L’UPF-Caraïbes rencontre le patron des patrons

publié le 6 juillet 2016

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Depuis sa création, l’Union des journalistes et des médias guadeloupéens (UJMG) que préside Jocelyn Durizot, par ailleurs rédacteur en chef du « Progrès Social », a entrepris d’aller à la rencontre des personnalités politiques, économiques, médiatiques et culturelles de notre pays. Il s’agit pour l’UJMG au cours de ces rencontres, de rappeler si besoin à tous ces décideurs le rôle de la presse dans notre société, son poids dans l’opinion et l’impérieuse nécessité qu’elle a de pouvoir s’exprimer librement et sans contrainte aucune. Après donc le préfet, la présidente du Conseil Départemental, et dans l’attente du président de Région, c’est Bruno Blandin, président du Medef-Guadeloupe et patron de presse (Bruno Blandin est propriétaire de l’hebdomadaire Nouvelles Semaine, d’Eclair Télévision et Eclair FM) qui a reçu une délégation de l’UJMG.
L’échange qui s’en est suivi pendant plus d’une heure et demie été fructueux, chaleureux, respectueux, enrichissant, franc et surtout prometteur !
Comme pour les autres responsables institutionnels, nous lui avions présenté l’objet de notre Union, plus de 50 adhérents (service public et privé), regroupant toutes les formes de médias (Presse écrite, Radio, télé, Site Web). Et cette nécessité pour nos adhérents d’être aussi membre de l’Union Internationale de la Presse Francophone (UPF : la plus ancienne association francophone de journalistes, 120 pays, soit près de 3000 adhérents journalistes ou dirigeants de médias). Et dont le Président de la section Caraïbe de l’UPF Jocelyn Durizot et Jean-Claude Rodes, sont au comité international de L’UPF.
Nous avons eu une écoute extrêmement attentive de Bruno Blandin s’agissant de relever les défis de la presse qui est d’abord une entreprise. Et qu’elle se doit aussi d’être aidée comme c’est le cas dans l’Hexagone. D’autant plus qu’aujourd’hui tous les médias surtout écrits connaissent des difficultés. (alourdissement de leurs charges, la formation et la mise à niveau, de leur personnel, la matière première papier aux coûts d’acheminement postal. Toutes enfin vivent d’un marché publicitaire ou d’annonces légales en chute libre).
Bruno Blandin s’est montré préoccupé du mal vivre ensemble, avec la montée du communautarisme, tant dans l’hexagone que dans notre archipel. Nous avons réaffirmé que plus que jamais la presse citoyenne et plurielle chez nous, était un garant de nos libertés républicaines. Et surtout de la liberté d’expression, qui va de pair avec la responsabilité. C’est en cela que si tout journaliste est un blogueur tout blogueur n’est pas un journaliste.
Lors de cet entretien, nous avions eu aussi à partager le risque bien réel qui existe sur les réseaux sociaux et leur usage. S’ils sont irréversibles, incontournables et importants dans toute démocratie, les réseaux sociaux sont vite appelés à un plus juste usage de l’information et à plus de responsabilité.
L’UJMG croit utile de rappeler aux différents pouvoirs comme aux lecteurs-citoyens que la presse a des challenges. Sa première préoccupation, sa survie. Sa première obligation, la vérité. Sa première loyauté, envers les citoyens. Nous rappelons à certains censeurs, qu’un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et surtout, finit par perdre les deux.
J.D
Président de l’UJMG

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