Tunisie. Prix Liberté de la presse 2009 (CPJ)
Une Tunisienne prix de la liberté de la presse
por_naziha.rejiba.jpgPARIS, 24 sep. 2009 (UPF) -
Naziha Réjiba, directrice du site d'information Kalima fermé en 2008, et un correspondant de l'AFP en Somalie, Mustafa Haji Abdinur, sont parmi les quatre lauréats 2009 du prix international de la liberté de la presse, décerné par le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).

Ces deux journalistes de la presse francophone recevront officiellement le prix mardi 24 novembre. Leurs deux autres confrères récompensés, l'Azerbaïdjanais Eynulla Fatullayev et le Sri Lankais J.S. Tissainayagam, condamnés respectivement à 8 ans et 20 ans pour des articles, sont emprisonnés dans leur  pays.

Naziha Réjiba, "une des journalistes les plus critiques de Tunisie", cofondatrice et vice-présidente de l'Observatoire de la liberté de la presse, de l'édition et de la création (OLPEC). est la directrice du site indépendant Kalima, fermé en octobre dernier après une attaque informatique dont elle accuse le gouvernement.

Mustafa Haji Abdinur, 27 ans, fondateur en 2007 et rédacteur en chef de Radio Simba, est également depuis trois ans le correspondant de l'Agence France-Presse en Somalie. "Il figure parmi les très rares journalistes qui ont le courage de travailler à Mogadiscio en dépit de la violence et d'une économie en ruines", souligne le CPJ.

Eynulla Fatullayev a été condamné à 8 ans de prison en 2007 pour un article sur les relations entre l'Azerbaidjan et l'Iran. J.S. Tissainayagam, d'origine tamoule, a été condamné à 20 ans de prison en septembre 2008 pour des articles jugés contraires à "l'harmonie de la communauté". Il a reçu cette année le premier prix Peter Mackler du "journalisme éthique et courageux", un prix créé à la mémoire de l'ancien rédacteur en chef de l'Agence France-Presse pour l'Amérique du Nord, décédé en 2008, rappelle l'AFP.

Ces quatre journalistes "risquent leur liberté personnelle, et souvent leur vie, pour faire en sorte que des voix indépendantes se fassent entendre dans leur pays et dans le monde", a souligné le président du CPJ, Paul Steiger.

 
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