Libération confie les manettes du journal à des réfugiés

publié le 15 février 2017

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Le quotidien Libération a publié le mardi 7 mars un numéro spécial. L’édition du jour a été entièrement conçue et écrite par des réfugiés. Une manière de faire bénéficier les lecteurs du regard que portent ces étrangers sur leur pays d’accueil alors que la France vit au rythme d’une campagne présidentielle pour le moins chaotique. Reportage dans les locaux de Libération avant le bouclage du journal.
Dans les locaux du journal Libération, c’est la dernière ligne droite. Anmar Hijazi est une journaliste syrienne réfugiée en France. Pour le numéro spécial, elle signe un reportage sur les militants de droite et d’extrême droite dans la campagne électorale en France. Un pays dont la réalité est différente de ce qu’elle avait appris et imaginé alors qu’elle était encore en Syrie.
« Je suis francophone depuis l’enfance. La France représente quelque chose pour moi depuis toujours. J’ai étudié beaucoup de choses sur la France. La réalité maintenant en France est difficile. C’est un moment de changement. L’actualité politique : c’est fou ! Mais c’est aussi excitant pour moi de regarder ce qui se passe avec toutes ces batailles. »
Son collègue iranien, Roohollah Shahsavar, se dit inquiet de l’actuelle situation politique en France « parce qu’on a eu l’expérience avec Mahmoud Ahmadinejad qui est la copie conforme de Le Pen et de Trump. C’est un populiste. Et le dégât qu’il laisse après ses deux mandats sur le pays est énorme. C’est ça qui m’inquiète. On ne se rend pas compte aujourd’hui en France du dégât de l’arrivée au pouvoir de quelqu’un comme Marine Le Pen. Et ce sont les citoyens normaux qui seront les victimes. Et les générations à venir. »
Le traditionnel portrait de dernière page de Libé est consacré ce mardi au président français. Accompagné de deux autres réfugiés, Roohollah Shahsavar a interviewé François Hollande à L’Elysée.
Soure : RFI

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