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34e
Assises de la presse francophone
8 - 14 septembre 2002, Suisse

Sommaire
UPF-Suisse
REVUE DE PRESSE
UPF
(Paris)
Jeudi 12 septembre 2002
34es Assises de la presse francophone, 3e journée.
Le plurilinguisme au coeur des débats
par Serge HIREL
Au cours d'une journée d'étude organisée
à Berne, la capitale fédérale helvétique,
les participants aux 34èmes assises de la presse
francophone ont abordé le sujet du plurilinguisme
en Suisse. Les Romands ne représentent que 19% de
la population, alors que les 2/3 de celle-ci pratiquent
un dialecte proche de l'allemand. Fondateur de "L'Hebdo",
et chargé du développement du groupe Ringier,
M. Jacques Pilet a dénoncé "la bataille
politique et culturelle" autour de l'enseignement de
la deuxième langue. "A Zürich, on a fait
le choix de l'anglais alors que les Romands, qui, minoritaires,
savent que pour ne pas être laminés, ils doivent
connaître la langue de la majorité, font l'effort
d'apprendre l'allemand", a-t-il dit. "Le risque
est un appauvrissement de notre langue", a-t-il ajouté,
évoquant ces personnalités alémaniques
qui, pour se faire comprendre à la télévision,
pratiquent "un français simplifié, un
français façon export".
Mais, pour l'éditeur du groupe Ringier,
le véritable enjeu de demain réside dans l'intégration
des immigrés. "Aujourd'hui, en Suisse, il y
a plus d'immigrés que de francophones", a-t-il
noté. "Comment pourrons-nous garder une certaine
idée de ce pays avec ce puzzle incroyable ?"
Jacques Pilet estime pourtant que les vertus suisses y parviendront.
"Une culture de la tolérance et de l'écoute
est indispensable, a-t-il dit, appelant de ses voeux "le
maintien des équilibres", un processus politique
et social qui fait ses preuves en Suisse depuis plus de
sept cents ans.
Même si le débat ne s'est pas élargi
aux problèmes linguistiques qui se passent dans d'autres
pays francophones les congressistes ont admis que la diversité
est un signe évident de dialoque des cultures, mais
que cette diversité ne peut être maintenue
que si l'une des langues ne domine pas les autres outrageusement.
Il convient donc de protéger les langues minoritaires
par des mesures politiques appropriées. En Suisse,
par exemple, l'enseignement du français est plus
aidé que celui de l'allemand, ce qui n'empêche
pas l'anglais d'être parfois la langue de dialogue
entre les Romands et les Alémaniques...
Serge HIREL
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