Rafle à Nord éditions : Réprobation de l’UPF-Gabon

publié le 7 novembre 2016

image Rafle à Nord éditions : Réprobation de l'UPF-Gabon

La section gabonaise de l’UPF s’élève contre l’arrestation musclée des employés des hebdomadiers Echos du nord et Faits divers le 3 novembre dernier à Libreville. Dans un point de presse tenu le 5 novembre, son président, Jean Yves Ntoutoume, a qualifié d’intolérable cet acte survenu le lendemain de la célébration de la journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes.
« Depuis quelques années, la presse gabonaise vit dans un contexte de terreur. En effet, aucun jour ne passe sans que les professionnels des médias ne soient, intimidés, menacés, brutalisés, maltraités, torturés, jetés en cellule ou en prison, dans l’exercice de leur métier. Et les rédactions saccagées ou piratées. Conséquence, plusieurs confrères, craignant pour leur vie, ont fait le choix de l’exil », a-t-il déploré.
Revenant sur les faits qui se sont produits le 3 et le 4 novembre dernier, au siège de Nord éditions et au domicile de la rédactrice en chef adjointe de l’hebdomadaire Echos du Nord, Raïssa Oyasseko, le président de l’UPF section Gabon, au nom toute la corporation a indiqué que les professionnels des médias « ne sont pas prêts à céder face à de tels actes d’intimidations », avant d’exiger la libération de leur collègue arbitrairement détenue.
Précisant tenir d’ores et déjà le régime en place, « responsable d’éventuels assassinats, enlèvements et agressions physiques des journalistes hostiles au pouvoir », Jean-Yves Ntoutoume a tenu à rappeler qu’au Gabon, la presse est solidement encadrée par des lois qui prévoient des sanctions aussi bien administratives que judiciaires, à défaut des droits de réponse, lorsqu’un citoyen se sent lésé. « Dans un pays normal, on ne peut agir en dehors de ce cadre juridique. Sauf à vouloir se faire justice soi-même, comme c’est malheureusement le cas au Gabon, avec ces pratiques dignes d’un Etat policier, qui entravent gravement la liberté de la presse, pourtant consacrée par la Constitution gabonaise, en son article 2 », a-t-il regretté.
Les journalistes et personnel administratif de ces deux hebdomadaires interpellés le 3 novembre sont toujours détenus, sans que l’on sache ce qui leur est réellement reproché.

Thématiques

Actualités

Même rubrique