Journée mondiale de la presse : Michaelle Jean appelle à la fin des peines privatives de liberté pour les journalistes

publié le 3 mai 2016

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La Secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean, lance, à l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse, un appel solennel pour que cessent les peines privatives de liberté infligées aux journalistes dans l’exercice de leur métier.
« En ma qualité d’ancienne journaliste et au titre de Secrétaire générale de la Francophonie, je lance un appel solennel pour que cessent ces pratiques contreproductives pour la vie démocratique », a déclaré Michaëlle Jean.
Dans un communiqué rendu public, elle rappelle qu’ « année après année, les rapports de Reporters sans frontières signalent une même vérité, insupportable : la liberté de la presse connaît un grave recul et particulièrement dans l’espace francophone ».
« Les journalistes sont menacés, victimes de violences, de nombreux pays sanctionnent encore lourdement, par des peines privatives de liberté, des reportages, des éditoriaux, qualifiés de délits de presse’’, soutient Mme Jean.
La veille du 3 mai, la Secrétaire générale participait, à la soirée « hommage aux héros de l’information’ », organisée par Reporters sans frontières (RSF) et la Mairie de Paris. Une soirée où la secrétaire générale apportait son propre témoignage d’ancienne journaliste sur les difficultés qu’ont les journalistes à informer parfois au péril de leur vie.
Mme Jean exhorte tous les acteurs concernés de l’espace francophone à « engager un débat de fond pour assurer la liberté de la presse, la pluralité des médias et la libre circulation de l’information, des idées et des opinions ».
Michaëlle Jean rappelle qu’aussi bien à l’occasion du XIVe Sommet Sommets de Kinshasa en 2012 que du XVe Sommet de Dakar en 2014, les chefs d’États et de gouvernements de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) « se sont engagés à veiller au respect de la liberté de la presse ».
Ils s’étaient aussi engagé à ‘’assurer les conditions d’exercice de cette liberté adossée à une véritable protection des journalistes et des autres professionnels des médias dans l’exercice de leur métier »

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