38e Assises de la presse francophone
Nouveaux médias, nouvel enjeu européen,
nouveaux défis francophones
Bucarest, Roumanie
samedi 23 septembre 2006
Quatrième
Table Ronde
Le
rôle des institutions internationales
Contribution
de Mahamane Hamèye CISSE
directeur du Scorpion, Mali
Les institutions internationales sont une sorte
de garant de la liberté d'expression dans les pays émergeants
cf. Déclaration de Bamako de l'OIF en 2000, Déclaration
de Windhoek en 1991 sur la liberté de la presse et
le pluralisme des médias en Afrique à l'origine
de la Journée mondiale de la liberté de la presse
etc.
Ces institutions ne font pas seulement des déclarations
ou des pressions mais s'investissent souvent pour que les médias
du Sud vivent. Vivre ce n'est pas seulement croître économiquement,
c'est aussi former, encadrer...
Dans ces deux domaines beaucoup a été
fait, mais beaucoup aussi reste à faire.
Combien de médias du Sud ont connu l'informatique avec
l'appui de l'UNESCO et de l'OIF par exemple cf. Fonds d'appui
à la presse du Sud pour l'OIF (Programme Médias),
le PIDC pour l'UNESCO. Tout ceci c'était hier et aujourd'hui.
Ce qui fait que les organisations internationales participent
à la démocratisation de l'information cf. CMC- Centres
multimédias communautaires de l'UNESCO et les radios rurales
ou communautaires de l'ACCT, donc de l'OIF ,dont je me garde de
citer tous les bienfaits pour les populations du Sud. Comme l'éducation
aux médias, à l'environnement, à la culture
de la paix etc.
Bien sûr pour qui connaît la Déclaration de
Bamako, c'est un outil de prise de conscience, de vulgarisation
des concepts de démocratie tels que les libertés
publiques, les élections libres et transparentes, la liberté
d'expression donc de la presse, les droits humains en général.
C'est donc dans ce créneau que l 'UPF s'était
engagée en demandant au Sommet de Ouagadougou de prendre
en charge la volonté de supprimer les peines privatives
de liberté dans l'arsenal juridique relatif aux délits
de presse.
L'OIF à travers son programme médias accompagne
les médias du sud en formation pour relever les défis
de la qualité (pertinence et spécialisation). Je
m'en vais rappeler deux ateliers à caractère régional
tenus à Bamako en 2003 : l'un pour outiller les participants
africains au Sommet de Genève sur la Société
de l'information et l'autre sur les médias de service public
d'Afrique francophone justement pour évaluer leur indépendance
éditoriale, et bien sûr leur place dans le paysage
actuel. Ce n'est là qu'un pan de ce que les institutions
comme l'OIF font ou doivent faire et pour lequel nous avons grande
considération.
Tout près en 2005, l'OIF en marge du symposium
sur la Déclaration de Bamako a formé un grand nombre
de journalistes
On peut étendre les exemples au delà des deux institutions
citées ? Ainsi, nous pouvons citer le FNUAP très
actif dans le réseautage des journalistes sur les questions
de population, tout comme le FENU (environnement) , la Banque
mondiale (l'information économique).
Somme toute, il faut retenir que les institutions internationales
pour l'essentiel comprennent combien est important le partenariat
avec les médias et ce qu'ils en tirent mutuellement. Car
autant nous sommes des vecteurs d'information, de sensibilisation
sinon de prise de conscience autant nous avons besoin d'être
formés et outillés pour ce faire.
Je crois que les conseillers en communication, généralement
nos confrères, y sont pour beaucoup.
Mahamane Hamèye
Cissé
Bucarest, 23 septembre 2006