2009 - 41e assises à Yaoundé

publié le 5 novembre 2014

Du 17 au 22 novembre 2009

image 2009 - 41e assises à Yaoundé

Assises internationales de la presse francophone

Yaoundé, Cameroun 17 - 22 novembre 2009

Éthique et déontologie à l’heure d’Internet.
Liberté et responsabilité du journaliste

RAPPORT GÉNÉRAL ET RÉSOLUTIONS
Prix de la Libre expression 2009

Programme des ateliers

  • Atelier N° 1 : Internet change-t-il la donne ?

- Peut-on concilier rapidité de mise en ligne et déontologie ?
- La liberté de la presse y gagne-t-elle : le droit à l’information implique-t-il le droit d’informer ?
- Peut-il y avoir liberté sans responsabilité ?
- Si tous les journalistes sont blogueurs, tous les blogueurs ne sont pas journalistes : nécessité de la labélisation de l’information.

  • Atelier N° 2 : Régulation éthique des médias

- Internet outil d’information des publics sur les médias : l’interactivité peut-elle influencer l’information ?
- Peut-on réguler ?
- La dépénalisation nécessaire des délits de presse.

  • Atelier N° 3 : Formation des journalistes

- Le journaliste du XXIe siècle est-il obligatoirement plurimédia ?
- Doit-il y avoir une formation plurimédia spécifique ?

  • Atelier N° 4 : Internet et gestion des médias

- Est-il possible d’atteindre l’équilibre économique ? Par quels moyens ?
- Les médias : une marchandise ou une industrie comme les autres ?


RAPPORT GÉNÉRAL

Du 17 au 19 novembre 2009 le Palais des Congrès de Yaoundé a servi de cadre aux travaux des 41e assises de la presse francophone sur le thème général : "Éthique et déontologie à l’heure d’internet : liberté et responsabilité des journalistes".
Dans le sillage de la cérémonie solennelle d’ouverture présidée par le Premier ministre chef du gouvernement, Yang Philémon, le président international de l’UPF, Alfred Dan Moussa, s’est clairement prononcé en faveur d’une dépénalisation des délits de presse, indiquant que les sanctions pécuniaires seraient plus productives en cas de dérive professionnelle. Le président de la section camerounaise de l’UPF, Alain Blaise Batongue a saisi l’opportunité de cette tribune pour annoncer la redynamisation de la section camerounaise pour marquer les 60 ans de l’UPF en 2010. Ousman Paye, conseiller spécial du secrétaire général de l’OIF a délivré le message du Président Abdou Diouf à l’occasion. Ce dernier juge la thématique de ces assises cruciale et décisive pour l’avenir de la presse francophone. Jean Miot, président de la section française de l’UPF a transmis le message d’encouragement de Jean-Pierre Raffarin, ancien premier ministre français et représentant permanent du Président Nicolas Sarkozy auprès de la Francophonie. Un hommage officiel de l’UPF a été rendu à tous les confrères décédés depuis les dernières assises de Montréal, marquant ainsi la solidarité et la confraternité de l’UPF.

La présentation générale par Yves Agnès a balisé le corpus thématique des ateliers. Dans cet exercice, Yves Agnès ancien rédacteur en chef au Monde, ancien directeur général du Centre de formation et de perfectionnement des journalistes, a résumé ses convictions sur la qualité de l’information au regard de l’éthique par quelques principes :
- Des journalistes conscients de leurs responsabilités vis-à-vis du public ;
- Des journalistes compétents et campés sur leurs fondamentaux
- Des éditeurs de médias pas seulement obnubilés par les dividendes de leurs actionnariats ou par la complaisance envers la puissance publique mais responsables de la qualité de l’information qu’ils diffusent ;
- Des dispositifs déontologiques vivants, donc évolutifs servant de boussole dans un univers agité et changeant.

Le ton a ainsi été donné pour le déroulé des réflexions en atelier avec un premier questionnement : Internet change–t-il la donne ?
Le panel regroupait Philippe Dessaint, vice-président Europe de l’UPF, Haman Mana, directeur de publication du quotidien camerounais Le Jour, Michel Tjade Eone, enseignant à l’Esstic, Ibrahim Koné, membre du comité international. Essama Essomba éditorialiste à Sopecam, Cameroun assurait la modération.

La question initiale a été confrontée à l’épreuve des expériences professionnelles notamment celle d’Haman Mana qui voit impuissant le contenu de son journal illégalement repris par un site internet insaisissable. Autre expérience qui demande adaptabilité face à l’outil Internet celle de TV5Monde où selon Philippe Dessaint la vérification des informations diffusées en continu devient un casse-tête permanent. Pour lui, Internet offre forcément moins de recul, comparé au temps que se donnent les journalistes lorsqu’il faut par exemple préparer une unique édition du 2O heures. Tout le monde s’accordera donc à dire qu’Internet change la donne mais que c’est une source d’information qu’il faut apprivoiser comme toutes les autres avec les mesures de prudence de recoupement et de vérification.

L’atelier n°2 au deuxième jour des travaux a réuni autour du panel, Marie Claire Nnana, directrice générale de la SOPECAM, Amadou Vamoulké directeur général de la CRTV. Yves Agnès, président de l’APCP, Alfred Dan Moussa, président International de l’UPF et modérateur.** Evelyne Owona Essomba** grand reporter à la CRTV tenait la plume de rapporteur.

La réflexion s’est articulée autour d’une interrogation Centrale : Peut-on envisager une régulation éthique des médias ? Le débat animé qui a suivi a relevé la difficulté de fonctionnement des agences de régulations ou d’autorégulation dans la plupart des pays africains. Marie-Claire Nnana note par exemple que dans le cas du Cameroun, cette autorégulation bute sur l’absence de consensus au sein des médias balkanisé par des clivages divers. Des différents tours de tables et interventions des confrères se sont dégagées quelques pistes de réflexion proposées par Jean Kouchner pour prolonger la réflexion : une meilleure représentativité du public au sein des organes de régulation, l’impératif de protection de la liberté de la presse dans les constitutions des États, des pouvoirs légaux à imaginer pour permettre aux journalistes de résister aux pressions.

L’atelier n°3 a, quant à lui, pris place dans l’après-midi avec autour de la table : Valentin Nga Ndongo, Directeur Adjoint de l’ESSTIC, Nta a Bitang vice-président de l’UJC et Abdelmounaîm Dilami vice-président international de l’UPF, Édouard Ouédraogo, le modérateur.

Cet atelier avait pour axe de réflexion centrale : la formation des Journalistes et leur responsabilité. D’entrée de jeu on a eu droit à un tableau peu reluisant de la pratique du journalisme au Cameroun avec la floraison de la désinformation, de l’info-spectacle et la conflictualisation du champ politique et médiatique. Les causes du mal ont été identifiées : à savoir l’arrivée massive dans la profession de personnes dépourvues de formation et la prééminence des forces de l’argent et autres lobbys dans le paysage médiatique.

Pour tous, la solution passe par la mise en place de véritables entreprises de presse, avec l’engagement des pouvoirs publics de ne plus soutenir en sous main la presse à gages. Au contraire, ils doivent favoriser l’émergence d’une presse crédible par l’octroi d’un appui multiforme aux journaux dont le sérieux et le professionnalisme sont reconnus.

Le quatrième et dernier atelier a été spécifiquement consacré à la question du financement et du management des médias. La réflexion a été menée par le panel constitué de Paul Célestin Ndembiyembé ancien DG SOPECAM, Jean Miot, président de la Section Française de l’UPF, Séverin Tchounkeu patron d’un groupe de presse au Cameroun.

Un constat général transpirait des interventions : la fragilité générale des entreprises de presse qui attirent peu d’investisseurs dans un certain nombre de pays. A cela se greffe la difficulté d’accès au crédit avec des taux d’intérêt prohibitifs de l’ordre de 19 à parfois 25%. Dans le registre des solutions, Tidiane Dioh du programme « médias » de la Francophonie pense qu’il est possible d’exploiter à bon escient l’attachement des diaspora à leurs pays d’origine grâce à l’outil internet seul lien instantané avec leurs origines. L’autre voie peut être la concentration, le regroupement de petits médias « artisanaux » jusque-là émiettées pour en faire de petites ou moyennes entreprises qui peuvent mieux survivre dans un environnement difficile. L’État a, lui aussi, tout intérêt à financer la presse car, elle est le premier outil de la démocratie. D’autres structures de soutien existent à l’échelle internationale, les médias ont tout intérêt à y recourir. Dans ces adresses utiles, figure l’OIF qui, à travers ses programmes en faveur des médias francophones, finance les organes de presse des pays du Sud.

Les participants aux assises de Yaoundé ont dénoncé les entraves à la liberté de la presse au Gabon, les confrères gabonais subissent des arrestations et des fermetures des chaînes de radio et de télévision au Gabon depuis l’élection récente du Président Ali Bongo au pouvoir. Les inquiétudes des éditeurs et les responsables de presse de ce pays contenues dans une déclaration ont été présentées à cette occasion. L’UPF a été appelée à se prononcer sur la situation au Gabon. D’ores et déjà les participants aux assises de Yaoundé se sont dits solidaires des confrères gabonais dans cette épreuve. Stéphanie Muti (Val d’Aoste) émet l’idée d’un observatoire de la liberté de la presse au sein de l’UPF pour recenser ce genre d’atteintes.

Fait à Yaoundé, ce 19 novembre 2009
Le rapporteur général
Aimé-Robert BIHINA, UPF Cameroun

RÉSOLUTIONS

  • 1 - RÉSOLUTION RELATIVE A LA SUPPRESSION DE LA PEINE PRIVATIVE DE LIBERTÉ
  • 2 - RÉSOLUTION RELATIVE A LA PROTECTION DU DROIT D’AUTEUR
  • 3 - RÉSOLUTION RELATIVE AUX NÉCESSITÉS DES INSTANCES D’AUTORÉGULATION

- 1- RÉSOLUTION RELATIVE A LA SUPPRESSION DE LA PEINE PRIVATIVE DE LIBERTÉ

La Presse est l’outil essentiel de la démocratie.
La liberté de l’information est un droit fondamental de l’homme.
C’est la première de toutes les libertés : si on l’étouffe, on peut étrangler toutes les autres, mais désormais dans le silence.
Le journaliste n’est certainement pas au-dessus des lois, mais son rôle social spécifique au service de la démocratie exige qu’aucune autorité politique, judiciaire ou administrative, n’entrave sa liberté de mouvement.

C’est pourquoi les participants aux 41èmes Assises de la presse francophone réunis à Yaoundé, réclament à nouveau avec insistance la suppression de la peine privative de liberté en matière de délit de presse supposé.

Ils demandent aux gouvernements francophones la levée des interdictions arbitraires de parution, d’émission et de vente qui frappent certains médias.

Yaoundé, le jeudi 19 novembre 2009

- 2 - RÉSOLUTION RELATIVE A LA PROTECTION DU DROIT D’AUTEUR

Les participants aux 41èmes Assises de la Presse Francophone réunis à Yaoundé sur le thème : « Éthique et déontologie à l’heure d’Internet »,

  • Considérant que l’un des problèmes résultant de la mise en ligne des contenus des médias est celui du non respect des droits d’auteur et d’éditeur,
  • Considérant qu’un tel non respect peut causer un préjudice considérable aux auteurs légitimes de ces contenus,
  • Considérant que les victimes de ces pratiques sont souvent des journalistes et des médias ne disposant que de moyens financiers limités,

Engagent l’UPF à entreprendre une démarche officielle auprès des organisations compétentes et à leur demander de prendre toutes mesures pouvant mettre un terme aux violations des droits d’auteur et d’éditeur en matière de débat sur le support Internet.

Yaoundé, le jeudi 19 novembre 2009

- 3 - RÉSOLUTION RELATIVE AUX NÉCESSITÉS DES INSTANCES D’AUTORÉGULATION

La liberté de la presse et le droit des citoyens à recevoir une information indépendante de qualité impliquent d’abord un engagement personnel de chaque journaliste et de chaque éditeur de média à respecter l’éthique et la déontologie professionnelles. Mais les conditions socioéconomiques de la production de l’information nécessitent aussi une régulation, de préférence la mise en œuvre dans chaque pays, par les professionnels eux-mêmes, des dispositifs d’autorégulation destinés à garantir au public une information exacte, honnête et respectueuse des personnes et des groupes.

Ces instances d’autorégulation, s’appuyant sur des codes de bonnes pratiques reconnus pas tous doivent associer des représentants des publics pour éviter tout corporatisme et tenir compte de l’aspiration citoyenne que renforce le développement d’Internet.

Les participants aux 41èmes Assises internationale de la presse francophone à Yaoundé appellent à renforcer et à vivifier de telles instances là où elles existent, à favoriser leur création là où elles font défaut. La liberté des journalistes et des médias, le respect des droits des citoyens, le développement d’une information de qualité ont tout à y gagner.

Yaoundé, le 19 novembre 2009


Prix de la Libre expression UPF-TV5Monde


- Présentation de TV+, lauréat 2009

TV+ est une chaîne de télévision généraliste, qui a été lancée en 1998, diffusant en clair et gratuitement, des programmes TV de divertissement, d’information et d’éducation, 24h/24 et 7 jours/7 par une jeune équipe de près de 100 gabonais.

Dès l’année 2004, et avec des équipements audiovisuels numériques de dernière génération, des émetteurs installés dans tout le pays et ayant sa propre station terrienne satellitaire (basée dans la cité de la démocratie), TV+ a été la première chaîne de télévision privée à assurer à ses émissions TV, de manière indépendante, une couverture géographique nationale, et ainsi de pouvoir toucher quotidiennement plus de 80% de la population gabonaise, faisant d’elle une chaine de télévision leader au Gabon après 5 années d’exploitation. Par ailleurs, du fait de sa diffusion via satellite les programmes de TV+ ont pu conquérir les téléspectateurs du monde entier (Europe, Amérique, Afrique,..), et ainsi contribuer à la valorisation du Gabon au niveau international.

Notons que l’arrivée de TV+, en qualité de quatrième opérateur de télévision hertzienne, derrière la RTG1, RTG2 et TELEAFRICA, a permis selon les observateurs avertis, une émulation positive au sein du paysage audiovisuel gabonais, par la qualité de ses programmes, de son ton moderne et de son dynamisme. A ce jour, le paysage audiovisuel gabonais comporte maintenant plus de 10 chaînes de télévision hertzienne, contre 3 il y 10 ans, ce qui manifestait d’un processus démocratique très bien avancé au Gabon sous la houlette de feu le Président Omar Bongo Ondimba.

- La situation de TV+ durant campagne électorale présidentielle 2009

A l’instar du candidat du PDG à la présidentielle 2009, bénéficiant des supports de ses médias privés et aussi de ceux publiques ; TV+ a apporté un soutien médiatique à son propriétaire, le candidat indépendant à la présidentielle du 30 août 2009, André Mba Obame. Ce soutien s’est traduit sur les antennes de TV+ pour André Mba Obame par la diffusion de spots publicitaires, d’éditions spéciales et la retransmission de meetings. Rien de nouveau puisque TV+, dans le cadre de sa politique commerciale, l’avait fait dans le passé pour plusieurs hommes politiques lors des dernières élections présidentielles, législatives et locales.

Cependant, malgré le fait d’appartenir au candidat André Mba Obame, TV+ en qualité de chaîne privée commerciale, dont nous rappelons que les seules ressources financières proviennent exclusivement de la vente de la publicité commerciale et institutionnelle (aucunes subventions de l’Etat), a ouvert ses espaces et formats de communication aux autres candidats à la présidentielle 2009.

Par ailleurs, face à la crise du manque de visibilité équitable de tous les candidats sur les chaînes publiques durant la campagne électorale présidentielle 2009, André Mba Obame a permis l’accès gratuit de TV+ aux autres candidats à la présidentielle. Car, même s’ils étaient en situation de compétition lors de cette élection présidentielle, par ce geste démocratique André Mba Obame voulait décrier l’appropriation au profit unique du candidat du PDG des antennes des chaînes de télévision publiques, qui appartiennent à tous les contribuables gabonais, dont les autres candidats.

- La situation de TV+ postélectorale présidentielle 2009

Les problèmes de TV+ ont commencé au lendemain de la campagne électorale de la présidentielle 2009.

De manière orchestrée, le Gouvernement de la République, par la voie du ministère de la communication, a fait arrêter le signal et les émissions de TV+ depuis le 30 août 2009, soit le jour du vote.

Depuis ce jour, la garde républicaine séquestre les équipements d’émissions terrestres de Libreville et les équipements satellitaires assurant la couverture télé de l’intérieur du pays qui sont installés sur le site technique dans la Cité de la démocratie.

Soulignons que cet arrêt arbitraire du signal terrestre et satellite de TV+ s’est fait à l’encontre des dispositions du Code de la communication écrite, audiovisuelle et cinématographique en République gabonaise, et dont seul le Conseil national de la communication (CNC) en est l’organisme régulateur. Car contrairement aux affirmations de Madame Laure Olga GONDJOUT, ministre de la Communication, sur les antennes de Radio France Internationale le 8 septembre 2009, TV+ n’a jamais fait l’objet par le CNC, et jusqu’à ce jour, d’une notification de suspension provisoire d’émettre jusqu’à nouvel ordre.

Pire. Ne s’appuyant sur aucune disposition administrative, encore moins juridiques, le Gouvernement s‘est engagé dans une vaste opération de « brouillage pirate » du signal vidéo de TV+, privant ainsi les téléspectateurs de Libreville de ses émissions, cette fois-ci émises depuis un nouveau site mis en place pour assurer la diffusion de ses émissions malgré l’acharnement du ministère de la communication.

Mais ne comptant s’arrêter en si bon chemin, le ministère de la communication, a parallèlement lancé une opération nationale d’enlèvement des émetteurs de TV+ en s’appuyant sur une note d’autorisation d’accès au site N°00644/MCPTNTI/SG, émanant et signée du Secrétaire Général du ministère de la communication, monsieur Christophe OTHAMOT, dont les porteurs usent pour pénétrer dans les locaux de Gabon Télécom des chefs lieux de provinces. C’est ainsi que le 18 septembre 2009 au centre de transmissions de Gabon Télécom de Port-Gentil, monsieur Maurice EGANGOYE, a pu subtiliser sans l’autorisation préalable de TV+, l’émetteur TV+ Port-Gentil. De même le 21 septembre à Franceville, monsieur Maurice OVONO, grâce au même document, détourna l’émetteur TV+ Franceville, toujours sans autorisation de TV+. Toutes choses pour lesquelles la Direction de TV+ demandera réparation de tous les préjudices causés devant les tribunaux compétents.

- Conclusion

Pour conclure, nous dirons que les actions du Gouvernement gabonais pour « museler » TV+ à tout prix et hors des normes administratives et juridiques qui régissent un Etat de droit, démontrent à suffisance le recul lointain de la démocratie et de la Liberté de la presse au Gabon.
Aujourd’hui, le principal site de diffusion de TV+ est toujours séquestré par la garde républicaine, les équipements de l’intérieur du pays démantelés sur ordre du Ministère de la communication et, le signal émis à partir de son site de substitution fait l’objet d’un brouillage systématique au quotidien.