L'UPF doit être "un outil d'échange
et de solidarité"
Arrivé la veille à Bucarest pour
superviser les derniers préparatifs du Sommet des chefs
d'Etat et de gouvernement francophones, Abdou Diouf a tenu
à réserver sa première visite à
l'UPF, à l'occasion de la séance de clôture
de ses Assises, qu'il a présidée. « L'information
et la communication conditionnent plus que jamais le monde
dans lequel nous vivons », a souligné le
secrétaire général de l'OIF, en félicitant
les congressistes d'avoir débattu d'un sujet «
sensible, complexe, mais essentiel ».
Puis Abdou Diouf a souhaité que les journalistes
de l'UPF soient attentifs au thème du Sommet : «
Les nouvelles technologies dans l'éducation ».
« Un sujet peu « vendeur » selon
beaucoup d'entre vous, mais vital pour nos populations
», a-t-il affirmé, en souhaitant que les médias
aident les responsables politiques à « sensibiliser
les opinions publiques et les décideurs ».
Rappelant la réforme récente des
institutions de la Francophonie, qui sont maintenant «
mieux en phase avec les évolutions politiques, culturelles,
économiques et technologiques d'un monde qui bouge
beaucoup et très vite », le président
Diouf a souligné que la nouvelle organisation permettait
de mieux « travailler avec les représentants
de la société civile, de prendre en compte leurs
initiatives, de les valoriser».
Une réflexion doit se développer
sur « l'avenir et l'actualité de nos engagements
francophones, sur la transparence de nos modes de fonctionnement,
sur l'utilité concrète de nos actions »,
a-t-il indiqué, en espérant que ce travail sera
relayé par les médias. « Ils sont un
moteur de la Francophonie, pour la langue, pour la débat
d'idées, pour les valeurs, pour notre vision du monde
», a-t-il dit. « Vous devez agir pour en
renforcer la place et la crédibilité dans le
paysage médiatique mondial, qui présente aujourd'hui
un rapport de force qui ne nous est pas favorable ».
Pour le secrétaire général
de l'OIF, qui a constaté avec satisfaction qu'elle
« se rénove », l'UPF, dans ce contexte,
« peut être un outil important d'échange,
de partage et de solidarité ». « Je
serai très attentif à ce que vous entreprendrez
», a-t-il prévenu.
Georges GROS
rédacteur en chef,
secrétaire général international de l'UPF