Editorial : La promesse des fleurs

Les 43èmes Assises de l’Upf ont tenu la promesse de leurs fleurs. Notre rencontre de Dakar du 19 au 22 novembre 2014 s’est assurément bien déroulée. On en sort avec un nouvel engouement, de belles résolutions, à œuvrer ensemble pour un plus grand rayonnement de l’Upf à travers l’espace francophone et au-delà, à travers le monde.
Le nouveau bureau international que j’ai l’honneur de diriger voudrait exprimer sa gratitude à l’ensemble des adhérents qui ont continué de croire que notre organisation a encore de beaux jours devant elle. Le développement de l’Upf se fera avec le concours de chaque adhérent. Ainsi, voudrions-nous manifester notre ouverture à toutes les suggestions afin de pouvoir mettre en chantier une feuille de route qui devrait nous permettre de garantir une meilleure animation de nos structures notamment les sections nationales dans toutes les régions du monde. L’Upf s’est également résolue à rendre sa voix plus audible sur toutes les questions qui concernent la vie des médias.
Nous pouvons déjà nous féliciter des bonnes dispositions manifestées dans de nombreux pays pour accueillir des travaux de l’Upf. Le bureau international, en rapport avec les sections nationales, établira, sans tarder, un calendrier de rencontres et autres missions que notre organisation voudra s’assigner. Cet élan permettra non seulement de renforcer les nouvelles sections nationales dont la création est annoncée mais aussi permettra de soutenir davantage certaines sections nationales implantées dans des régions du monde où les médias traversent des situations très délicates.
Nous savons pouvoir compter sur le soutien de nos partenaires traditionnels comme l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) dont les responsables ont marqué à l’occasion de nos 43èmes Assises de Dakar, leur disponibilité à explorer avec l’Upf des plages de collaboration pour la réalisation de notre objectif commun à savoir le développement de la francophonie. L’Upf devra travailler aussi à trouver des mécanismes pour assurer les financements de ses activités.
En outre, en vue d’une plus grande efficience, l’Upf devra chercher à développer des synergies avec les autres institutions et organisations professionnelles des médias afin d’optimiser les ressources et surtout d’éviter les doublons et les redondances.
Il reste, chers amis membres de l’Upf, que le succès ou l’échec de la nouvelle équipe en charge des destinées de notre organisation, sera fonction de l’efficacité de ses actions mais surtout de sa capacité à conduire les activités dans un esprit de concertation et de transparence absolue. Nous pouvons dire qu’à l’issue des deux dernières réunions du comité international, respectivement les 19 et 22 décembre 2014 à Dakar, le souci de rupture, dans la gestion et le fonctionnement dans un esprit de transparence et de démocratie, semble guider chacun d’entre nous. Nous nous ferons un point d’honneur de ne pas décevoir cette forte attente.

Madiambal DIAGNE
Président International


Bonne année 2015 !

L’UPF vous souhaite, à vous-mêmes, à vos proches, et à vos médias une excellente année 2015. Ce sont pour nous des vœux « d’action ». Nous ne resterons pas les bras croisés en attendant que les médias francophones soient assaillis par les difficultés, ou que des journalistes voient limitées leurs marges de manœuvre. Une presse en développement, c’est d’abord une presse indépendante et libre. La confiance des lecteurs, des auditeurs ou des téléspectateurs est d’autant plus grande qu’ils sont informés de la façon la plus juste sur tout ce qui les intéresse. Qu’on ne leur cache rien.
Au cours de cette année 2014, une prise de conscience plus forte s’est opérée concernant le rôle des médias ouverts et libres pour le développement de la francophonie. La conférence de Montréal d’abord, organisée par l’OIF, a mis l’accent sur les efforts nécessaires pour développer les médias francophones, dont le rôle pour la démocratie a été à nouveau confirmé. Les 43èmes assises de la presse francophone ensuite, ont montré la place essentielle du numérique dans le développement des médias.
Il nous faut agir sans relâche pour mettre ces bonnes résolutions en pratique.
L’UPF aborde cette nouvelle année avec confiance, forte du soutien de ses adhérents et des témoignages de satisfaction devant son nouveau développement.
Tous ensembles, nous ferons encore progresser ces principes. Ce sont les vœux que nous formulons : ainsi, nous nous construirons une belle année 2015.

Jean Kouchner
Secrétaire général

L’UPF n’a pas défini le lieu de ses prochaines assises

Depuis quelques jours, de fausses informations circulent sur internet à propos du lieu de déroulement des prochaines assises internationales de la presse francophone. Certains médias ont relayé des affirmations indiquant qu’elles auraient lieu en RDC. Le bureau international, saisi par sa section française, tient à faire connaître sa position : A aucun moment, les instances internationales de l’UPF n’ont statué sur le lieu de déroulement de ces assises.
Le bureau international de l’UPF appelle à la retenue dans les échanges entre ses membres.

Hervé Bourges adresse un message de félicitations à l’UPF

Vives félicitations pour l’organisation et le déroulement des 43e Assises de la très ancienne et très nouvelle UPF. Plus que jamais la presse francophone doit s’appuyer sur la compétence, l’esprit de responsabilité, la maîtrise des technologies nouvelles pour mieux informer les citoyens du monde.

Un grand merci à Arnaud DANLOUX-DUMESNILS

Arnaud DANLOUX-DUMESNILS est un ancien adhérent de l’UPF. Excellent photographe, beaucoup l’ont vu arpenter les Assises de la presse francophone, événements auxquels il tient beaucoup. Cette année, il s’est inscrit, comme d’habitude, pour participer aux assises de Dakar. Il a versé sa participation, et payé son billet d’avion. Mais souffrant, il s’est vu déconseiller par le corps médical de faire le voyage. Tout naturellement, il a décidé alors d’en faire profiter quelqu’un d’autre, et a tenu à faire don de son inscription et du montant de son vol Paris-Dakar à l’UPF.
Merci Arnaud pour ce geste. Tu nous a manqué, mais c’est un peu comme si tu étais toi aussi aux Assises. Pour les 44èmes assises, nous te réservons ta place. !

La presse francophone interroge l’avenir

Présente aux 43èmes assises de la presse francophone à Dakar, la section roumaine s’est fait écho de l’événement sur les ondes de Radio România Internaţional. Daniela Coman, journaliste de Radio Roumanie Actualités, secrétaire générale de l’UPF-Roumanie et Laurent Couderc, rédacteur en chef du magazine "Regard", président de la section, ont pris part à une émission spéciale dédiée à l’événement. Le programme faisait la part belle à l’analyse de la place de la langue française dans les médias, la liberté de presse et le développement des médias en Roumanie.

L’UPF salue la désignation de Michaëlle Jean à la tête de l’OIF

L’Union internationale de la Presse Francophone se félicite de la désignation de Mme Michaëlle Jean à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie.
L’UPF relève avec une très grande satisfaction la symbolique de ce choix, opéré par consensus, d’élire pour la première fois une femme à la tête de l’OIF.
Développer la francophonie, c’est d’abord assurer un développement sans entrave des médias.
Cette orientation est celle de l’OIF et l’UPF, qui lui apporte tout son appui, agit sans relâche dans ce but.

La CNIL épingle l’indiscrétion GPS des applications Android

Sans grande surprise, une petite étude de la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) réalisée avec l’Inria (Institut national de recherche en informatique et en automatique) pointe la curiosité malsaine des géants du web qui suivent à la trace les smartphones Android équipés de leurs applications. Premier constat alarmant, l’information qui intéresse le plus les développeurs d’apps reste la géolocalisation.

L’UPF vivement préoccupée par la situation des médias au Cameroun

L’Union de la Presse Francophone est vivement préoccupée par la situation actuelle des médias au Cameroun. Un tribunal militaire vient d’inculper trois journalistes ayant refusé de révéler leurs sources d’information. Parmi eux, le Président d’un syndicat de journalistes de la presse camerounaise. L’union de la presse francophone se déclare disposée à rencontrer sans délai les autorités camerounaises afin d’étudier avec elles les moyens d’introduire dans la législation les garanties légales nécessaires à l’exercice du métier de journaliste

Cameroun : plainte contre le Conseil national de la communication

Le Conseil national de la communication (CNC) du Cameroun, à travers son vice-président Peter Essoka, est cité à comparaître ce 18 décembre devant le tribunal de première instance de Yaoundé. C’est le groupe de presse à capitaux privés l’Anecdote qui est à l’origine de cette citation à comparaître. Trois chef d’accusation pèsent sur le CNC : « atteinte aux droits privés », « violation de la réglementation en vigueur » et « abus de fonctions par excès de zèle et ignorance du droit ».
Dans sa requête, le président du groupe de presse, Jean Pierre Amougou Belinga, accuse Essoka d’avoir « outrepassé ses pouvoirs » en suspendant, récemment, 4 de ses journalistes respectivement à 6, 3 et 1 mois d’exercice.

Le « National Geographic » s’associe à RSF pour défendre la liberté de la presse

L’Edition 2015 de l’album 100 photos pour la liberté de la presse de Reporters sans frontières est parue le 4 décembre en partenariat avec National Geographic. Le portfolio original de cet ouvrage contient d’extraordinaires représentations de la vie animale et végétale par des photographes de renom tels Chris Johns, Steve Winter et Michael Nichols. Distribué en réseaux presse et librairies, l’album est vendu CHF 16. Les recettes permettent de financer des actions en faveur de la liberté de la presse, notamment des bourses d’assistance, le prêt de gilets pare-balles pour les journalistes partant en zone de guerre ou encore la mise en place de formations sur la cybersécurité.

La presse écrite boit la tasse en Belgique francophone

Les derniers chiffres du CIM (Centre d’information sur les médias) sont désastreux pour les quotidiens francophones : en un an, le recul atteint près de 7% pour la version papier et la diffusion payante en ligne n’arrive pas à endiguer le mouvement.
On le sait depuis des années, la lecture des journaux papier intéresse de moins en moins de monde et la tendance ne semble pas s’arrêter. Chaque livraison des tableaux du CIM en apporte la confirmation. Et la dernière ne fait pas exception à la règle.

Le billet de Pierre Ganz : Déontologie et ligne éditoriale

L’accusation de non-respect de la déontologie est à la mode. Homme politique confronté à un sujet délicat voire objet d’une enquête, citoyen choqué par le contenu d’un journal télévisé, commentateur d’un article en ligne en désaccord avec ce qu’il vient de lire, tous ont facilement le rappel à l’ordre déontologique à la bouche. Les journalistes sont parfois démunis devant la virulence et l’aplomb d’attaques qui se parent d’un manteau d’indignation vertueuse. Bien souvent cependant, ce ne sont pas les règles professionnelles et éthiques du journalisme qui sont en cause.

Sénégal : 60 milliards FCFA pour la ville numérique de Diamniadio

Dès 2016, démarreront les travaux de construction de la ville numérique de Diamniadio au Sénégal. Les travaux dureront 5 ans. Le 16 décembre 2014, lors de l’atelier de restitution de l’étude de faisabilité de cette infrastructure, le ministre des Postes et Télécommunications, Yaya Abdoul Kane, a révélé que l’Etat du Sénégal et la Banque africaine de développement ont accepté de financer la réalisation de ce projet, respectivement à hauteur de 10 milliards FCFA et 50 milliards FCFA. Le projet de ville numérique sera aménagé sur un site de 25 hectares. Il sera doté d’infrastructures d’accès haut débit, d’immeubles intelligents, de centre de données de centre de formation...

France Télévisions cesse de fournir les télés africaines

L’Agence internationale d’images de télévision (AITV), rattachée à France Télévisions, a cessé ses activités le 7 décembre. Elle fournissait gratuitement des images et reportages à France 24, TV5, France Ô, ainsi qu’à une soixantaine de chaînes en Afrique et au Proche-Orient. La direction de France télévisions justifie cette fermeture par des raisons budgétaires. L’Agence internationale d’images de télévision (AITV), qui fournissait en journaux télévisés, reportages et "simples" images plus d’une soixantaine de chaînes de télévisions en Afrique et au Proche-Orient, a cessé de fonctionner dimanche. D’après RFI, ses 28 journalistes continueront de travailler pour d’autres services du groupe France Télévisions.

Lancement du premier service de veille média en Afrique francophone

L’African Media Agency (AMA) et Veilleur des Médias (VEDEM) ont annoncé en ce mois de décembre 2014 le lancement de leur solution de veille média print et web à travers sept pays francophones d’Afrique. Première du genre en Afrique de l’Ouest, elle va permettre aux sociétés, ONG, gouvernements et organisations internationales de connaître et piloter leur image dans les médias de presse écrite et en ligne. Le système de surveillance peut ainsi fournir des alertes quotidiennes basées sur des mots-clés, et des rapports mensuels détaillés reprenant les principaux chiffres clés, l’audience, l’équivalence publicitaire, les types de médias et de sources, ou encore la liste détaillée des journalistes...

Côte d’Ivoire : le directeur de « L’Eléphant déchaîné » menacé

Le directeur du journal satirique ivoirien l’Eléphant déchaîné affirme avoir été victime vendredi 12 décembre d’une tentative d’assassinat. Son journal est le seul titre d’investigation dans le pays. Régulièrement menacé, c’est la première fois qu’Antoine Assalé Tiémoko est ainsi physiquement mis en danger. L’homme se dit persuadé qu’on cherche à le faire taire.
Il est environ 6h30 du matin vendredi, lorsque le directeur de L’Eléphant déchainé se rend à pied à sa rédaction. Tout à coup, un 4X4 noir aux vitres teintées se dirige vers lui. Il l’évite de justesse. Mais quelques instants plus tard, quand il voit la voiture réapparaitre, Antoine Assalé Tiémoko prend peur : « Sur le coup, je me suis dit que c’était un chauffard. Mais quand j’ai vu qu’il faisait demi-tour pour revenir vers moi, alors j’ai compris qu’ils en avaient après moi. Ils ont décidé de soit me faire taire, soit de m’empêcher par un "accident". »
Source : RFI

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