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34èmes
Assises de la presse francophone
8 - 14 septembre 2002, Genève, Suisse

Sommaire
UPF-Suisse
Revue
de presse
La
Gazette n°106
COMMUNIQUE
n°
327 du 13 septembre 2002
Clôture des 34èmes Assises
de la Presse Francophone
Genève du 8 au 14 septembre 2002
Communiqué final
Genève, vendredi 13 septembre 2002
Lors des 34èmes Assises de la presse francophone
qui se sont achevées vendredi 13 septembre 2002 à
Genève, les deux cents participants, venus de 47
pays, ont découvert les réalités politiques,
économiques, sociales de la Suisse, à l'invitation
de la section Suisse de l'Union internationale de la Presse
francophone (UPF). Grâce à de nombreuses rencontres
et exposés, les spécificités de la
Confédération helvétique et ses valeurs
(le goût de l'équilibre, la prudence, le dialogue
et le sens de la démocratie) ont été
démontrées au moment ou le pays y ajoutait
sa volonté d'ouverture aux autres, en devenant le
190ème membre des Nations--Unies.
Les 34èmes Assises de la Presse francophonc ont
vu, le 8 septembre 2002, la réélection pour
2 ans de Monsieur Hervé BOURGES à la Présidence
internationale de l'Union, à 1'unanimité
des Présidents de sections nationales.
Dans leur volet professionnel, les Assises ont étudié
les caractéristiques des médias suisses, en
particulier romands. Même si le contexte économique,
politique et social dans lequel baignent les titres helvétiques,
est certainement très différent de ceux dans
lesquels évoluent leurs confrères d'autres
pays, notamment en Afrique et dans l'est de l'Europe, les
congressistes ont constaté des inquiétudes
identiques, notamment fàce à l'industrialisation
des entreprises de presse, et dans le domaine de l'indépendance
des rédactions. Ils ont convenu que la solution la
meilleure, la plus durable, résidait dans la recherche
continue de la qualité éditoriale. Seule cette
voie agrège un public fidèle et fournit des
armes contre les pressions qu'elles soient politiques, économiques,
publicitaires ou même corporatistes.
Cet objectif de qualité exige un professionalisme
accru, une déontologie sans faille et une pratique
rigoureuse des principes du métier. La formation,
de ce fait, est la pierre angulaire sur laquelle repose
l'avenir des métiers d'éditeur de presse et
de journaliste. Ce thème sera au centre des débats
des Etats Généraux de la Presse francophone,
organisés à Abidjan du 20 au 24 novembre 2002.
Abordant la question de la Francophonie, les 47 délégations,
sans vouloir conduire un combat sans merci contre l'anglais,
ont proclamé haut et fort l'impérieuse nécessité
du respect de la langue française, et du développement
de son usage dans le monde, qui n'interdit pas son évolution,
gage de sa vitalité. L'universalité de la
pratique du français ne le limite pas aux seuls pays
membres de I'Organisation internationale de la Francophonie.
Les congressistes ont déploré la faiblesse
des moyens dévolus par les autorités nationales
et les institutions francophones au maintien et au développemmt
du français dans le monde entier.
Dans ce domaine, une réaction des plus hautes autorités,
notanunent françaises, et des instances officielles
de la Francophonie, est attenduc. Les associations professionnelles
militantes, qui sont à l'origine de la Francophonie,
doivent disposer des moyens nécessaires au développement
de leur action effective.
Pour en donner l'exemple, l'Union internationale de
la Presse Francophone, au cours de ces Assises à
Genève, a institué un fonds d'aide à
la création et au développement des médias
de langue françaîse, et fédèrera
toutes les contributions qui pourront être recueillies
pour cet objectif.
Enfin, l'Union internationale de la Presse francophone
a rappelé l'attribution, pour l'Année 2001,
du Prix de la Libre
Expression, organisé avec le concours de
l'Agence intergouvernementale de la Francophonie, au
journaliste togolais Lucien MESSAN, directeur du journal
« Le combat du Peuple » à Lomé.
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