver sa première visite à l'UPF, à l'occasion de la séance de clôture de ses Assises, qu'il a présidée. « L'information et la communication conditionnent plus que jamais le monde dans lequel nous vivons », a souligné le secrétaire général de l'OIF, en félicitant les congressistes d'avoir débattu d'un sujet « sensible, complexe, mais essentiel ».

Puis Abdou Diouf a souhaité que les journalistes de l'UPF soient attentifs au thème du Sommet : « Les nouvelles technologies dans l'éducation ». « Un sujet peu « vendeur » selon beaucoup d'entre vous, mais vital pour nos populations », a-t-il affirmé, en souhaitant que les médias aident les responsables politiques à « sensibiliser les opinions publiques et les décideurs ».

Rappelant la réforme récente des institutions de la Francophonie, qui sont maintenant « mieux en phase avec les évolutions politiques, culturelles, économiques et technologiques d'un monde qui bouge beaucoup et très vite », le président Diouf a souligné que la nouvelle organisation permettait de mieux « travailler avec les représentants de la société civile, de prendre en compte leurs initiatives, de les valoriser».

Une réflexion doit se développer sur « l'avenir et l'actualité de nos engagements francophones, sur la transparence de nos modes de fonctionnement, sur l'utilité concrète de nos actions », a-t-il indiqué, en espérant que ce travail sera relayé par les médias. « Ils sont un moteur de la Francophonie, pour la langue, pour la débat d'idées, pour les valeurs, pour notre vision du monde », a-t-il dit. « Vous devez agir pour en renforcer la place et la crédibilité dans le paysage médiatique mondial, qui présente aujourd'hui un rapport de force qui ne nous est pas favorable ».

Pour le secrétaire général de l'OIF, qui a constaté avec satisfaction qu'elle « se rénove », l'UPF, dans ce contexte, « peut être un outil important d'échange, de partage et de solidarité ». « Je serai très attentif à ce que vous entreprendrez », a-t-il prévenu.

Georges GROS
rédacteur en chef,
secrétaire général international de l'UPF