| Cameroun. Mort accidentelle du journaliste Pius Njawé |
Disparition d'un pionnier de la presse privée PARIS, 13 juil. 2010 (UPF) - Pius Njawé, fondateur du quotidien Le Messager et un des pionniers de la presse indépendante au Cameroun, est décédé hier dans un accident de la circulation en Virginie (États-Unis) où son véhicule, tombé en panne, aurait été percuté par un camion. Le journaliste a été tué sur le coup. Le conducteur du véhicule serait dans le coma.
Lire le message du président international de l'UPF. Très critique à l'égard du régime du président Paul Biya, le journaliste, emprisonné à plusieurs reprises, a été le premier lauréat du Prix de la Libre expression, décerné par l'UPF et la Francophonie en 1991. "J'ai été arrêté 126 fois en 30 ans", affirmait Pius Njawé en 2009 à l'antenne de RFI, lors du 30e anniversaire du Messager, a rappelé l'AFP. Pius Njawé fut l'un des principaux artisans du séminaire de Windhoek (Namibie), organisé du 29 avril au 3 mai 1991 à l'initiative de 1'UNESCO et de l'ONU. Ce colloque qu'il co-présidait avec Gwen Lister de Namibie et Sam Amoka du Nigéria fut le premier de cinq séminaires régionaux, organisés entre 1991 et 1997, manifestant la prise de conscience du rôle clé d'une presse libre, indépendante et pluraliste dans le processus démocratique et le développement économique des États. La déclaration adoptée à Windhoek par les représentants de 38 pays dont 32 pays d'Afrique sub-saharienne, mettait en lumière la relation entre liberté de la presse, renforcement de la démocratie et développement économique. Elle réclamait en outre de la part des États africains la libération des journalistes emprisonnés et appelait les journaux du Nord à appuyer par une coopération concrète les efforts de la presse du Sud. "La création, le maintien et le renforcement d'une presse indépendante, pluraliste et libre sont indispensables au progrès et à la préservation de la démocratie dans un pays ainsi qu'au développement économique » insiste cette déclaration, approuvée par la Conférence générale de l'UNESCO en 1991, qui a conduit à la décision de l'Assemblée générale des Nations Unies, le 20 mai 1993, de proclamer le 3 mai "journée internationale de la liberté de la presse". |
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PARIS, 13 juil. 2010 (UPF) -