FRANCE
"Le
Manifeste de la langue française en colère"
"Le
Manifeste de la langue française en colère"
a été présenté mercredi 23 février 2000, lors d'un colloque ou
"Grand Métinge" présidé par Jacques Myard, député des
Yvelines et organisé dans une salle de l'Assemblée nationale.
Des représentants d'associations ont présenté la situation actuelle
du français face à l'anglo-américain avant de laisser la parole
à des élus de divers groupes politiques aux parlements français
et européen et à plusieurs intervenants d'un public nombreux,
tous engagés dans la défense de la langue française (voir ci-dessous
la liste des participants).
LA
LANGUE FRANCAISE EST EN COLERE
Nous
refusons toute légitimité à quelque ordre juridique "supranational"
ou quelque autorité économique, militaire ou politique que ce
soit, qui ferait obstacle au droit inaliénable du peuple français
ou de ses représentants de parler leur langue, dans tous les domaines
d'activité.
Nous
exigeons pour ce faire l'organisation d'un référendum
pour que la Nation manifeste sa volonté de parler sa langue et
renforce les dispositions actuelles de la loi sur l'emploi de
la langue française.
Nous
réclamons que la Francophonie mette la diffusion de la
langue française au coeur de ses préoccupations, que les candidats
à l'adhésion développent l'enseignement et la pratique du français
dans leurs pays et enfin que la Francophonie ne serve pas d'alibi
au renoncement au rôle international de la langue française.
Nous
demandons des sanctions exemplaires contre les fonctionnaires
français en cas de désertion linguistique, notamment contre ceux
qui représentent la France dans les divers organismes, réunions
ou sommets internationaux.
Nous
voulons une politique linguistique dotée de moyens appropriés,
permettant à tous les citoyens de vivre et travailler en français.
Nous
appelons les Français à se mobiliser pour entreprendre
toutes formes d'actions légales économiques, politiques ou culturelles
pour promouvoir le français.
Nous
invitons tous les Français à acheter en priorité les
produits des entreprises qui respectent la langue française, de
préférence à ceux des entreprises qui la désertent dans leurs
activités de production, de commercialisation et de communication.
Francophones,
halte à l'abandon !
Interventions
Jacques MYARD, député des Yvelines (RPR).
Thierry PRIESTLEY, président de Droit de comprendre.
Marc BONNAUD, Avenir de la langue française.
Marceau DESCHAMPS, vice-président de Défense de la langue française.
Philippe de SAINT-ROBERT, président de l'Association pour la sauvegarde
et l'expansion de la langue française.
Dominique NOGUEZ, écrivain.
Jean-Pierre LANG, président de l'Union nationale des auteurs compositeurs.
Jacques BLACHE, président délégué de Musiques France Plus.
Georges FLECHEUX, ancien Bâtonnier de Paris.
Jean HODEBOURG, Fédération CGT Métallurgie.
Jean-Paul TERRENOIRE, syndicat national des chercheurs scientifiques
FSU.
Bernard DORIN, ambassadeur, président d'Avenir de la langue française.
Georges SARRE, ancien secrétaire d'Etat aux Transports, député
de Paris (RCV).
Pierre-André WILTZER, député de l'Essonne (UDF), vice-président
de l'Assemblée nationale.
Georges HAGE, député du Nord (communiste).
Bruno BOURBROC, député de la Marne (RPR), remplaçant Jacques GODFRAIN,
ancien ministre de la coopération, député de l'Aveyron (RPR).
Jacques LEGENDRE, sénateur du Nord (RPR).
Paul-Marie COUTEAUX, député au Parlement européen (Union pour
l'Europe des Nations, RPF).