L’orthographe maltraitée

publié le 26 mai 2017

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L’orthographe maltraitée au sein d’un article par ailleurs bien ficelé, ça détonne (et non cela dénote) mais le contre sens ou le faux sens trop souvent lu et entendu dénote une méconnaissance de la langue française de la part d’un trop grand nombre de journalistes et cela fait tache (sans accent circonflexe) dans un texte écrit pour instruire le plus grand nombre, alors que c’est en outre la tâche (avec accent) du rédacteur en chef, son travail quoi, en l’absence de correcteurs de le signaler à son auteur, au moins a posteriori pour éviter la récidive.
Trop souvent ce qui arrive (cela qui arrive) et non ce qu’il arrive...c’est la contagion à l’ensemble des médias et ce qu’il advient (là c’est bon) de cette dérive c’est qu’elle devient tendance. C’est l’un des exemples qui ont (et non pas qui a) retenu mon attention sans compter les accords de temps qui devraient faire dire, non pas " le président a annoncé qu’il ira, mais qu’il irait prochainement dans tel pays ami".
Parmi les marronniers des médias, les anniversaires tiennent une grande place mais on n’en sort plus si l’on commémore un anniversaire qui est lui même une commémoration.
Notre rôle de journaliste est aussi d’utiliser un langage correct mais simple, débarrassé des termes techniques ou administratifs. Alors pourquoi parler des fonctionnaires de police quand on entend dans la rue parler des agents de police, des policiers, des inspecteurs, des commissaires, sans compter les voitures sérigraphiées quand elles sont marquées "police"... des personnels quand le dictionnaire désigne par le mot personnel "l’ensemble des personnes employées dans une entreprise ou dans l’administration" qui elle seule met un pluriel à personnel. Pourquoi signaler la présence d’un ressortissant espagnol par exemple quand l’homme de la rue reconnait simplement un Espagnol... et un quinquagénaire, sexagénaire, septuagénaire...ça nous vient souvent ça dans une conversation au sujet d’un délit ou d’un accident de la circulation ? Tout cela me fait mal au ventre et pas couramment à l’abdomen.
Voilà ce que je tenais à mettre au jour sachant qu’une mise à jour risque de s’avérer nécessaire ultérieurement.
Pour pallier ce genre de travers et non pas pallier à cela, il est indispensable de revenir aux fondamentaux...de l’orthographe sous la conduite des rédacteurs en chef et chefs de service au nom de la rigueur qui fait partie des fondamentaux du métier : Tout ce que je viens de vous dire m’a été transmis à Europe 1 par un homme -André Arnaud- une bête d’antenne, qui savait employer et nous faire utiliser un langage simple, compréhensible et exemplaire car pour notre public la référence est encore souvent ce qu’on a dit à la radio, à la télé ou ce que l’on a lu dans le journal et quand on a l’ambition d’écrire pour être publié, lu ou écouté (pas seulement entendu) on doit être à la hauteur.

Remède possible tout simple : Lister les fautes les plus courantes sur une fiche, pas une brochure car elle ne sera pas lue.

Fautes et perles remarquables tirées de mon quotidien régional Nice-Matin
Le major d’homme (majord’hommes)
Les hauts vents (auvents) que l’on a dressés pour la manifestation
Le bras de faire (fer) judiciaire.
Papier sur un meeting FN Paris : le P.S. est chaos (K.O.)
La conjecture (conjoncture) économique
Les filiales (filières) de la drogue
En intertitre et en gras : Asphixie économique

Philippe Tallois
Vice-Président UPF-Monaco