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Soutien international
à la minorité francophone de Flandre

Signataires de la lettre aux parlementaires belges
rendue publique le 17 juin 2003, par l' APFF,
Association pour la Promotion
de la Francophonie en Flandre

- Pierre Alexandre, membre du conseil d¹administration de l'Association francophone d¹éducation comparée, France.
- Joane D. Beaudin, secrétaire de direction, Université du Québec à
Trois-Rivière, Canada.
- Michel Beaudin, gouverneur région Mauricie, Club Richelieu, Québec, Canada.
- Raimunda Bedasse, présidente de l'Association des Professeurs de Français, Bahia, Brésil.
- Thérèse Bernard, Université Laval, Québec, Canada.
- Sophie Bernier, analyste politique, Patrimoine canadien, Hull, Québec, Canada.
- Mélanie Bérubé, chargée de projets, L¹Année francophone
internationale, Québec, Canada.
- Carole Bessette, écrivain, professeur de littérature, Cap-Rouge, Québec, Canada.
- Raymond Besson, président du Cercle littéraire des écrivains cheminots, Paris, France.
- Michel Bideaux, professeur émérite, Université Paul-Valéry,
Montpellier, France.
- Anik Blais, conseillère en politique, Hull, Québec, Canada.
- Romey Borges, professeur en retraite, Jawaharlal Nehru University, New Delhi, Inde
- Roger Brisson, administrateur du district Fleuve Saint-Laurent, Club Richelieu, Québec, Canada.
- Olivier Camandone, journaliste, France.
- Jean Claude Castelain, Canada.
- Tamara Ceban, chargée de cours, Université Pédagogique Ion Creanga, Moldavie.
- Johanne Charset, L¹Année francophone internationale, Québec, Canada.
- David Cheramie, directeur exécutif, conseil pour le développement du français en Louisiane, Etats-Unis.
- Louise Choquette, traductrice, Radio-Canada, Canada.
- Jean-Paul Clément, directeur, Maison de Chateaubriand,
Châtenay-Malabry, France.
- Ruxandra Constantinescu-Stefanel, maître de conférences, Académie d¹études économiques de Bucarest, Roumanie.
- Mathieu d¹Avignon, historien, Université Laval, Québec, Canada.
- Raoul-Philippe Danaho, membre titulaire, Académie des Sciences d¹Outre-Mer, Paris, France.
- Sylvie de la Sablonnière, Club Richelieu, Québec, Canada.
- Barbara de Vlieger, professeur, Campion College, Université de Régina, Saskatchewan, Canada.
- Marceau Déchamps, vice-président de Défense de la langue française, Paris, France
- Papa Diop, professeur, Université de Paris XII, France
- Rodrigue Dubé, Club Richelieu Ste-Foy, Québec, Canada.
- Jean Dutourd, de l¹Académie française, Paris, France
- Antoine Edjenguele, président, Mission pour la culture et l¹éducation, Douala, Cameroun.
- Bernard Emont, écrivain, secrétaire général, Prix France-Acadie, Paris, France.
- Chantal Fortier, directrice adjointe de L¹Année francophone
internationale, Québec, Canada.
- Yves Frenette, directeur de département, Collège universitaire Glendon, Toronto, Ontario, Canada.
- Agathe Gagné-Collard, Club Richelieu Ste-Foy, Québec, Canada.
- Odile Gannier, maître de conférences, Université de Nice, France.
- Paul-Emile Gareau, Club Richelieu Ste-Foy, Québec, Canada.
- Marie Ange Garrandeau, réalisatrice, Radio France, France.
- Jean-Marie Gautherot, Association des Directeurs de Centres universitaires d¹études françaises pour étrangers, Strasbourg, France.
- Selom Gbanou, professeur, Université de Bayreuth, Allemagne.
- Ogée Gildas, secrétaire général de la Biennale de la langue française, Villennes-sur-Seine, France.
- Frédérique Elise Hanet, Université de Montréal, Québec, Canada.
- Fernand Harvey, professeur, Institut national de la recherche
scientifique, Québec, Canada.
- Loïc Hervouet, directeur général de l'Ecole supérieure de journalisme de Lille, France.
- Rolande Honorien-Rostal, enseignante, Clamart, France.
- Christine Iskandar, Université du Caire, Egypte.
- Ahmed Ismaïli, professeur, Faculté des lettres et sciences humaines, Meknes, Maroc.
- Ogée Jeanne, vice-présidente, Biennale de la langue française,
Villennes-sur-Seine, France
- Christian Jost, Maître de conférences, Université de la
Nouvelle-Calédonie, Nouméa.
- Mme Dominique Jouve, professeur, Université de la Nouvelle-Calédonie, Nouméa,
- Charles Kapanga Kapelle, professeur agrégé, Université Laurentienne, Canada.
- Peter Klaus, professeur, Freie Universität Berlin, Allemagne.
- Jozef Kwaterko, professeur, Universite de Varsovie, Pologne.
- Dany Labelle, Boisbriand, Québec, Canada.
- Yves Laberge, professeur associé, Université Laval, Québec, Canada.
- Gérard Lafleur, historien, Education nationale, Guadeloupe, France.
- Fernando Lambert, professeur émérite, Université Laval, Québec, Canada.
- Armelle Le Bras-Chopard, professeur, Université Versailles-Saint-Quentin, France.
- Jean-Paul Létourneau, président, Association québécoise des échanges internationaux, Québec, Canada.
- Pierre Lexert, écrivain, directeur de l'Institut valdôtain de la culture, Vallée d¹Aoste, Italie
- Eileen Lohka, Université de Calgary, Alberta, Canada.
- Philippe Loubière, rédacteur en chef de la revue Lettre(s), Paris, France.
- Dean Louder, professeur, Université Laval, Québec, Canada.
- Antonine Maillet, écrivain, Prix Goncourt 1979, Acadie, Canada.
- Lydia Martel, Université Laval, Québec, Canada.
- Carmen Mata Barreiro, professeur titulaire, Universidad autonoma de Madrid, Espagne
- Gabriel Mbikayi Musungu, secrétaire général de Solidarité jeunesse francophone, Kinshasa-Gombe, Congo (RDC).
- Clément Mbom, rrésident de la Société des professeurs de français et francophones d¹Amérique, New York, Etats-Unis.
- Paré Michèle, analyste, Patrimoine canadien, Hull, Québec, Canada.
- Médard Mini-Mini, directeur de la rédaction, Rafigui presse jeunes, N'Djamena, Tchad.
- Daniel Miroux, président de l'Alliance Champlain, Nouméa,
Nouvelle-Calédonie.
- Nobutaka Miura, professeur, Université Chûô, Tokyo, Japon.
- Guillemette Mouren-Verret, secrétaire générale de Défense de la langue française, Paris, France.
- Michel Noël, écrivain, Canada.
- Marc Ouellet, Boisbriand, Québec, Canada.
- Robert A. Papen, professeur titulaire, Université du Québec à Montréal, Québec, Canada.
- Lucie Parent, vice-présidente de la Maison de la francophonie, Québec, Canada.
- Loriane Pedurand, Université de La Réunion, France.
- Wilhem B. Pellemans, président de l'Association des médecins de langue française du Canada, Montréal, Québec, Canada.
- Mariana Perisanu, maître de conférences, Académie d¹études économiques de Bucarest, Roumanie.
- Christiane Piché, vice-rectrice aux études, Université Laval, Québec, Canada.
- Jean-Charles Pietacho, chef du Conseil des Innus de Ekuantshit, Canada.
- Caroline Plançon, Doctorante, Paris, France.
- Pablo Poblete, représentant de la Francophonie de l¹Amérique du Sud (Argentine, Uruguay, Chili), Chili.
- Georges Poirier, journaliste, France-Québec magazine, Rennes, France.
- Catherine Pont-Humbert, productrice, France Culture, Paris, France.
- Nicolas Potvin, agent de développement, L¹Année francophone internationale, Québec, Canada.
- Daniel Jonas Rano, Université de Metz, France.
- Giles Revaz, professeur, Université de Lausanne, Suisse.
- René-Michel Roberge, adjoint au vice-recteur, Université de Laval, Québec, Canada.
- Mourad Sellami, président, Club Rotaract de Québec, Canada.
- Samia Spencer, professeur, Auburn University, Alabama, Etats-Unis.
- Atanassov Stoyan, professeur, Université de Sofia, Bulgarie.
- Stéphanie Tésio, (Québec), Canada.
- Michel Tétu, directeur de L¹Année francophone internationale, Québec, Canada.
- Françoise Tétu de Labsade, professeur titulaire, Université Laval, Québec, Canada.
- Laura Anne Thompson, enseignante, conseil scolaire Centre-Nord, Canada.
- François Thouvenin, traducteur-réviseur, conseil de l¹Europe, Strasbourg, France.
- Lucia Tinline, Université de Calgary, Alberta, Canada.
- Francis Tremblay, chargé de cours, Université du Québec à Montréal, Québec, Canada.
- Jacques Tremblay, président, Maison de la francophonie, Québec, Canada.
- Robert Tremblay, Club Richelieu Ste-Foy, Québec, Canada.
- Jean-Michel Verret, neurologue, Le Mans, France.
- Sylvie Vincent, anthropologue, Canada.
- Alain Vuillemin, professeur, Université d¹Artois, Vincennes, France.

 

LETTRE A L'ATTENTION DES PARLEMENTAIRES BELGES

Madame, Monsieur,

Suite à la communication de M. Edgar Fonck, directeur de l¹Association pour la promotion de la francophonie en Flandre, au Colloque organisé par "L¹Année francophone internationale", à Québec, nous avons appris la
situation dans laquelle se trouvent les 300.000 Francophones qui vivent en Flandre.

Nous avons pris connaissance de la longue lutte menée par le peuple flamand pour voir reconnaître sa langue et sa culture. Mais aujourd'hui, tous les objectifs que s'était assignés le mouvement flamand ont été atteints et même, à certains égards, dépassés. Le néerlandais est la langue officielle de la Flandre. Dans l'Etat fédéral qu'est devenue la Belgique, la Flandre est majoritaire.

Dans ces conditions, nous trouvons absolument inacceptable l'état d'esprit qui règne en Flandre à l'endroit des Francophones. Ils n'entendent
absolument pas remettre en cause le statut linguistique de la Flandre. Les Flamands n'ont aucune raison de craindre une "refrancisation" qui serait d'ailleurs impossible dans le contexte légal qui a été fixé.

Les Francophones demandent seulement le respect de certains droits normaux tel que celui de développer des activités culturelles dans leur langue.

Pour exercer des activités culturelles, il faut, bien entendu, des moyens financiers. Or, les autorités flamandes ont obtenu qu'il soit interdit à la Communauté française de Belgique, de continuer à subventionner les
associations culturelles francophones actives en Flandre. Alors que, d'autre part, les mêmes autorités flamandes ont fait savoir clairement qu'elles n'apporteraient aucune aide à ces associations. C'est ce qui s'appelle un
étranglement entre deux portes et c'est, à terme, la disparition de la culture française en Flandre qui est en jeu.

Devant cet état de fait, les Francophones vivant en Flandre sont bien obligés de revendiquer un statut de minorité qui, seul apparemment, peut leur valoir le respect de leurs droits.

Mme Lili Nabholz, qui a établi un rapport pour le Conseil de l'Europe, reconnaît qu'il y a, effectivement, une minorité francophone en Flandre. Le contenu de son rapport a été approuvé par l'assemblée européenne le 26
septembre 2002.

A l'occasion de la constitution d'un nouveau gouvernement en Belgique, nous en appelons à toutes les autorités belges pour qu'elles pressent les hommes politiques flamands à accepter de ratifier la Convention-cadre sur la
protection des minorités, d'ailleurs déjà signée.

Les représentants des Francophones de Flandre nous apparaissent comme étant des hommes de bonne volonté, ouverts à un dialogue raisonnable et respectueux, pour leur part, de la culture flamande. Voudrait-on bien les
entendre sans préjugés?

Veuillez croire, Madame, Monsieur, à ma haute considération

Soutien international à la minorité francophone de Flandre

De Haan (Belgique), le 17 juin 2003 - Une centaine d¹intellectuels francophones de vingt pays différents ont signé une lettre à l¹attention des parlementaires belges.

Cette démarche fait suite à la communication qu¹a faite M. Edgar Fonck, directeur de l¹Association pour la promotion de la francophonie en Flandre (APFF) à Québec au colloque de "L¹Année francophone internationale". L¹objet de cette communication était d¹examiner les moyens mis en oeuvre des deux côtés de l¹Atlantique pour permettre à la langue et à la culture françaises de s¹exprimer librement et aux minorités de trouver leur épanouissement.

Face à la protection de leurs minorités francophones respectives, le Canada
et la Belgique ont choisi deux voies radicalement différentes.

Le Canada, comme les autorités européennes, a choisi de créer un climat de tolérance et de dialogue afin de permettre à la diversité culturelle d¹être une source, ainsi qu¹un facteur, non de division, mais d¹enrichissement pour chaque communauté.

La Belgique et plus particulièrement la Flandre a choisi le repli sur soi. Cette dernière se rend elle compte que, si elle persiste dans cette voie, elle risque de se trouver un jour au ban de l¹Europe?

Le sort des francophones vivant en Flandre se jouera lors de la prochaine législature. C¹est alors qu¹apparaîtra la volonté politique des différents partis de reconnaître ou non une minorité francophone en Flandre.

A propos de l¹APFF
L¹Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF) ne
poursuit aucun but politique et n'entend nullement remettre en cause le statut linguistique de la Flandre. Elle veut simplement que le français, l'une de nos langues officielles, ait droit de cité en Flandre au même titre que toute autre langue.

Cette promotion de la francophonie, l'APFF la réalise notamment en publiant sur son site internet le magazine "Nouvelles de Flandre". On peut y trouver outre l'agenda des activités en français, les adresses des ressources francophones en Flandre, des articles et des informations sur la francophonie en général. Un bulletin, version
papier du magazine, est également édité tous les deux mois.

Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF asbl)
Spreeuwenlaan 12, B-8420 De Haan, Belgique
Téléphone: +32(0)59.23.77.01
Télécopie: +32(0)59.23.77.02
Courriel: apff@dmnet.be
Site: http://www.dmnet.be/ndf