Union de la Presse Francophone
 
La francophonie
Présentation
Présence mondiale
Comité international
Secrétariat international
Délégations
Manifestations
Prix de la libre
expression

Liberté de la presse
Déontologie
Infos sur la formation
SECTIONS
Retour pagé précédente
Menu pricipal
La francophonie
La gazette
Pressothèque
Agence d'info - U.P.F.
Langue Française

36e Assises de la presse francophone
16 - 21 novembre 2004, Ouagadougou, Burkina Faso

Union de la Presse Francophone

La protection des journalistes
un enjeu démocratique

PARIS, 23 nov (UPF) - Afrik.com "Journaliste : métier à hauts risques".

BURKINA FASO
22 nov - L'Observateur Paalga Clôture. - "Prix de la libre expression". - "Les assurances d'Abdou Diouf". - Sidwaya "Les quatre façons de protéger le journaliste".

21 nov - AFP "Appel aux chefs d'Etat francophones à garantir la liberté de la presse".
20 nov - AFP "La presse francophone veut agir face aux menaces contre les médias".

19 nov - Sidwaya "Un panel sur le métier de journaliste" par Jolivet Emmaüs Sidibé Pagbeleguem. - L'Hebdo du Burkina "Liberté de la presse et démocratie - Thermomètre à mercure variable", l'éditorial de Djibril Touré.

18 nov - AIB Agence d'information du Burkina Faso.
- Le Pays Les "Lucarnes de la Francophonie" notent à l’intention des confrères de la francophonie que le président international de l’UPF, M. Hervé Bourges a dit de saisir les opportunités des mutations technologiques pour contrer le bombardement anglo-saxon ". Le journal se réjouit de ce que la participation de plusieurs centaines de confrères journalistes venus de tous les horizons de la Francophonie contribuera à donner d’abord à cet appel solennel une portée internationale, dépassant les seules limites de la Francophonie. " A nos yeux en effet, cette organisation peut et doit devenir le bouclier de la liberté de l’information dans le monde " se félicite le Pays.
- Sidwaya "Vers un mouvement pour la protection des journalistes" par Jolivet Emmaüs Sidibé Pagbeleguem. - L'Hebdo du Burkina 12-18.11. "La protection des journalistes sera à l'ordre du jour" par Salam Compaoré.

17 nov - L'Observateur Paalga "La plus grande protection des journalistes (...) incombe au pouvoir public par l'adoption de textes législatifs", a déclaré le ministre de l'information Joseph Kahoun, en ouvrant les 36e Assises de la presse francophone.

LA CORRESPONDANCE DE LA PRESSE
PARIS - Lundi 22 novembre 2004 - N° 14042.
Côte d'Ivoire: plusieurs centaines de journalistes francophones lancent un appel aux chefs d'Etat francophones pour qu'ils garantissent la liberté de la presse.
Plusieurs centaines de journalistes francophones, réunis à Ouagadougou, ont lancé hier un appel aux chefs d'Etat francophones pour qu'ils garantissent la liberté de la presse. Environ 250 journalistes membres de l'Union internationale de la presse francophone (UPF), réunis depuis mardi dans la capitale du Burkina Faso, ont approuvé un texte appelant "l'ensemble des Etats francophones à abandonner les peines d'emprisonnement pour délit de presse, ainsi que l'ont fait plusieurs pays francophones au cours des dernières années".

L'UPF a appelé en outre les dirigeants des pays francophones "à soutenir l'élaboration d'une nouvelle convention internationale spécifique sur la sécurité et la protection des journalistes, incluant si nécessaire l'adoption pour les journalistes d'un emblème de presse reconnu mondialement", afin de protéger leur mission. Cet appel aux dirigeants francophones a été lancé à la fin des 36èmes assises de l'UPF, une organisation qui regroupe 3 000 journalistes, dans 120 pays (cf. "CP" du 18 novembre). Le 10ème sommet de la Francophonie se tiendra à Ouagadougou les 26 et 27 novembre, en présence de plusieurs chefs d'Etat ou de gouvernement, sur le thème : "Un espace solidaire pour un développement durable". L'UPF, associée à l'Agence intergouvernementale de la francophonie, à la chaîne de télévision francophone TV5 et à Radio France Internationale (RFI), a par ailleurs décerné son "Prix de la libre expression" à deux journaux ivoiriens proches de l'opposition, "Le Patriote" et "24 heures", victimes début novembre de manifestants pro-gouvernementaux.

Depuis l'offensive gouvernementale contre les rebelles du nord, les Ivoiriens sont soumis à une information partisane.
Médias d'Etat aux mains des plus durs partisans du pouvoir, journaux d'opposition saccagés et interdits, radios internationales coupées : depuis l'offensive gouvernementale du 4 novembre dernier contre les rebelles du nord, les Ivoiriens sont soumis à une information partisane, quand elle ne propage pas la haine. Reporters sans frontières (RSF) a récemment dénoncé la "dérive propagandiste des médias d'Etat" ivoiriens et la diffusion d"'appels à la haine et de nombreuses informations non vérifiées". "il n'y a plus aucun contrepoids aux médias gouvernementaux", explique un observateur du travail des médias ivoiriens.

Le 4 novembre au matin, alors que commencent les bombardements sur les zones rebelles, les jeunes "patriotes", farouches partisans du président Laurent GBAGBO, ont investi les locaux de la Radio-télévision ivoirienne (RTI) et installé, avec l'appui de militaires, une nouvelle direction. Dans le même temps, la presse d'opposition ou indépendante était interdite de parution et les bureaux de certains titres mis à sac. "Dès le 4 novembre, les journaux d'opposition ont été pillés, saccagés et incendiés. Une liste a été transmise à Edi Presse, la société de distribution, des journaux autorisés à diffusion ; il n'y figure plus un journal indépendant ou d'opposition", a expliqué cet observateur, ce que confirme une source militaire.

C'était "une action concertée, très bien organisée. Après, il ne restait plus qu'à couper les émissions des radios internationales - RFI, BBC et Africa n°1, pour isoler le pays", poursuit cette source, selon laquelle l'initiative émane des "durs" du Front populaire ivoirien (FPI), le parti présidentiel. "S'il n'y avait pas eu à la radio des appels à descendre dans la rue pour attaquer les blancs, les gens n'auraient pas pillé, blessé, violé. La RTI est devenue radio Mille Collines (la radio rwandaise qui appelait au génocide des Tutsis)", estime cette même source. La télévision glorifie quotidiennement la "résistance" des Ivoiriens, rend hommage aux "patriotes aux mains nues tombés sous les balles assassines" de l'armée française, ou relaie sans précaution les thèses attribuant exactions et pillages anti-français aux "rebelles infiltrés", voire aux soldats français eux-mêmes. "Le problème, commente un journaliste, c'est que beaucoup, parmi nous, ne se sentent pas responsables de leurs propos".

Sur le boulevard VGE (Valéry GISCARD d'ESTAING), dans le quartier Zone 4, les locaux du journal indépendant "24 Heures" ont été pillés et incendiés. "il sont arrivés à 150 ou 200, le 4 novembre dans l'après-midi. Au même moment, un autre journal d'opposition, "Le Patriote", était attaqué. Les actions étaient simultanées", témoigne le directeur de "24 Heures", M. Abdoulaye SANGARE. Les journaux d'opposition ont l'intention de reparaître "d'une manière concertée, ensemble", précise M. SANGARE. Mais ils voudraient obtenir une protection de l'ONUCI, l'opération des Nations unies en Côte-'Ivoire, "car, déclare le directeur, nous craignons pour nos vies quand nous publierons à nouveau". Les locaux d'un autre quotidien, "Nouveau Réveil", avaient été partiellement endommagés dans les mêmes circonstances. "Ces incendies criminels évoquent les bûchers de l'inquisition ou les dérives violentes de totalitarisme idéologique d'un autre temps", a déclaré à ce propos M. Hervé BOURGES, président de l'UPF, devant les congressistes des 36èmes' Assises de la presse francophone.

AFP

Appel aux chefs d'Etat francophones à garantir la liberté de la presse
OUAGADOUGOU, 21 nov (AFP) - Plusieurs centaines de journalistes francophones réunis à Ouagadougou ont lancé dimanche un appel aux chefs d'Etat francophones pour qu'ils garantissent la liberté de la presse et ont rendu hommage à deux journaux ivoiriens, incendiés par des manifestants pro-gouvernementaux.
Environ 250 journalistes membres de l'Union internationale de la presse francophone (UPF), réunis depuis mardi dans la capitale du Burkina Faso, ont approuvé un texte appelant "l'ensemble des Etats francophones à abandonner les peines d'emprisonnement pour délit de presse, ainsi que l'ont fait plusieurs pays francophones au cours des dernières années."
L'UPF a appelé en outre les dirigeants des pays francophones "à soutenir l'élaboration d'une nouvelle convention internationale spécifique sur la sécurité et la protection des journalistes, incluant si nécessaire l'adoption pour les journalistes d'un emblême de presse reconnu mondialement", afin de protéger leur mission.
Cet appel aux dirigeants francophones a été lancé à la fin des 36èmes assises de l'UPF, une organisation qui regroupe 3.000 journalistes, dans 120 pays.
Le 10ème sommet de la Francophonie se tiendra à Ouagadougou les 26 et 27 novembre, en présence de plusieurs chefs d'Etat ou de gouvernement, sur le thème: "Un espace solidaire pour un développement durable".
L'UPF, associée à l'Agence intergouvernementale de la francophonie, à la chaîne de télévision francophone TV5 et à Radio France Internationale (RFI), a par ailleurs décerné son "Prix de la libre expression" à deux journaux ivoiriens, victimes début novembre de manifestants pro-gouvernementaux.
Il s'agit du quotidien "Le Patriote" et de "24 heures", deux publications proches de l'opposition dont les bâtiments ont été incendiés et mis à sac par des Jeunes Patriotes (mouvement proche du président Laurent Gbagbo).
Les locaux d'un autre quotidien, "Nouveau Réveil", avaient été partiellement endommagés dans les mêmes circonstances.
"Ces incendies criminels évoquent les bûchers de l'Inquisition ou les dérives violentes de totalitarisme idéologique d'un autre temps", a déclaré à ce propos Hervé Bourges, président de l'UPF, devant les congressistes.

La presse francophone veut agir face aux menaces contre les médias
OUAGADOUGOU, 20 nov (AFP) - Plusieurs centaines de journalistes francophones du monde entier réunis à Ouagadougou veulent imposer des mesures pour garantir la protection de leur profession, alors que la liberté de la presse est quotidiennement remise en cause, de l'Irak à la Côte d'Ivoire.
"Brûler des journaux, cela rappelle fâcheusement les pratiques du Troisième Reich, où on brûlait publiquement les livres", a déclaré samedi à l'AFP Hervé Bourges, président international de l'Union internationale de la presse francophone (UPF), qui tient ses 36èmes assises dans la capitale du Burkina Faso.
"Nous avons des invités ivoiriens à ces assises et nous avons dénoncé les violences, des deux côtés", a-t-il ajouté devant environ 250 journalistes.
Au moins trois journaux ivoiriens proches de l'opposition ont été brûlés ou mis à sac début novembre à Abidjan par des "Jeunes Patriotes", les partisans du président Laurent Gbagbo, alors que les forces gouvernementales lançaient une attaque contre des positions rebelles dans le nord.
Les journalistes réunis à Ouagadougou ont préparé un ensemble de propositions aux instances internationales, notamment aux Nations unies, pour mieux protéger la profession de journaliste dans les conflits ou face aux pressions économiques et politiques.
Il s'agit notamment d'imposer à tous les pays "l'abandon des peines de prison pour les délits de presse et les délits d'opinion", a déclaré devant les congressistes M. Bourges, ancien président des médias français RFI, TF1, France Télévisions.
"J'ai écrit aux chefs d'Etat de la Francophonie, je suis intervenu personnellement auprès de plusieurs d'entre eux au nom de notre organisation, je dois reconnaître que cette action n'a rencontré qu'un début d'effet, dans certains pays", a-t-il regretté.
Parmi les autres propositions envisagées, qui devraient être annoncées dimanche à la fin des assises, figure l'élaboration d'une nouvelle convention internationale sur la sécurité et la protection des journalistes, notamment dans les conflits, ont indiqué des participants.
La question est notamment posée d'un emblème de presse mondialement reconnu, "pour mieux identifier les journalistes dans les conflits, et qu'on ne puisse pas dire ensuite qu'on ne savait pas", a expliqué à ce propos M. Bourges.
On voit couramment des journalistes exposés à des situations de conflit avoir recours à des moyens aussi anarchiques que variés, pour se signaler aux belligérants: inscriptions "TV" ou "PRESS" sur les capots et vitres de leurs véhicules, sigles de leur médias, drapeaux blancs confectionnés à la hâte avec la serviette de leur chambre d'hôtel...
"Il faut se garder d'une certaine militarisation de la profession", estime pour sa part Gilles Schneider, directeur général de la radio française France Inter.
"On voit dans certains endroits des confrères prendre des agents de sécurité pour assurer leur protection. Si on en arrive à avoir des porte-flingues, on perçoit les dangers pour la profession", a-t-il déclaré à l'AFP.
"Les journalistes sont devenus des enjeux", a-t-il souligné, citant l'assassinat en octobre 2003 à Abidjan de Jean Hélène, le correspondant de RFI en Côte d'Ivoire, et l'enlèvement cet été des deux journalistes français Christian Chesnot et Georges Malbrunot, au sud de Badgad.
Les journalistes des pays pauvres doivent aussi être protégés "des pressions économiques, et ils doivent avoir des salaires décents pour être à l'abri de la corruption", a ajouté Gilles Schneider.
L'Union internationale de la presse francophone compte environ 3.000 adhérents, dans 120 pays. Elle tient ses assises quelques jours avant le Sommet de la Francophonie, prévu à Ouagadougou du 25 au 27 novembre.

La presse francophone veut imposer des mesures pour protéger la profession
OUAGADOUGOU, 20 nov (AFP) - Environ 250 journalistes francophones du monde entier préparent depuis le début de la semaine à Ouagadougou des propositions pour garantir la "protection des journalistes", alors que la liberté de la presse est quotidiennement remise en cause, notamment en Côte d'Ivoire.
"Brûler des journaux, cela rappelle fâcheusement les pratiques du Troisième Reich, où on brûlait publiquement les livres", a déclaré samedi à l'AFP Hervé Bourges, président international de l'Union internationale de la presse francophone (UPF), qui tient ses 36èmes assises dans la capitale du Burkina Faso.
"Nous avons des invités ivoiriens à ces assises et nous avons dénoncé les violences, des deux côtés", a-t-il ajouté.
Au moins trois journaux ivoiriens proches de l'opposition ont été brûlés ou mis à sac début novembre à Abidjan par des "Jeunes Patriotes", les partisans du président Laurent Gbagbo, alors que les forces gouvernementales lançaient une attaque contre des positions rebelles dans le nord.
Les journalistes réunis à Ouagadougou ont préparé un ensemble de propositions aux instances internationales, notamment aux Nations unies, pour mieux protéger la profession de journaliste dans les conflits ou face aux pressions économiques et politiques.
Il s'agit notamment d'imposer à tous les pays "l'abandon des peines de prison pour les délits de presse et les délits d'opinion", a déclaré M. Bourges devant les congressistes.
Parmi les autres propositions discutées, qui devraient être annoncées dimanche à la fin des assises, figure l'élaboration d'une nouvelle convention internationale sur la sécurité et la protection des journalistes, notamment dans les conflits, ont indiqué des participants.

UPF Lire la rubrique Média, novembre 2004.

PARIS, 16 nov (UPF) - Ouverture des 36e Assises de l'UPF au Burkina
PARIS, 15 nov (UPF) - 250 journalistes réunis aux 36e Assises de l'UPF
PARIS, 12 nov (UPF) - Ouagadougou accueille les 36e Assises de l'UPF
PARIS, 21 nov (UPF) - Conclusions des Assises de la presse francophone
PARIS, 21 nov (UPF) - Clôture des 36e Assises de la presse francophone
PARIS, 21 nov (UPF) - Prix de la libre expression à 2 journaux d'Abidjan