Algérie : inquiétudes pour la liberté d’expression

publié le 5 juillet 2016

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Le directeur d’une chaîne de télévision et un producteur incarcérés, le rachat d’un important groupe de presse gelé et des généraux sommés d’observer un devoir de réserve après leur départ à la retraite : les autorités algériennes sont accusées par des journalistes et des ONG de restreindre la liberté d’expression.
Ces décisions valent de sévères critiques à l’encontre d’un pays qui s’est doté au printemps d’une nouvelle Constitution garantissant "la liberté de la presse" et assurant que "le délit de presse ne peut être sanctionné par une peine privative de liberté".
Le directeur de la chaîne privée KBC, le producteur d’une émission satirique diffusée par cette chaîne et une directrice au ministère de la Communication ont été écroués le 24 juin par le juge d’instruction qui enquête sur les conditions de réalisation de deux émissions.
Ils sont notamment accusés de "fausse déclaration" au sujet des autorisations de tournage de ces émissions au ton vif et traitant sur le mode de la dérision des problèmes des Algériens.
Vendredi soir, environ 300 artistes et journalistes ont manifesté à Alger pour réclamer la libération des détenus. "Ô pouvoir, je ne suis ni flagorneur ni agitateur, j’aime juste mon pays", chantaient-ils devant le Théâtre National au coeur de la capitale.
Dans le monde politique, la députée trotskiste et ancienne candidate à la présidentielle Louisa Hanoune dénonce des "intentions totalitaires du pouvoir", qui promeut, selon elle, des "lois liberticides et contraires à la Constitution".

Source : TV5

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