Côte-d’Ivoire : Les organisations professionnelles satisfaites du « retrait momentané » des deux projets de loi sur la presse

publié le 31 mai 2017

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Les Organisations professionnelles des médias et des Organisations partenaires ont animé une conférence le mardi 30 mai 2017 à la Maison de la presse à Abidjan, pour annoncer le retrait « momentané » des deux projets d’amendements aux lois jumelles sur les médias votés en Commission à l’Assemblée nationale le 05 mai dernier. Les deux textes ont été retirés du programme de la session plénière du Parlement du mercredi 31 mai. Durant cette rencontre, les Organisations professionnelles des médias et des Organisations partenaires ont exprimé leur satisfaction.

« Nous voulons confirmer et partager avec vous la très bonne nouvelle qui est tombée hier (lundi) soir », s’est réjoui César Etou, porte-parole des organisations de médias et de la société civile. « C’est exactement ce que toutes les organisations professionnelles et leurs partenaires ont souhaité depuis le vendredi 5 mai, date à laquelle ces projets de lois ont commencé à perturber le milieu des médias, voire la société ivoirienne tout court », a-t-il souligné.

« Les responsables de toutes les Organisations professionnelles des médias, de par ma voix, assurent le ministre de la Communication, ministre de tutelle, qu’ils sont prêts à faire des propositions pour une rencontre de recadrage susceptible d’aboutir à des projets de lois véritablement consensuels », a conclu César Etou.

Le gouvernement a introduit le vendredi 5 mai 2017, au Parlement deux projets d’amendements des lois sur les médias, l’un modifiant la loi n°2004-643 du 14 décembre 2004 portant Régime juridique de la Presse et l’autre, modifiant la loi n°2004-644 du 14 décembre 2004 portant Régime juridique de la Communication audiovisuelle.

Ces projets adoptés, en commission ont fait l’objet de dénonciation de la part des acteurs des médias pour qui, ces nouveaux textes « remettent en cause la dépénalisation des délits de presse inscrite dans les lois de décembre 2014 et maintiennent des amendes pécuniaires susceptibles de tuer les entreprises de presse ».

Le ministre de la communication, de l’économie numérique et de la Poste, Bruno Nabagné Koné estime pour sa part que ces projets de loi constituent un progrès par rapport aux de lois de 2004.

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