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Revue de presse

LE FIGARO, "Le bon français" par Alain Feutry

Quelque, quel que. Une faute se répand de plus en plus dans le courrier juridique, commercial ou administratif: "quelque" en un mot quand il en faudrait deux. Je relève par exemple dans un jugement de tribunal correctionnel: « Quelque soit la confusion qui puisse exister.,.. »
Faute particulièrement fâcheuse lorsqu'elle émane de magistrats. De la part d'hommes de loi, on est en droit de s'attendre à plus de rigueur dans la formulation, à plus d'attention dans la relecture. On sait l'importance des nuances dans le domaine judiciaire. Le jour viendra où des innocents seront condamnés pour des fautes de plume.
"Quelque" s'écrit en un seul mot devant un nom, un adjectif ou un adverbe ; en deux mots lorsque cette locution est immédiatement suivie d'un verbe d'état (le plus souvent "être").

"Quel" s'accorde alors en genre et en nombre avec le sujet du verbe. On écrira donc: « quelle que soit la confusion », « quels que soient vos intérêts », « quelles que soient vos propositions », « quel que soit votre souhait ».

Conservons toutefois à l'adjectif (qui s'accorde avec le nom qu'il précède) et à l'adverbe (invariable) la place et l'orthographe qui leur reviennent: « quelques grammairiens ont déjà traité le sujet il y a quelque cinquante ans Le Figaro, jeudi 6 septembre 2001