Spécificités monégasques et Europe : en français dans le texte

publié le 27 octobre 2014

image Spécificités monégasques et Europe : en français dans le texte

Depuis le 18 Mars 2015, la Principauté de Monaco est engagée dans des négociations capitales pour son avenir avec l’union européenne.
Ce marathon diplomatique fait suite à la sortie de Monaco par le haut d’un comité de suivi du Conseil de l’Europe.
Le problème de la Principauté devant les deux institutions européennes est de convaincre ses partenaires naturels de son continent historique du bien fondé de la défense de ses spécificités.

Depuis le 18 Mars 2015, la Principauté de Monaco est engagée dans des négociations capitales pour son avenir avec l’union européenne.
Ce marathon diplomatique fait suite à la sortie de Monaco par le haut d’un comité de suivi du Conseil de l’Europe.
Le problème de la Principauté devant les deux institutions européennes est de convaincre ses partenaires naturels de son continent historique du bien fondé de la défense de ses spécificités.

C’est vrai dans le domaine des valeurs communes comme dans celui des relations économiques.

Monaco est un état indépendant mais un petit état avec la particularité d’avoir sur son territoire des nationaux minoritaires. Cela crée des problématiques qui s’inscrivent bien dans la démarche de l’UPF et de la francophonie qui prône une unité d’objectifs dans la diversité des moyens et des chemins.
Pour ces négociations historiques le Gouvernement Princier a décidé de choisir le français comme langue de référence.
Un choix naturel mais rationnel et motivé.
- Le français est la langue officielle de l’Etat monégasque (article 8 de la Constitution de la Principauté de Monaco) ;
- Le français est l’une des langues officielles de l’Union Européenne depuis son origine qui remonte au Traité de Rome en 1957 ;
- Sur le plan juridique, le français offre une richesse de termes qui permet d’appréhender avec précision et exactitude les concepts les plus complexes.
Ce dernier point sans doute le plus important pour Monaco rend un hommage justifié à une langue qui est depuis bien longtemps la langue diplomate par excellence.

Une entrevue entre le tsar de Russie et l’empereur allemand en juin 1892 au cours de laquelle le toast fut porté en français au grand dam de la presse allemande, fut l’occasion pour Jean Frollo, chroniqueur du Petit Parisien, de rappeler que le français était alors la langue officielle de toutes les cours d’Europe, et ce depuis le début du XVIIe siècle, lorsqu’il se substitua au latin.
« Le français était alors, comme il est encore, l’instrument de précision par excellence de la pensée humaine, explique le journaliste. Il doit au merveilleux épanouissement de sa littérature dans tous les genres son incomparable distinction, sa lumineuse clarté et la richesse inépuisable de son vocabulaire. L’outil qui a le plus servi est toujours le mieux en main. Si l’on ne pense pas tout droit, avec ordre et simplicité, on ne s’exprime pas en français. »

Le Gouvernement du Prince Albert II de Monaco réactualise par son choix cet hommage à notre langue, la langue de toutes les négociations complexes, même les plus amicales.

Patrice Zher
Président exécutif
UPF-Monaco

Pays

Monaco

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