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35e
Assises de la presse francophone
4 - 8 novembre 2003, Libreville, Gabon

"
Formation et perfectionnement des journalistes -
Bilan 1960/2000 et perspectives "
Résolution
Travaux
des ateliers
Renouvellement du Comité
international de l'UPF
Discours d'Hervé BOURGES: ouverture
04.11 - clôture
07.11.
Messages 04.11. Président BONGO
- Abdou DIOUF
Discours de clôture du ministre Paul MBA
ABESSOLE 07.11.
Déroulement
Section gabonaise de l'UPF
REVUE DE PRESSE
La Gazette de la presse francophone
décembre 2003, n° 114.
Les 35e assises, par Serge HIREL, envoyé spécial
AFP Vendredi 7 novembre 2003
Francophonie. L'inquiétante descente
aux enfers des journalistes en Afrique
par Pierre AUSSEILL
LIBREVILLE, 7 nov (AFP) - Assassinat, arrestations, expulsions,
lois liberticides: les journalistes exerçant en Afrique
sont confrontés à une répression grandissante,
y compris récemment dans des pays habituellement
loués pour leur attachement aux libertés comme
le Sénégal et le Mali.
Le président de l'Union internationale de la presse
francophone (UPF), Hervé Bourges, s'est alarmé
vendredi à Libreville de la dégradation des
conditions d'exercice des journalistes en Afrique lors de
à la clôture des 35ème assises de la
presse francophone.
M. Bourges a été fortement applaudi par les
160 délégués du monde entier réunis
dans la capitale gabonaise lorsqu'il a réclamé
"la libération immédiate" du correspondant
de l'Agence France-Presse (AFP) en Guinée Equatoriale
et de tous les journalistes africains en détention.
L'année 2003, endeuillée par le meurtre du
correspondant de Radio France internationale (RFI) en Côte
d'Ivoire, Jean Hélène, abattu le 21 octobre
d'une balle dans la tête par un policier à
Abidjan, restera comme une année noire pour la presse
africaine.
Hors blessures mortelles infligées en reportage dans
des zones de guerre, c'est la première fois qu'un
journaliste est tué "es-qualité"
en Afrique depuis l'assassinat, en novembre 2000, du Mozambicain
Carlos Cardoso et, en 1998, du Burkinabè Norbert
Zongo.
Mais loin d'avoir constitué un électrochoc
sur le continent, le décès de Jean Hélène
a été suivi d'une cascade d'arrestations.
Le 23 octobre, la correspondante de RFI au Sénégal,
Sophie Malibeaux, a été expulsée du
pays pour son traitement jugé "tendancieux"
de la rébellion en Casamance.
Au Mali, trois journalistes de la radio privée Sido,
Chérif Haïdara, Mamoutou Traoré et Gata
Bâ, ont été arrêtés fin
octobre pour la diffusion d'un reportage dans lequel une
association villageoise critiquait une décision de
justice à leur encontre en faveur d'une banque locale.
Jeudi au Niger, le directeur de publication de l'hebdomadaire
privé Le Républicain, Mamane Abou, également
propriétaire d'une imprimerie qui tire plusieurs
journaux indépendants, a été arrêté
pour "recel de documents confidentiels" qu'il
s'apprêtait à publier pour dénoncer
des affaires de corruption.
Le correspondant de l'AFP en Guinée Equatoriale,
Rodrigo Angue Nguema, arrêté lundi par la police
de Malabo, était toujours détenu vendredi
alors que son délai légal de garde à
vue a expiré jeudi après-midi. Il était
interrogé sur une rumeur de coup d'Etat déjoué
dont il avait fait état dans une dépêche
la semaine dernière.
"Il ne se passe plus de semaine sans qu'un journaliste
soit, ici expulsé, là écarté
de son media, ailleurs menacé", a déploré
vendredi Hervé Bourges.
Le président de l'UPF a estimé que l'exemple
des journalistes maliens emprisonnés était
"le plus navrant, car il se produit dans un pays où
la démocratie fonctionne, où la liberté
d'expression est assurée".
Plusieurs pays ont récemment fortement durci leur
législation en matière de presse: le Togo
en septembre 2002, le Zimbabwe en mars 2002, le Maroc en
mai 2003, où deux journalistes ont été
condamnés le 3 novembre à 18 mois et deux
ans de prison.
Au Zimbabwe, les journalistes étrangers ne sont plus
autorisés à travailler de manière permanente.
La législation oblige désormais tous les journalistes
à être accrédités par une commission
dont les membres sont désignés par le gouvernement.
Le seul quotidien privé du pays, The Daily News,
le plus lu avec 900.000 lecteurs, a été fermé
et déclaré illégal le 12 septembre
pour avoir jugé cette loi anticonstitutionnelle.
La presse francophone s'alarme de la dégradation
de ses conditions d'exercice
LIBREVILLE, 7 nov (AFP) - Les 35èmes assises de la
presse francophone, organisées depuis mardi à
Libreville, ont alerté vendredi les chefs d'Etat
et de gouvernements francophones sur les conditions d'exercice
dégradées des journalistes dans plusieurs
pays africains.
Soutenu par le président du Gabon Omar Bongo, Hervé
Bourges, le président de l'Union internationale de
la presse francophone (UPF), a demandé vendredi que
"la garantie de la liberté de la presse et du
travail des journalistes" soit une priorité,
un "signal extrêmement fort" du Xème
sommet de la Francophonie qui se tiendra fin novembre 2004
à Ouagadougou (Burkina Faso).
"Les délits de presse ne doivent plus pouvoir
conduire à des peines de prison", a insisté
M. Bourges.
"Il faut impérativement qu'un coup d'arrêt
très ferme soit donné à cette dérive,
à la dégradation des conditions d'exercice
de notre mission", a souligné le président
de l'UPF.
Il a notamment cité la mort de Jean Hélène
(RFI), abattu à Abidjan par un policier ivoirien;
l'interpellation en Guinée équatoriale de
Rodrigo Angue Nguema, correspondant de l'AFP; l'incarcération
au Niger du directeur de l'hebdomadaire le Républicain,
Abou Amane, également "propriétaire"
d'une imprimerie qui tire de nombreux journaux indépendants";
l'arrestation au Mali des journalistes Chérif Haidara,
Mamoutou Traoré et Gata Bâ, de la radio privée
Sido.
Son appel à leur libération a été
soutenu par les applaudissements des 160 représentants
de la presse francophone venus du monde entier.
"Il ne se passe plus de semaine sans qu'un journaliste
soit ici expulsé, là écarté
de son media, ailleurs menacé", a poursuivi
le président de l'UPF, estimant que la situation
témoigne du "désordre international"
actuel et des "tensions politiques nationales et internationales
qui s'exacerbent".
"La liberté d'expression des journalistes ne
doit être remise en cause dans aucun des pays francophones",
a insisté M. Bourges, qui fut à la tête
de nombreux médias audiovisuels français.
En contrepartie de cette liberté, a-t-il rappelé,
les journalistes doivent respecter une stricte déontologie:
"un chantier majeur" pour M. Bourges qui a déploré
"les manquements déontologiques et les dérives
trop nombreuses" observés en France et dans
le monde.
"Il n'est pas admissible que le journal s'érige
en tribunal, que le journaliste joue à la fois le
rôle du juge et du bourreau", a-t-il insisté.
Selon lui, "ce diagnostic est vrai pour les pays du
Nord mais aussi ceux du Sud (où) des dizaines de
titres de presse africains pratiquent un journalisme qui
ne devrait pas avoir cours", tandis que "certains
médias prônent la violence et la haine".
La presse francophone s'alarme de la dégradation
de ses conditions d'exercice
par Guy BERNIERE
LIBREVILLE, 7 nov (AFP) - Les 35èmes assises de la
presse francophone, organisées depuis mardi à
Libreville, ont alerté vendredi les chefs d'Etat
et de gouvernements francophones sur les conditions d'exercice
dégradées des journalistes dans plusieurs
pays africains.
Soutenu par le président du Gabon Omar Bongo, Hervé
Bourges, le président de l'Union internationale de
la presse francophone (UPF), a demandé vendredi que
"la garantie de la liberté de la presse et du
travail des journalistes" soit une priorité,
un "signal extrêmement fort" du Xème
sommet de la Francophonie qui se tiendra fin novembre 2004
à Ouagadougou (Burkina Faso).
"Les délits de presse ne doivent plus pouvoir
conduire à des peines de prison", a insisté
M. Bourges.
"Il faut impérativement qu'un coup d'arrêt
très ferme soit donné à cette dérive,
à la dégradation des conditions d'exercice
de notre mission", a souligné le président
de l'UPF.
Il a notamment cité la mort de Jean Hélène
(RFI), abattu à Abidjan par un policier ivoirien;
l'interpellation en Guinée équatoriale de
Rodrigo Angue Nguema, correspondant de l'AFP; l'incarcération
au Niger du directeur de l'hebdomadaire le Républicain,
Abou Amane, également "propriétaire"
d'une imprimerie qui tire de nombreux journaux indépendants";
l'arrestation au Mali des journalistes Chérif Haidara,
Mamoutou Traoré et Gata Bâ, de la radio privée
Sido.
Son appel à leur libération a été
soutenu par les applaudissements des 160 représentants
de la presse francophone venus du monde entier.
"Il ne se passe plus de semaine sans qu'un journaliste
soit ici expulsé, là écarté
de son media, ailleurs menacé", a poursuivi
le président de l'UPF, estimant que la situation
témoigne du "désordre international"
actuel et des "tensions politiques nationales et internationales
qui s'exacerbent".
"La liberté d'expression des journalistes ne
doit être remise en cause dans aucun des pays francophones",
a insisté M. Bourges, qui fut à la tête
de nombreux médias audiovisuels français.
En contrepartie de cette liberté, a-t-il rappelé,
les journalistes doivent respecter une stricte déontologie:
"un chantier majeur" pour M. Bourges qui a déploré
"les manquements déontologiques et les dérives
trop nombreuses" observés en France et dans
le monde.
"Il n'est pas admissible que le journal s'érige
en tribunal, que le journaliste joue à la fois le
rôle du juge et du bourreau", a-t-il insisté.
Selon lui, "ce diagnostic est vrai pour les pays du
Nord mais aussi ceux du Sud (où) des dizaines de
titres de presse africains pratiquent un journalisme qui
ne devrait pas avoir cours", tandis que "certains
médias prônent la violence et la haine".
Déontologie, liberté de la presse et formation
feront l'objet de nouvelles propositions lors des Etats
généraux de la presse francophone prévus
dans le courant du premier semestre 2004 à Yaoundé
(Cameroun).
Considérant d'ailleurs que les manquements déontologiques
reposent aussi sur un "déficit de formation",
l'UPF a appelé les Etats Francophones à faire
un "effort significatif" pour développer
la formation des journalistes et diffuser les nouvelles
technologies.
L'UPF réunira "prochainement" les bailleurs
de fond (Etats, ONG, fondations, Union européenne..)
et les acteurs de la formation pour favoriser "l'efficacité
de leurs actions".
Francophonie. Hervé Bourges demande
la libération des journalistes africains arrêtés
LIBREVILLE, 7 nov (AFP) - Le président de l'Union
internationale de la presse francophone (UPF), Hervé
Bourges, a demandé la libération des journalistes
africains arrêtés, dont le correspondant de
l'AFP en Guinée équatoriale, en concluant
vendredi les 35è assises de la presse francophone
à Libreville.
"Nous réclamons la libération immédiate
de Rodrigo Angue Nguema, correspondant de l'Agence France-Presse
en Guinée Equatoriale, interpellé lundi à
Malabo et qui n'a toujours pas été libéré",
a déclaré M. Bourges.
L'appel a provoqué les applaudissements nourris des
160 représentants de la presse francophone, venus
du monde entier, et de plusieurs membres du gouvernement
gabonais.
Le président de l'UPF a également dénoncé
l'incarcération mercredi du directeur de l'hebdomadaire
nigérien le Républicain, Abou Amane, soulignant
que ce dernier est aussi "propriétaire de la
plus grande imprimerie du Niger qui tire de nombreux journaux
indépendants".
"Nous craignons que cette arrestation soit une tentative
de réduire au silence tous ces titres", a-t-il
ajouté.
L'ancien président du Conseil supérieur de
l'audiovisuel (CSA) français et de Radio France internationale
(RFI) a aussi "appelé solennellement l'attention
du président du Mali, Amadou Toumani Touré,
sur le sort de Chérif Haidara, Mamoutou Traoré
et Gata Bâ, de la radio privée Sido, à
Ségou".
Ces trois journalistes ont été arrêtés
fin octobre, "à cause de la diffusion d'un reportage"
et "toujours pas libérés comme l'a confirmé
jeudi soir le ministre de la culture malien, le grand cinéaste
Cheikh Oumar Sissoko", a rappelé M. Bourges.
Pour M. Bourges, ce dernier exemple "est le plus navrant
car il se produit dans un pays, le Mali, où la démocratie
fonctionne, où la liberté d'expression est
assurée".
"Il faut impérativement qu'un coup d'arrêt
très ferme soit donné à cette dérive,
à la dégradation des conditions d'exercice
de notre mission quotidienne", a estimé le président
de l'UICF en faisant également référence
au cas de Jean Hélène (RFI), tué à
Abidjan par un policier.
"Même si le cas de Jean Hélène
est isolé, singulier, a-t-il expliqué, il
est révélateur d'une réalité
que nous éprouvons tous", avec des "tensions
politiques nationales et internationales qui s'exacerbent".
"Il ne se passe plus de semaine sans qu'un journaliste
soit ici expulsé, là écarté
de son media, ailleurs menacé", a-t-il ajouté
en citant "un cas français, vu récemment
en Corse, celui de Christine Clerc, journaliste au Figaro
qui avait osé parler librement de ce qu'elle voyait
autour d'elle".
Il a souhaité que "le principe de la garantie
de la liberté de la presse et du travail des journalistes"
soit "repris solennellement au prochain sommet des
chefs d'Etat de la Francophonie, prévu en novembre
2004 à Ouagadougou. Le président du Gabon,
Omar Bongo, a affirmé qu'il en serait "le premier
défenseur".
Francophonie. M. Bourges demande la libération
du correspondant de l'AFP à Malabo
LIBREVILLE, 7 nov (AFP) - Le président de l'Union
internationale de la presse francophone (UPF), Hervé
Bourges, a demandé vendredi à Libreville la
"libération immédiate" du correspondant
de l'AFP en Guinée Equatoriale.
"Nous réclamons la libération immédiate
de Rodrigo Angue Nguema, correspondant de l'AFP en Guinée
Equatoriale, interpellé lundi à Malabo et
qui n'a toujours pas été libéré",
a déclaré M. Bourges, en concluant les 35èmes
assises de la presse francophone dans la capitale gabonaise.
Le président de l'UPF a suscité les applaudissements
nourris des 160 représentants de la presse francophone
venus du monde entier, et de plusieurs membres du gouvernement
gabonais.
Rodrigo Angue Nguema, interpellé lundi après-midi
à Malabo, était toujours retenu par la police
vendredi matin, malgré l'expiration jeudi après-midi
du délai légal de garde à vue de 72
heures, selon sa famille.
Le correspondant de l'AFP est entendu dans le cadre d'une
information judiciaire ouverte par le procureur général
de la République à propos d'une rumeur de
coup d'Etat déjoué dont il avait fait état
dans une dépêche la semaine dernière.
Plusieurs associations de défense des journalistes,
comme Reporters sans frontières (RSF) et le Comité
pour la protection des journalistes (CPJ, basé à
New York), ont déjà réclamé
la libération immédiate du correspondant de
l'AFP à Malabo.
Afrik. Com Jeudi 6 novembre 2003
Bien
former les journalistes
Pr Abdelmounaïm DILAMI, PDG du groupe L'Economiste
au Maroc
vice-président international de l'UPF pour le Maghreb
entretien avec David CADASSE, envoyé spécial
Comment développer les compétences professionnelles
des journalistes de manière efficace ? Pour Abdelmounaïm
Dilami, c'est à l'entreprise d'avoir sa propre politique
de formation pour adapter avec pertinence les programmes
aux différents profils et niveaux de chacun.
AFP Jeudi 6 novembre 2003
Francophonie. L'AIF modifie sa coopération
avec la presse du sud
par Guy BERNIERE/LIBREVILLE, 6 nov (AFP) - L'Agence intergouvernementale
de la francophonie (AIF) a modifié ses formes de
coopération avec la presse francophone du Sud après
avoir constaté que les politiques d'aides avaient
conduit à des abus, comme la création d'écoles
"plus ou moins fantômes", selon un premier
bilan présenté jeudi aux 35è assises
de la presse francophone à Libreville.
Depuis 1998, le Fonds d'appui à la presse écrite
francophone du Sud a soutenu "plus de 70 projets en
Afrique subsaharienne, Maghreb, Asie, Caraïbes, Océan
indien et Pacifique", a expliqué Marie-Soleil
Frère, responsable des projets à l'AIF, soulignant
cependant que "certaines limites sont apparues"
quant à leur efficacité réelle.
Ainsi, a-t-elle noté, l'appui aux dotations de matériels
n'était pas accompagné de la formation nécessaire
pour les utiliser.
La conception des projets montre aussi souvent "la
difficulté des nouveaux entrepreneurs de presse,
souvent des universitaires ou des littéraires, de
construire des plans de développement financiers
et humains à long terme".
La création d'un volet formation s'est également
traduite par "une floraison de formations émanant
d'écoles plus ou moins fantômes", "d'instituts
fantaisistes" ou "d'initiatives uniquement lucratives",
selon elle.
D'où l'apparition, a-t-elle déploré,
d'une "multitude de prestataires, ONG, associations
locales, bailleurs de fonds, qui se concurrencent en distribuant
aux stagiaires des indemnités journalières
(les "per diem") perçues sans contrôle
ni suivi.
Le système, souligne Mme Frère, a généré
des "journalistes de circonstances, n'appartenant plus
à aucun journal mais à des associations d'intérêts
les plus divers, ou provoqué des querelles dans les
rédactions qui aboutissaient à faire tourner
les stagiaires.
Pour Benoit Grevisse, professeur à l'Université
catholique de Louvain (Belgique), "nombre de directeurs
se sont aussi inscrits à la place de leurs journalistes
pour toucher le per diem" et "d'autres pour faire
des métiers différents".
L'AIF a décidé de supprimer les subventions
aux indemnités journalières et a mis en place
depuis plus de six mois un nouveau projet "formation-assistance
technique en entreprise" qui mandate des formateurs
pour travailler directement avec les matériels et
les équipes des journaux.
Depuis février, deux expériences pilotes ont
été lancées - l'une dans la zone Sahel
(Burkina Faso, Mali, Niger), l'autre en République
démocratique du Congo (RDC), Congo-Brazzaville, Rwanda
et Burundi - en coopération avec la Belgique, a expliqué
la responsable de ces programmes.
Ces expériences reposent sur des contrats de cinq
ans, révisables chaque année en cas d'échec
et sur des partenariats locaux pour "former des formateurs".
La première phase, qui portaient sur l'assistance
au secrétariat de rédaction, vient de se terminer.
Et l'AIF a prévu d'étendre son appui aux services
de gestion et services commerciaux, aux rédactions
en chef et à l'illustration (photo, infographie).
Francophonie. Le Xe Sommet de la francophonie
du 23 au 27 novembre 2004 à Ouagadougou. LIBREVILLE,
6 nov (AFP) - Le Xe Sommet de la francophonie sera organisé
du 23 au 27 novembre 2004 à Ouagadougou, selon un
document remis par l'ambassadeur du Burkina Faso à
Paris, Filippe Savadogo, aux 35èmes assises de la
presse francophone, réunies jusqu'à vendredi
à Libreville.
Le sommet débutera par un conseil permanent de la
Francophonie, puis le lendemain par une conférence
ministérielle. L'arrivée des chefs de délégations
est prévue pour le 25 et le sommet des chefs d'Etat
et de gouvernement les 26 et 27 novembre, selon cette note.
Le thème du Xe sommet qui prend le relais de celui
de Beyrouth (Liban), sera consacré à la "francophonie:
espace solidaire pour un développement durable".
Afrik.com Mercredi 5 novembre
2003.
La
coopération française a lâché
le journalisme africain
Hervé BOURGES, président de l'Union internationale
de la presse francophone
entretien avec David CADASSE, envoyé spécial
Les 35e assises de la presse francophone se sont ouvertes
mardi à Libreville. Quatre jours de débats
placés sous le thème de la formation des journalistes
AFP Mercredi 5 novembre 2003
Kouchner: "un génocide absolu"
a lieu en Tchétchénie, "tout le monde
s'en fout"
LIBREVILLE, 5 nov (AFP) - Bernard Kouchner, ancien administrateur
de l'Onu au Kosovo et ex-ministre français de la
Santé, a estimé mercredi à Libreville
"qu'un génocide absolu se commet en Tchétchénie"
et que "tout le monde s'en fout", lors des 35e
assises de la presse francophone.
"Il y a un grand malheur en Tchétchénie.
Tout le monde s'en fout parce que personne n'en sait rien.
Et en plus en politique, M. Poutine est notre allié,
ce que je déplore", a expliqué M. Kouchner,
qui était invité à s'exprimer sur l'attitude
de la presse face aux conflits.
"En Tchétchénie, un génocide absolu
se commet. Il n'y aura bientôt plus de Tchétchènes",
a ajouté le co-fondateur et ancien président
de Médecins Sans Frontières (MSF), en dénonçant
"la dernière comédie électorale".
"C'est effrayant. Dans un cercle fermé, c'est
une éradication absolue", a poursuivi l'ancien
ministre.
"Les images appellent la conscience. S'il n'y a pas
d'image, il n'y a pas de malheur", a-t-il estimé,
en constatant "qu'hélas, quand il n'y a pas
de témoins, il n'y a pas d'horreur".
"Avant qu'il y ait des journalistes, il n'y a pas de
conflit, et dès qu'ils partent, il n'y en a plus",
a-t-il déploré en appelant à "faire
attention, car il y a des conflits qui ne sont pas médiatiques
et pourtant ils existent".
Selon lui, "le reste du monde se détourne d'abord
par méconnaissance, ensuite très souvent par
lassitude".
"La presse, a souligné M. Kouchner, ce n'est
pas seulement la télévision. S'il n'y a pas
la presse écrite pour élargir le cadre du
petit écran, alors on fait du très mauvais
travail. C'est bien le rôle, le courage de la presse
écrite, des agences, d'attirer l'image".
L'ancien ministre a néanmoins précisé
qu'il "peut y avoir un problème de crédibilité
par rapport à la parole officielle" et que,
"dans tous les conflits, il y a des organes de presse
qui attisent le feu".
"La presse locale, au Congo Brazzaville, en Côte
d'Ivoire, et au Rwanda de façon encore plus sinistre
et scandaleuse, prend partie. C'est compréhensible
peut-être mais c'est nocif. De l'encre mal séchée
peut provoquer des massacres", a-t-il insisté.
Bernard Kouchner doit remettre dans les prochaines semaines
un rapport sur la réforme de la santé au Gabon,
à la demande du président Omar Bongo.
AFP Mardi 4 novembre 2003
Hommage au symbole Jean Héléne
aux 35èmes assises de la presse francophone
LIBREVILLE, 4 nov (AFP) - Près de 160 représentants
de médias, réunis à Libreville pour
les 35èmes assises de la presse francophone, ont
observé mardi une minute de silence en hommage au
journaliste de RFI, Jean Hélène, qualifiant
son meurtre à Abidjan de "sombre signal"
pour la liberté d'informer dans les pays d'Afrique
francophone.
Le président gabonais Omar Bongo, dont un message
a été lu par son Premier ministre lors de
la première journée de cette rencontre qui
doit s'achever le 7 novembre, a vivement condamné
le meurtre du journaliste français qu'il avait connu
de 1999 à 2002.
Jean Hélène, 50 ans, a été tué
à Abidjan le 21 octobre par un policier ivoirien,
le sergent Théodore Séry, à proximité
du siège de la police nationale où il attendait
la sortie d'opposants pour les interviewer.
Le président de l'Union internationale de la presse
francophone (UPF), Hervé Bourges a estimé
que "chaque coup porté à l'indépendance
des médias écrits et audiovisuels dans un
pays est un coup porté contre leur propre rayonnement
culturel".
Les pays qui "refusent le libre jeu de l'information
se condamnent à l'isolement et au sous-développement",
a-t-il ajouté en précisant "qu'il n'y
a pas d'ouverture médiatique sans une évolution
de la société vers la démocratie".
"C'est l'information que l'on tue quand on fait taire
un agent au service de la vérité des faits",
a déploré de son côté Omar Bongo,
estimant que "les journalistes doivent compter sur
la liberté de travailler" et que "dans
un monde où l'information est diffusée sans
frontières, leur protection doit être assurée".
Le président du Gabon a rappelé que, "devant
les atteintes qui sont portées, au sein même
du monde francophone, à la liberté de travailler
des journalistes, l'UPF avait demandé la disparition
des peines d'emprisonnement pour les délits de presse".
M. Bongo a souligné qu'il appuierait la demande faite
par Hervé Bourges (UPF) "pour que tous les chefs
d'Etat francophones placent la protection de cette liberté
fondamentale en tête des résolutions du Xème
sommet de la Francophonie", prévu l'an prochain
à Ouagadougou.
Le président gabonais a déploré que
"l'on parle peu des drames en Afrique" ou "uniquement
en fonction des intérêts en jeu", c'est-à-dire
"ceux des nations occidentales dont les préoccupations
sont relayées par la presse dominante".
Il a insisté sur le rôle "des journalistes
africains pour parler de l'Afrique", notamment sur
"la toile de l'internet", et sur la nécessité
d'une "qualité basée sur la formation,
l'expérience et le respect de la déontologie".
Les 35èmes assises de la presse francophone doivent
précisemment traiter jusqu'au 7 novembre de la formation
et du perfectionnement des journalistes face aux nouveaux
défis technologiques, démocratiques et culturels.
Hervé Bourges, l'ancien président de TF1 et
du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) français,
a souligné les enjeux démocratiques et technologiques
de la formation des journalistes.
Il a annoncé des travaux sur la déontologie
l'an prochain à Yaoundé, puis sur la protection
des journalistes à Ouagadougou, en même temps
que le Xème sommet de la Francophonie.
"Au Canada, en Suisse, en Belgique, en France, l'enseignement
du journalisme traverse une période difficile, confronté
à de nouveaux enjeux, à de nouvelles techniques,
à de nouvelles attentes" (..) "à
de nouvelles contraintes (rapidité, caducité..)
qui peuvent, a-t-il averti, conduire, "faute de culture
suffisante et de conscience professionnelle, à la
manipulation, au mensonge, aux dérives de toutes
sortes".
"Il est important, a-t-il ajouté, de donner
un second souffle au développement de la formation
des journalistes africains si l'on ne veut pas laisser l'Afrique
dans un état de dépendance vis à vis
des pays développés".
Meurtre de Jean Hélène:
Hervé Bourges critique la Côte d'Ivoire
LIBREVILLE, 4 nov (AFP) - Le président de l'Union
internationale de la presse francophone (UPF), Hervé
Bourges, a pris à partie les autorités de
la Côte d'Ivoire en estimant que la mort du journaliste
de RFI Jean Hélène était "un signal
sombre" pour ce pays, mardi lors des 35èmes
assises de la presse francophone à Libreville.
"Un pays dans lequel un policier abat froidement un
journaliste dans l'exercice de son métier est un
pays dont le développement est compromis", a
souligné l'ancien président de de la chaîne
française TF1 et du Conseil supérieur de l'audiovisuel
(CSA) français.
"Depuis que la Côte d'Ivoire s'est enfoncée
dans la spirale de l'instabilité et de la division,
le travail des journalistes y a été de jour
en jour plus périlleux", a expliqué M.
Bourges.
"Dans le même temps, a-t-il constaté,
les investisseurs désertaient un pays dont la vie
économique et médiatique n'était soudain
plus assurée".
"Lorsque la liberté des médias disparaît,
a-t-il ajouté, il n'y a pas non plus de liberté
d'entreprendre et la vie économique s'étouffe
progressivement".
M. Bourges a souligné la "réalité
du métier de journaliste, les risques qui y sont
liés, l'héroïsme qui est parfois nécessaire
pour simplement faire partager une information exacte là
où l'arbitraire et la violence obtiennent droit de
cité".
Pour le président de l'UPF, "la mort de Jean
Hélène peut être l'occasion de ce sursaut
civique de tous les Ivoiriens que Dominique de Villepin,
ministre français des affaires étrangères,
appelle aujourd'hui avec force de ses voeux".
Jean Hélène, 50 ans, a été tué
à Abidjan le 21 octobre par un policier ivoirien,
le sergent Théodore Séry, à proximité
du siège de la police nationale où il attendait
la sortie d'opposants pour les interviewer.
Hervé Bourges souligne les enjeux
de la formation des journalistes.
LIBREVILLE, 4 nov (AFP) - Hervé Bourges, président
de l'Union internationale de la presse francophone (UPF),
a souligné mardi les enjeux démocratiques
et technologiques de la formation des journalistes, en ouvrant
à Libreville les 35e assises de la presse francophone.
"La formation et le perfectionnement des journalistes
est un thème majeur, une problématique absolument
décisive, que nous devons affronter de toute urgence
pour renforcer le paysage médiatique francophone
et surtout africain", a expliqué l'ancien président
de la chaîne de télévision française
TF1 et du CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel
français) devant le Premier ministre gabonais.
Ce thème sera, a-t-il annoncé, complété
par celui de la déontologie, l'an prochain à
Yaoundé, puis celui du statut et de la protection
des journalistes l'année suivante à Ouagadougou,
au moment du sommet des chefs d'Etat francophones.
"Au Canada, en Suisse, en Belgique, en France, l'enseignement
du journalisme traverse une période difficile, confronté
à de nouveaux enjeux, à de nouvelles techniques,
à de nouvelles attentes", a-t-il indiqué
en abordant les travaux des 35èmes assises.
Les "contraintes de l'abondance, de la rapidité,
de la caducité de l'information" peuvent, a-t-il
averti, conduire "faute de culture suffisante et de
conscience professionnelle, à la manipulation, au
mensonge, aux dérives de toutes sortes".
"Il est important, a-t-il ajouté, de donner
un second souffle au développement de la formation
des journalistes africains si l'on ne veut pas laisser l'Afrique
dans un état de dépendance médiatique
vis-à-vis des pays développés".
M. Bourges a dénoncé "la manipulation
et le contrôle de l'information par de grands médias
internationaux, notamment américains pendant les
deux guerres du Golfe" (1991 et 2003).
Face à un anglais international qui est un "appauvrissement"
de la langue, le président de l'UPF préconise
d'apprendre aux jeunes journalistes "à conserver
leurs spécificités", à donner
"une information qui ne soit pas formatée pour
répondre aux a priori et préjugés des
réseaux d'information du Nord", mais satisfasse
"aux spécificités des peuples du Sud".
Selon lui, les réseaux de diffusion numériques
qui se déploient sur l'Afrique seront "la pire
des choses" s'ils diffusent "une culture occidentale
homogénéisée, sans attaches africaines
immédiates", et la "meilleure, si chaque
pays membre de la Francophonie peut faire entendre dans
le monde sa singularité".
Hervé Bourges a également souligné
qu'il "n'y a pas de mondialisation sans ouverture médiatique
et qu'il n'y a pas d'ouverture médiatique sans une
évolution de la société vers la démocratie".
Les pays qui "refusent le libre jeu de l'information
se condamnent à l'isolement et au sous-développement".
"Chaque coup porté à l'indépendance
des médias écrits et audiovisuels dans un
pays est un coup porté contre leur propre rayonnement
culturel au sein d'une société de l'information
sans frontières", a-t-il poursuivi.
"Lorsque la liberté des médias disparaît,
il n'y a pas non plus de liberté d'entreprendre et
la vie économique s'étouffe progressivement",
a averti le président de l'UPF en évoquant
le "signal sombre" donné par le meurtre
du correspondant de RFI, Jean Hélène, à
Abidjan.
Minute de silence pour Jean Hélène
aux 35e assises de la presse francophone
LIBREVILLE, 4 nov (AFP) - Les 35èmes assises de la
presse francophone se sont ouvertes mardi à Libreville
par une minute de silence, observée par environ 160
représentants de journaux francophones, à
la mémoire de Jean Hélène, correspondant
de RFI tué par un policier à Abidjan, a constaté
un journaliste de l'AFP.
Les 35èmes assises de la presse francophone, organisées
du 4 au 7 novembre, sont consacrées cette année
au thème "Formation et perfectionnement des
journalistes: bilan et perspectives".
Les interventions prononcées par le président
gabonais Omar Bongo, dans un message lu par son Premier
ministre Jean-François Ntoutoume Emane, ainsi que
par Hervé Bourges, président de l'Union internationale
de la presse francophone (UPF), ont toutes abordé
la "mort tragique et injuste" de Jean Hélène.
M. Bongo a condamné vivement "le meurtre"
du journaliste de RFI qu'il avait connu de 1999 à
2002, car c'est "une perte cruelle pour nous tous francophones".
Le président du Gabon a également indiqué
qu'il "appuiera la demande de disparition des peines
d'emprisonnement pour les délits de presse",
récemment exprimée par Hervé Bourges
(UPF) dans une lettre aux chefs d'Etat africains, lors de
la tenue du prochain "sommet de la Francophonie, en
Afrique".
La Gazette de la presse francophone
Entretiens
avec le président Omar BONGO
n° 112, août-sept. 2003. "L'Afrique
doit compter sur elle-même" entretien
avec Jacqueline WALI et Chantal Magalie MBAZOO, La
Piroque.
n° 102, novembre 2001, Le
Gabon fera entendre sa voix, entretien par Caroline
BARTH et Georges GROS.
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