37e
Assises de la presse francophone
Pluralisme et déontologie : liberté
et responsabilité des journalistes
Lomé,
Togo
vendredi 4 - mardi 8 novembre 2005
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vendredi
4 novembre
Ouverture
par Hervé BOURGES
président
de l'Union internationale de la presse francophone
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Monsieur le Président de la République,
Monsieur le Premier Ministre,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,
Mesdames et Messieurs,
Chers consurs et confrères,
Je tiens tout d'abord à vous dire l'intérêt
majeur que constituent les thèmes que nous allons développer
ensemble au cours de ces assises. Non seulement parce que la défense
du pluralisme et le souci de la déontologie sont des principes
fondamentaux du journalisme, mais aussi parce que ce sont à
mes yeux la traduction des valeurs les plus essentielles que la
Francophonie doit porter : les valeurs de la démocratie,
de la tolérance, de l'ouverture aux autres et du partage
du développement.
Je tiens à dire l'importance que revêt
pour l'Union internationale de la Presse Francophone la tenue
de ces assises à Lomé, au Togo. Je remercie vivement
le Président de la République togolaise Monsieur
Faure Gnassingbé qui en a accepté le principe, permis
avec le concours efficace du Premier Ministre Monsieur Edem Kodjo
d'organiser dans les meilleures conditions cette rencontre et
qui a saisi cette occasion pour prendre des engagements fermes
en matière d'indépendance et de pluralisme des médias.
Je ne peux que saluer la constitution d'une nouvelle instance
de régulation indépendante, qui compte plusieurs
journalistes dont son président. Les premières décisions
qui ont été prises traduisent un esprit d'ouverture,
et en particulier celle d'autoriser à nouveau la diffusion
en FM de RFI au Togo.
Le thème de nos assises sur les enjeux du
pluralisme et de la déontologie répond à
celui que nous avons traité il y a deux ans à Libreville,
et qui touchait à la formation des journalistes, et suit
logiquement le travail que nous avons réalisé à
Ouagadougou l'année dernière, sur le statut et la
protection des journalistes.
L'action de notre Union s'étend aujourd'hui
sur tous les continents, avec des engagements clairs :
" Défense intransigeante de la liberté
de communication, partout où elle est mise en cause;
" Amélioration de la formation des journalistes à
l'épreuve de la mondialisation et des bouleversements technologiques;
" Prise de conscience déontologique et responsabilité
d'une profession confrontée aux contraintes de l'abondance,
de la rapidité, de la caducité, de la brièveté
de l'information.
Ce sont ces trois engagements que nous déclinons
depuis cinq ans au fil de nos assises successives, et par rapport
auxquels nous nous mobilisons dans une réflexion collective
sur la manière dont nous concevons notre métier
et dont il doit évoluer dans les années qui viennent.
Le journalisme n'est pas seulement un métier, c'est
une fonction sociale essentielle dans une société
démocratique.
C'est par les médias que se constitue l'opinion
publique, c'est à travers eux que se focalisent les débats
de société, c'est en leur sein que s'expriment les
contradictions motrices qui permettent à une société
d'évoluer. Dès lors, nous interroger sur la manière
dont le pluralisme est garanti, nous interroger sur la manière
dont la déontologie est pratiquée par les journalistes,
c'est aussi aborder la question de savoir si une société
est mobile, ouverte, capable de s'adapter
Ou si à
l'inverse elle se crispe, au risque de régresser à
la fois socialement, politiquement, économiquement, culturellement.
Les études les plus sérieuses montrent
depuis le XIXe siècle que la liberté de la presse
et sa bonne santé, sa diversité, constituent les
conditions de la croissance économique, parce qu'un paysage
médiatique pluriel et concurrentiel tire l'activité
économique vers un meilleur partage des fruits de la croissance,
qui a son tour nourrit la consommation, donc l'activité
économique. Tous les pays du monde sont donc confrontés
au même enjeu : comment permettre une authentique diversité
médiatique, contre toutes les logiques de contrôle
et de concentration qui affectent ce secteur, comme tous les autres
?
La question se pose en France où le Président
de la République a demandé à une commission,
présidée par le Professeur Alain Lancelot, un rapport
sur les procédures anti-concentration qui existent aujourd'hui
dans le domaine des médias. Il s'agit à ses yeux
de trouver les moyens de renforcer les garanties d'indépendance
qui sont dans la loi, pour éviter que le pouvoir d'informer
soit resserré en trop peu de mains. Il n'est pas exclu
qu'une loi sur l'audiovisuel soit mise en chantier dès
le printemps prochain pour répondre aux conclusions exprimées
par le rapport de la commission Lancelot.
La question se pose globalement, dans tous les pays
du monde, par la nécessité d'adapter les cadres
réglementaires ou légaux qui existaient jusque là
aux nouvelles réalités économiques et technologiques
des médias.
La société de l'Information n'est
pas une société transparente
La société de l'Information dont le
monde entier va débattre dans deux semaines à Tunis,
dans le cadre du sommet mondial organisé par l'ONU, n'est
pas une société de la transparence. C'est une société
dans laquelle l'information est fortement organisée, structurée,
hiérarchisée, triée.
Les organes majeurs de cette organisation de l'information
sont aujourd'hui encore les agences de presse, les grands médias
internationaux
Mais il faut compter désormais avec
les moteurs de recherche sur Internet et les principaux portails
du réseau qui deviennent de véritables kiosques
à nouvelles dans lesquels les journalistes viennent puiser
leur inspiration et leurs sources.
Notre environnement médiatique explose donc
de toutes parts : d'abord parce que les frontières ne tiennent
plus face à l'internationalisation du marché des
médias, et ensuite parce que les médias classiques
ne sont plus eux-mêmes qu'une des voies d'accès à
l'information, de plus en plus concurrencée par de nouveaux
supports de diffusion des nouvelles, qui répondent à
d'autres principes de hiérarchisation et de mise en valeur
de l'information.
Nous savons qu'aujourd'hui le premier outil de recherche
de documentation des adolescents et des jeunes adultes, sur tous
les sujets, est le moteur de recherche de l'internet, et parmi
tous les moteurs de recherche qui existent, c'est d'abord et avant
tout "Google". C'en est au point que les anglophones
ont inventé un nouveau synonyme pour "chercher des
informations" : to google. L'indexation de l'ensemble
des médias traditionnels et des sources d'information les
plus diverses permet à l'utilisateur de Google de réunir
en une seconde une pluralité de références
qu'il aurait mis très longtemps à découvrir,
sans ce service.
Mais les principes d'indexation des contenus qu'observe
Google, même s'ils garantissaient une stricte neutralité,
n'en seraient pas moins arbitraires. Nous savons depuis Roland
Barthes qu'un "fait" est toujours "une interprétation".
Il n'est pas d'événement, se fût-il produit
dans des conditions d'isolement quasi scientifiques, qui ne soit
d'abord compris à travers des hypothèses d'interprétation
préalables.
On le voit en France actuellement avec la dégradation
sensible de la situation de certaines banlieues urbaines : les
affrontements qui opposent les forces de l'ordre et certains groupes
de jeunes sont décrits dans des termes opposés par
un journal comme Libération (qui évoque des
provocations policières et des dérapages verbaux)
et par Le Figaro (qui réclame que l'ordre règne
dans les cités). La réalité : des affrontements
violents, et une constatation : la fracture croissante qui s'exprime
au sein de la société française entre une
partie de la jeunesse, inactive, ghettoïsée et les
structures sociales dont cette jeunesse se sent rejetée.
Avec comme aboutissement l'échec d'une politique d'intégration
prônée depuis près de trente ans par les gouvernements
successifs.
Autant la présentation antagoniste des mêmes
événements par la presse écrite nous était
familière, autant nous sommes aujourd'hui ébranlés
et probablement dérangés, par la présentation
multiple et anarchique des faits et des informations par l'intermédiaire
d'internet. C'est un des sujets qui ne touchent pas seulement
la France que nous devrons traiter ensemble.
L'enjeu spécifique des "blogs"
Au cur de cette problématique, se pose
la question nouvelle et spécifique des "blogs",
que la commission de terminologie française voudrait que
nous nommions "blocs", et qui sont en effet, tout simplement,
de véritables "blocs notes" individuels, publiés
sur Internet au fil de leur constitution, sous la seule responsabilité
de leur auteur. Les spécialistes du droit n'hésitent
pas une seconde sur la qualification juridique des "blogs"
: il s'agit évidemment de publications offertes au grand
public, assimilables à des publications de presse. Du point
de vue de la responsabilité de leurs auteurs, ils se trouvent
exposés aux mêmes sanctions que les journaux ou les
télévisions. Ils ne sauraient diffamer ou insulter,
ils doivent être soumis au droit de réponse, et aux
éventuelles poursuites judiciaires.
Mais du point de vue du journalisme, l'existence
de blocs-notes de plus en plus nombreux constitue un défi
nouveau : en effet ils deviennent des formes de "journaux
libres", où l'information est délibérément
posée comme subjective. Mais cette subjectivité
pleinement assumée ne leur enlève pas leur crédibilité
aux yeux des lecteurs : elle est une forme de légitimation
des opinions ou idées exprimées, qui apparaissent
comme sincères, authentiques parce qu'indépendantes
Qu'on ne s'y trompe pas, le phénomène
des blocs-notes auxquels le portail Internet "Yahoo"
par exemple accorde désormais une place de choix dans la
diffusion de l'information, est un phénomène médiatique
qui vient répondre au discrédit croissant, dans
de nombreux pays, des médias traditionnels, accusés
de filtrer l'information, voire de la biaiser ou de la manipuler.
L'érosion de la diffusion de la presse écrite, la
perte de crédibilité des journaux télévisés,
c'est ce qui justifie pour beaucoup de nos contemporains le recours
à de nouvelles formes de médias.
Une interrogation qui concerne tous les médias
Cette situation ne peut pas nous laisser indifférents.
En effet elle réclame deux réponses : d'abord, bien
sûr, une clarification du statut des "blogs",
qui ne sont pas nécessairement véridiques, et qui
à la différence d'un travail de journaliste n'ont
pas pour ambition d'établir une information impartiale,
mais au contraire de défendre un point de vue.
Mais cette situation réclame aussi et avant
tout une deuxième réponse, de la part de tous les
médias "classiques", qui ont l'ambition d'accomplir
une fonction journalistique au sein de la société.
Cette réponse est précisément ce à
quoi nous allons nous consacrer ensemble : elle passe par une
remise en cause sincère et sans a priori de nos habitudes
de pensée, et de nos comportements.
Si nos lecteurs, nos auditeurs, nos téléspectateurs
éprouvent le besoin de chercher autre chose que ce que
nous leur offrons, c'est aussi parce que ce que nous leur offrons
ne répond plus à leurs attentes ! Soit nous n'avons
pas su nous adapter à une époque qui change, soit
nous nous sommes sclérosés dans un confort intellectuel
et professionnel à la fois que nous devons avoir le courage
de remettre en cause.
Nous sommes tous, à quelques exceptions près,
des représentants des médias de la génération
précédente : journaux de presse écrite, radiodiffuseurs,
médias audiovisuels. Ce serait une erreur de considérer
que ces médias "classiques" n'ont plus d'importance,
au motif que de nouveaux modes d'accès à l'information
se développent et qu'ils attirent le grand public. L'histoire
des médias prouve même que chaque nouveau média
invente un nouveau marché, délimite de nouvelles
manières de produire et de consommer l'information, qui
viennent s'ajouter aux habitudes antérieures sans pour
autant s'y substituer.
Ce serait une erreur aussi de croire que les médias
classiques n'ont aucun effort d'adaptation à faire, qu'ils
ne sont pas du tout affectés par l'émergence de
nouvelles pratiques d'information. C'est pourquoi nous allons
travailler largement sur les nouveaux défis qui se posent
à nous, en matière de pluralisme, de déontologie,
de rigueur de l'information en particulier.
Le trépied du journalisme
Au gré des confusions entre journalisme et
animation, information et communication, information et spectacle,
information et promotion, information et pratique du "gombo",
reportage et reconstitution, actualité et fugacité,
attraction et racolage, importance et notoriété,
et j'en passe, la profession vacille et le lecteur, l'auditeur,
le téléspectateur ne s'y retrouvent plus.
Il n'y a pas de journaliste bien arrimé dans
sa fonction sans un trépied solide de culture générale,
de savoir faire et de maîtrise technique, de discernement
éthique.
Faute d'un contenu réel, solide, avéré,
vérifié et digéré, dans l'information
qu'il transmet librement au public, le journaliste n'est qu'un
moulin à paroles ou à images. Talent d'illusionniste,
illusion de l'information. La véritable information est
une chose trop sérieuse pour être confiée
à des hauts parleurs.
Mais le journaliste n'est pas non plus un policier,
un juge ou un perroquet. Pas plus qu'il n'est la voix de son maître.
Droits et devoirs des journalistes, responsabilité
sociale des médias, régulation et pluralisme politique,
éthique et formation des journalistes : au travers de quatre
tables rondes, les participants dresseront un bilan, feront l'état
des lieux, interrogeront l'avenir.
Le refus du journalisme "apocalyptique"
C'est donc un message de mobilisation et de clarification
que je veux exprimer, en ouverture de ces 37èmes assises
qui rassemblent plus de 220 journalistes francophones venus de
tous les continents, France, Belgique, Suisse, Grèce, Italie,
Canada, Vietnam, bien sûr, mais également de 11 pays
d'Europe de l'Est, Azerbaïdjan, Croatie, Géorgie,
Hongrie, Lituanie, Macédoine, Moldavie, Roumanie, Serbie-Monténégro,
Slovénie, Ukraine, ainsi que de 13 pays d'Afrique sub-saharienne,
Angola, Bénin, Burkina-Faso, Cameroun, Centrafrique, Côte
d'Ivoire, Congo Brazzaville, Congo démocratique, Gabon,
Guinée, Mali, Niger, Nigéria, Sénégal,
Togo bien entendu, mais aussi de Madagascar, et de 7 pays du Maghreb,
et du Proche-Orient, Algérie, Maroc, Mauritanie, Tunisie,
Liban, Jordanie, Palestine. A tous nos confrères qui sont
venus de loin pour participer ici, au Togo, à nos travaux
annuels, je veux souhaiter personnellement la bienvenue, en remerciant
encore en leur nom le pays qui nous accueille fraternellement.
Les médias de masse ont été
la caractéristique principale du monde de la communication
tel qu'il s'est organisé dans la deuxième moitié
du XXe siècle, amplifiant les perceptions collectives de
nos contemporains, constituant un espace public national plus
vivant, avant de l'étendre aux dimensions du monde, en
un véritable village planétaire.
Le XXIe sera celui des médias complexes
: la massification de l'information a vécu, et c'est la
raison pour laquelle les médias classiques sont en crise
: télévision et radio doivent faire face à
une explosion de leur marché, qui va en outre se compliquer
d'un nouveau découpage de leur audience en de multiples
types de fréquentation (familiale, individuelle, ou vagabonde)
auxquels répondront des besoins et donc des services différents.
Autant il était hier difficile d'envisager
un véritable renversement des courants d'information mondiaux,
autant c'est désormais chose possible et même nécessaire,
si l'on souhaite donner à la diversité culturelle
sa chance. Les nouveaux outils dont nous disposons nous le permettent,
c'est une chance que nous devons désormais saisir.
C'est même notre devoir, après l'adoption
par l'UNESCO il y a deux semaines de la Convention sur la diversité
culturelle à la quasi unanimité de la communauté
internationale. Première victoire, pour tous ceux qui croient,
comme nous, que la richesse des cultures du monde constitue le
ferment d'un avenir meilleur. Victoire dans laquelle je tiens
à souligner le rôle central qu'ont joué à
la fois l'Union européenne et l'ensemble de la Francophonie,
derrière son secrétaire général, le
Président Abdou Diouf.
J'espère que nos travaux constitueront aussi
une prise de conscience de la responsabilité collective
qui nous incombe à tous, en tant que médias. Et
cette responsabilité passe aussi par le refus de pratiquer
un journalisme apocalyptique qui occulterait la face cachée
mais positive de la vie du monde et des hommes.
Ecoutons plutôt ce que vient d'écrire
notre excellent confrère Jean-Claude Guillebaud : "séisme,
inondations, guerre d'Irak, ouragans, famines innombrables : rarement
nos écrans de télévision avaient proposé,
en si peu de temps, autant d'images d'apocalypse. On ne niera
pas qu'il soit nécessaire -et même impératif-
de montrer tout cela. Il n'empêche que ce triomphe continu
du catastrophique finit par poser une étrange question
de principe : celle de la propension naturelle, structurelle,
du médiatique qui l'incline à privilégier
le désastre. Et pas seulement le désastre lié
aux catastrophes naturelles. Les transformations que connaît
la planète depuis une vingtaine d'années (mondialisation,
cyberespace, effondrement du vieux monde, etc.) placent le journalisme
audiovisuel devant un défi particulier. Comment rendre
compte, le plus justement possible, d'une mutation aussi radicale
?" ...
"Idéalement, et sans jamais tomber dans le journalisme
"positif" (horreur !), il faudrait encourager la plus
intrépide et la plus singulière des dissidences
: celle de la curiosité et de la détermination.
Ne serait-ce que pour améliorer autant que faire se peut
notre perception du réel. Pour compléter notre représentation
médiatique de celui-ci. Les catastrophes de toutes sortes
sont là, sans aucun doute. Mais avec les meilleures intentions
du monde, on fabrique un étrange et mensonger effet de
perspective en laissant croire qu'elles occupent toute la place."
Nous avons assisté en une demi-douzaine d'années
à une véritable explosion des téléphones
portables en Afrique, comme sur tous les continents, changeant
nos manières de correspondre et même dans une certaine
mesure nos modes de vie. Nous assistons maintenant à une
révolution médiatique qui transforme les usages
et fait bouger les frontières entre les médias.
Nous ne devons pas regarder ces évolutions avec pessimisme,
mais nous devons travailler ensemble pour exploiter au mieux les
nouveaux moyens techniques dont nous disposons, pour que la société
mondiale de demain soit une société de la diversité
et de la tolérance, ouverte à tous nos héritages
culturels, fécondée par de nouveaux métissages
et par de nouveaux croisements de cultures.
Léopold Sédar Senghor aimait à
citer une phrase du Général de Gaulle : " L'avenir
est au métissage ". Mais il n'y a de métissage
que s'il y a diversité et rencontre. A nous de construire
le pluralisme dans chaque société, et dans le monde,
à nous de mettre en uvre les valeurs de la démocratie
et du respect des autres, dans nos pratiques quotidiennes de journalistes.
Comment y parvenir ? C'est ce sur quoi nous allons travailler
tous ensemble pendant trois jours.
Hervé
Bourges
président international de l'UPF
Lomé, 4 novembre 2005