RDC : les signaux de RFI et Okapi brouillés, deux journalistes congolais arrêtés

publié le 5 novembre 2016

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À New-York où elle s’est exprimée devant le Conseil de sécurité, Michaëlle Jean, secrétaire générale de la Francophonie, a dénoncé lundi la coupure du signal de RFI et le brouillage de celui de radio Okapi en RDC. Presque au même moment, deux journalistes congolais ont été interpellés dans le sud du pays après avoir interviewé l’opposant en exil Moïse Katumbi.
« Quand on installe une espèce de silence forcé, ce n’est pas acceptable », a déclaré Michaëlle Jean dans un entretien accordé le 7 novembre, à New-York, à l’AFP. Cela « envoie un mauvais signal », a martelé la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Allusion faite notamment à la coupure depuis le 5 novembre du signal de RFI, le jour d’un meeting « empêché » de l’opposition à Kinshasa.
La radio Okapi, qui appartient à la Monusco, la mission onusienne en RDC, a vu elle aussi son signal brouillé dans plusieurs quartiers de la capitale congolaise.
Présente à New-Yok où elle a été invitée pour participer au débat au Conseil de sécurité de l’ONU sur les opérations de maintien de la paix, Michaëlle Jean a confié en avoir profité pour faire part de sa réprobation à Raymond Tshibanda, chef de la diplomatie congolaise, qui assistait également aux travaux.
Deux journalistes interpellés à Kolwezi
Le même 7 novembre, la branche congolaise de l’ONG Journaliste en danger (JED) a alerté l’opinion publique nationale et internationale sur l’interpellation de deux journalistes dans le sud de la RDC par les services de renseignement.
Selon cette ONG spécialisée dans la défense de la liberté de la presse en Afrique centrale, Gaston Mushid et Carton Kasong, respectivement directeur général et directeur de programme de la Radiotélévision Manika (RTMA) ont été interpellés lundi matin à Kolwezi, dans l’ex-province du Katanga.
Selon l’ONG, l’Agence nationale de renseignement (ANR) leur reprocherait d’avoir diffusé une interview que leur avait accordée l’opposant en exil Moïse Katumbi, président du TP Mazembe, quelques heures avant le match retour de son club contre le MO Béjaïa en finale de la Coupe de la confédération de la CAF.

Source : Jeune Afrique

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